Cette collection rassemble l’ensemble de mes articles consacrés aux « djeunismes » ou au « djeun’s » ; ces mots et expressions ou ce langage propre à la jeunesse actuelle. Un sabir bien mystérieux si vous avez passé le cap de la quarantaine.
À l’exception en effet de quelques rares survivances de verlan des années 1970 (« Ieuv » ou « Keuf » par exemple), la plupart des adjectifs, mots ou locutions rassemblées ici devraient en effet vous être parfaitement étrangers.
Sauf à fréquenter assidument les sorties de collèges ou à espionner les téléphones et conversations de vos adolescents !
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 329
Nous disposons ainsi d'au moins 14 façons de dire "Une automobile" :
"Une tuture" relève du langage enfantin.
"Une bagnole", "Une caisse", "Une chignole" et "Une tire" appartiennent au registre argotique.
Et "Un taxi" au registre familier, de même que l'apocope "Une auto". Et, pour nos amis québecois : "Un char".
"Une voiture" relève du langage courant.
Tandis que "Un véhicule automobile" appartient au registre soutenu.
Et que les locutions nominales "Un véhicule particulier" (VP) ou "Un véhicule de tourisme" relèvent du jargon administratif et du jargonmercatique.
"Une titine" (registre familier) désigne uniquement une petite voiture. Tandis que "Une gamos" (registre argotique) désigne - pour les jeunes - un véhicule haut de gamme).
3 façons de dire "Une vieille automobile" :
"Un tacot" appartient au registre familier. De même que "Une guimbarde".
Et "Une teuf-teuf" (gémination) relève du langage enfantin.
et 8 façons de dire "Une automobile en très mauvais état" :
"Une chiotte", "Une guimbarde" et "Un os" relèvent du registre argotique.
De même que "Un veau" (idiotisme animalier), qui s'applique aux véhicules jugés insuffisamment puissants ou rapides.
"Une poubelle", "Un tape-cul", "Un tas de boue" et "Un tas de ferraille" appartiennent au registre familier.
De même que "Un poulailler", qui relève également du registre désuet.
Cet étrange substantif féminin utilisé par les jeunes est un mot bambara originaire d'Afrique de l'Ouest, et notamment de la Côte d'Ivoire et du Cameroun.
Du moins sous sa forme "Go", la forme" Gow" ne constituant qu'une variante orthographique française, sans doute créée par des personnes imaginant que le mot était anglophone.
Synonyme de "Meuf", "Gonzesse" (registre argotique) ou "Nana" (registre familier), il désigne :
une petite amie.
On dit par exemple : "J'ai fêté Noël chez mes darons avec ma go".
Cette interjection du langage courant, fréquement utilisée par les jeunes, signifie, par ellipse : "Ce n'est pas sérieux !" ou "Ce n'est pas sérieux ?".
Cet épouvantable néologisme est un substantif féminin relevant du registre argotique.
D'abord employé par les jeunes, avant d'être - hélas - repris par un certain nombre d'adultes désireux de "rester dans le coup", il signifie tout simplement : la gêne, l'embarras ; principalement vis-à-vis des gens qui nous entourent.
On dit par exemple : "Mon père est venu m'apporter un goûter à la sortie du collège ; j'te dis pas la gênance !".
Ou : "Ma mère continue de s'habiller comme si elle avait notre âge : la gênance !".
Ce substantif masculin relève du registre argotique.
Et il désigne, par apocope :
un charognard.
On dit par exemple : "Je n'aime pas ce mec : il ne lâche rien, c'est un vrai charo".
un coureur de jupons, une personnecherchant à établir plusieurs relations amoureuses en parallèle, continuant à draguer des personnes alors qu'elle est déjà en couple.
Sources : www.francebleu.fr, wiktionary.org et dictionnaire.orthodidacte.com
Ces différentes locutions verbales du registre argotique sont des expressions relativement récentes, apparues à la fin du XXe siècle.
Issues de l'argot des banlieues, elles sont principalement utilisée par les jeunes.
Et la "haine" en question est un état de fureur, causé par une réaction incontrôlable à une situation ou une personne ayant porté un tort considérable à celui ou celle qui en est la cible, et qui "a (donc) la haine" ou à qui l'on a "foutu la haine" ou "mis la haine".
"Avoir la haine" signifie ainsi, selon le contexte :
éprouver un sentiment très vif de déception et de ressentiment, être énervé, exaspéré, révolté. Ou "avoir la jeura" (verlan pour "rage").
On dit par exemple : "J'ai la haine de pas pouvoir aller au concert !".
ou : avoir honte.
On dit par exemple : "Mon frangin a la haine de pas t'avoir rappelé".
tandis que "Foutre la haine" et "Mettre la haine" signifient, selon le contexte :
énerver, exaspérer, révolter.
On dit par exemple : "La prof de maths elle m'a foutu la haine".
provoquer la honte, "coller la honte" (registre familier), "foutre les boules" ou "mettre les boules" (registre vulgaire).
On dit par exemple : "Ma gonzesse elle m'a mis la haine devant toute la bande".
Sources : wikipedia.org, www.larousse.fr, www.dictionnairedelazone.fr, www.languefrancaise.net et www.linternaute.fr
Ces deux mots homophonographes sont des apocopes de substantifs masculins :
"Le proto", c'est, pour les jeunes, le protoxyde d'azote (registre familier).
et "Un proto", c'est un prototype (registre familier).
C'est à dire :
autrefois : le modèle original, l'étalon, l'original (d'un objet à reproduire) (registre désuet),
par analogie : le modèle, l'exemple parfait.
On dit par exemple : "Ce type est le prototype du casse-pied".
Le MAVERIC (Model Aircraft for Validation), un prototype d'aile volante Airbus, présenté le 11 février 2020
et dans l'industrie : le premier exemplaire, le premier modèle réel d'un objet, d'une machine, d'un véhicule, établi afin de le mettre au point, avant d'entreprendre la fabrication en série.
Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr