"Un ambigramme".

Ce mot peu connu désigne une figure graphique d'un mot ou d'un groupe de mots permettant une double lecture.

Un ambigramme peut ainsi se lire selon différents points de vue, en particulier par symétrie centrale (en faisant pivoter le visuel) ou par symétrie axiale (effet miroir).

La double lecture d'un ambigramme peut donner le même mot, ou un autre mot (ou groupe de mots).

L'existence d'ambigrammes est rendue possible notamment par la capacité humaine à reconnaître des caractères réalisés de manière imparfaite. La réalisation d'ambigrammes est souvent un thème d'exercices dans les écoles de graphisme et nécessite la maîtrise des illusions d'optique et des symétries. C'est également un exercice de calligraphie au même titre que le calligramme.

  • les ambigrammes pivotants ou ambigrammes par rotation de 180°, sont lisibles à l'envers, et donc symétriques par rapport au centre.

On continue de pouvoir les lire lorsqu'on les retourne et que le haut se retrouve en bas et le bas en haut ; le dessin retourné pouvant alors générer soit le même mot, soit un mot nouveau.

Ce sont les plus fréquents et ceux qu'on associe généralement au terme, bien que les ambigrammes ne se limitent pas exclusivement à cette catégorie.

L'exemple le plus connu d'ambigramme pivotant est, je pense, le célèbre logo "New Man".

Logo New Man, un ambigramme créé en 1969 par le français Raymond Loewy

  • tandis que les ambigrammes miroirs, ou ambigrammes par réflexion, sont lisibles par une symétrie axiale (verticale ou horizontale).

Quand l'axe de symétrie est vertical, le mot peut se lire à travers une vitre des deux côtés. Certains autocollants sont ainsi dessinés pour être décryptés recto ou verso.

Exemple d'ambigramme miroir, symétrique par rapport à un axe vertical  : "mon nom" (qui est également un palindrome !), écrit avec  une typographie de ce type, peut également se lire dans un miroir.

"L'ostéogénèse imparfaite".

C'est cette maladie que l'on appelle dans le langage courant "La maladie des os de verre".

Concrètement, il s'agit même d'un groupe de maladies caractérisées par une fragilité osseuse excessive, due à un défaut congénital d'élaboration des fibres collagènes du tissu conjonctif formant la trame de l'os.

Tous les types se caractérisent par une extrême fragilité des os, signe le plus typique de la maladie. Cependant, tous les tissus contenant du collagène sont aussi touchés (os, peau, tendon).

La plupart du temps cette maladie est due à une mutation génétique spontanée, mais elle peut aussi être familiale et transmise par seulement l’un des deux parents.

Source : wikipedia.org

"Le nanisme".

Il s'agit d'un ralentissement de la croissance biologique, en raison d'une condition héréditaire ou accidentelle (maladie, carence, environnement).

Il est à noter que celui-ci concerne l'ensemble des êtres vivants (végétaux ou animaux).

Les sujets du nanisme sont généralement désignés comme "nains", à l'exemple des personnes naines, des plantes naines, des animaux nains.

Ou bien, d'après l'ancienne désignation, impropre, comme "pygmées".

"La pycnodysostose" ou "La pycnose".

Il s'agit d'une maladie génétique lysosomale très rare, décrite en 1962, due à une dégénérescence du noyau cellulaire et caractérisée par une condensation de la chromatine.

Les signes cliniques observés sont le nanisme, avec un crâne volumineux et de petites mandibules, la persistance de la grande fontanelle et des fractures spontanées.

On a émis dès 1965 l'hypothèse que le peintre Henri de Toulouse-Lautrec en était atteint.

On se fondait sur plusieurs considérations :

  • la petite taille du peintre,
  • la consanguinité de ses parents, cousins au premier degré,
  • la fragilité osseuse, qui explique qu’il a dû se servir très tôt d’une canne,
  • l’absence de fermeture de la grande fontanelle, que permet de supposer l'habitude du peintre de toujours porter un chapeau rigide,
  • sa barbe également, qui permettait qu’on remarquât moins sa mandibule fuyante.

D'autres informations cependant laisseraient croire que le peintre français souffrait d'une ostéogénèse imparfaite, maladie dont les manifestations sont assez semblables.

Ce doute qui divise la communauté scientifique pourrait être résolu une fois pour toutes si l’on procédait à une analyse génétique chez les descendants de familles apparentées au grand peintre, ou bien en exhumant et en analysant les os de l'artiste.

Affaire à suivre, donc, dirai-je.

"Les fontanelles".

Il s'agit des espaces membraneux situés entre les os du crâne des nouveau-nés, qui s'ossifient progressivement au cours de la croissance.

Si chez l’adulte, les os du crâne seront soudés, chez le nourrisson en revanche, l’ossification n’étant pas complètement achevée laisse apparaître quatre fontanelles au niveau des quatre jonctions interosseuses :

  • Les fontanelles simples, présentes sur le sommet du crâne :
    • La fontanelle antérieure (ou bregmatique) ou grande fontanelle, qui possède une forme de losange de 3 à 4 cm de large. Située entre l'os frontal et les os parétaux, elle est facilement repérable au toucher car la peau y est souple et élastique. Sa fermeture est observée entre 18 et 36 mois. Il subsistera un vestige, appelé le bregma. La boîte crânienne continuera par la suite sa croissance, mais beaucoup plus lentement.
    • La fontanelle postérieure (ou lambdatique ou lambdoïde) ou petite fontanelle, qui possède une forme triangulaire de 0,5 cm de large. Elle est située entre les os parétaux et l'os occipital. De par sa petite envergure, elle est plus difficilement repérable que la fontanelle bregmatique. Sa fermeture est observée aux alentours du 2e mois. Là aussi subsistera un vestige, appelé le "lambda".
  • Les fontanelles doubles, présentes bilatéralement (de chaque côté du crâne) :
    • Les fontanelles sphénoïdales (ou ptériques) se situent entre l'os sphénoïde, l'os temporal, l'os pariétal et l'os frontal. La fusion de ces os, entre le 3e et le 6e mois, forme le ptérion, un repère anatomique.
    • Les fontanelles mastoïdiennes (ou astériques), se situent entre le temporal, l'occipital et le pariétal. La fusion de ces os, autour du 18e mois, forme l'astérion.

Les fontanelles permettent la croissance du crâne au rythme de celle de l'encéphale, qui est encore importante avant l’âge de deux ans.

Et elles donnent une certaine flexibilité au crâne du nourrisson, facilitant l'accouchement.

Source : wikipedia.org

"Illico" ou "Illico presto".

Ce joli adverbe et cette jolie locution adverbiale du registre familier, constituée des adverbes latin "Illico" et "italien "Presto", signifient : immédiatement, sans tarder, sur le champ, très rapidement.

Ils ont une lointaine origine juridique, l'adverbe latin "Illico" étant autrefois utilisé pour signifier qu'un appel devait être interjeté aussitôt la sentence rendue.

Source : www.linternaute.fr et www.larousse.fr

Ne dites pas : "Un plugin", "Un plug-in", "Un add-in" ou "Un add-on" !

Mais : "Un module d'extension", "Un module externe", "Un greffon", "Une extension" ou "Un plugiciel" !

Il s'agit d'un petit logiciel se greffant à un programme principal (ou logiciel hôte) afin de lui apporter de nouvelles fonctionnalités. 

Il s'agit donc d'une extension prévue des fonctionnalités, par opposition aux ajouts non prévus initialement, qui dont apportés à l'aide de correctifs.

La plupart du temps, ces programmes sont caractérisés de la façon suivante :

  • ils ne peuvent fonctionner seuls car ils sont uniquement destinés à apporter une fonctionnalité nouvelle à un ou plusieurs logiciels,
  • et ils sont mis au point par des personnes n'ayant pas nécessairement de relation avec les auteurs du logiciel principal.

La personne qui s'occupe de l'administration technique de J'aime les mots - grâce lui soit rendue ici - recourt par exemple régulièrement à des modules d'extension afin d'optimiser les fonctionnalités du blogue.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un podcast", "Podcasté", "En podcast" ou "Le podcasting" !

Mais : "Un ballado", "Balladodiffusé", "En balladodiffusion" et "La balladodiffusion" !

Un ballado est une émission audio composée de plusieurs épisodes, mise en ligne sur internet et que l’on peut télécharger. En quelque sorte, c’est un programme radio enregistré sur fichier numérique, que les auditeurs vont chercher eux-mêmes et téléchargent, pour l’écouter quand ils le souhaitent.

Le terme anglais "PODCAST" est un mot-valise (iPOD-broadCAST), créé en 2004 par un journaliste de la BBC, provenant de la contraction du nom du baladeur à succès d’Apple (iPOD), et du mot anglais signifiant "diffusion" (broadCAST).

Les ballados se trouvent sur des sites spécifiques tels que des radios ou des magazines, ou sont hébergés sur différentes plateformes, qui fournissent une bibliothèque personnelle, c’est-à-dire la possibilité de gérer et d’organiser sa propre liste d’émissions.

Les auditeurs peuvent également s’abonner à la balladodiffusion, afin de recevoir automatiquement les épisodes dès leur mise en ligne, chaque nouvel épisode étant alors directement rangé dans leur "bibliothèque" personnelle.

Pour lire un ballado téléchargé sur son ordinateur, un simple lecteur multimédia capable de lire les fichiers MP3 est nécessaire.

Et pour gérer les abonnements (recevoir, écouter, stocker les ballados), certains utilisateurs préférent un agrégateur de flux RSS, tandis que d'autres téléchargent une application, qui varie selon l’appareil utilisé : iPod, téléphone portable multifonction ou ordinateur.

En France, Arte-radio.com a été le premier site internet à proposer des ballados gratuits le 1er février 2004.

En 2018, la balladodiffusion a connu une effervescence avec l'arrivée de créateurs de plus en plus nombreux, mais souffre encore d'un déficit de notoriété en France, tandis que la consommation de ballados est en très forte hausse outre-Atlantique, touchant près d'un états-unien sur deux.

Je le confesse, cette évolution récente me réjouit, car doté paraît-il - cela fait plus de 35 ans qu'on me le dit ! - d'une voix de radio (et d'un physique de radio, diront mes détracteurs !), l'enregistrement et la mise à disposition en balladodiffusion d'un certain nombre de mes articles constitue clairement, pour moi, l'une des principales pistes de développement futur de jaimelesmots.com

Mais je vous en reparlerai !

Source : wikipedia.org

"Un phlyctène".

Phlyctène de friction à l'orteil (ou ampoule ou cloque)

Il s'agit de ce que nous appelons communément "Une ampoule" ou "Une cloque".

Une phlyctène est une lésion de la peau qui trouve son origine dans une brûlure ou un coup de soleil, un frottement répété (friction de la peau contre une chaussure par exemple, on parle alors de "Phlyctène de friction"), le gel (qui constitue une brûlure au froid), une infection (de type staphylocoque ou streptocoque) ou encore un contact avec des produits chimiques corrosifs.

Elle peut également être due à une réaction allergique à des médicaments, à une très forte sensibilité du sujet à la lumière ("Photo-dermatose"), à une maladie virale de type herpès, etc.

Quelle que soit sa cause, l’épiderme se décolle créant une cavité localisée qui se remplit de liquide séreux et translucide ("Phlyctène séreuse") : c’est la fameuse "Cloque" ou "Ampoule".

Mais elle peut également contenir des éléments sanguins, coagulés ou non ("Phlyctène hématique").

Une phlyctène est généralement douloureuse.

Si elle est peu étendue (l’ampoule classique), elle se résorbe d’elle-même, lentement, le temps que les sérosités repassent dans les tissus mous. L’épiderme reste décollé jusqu’à ce qu’un nouveau se forme. Il est possible de protéger dans ce cas la phlyctène à l’aide d’un pansement hydrocolloïde.

S’il n’y a pas eu rupture de l’épiderme et que la phlyctène est volumineuse et douloureuse, on peut percer la bulle à l’aide d’une aiguille désinfectée, sans toucher l’épiderme. On applique ensuite un antiseptique dépourvu d’alcool, on sèche et on applique un pansement hydrocolloïde.

S’il y a rupture de l’épiderme, il faut désinfecter comme mentionné en cas de non rupture et consulter un médecin : en effet, dans la plupart des cas, il est préférable de retirer tout l’épiderme décollé.

www.docteur-picovski.com

Phlyctène de friction au talon (ou ampoule ou cloque)