"Dans les parages".

  • Le mot "Parages" directement issu du vocabulaire maritime, désigne :
    • au sens propre, à l'origine, des contrées maritimes,
    • et, par analogie, des contrées ou des régions terrestres.
  • La locution nominale "Dans les parages", qui relève du registre familier, signifie donc "Dans le voisinage, à proximité, aux alentours, dans les environs".

On dit par exemple : "Passe donc à la maison si tu es dans les parages".

  • Et la locution verbale "Être aux parages" signifie "Approcher de", "Être aux environs de".

On dit par exemple : "Nous étions aux parages de la capitale lorsque le moteur nous a lâché !".

"C'est caisse !" ou "Être caisse".

"C'est caisse !" : un gardien de but de football vient d'encaisser un but

Suivre la rencontre footballistique "Belgique-Tunisie", le samedi 23 juin 2018, sur la chaîne de télévision française L'Équipe - remporté 3-1 par nos amis d'outre-Quiévrain -, m'a permis de découvrir cette locution verbale du registre familier, qui m'était, je dois bien le dire, totalement inconnue.

À deux reprises en effet, le commentateur belge Stéphane Pauwels, ancien recruteur professionnel, s'est exclamé : "Attention ! normalement, sur une action de ce type, c'est caisse !".

Malgré l'absence de sous-titrage ou de traduction simultanée, ma sagacité légendaire m'a rapidement permis de comprendre qu'un français aurait dit "C'est but !" ou "Cela donne un but !".

"Romantada".

Cet astucieux calembour a été créé par le quotidien sportif français "L'Équipe", le mercredi 11 avril 2018, pour saluer l'incroyable exploit réalisé la veille au soir par le club de football italien de l'AS Roma (Associazione Sportiva Roma).

En gagnant sur sa pelouse 3-0 face au Barça, au terme d'une rencontre épique, le club romain était en effet parvenu à se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. Et cet exploit était d'autant plus remarquable qu'il avait été réalisé au détriment du légendaire et ultra-favori club catalan du FC Barcelone, vainqueur de la rencontre aller 4-1.

Concrètement, le mot "ROMANTADA" est un mot-valise constitué des mots italien "ROMA" ("Rome") et espagnol "RemoNTADA" ("Remontée", action de remonter la différence de buts et rattraper son retard), lequel avait été - c'est là toute l'ironie de la chose et ce qui rend ce calembour si savoureux pour les amateurs de football français -, popularisé l'année précédente, à l'issue de l'extraordinaire performance réalisée le 8 mars 2017 par le même Barça, en huitième de finale de la même Ligue des Champions, face au PSG.

Qualifié jusqu'à la 95e minute, grâce à sa victoire 3-0 remportée trois semaines plus tôt et à son but inscrit à l'extérieur (qui compte double, en cas d'égalité au score sur l'ensemble des deux rencontres aller et retour, pour les ignorants !), le club parisien avait, hélas, fini par laisser s'échapper la qualification en quart de finale, en perdant... 6-1, au terme d'un match d'anthologie.

En 2018, l'histoire s'est curieusement répétée, mais cette fois en quart de finale et au détriment des catalans... sous le regard narquois des amateurs de football français et en particulier, j'imagine, des partisans du PSG !

"Dura lex, sed lex".

Cette très ancienne maxime latine de droit signifie "La loi est dure, mais c'est la loi".

On dit par exemple : "Je suis d'accord avec vous pour dire que cette condamnation est assez sévère mais Dura lex sed lex".

Souvenir personnel

Lycéen, en 1976, j'avais adoré le familiolecte en forme de calembour inventé à partir de cette maxime par le père de trois de mes amis, prénommés Olivier, Christophe et Odile.

Celui-ci dirigeait alors, selon mes souvenirs, le département pâtisserie de l'école de gastronomie et de management hôtelier Ferrandi, à Paris (75). Et il aimait à déclarer, lorsqu'il trouvait un gâteau insuffisamment moelleux, voire trop dur : "Moka rex sed lex ! : le moka est dur, mais il est dur pour tout le monde !".

"Giscard".

Valéry Giscard d'Estaing

Ainsi appelle-t-on couramment le haut fonctionnaire et homme politique français Valéry Giscard d'Estaing, 3e président de la Ve république.

"Le mandatum".

Ce mot latin, qui signifie "Chose ordonnée", désigne la cérémonie du lavement des pieds du Jeudi saint.

Et il est le premier mot de l'antienne débutant cette cérémonie chrétienne célébrant le geste du Christ avec ses apôtres : "Mandatum novum do vobis, ut diligatis invicem, sicut dilexi vos, dicit Dominus".

"Un calendrier de l'Avent".

Il s'agit d'une tradition d'origine germanique, destinée à faire patienter les enfants jusqu'à Noël.

Elle fait écho à l'attente des chrétiens durant le temps de l'Avent de la naissance de Jésus-Christ durant la nuit de Noël, le 24 décembre.

Dès le XIXe siècle, il était de tradition en Allemagne de donner chaque matin aux enfants des images pieuses durant les 24 ou 25 jours précédant Noël.

En 1908, l'éditeur Gerhard Lang, a l'idée de commercialiser un calendrier composé de petits dessins colorés reliés à un support en carton.

Dès 1920 est commercialisé le premier calendrier de l'Avent avec des petites portes ou fenêtres à ouvrir.

Mais ce n'est qu'en 1958, qu'apparaissent les premières surprises en chocolat placées derrière ces petites fenêtres ; chacune d'entre elles devant être mangées jour après jour.

Et de nos jours, la tradition étant désormais bien installée, c'est l'ensemble des chocolatiers industriels qui rivalise d'imagination et de machiavélisme pour proposer de plus en plus tôt (dès octobre !), de plus en plus de produits, de plus en plus onéreux.

Source : wikipedia.org

"La somniloquie".

Ce trouble du sommeil, qui fait partie des parasomnies, consiste à parler en dormant, plus ou moins fortement, sachant que cela peut aller de simples mots à de longues phrases plus ou moins compréhensibles.

Elle n’est pas vraiment considérée comme une maladie, dans la mesure où elle engendre peu de souffrance ou de gêne du dormeur et de son voisin de lit, en dehors d’un possible dérangement sonore et de la divulgation de secrets.

Source : wikipedia.org

"Mieux vaut être ministre de nos jours qu'autrefois" !

Le terme "Ministre" dérive en effet du latin "minister", adjectif dérivé de "minus", qui signifie "Serviteur".

Le ministre n'était donc d'abord qu'un simple serviteur, avant que ce mot ne soit réservé au serviteur du roi.

Puis, enfin, à l'agent du pouvoir gouvernemental, à la tête d'un ministère ou d'un département ministériel, tel que nous le connaissons.

Source : Almanach Hachette. Petite encyclopédie populaire. 1906