"Hirsute" et "Hirsutisme".

Ces deux mots correspondent à des réalités bien différentes :

  • "Hirsute" est un adjectif qui signifie ayant le poil (de barbe, notamment), le cheveu très fourni et en désordre, ébouriffé, échevelé.

Enfant, j'adorais ce mot que je massacrais allègrement en le prononçant (dans ma tête) "isurte"' ! Et plus d'un demi-siècle plus tard, j'hésite toujours à l'utiliser verbalement tant je crains - à raison - de me ridiculiser en le prononçant comme je l'ai fait "dans ma tête" des années durant...

Je l'avais en effet découvert à la fin des années 1960 dans les aventures des "Six compagnons", une série française de romans pour la jeunesse écrits par Paul-Jacques Bonzon et publiés à compter de 1961 aux éditions Hachette, dans la célèbre Bibliothèque verte. La série, dont j'avais immédiatement dévoré tous les titres, narrait les aventures d'un groupe de six garçons et d'une jeune fille ainsi que de leur chien, Dagobert, qui vivaient à Lyon dans le quartier de la Croix-Rousse.

L'un d'eux, "Gnafron", surnommé ainsi parce qu'il habitait au-dessus de la boutique d'un cordonnier (Gnafron étant un personnage du guignol lyonnais, incarnant un savetier), très agile et futé, était cependant souvent moqué pour sa petite taille et sa tignasse hirsute !

  • Tandis que "Hirsutisme" est un substantif désignant l'apparition d'une pilosité répartie selon un type masculin, dans des zones normalement glabres chez la femme (visage, cou, thorax, ligne blanche, régions fessières et intergénitocrurales).

L'hirsutisme ne doit pas être confondu avec l'hypertrichose.

Il ne s'agit nullement d'une pilosité envahissante, mais d'une pilosité de type masculine normale mais chez la femme ; les poils du corps poussant selon une distribution masculine, ce qui s'avère souvent un sujet de préoccupation tant cosmétique que psychologique.

L'hirsutisme est un symptôme plutôt qu'une maladie mais peut être le signe d'une indication médicale plus sérieuse, surtout s'il se développe bien après la puberté.

Source : wikipedia.org

"Les fêtes johanniques".

Les fêtes johanniques à Orléans (45)

Les fêtes johanniques se déroulent à Orléans (45) depuis 1431 ou 1432.

Il s'agit d'une manifestation annuelle commémorant la délivrance, le 8 mai 1429, par Jeanne d'Arc et son armée, de la ville, alors  assiégée par les Anglais.

Il s'agit d'une pratique rituelle et festive inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France depuis mars 2018.

"Chromatique".

Palette de couleurs

Cet adjectif qualifie :

  • ce qui est relatif aux couleurs.

On parle par exemple de "cercle chromatique" ou de "gamme chromatique".

  • ou - en musique - ce qui est composé d'une suite de demi-tons (par opposition à "Diatonique").

On parle par exemple d'"échelle chromatique" ou de... "gamme chromatique" !

Mais non, il n'y a pas de risque de confusion ; ou si peu !

"Un antipape".

Un antipape est une personne qui a exercé la fonction et porté le titre de pape, mais dont l'avènement à cette charge n'est pas ou plus reconnu aujourd'hui comme régulier et valable par l'Église catholique.

  • Lors de certaines périodes turbulentes de l'histoire de l'Église, des élections irrégulières ont porté sur le trône pontifical des prétendants alors que l'église catholique romaine était déjà dirigée par un pape.
  • D'autres antipapes ont été élus de façon irrégulière pendant une vacance du trône.
  • Enfin, il est arrivé que les électeurs se divisent en factions rivales et élisent deux papes différents le même jour.

Dans tous les cas, nombre de ces antipapes ont été simplement nommés par des souverains pour servir leur intérêt propre.

Les chaos de l'histoire de l'Église ne permettent pas toujours d'établir avec certitude qui était régulièrement pape et qui était antipape. Certains cas ont été tranchés bien plus tard. D'autres font encore débat.

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25 façons de dire "Être sourd" ou de reprocher à quelqu'un de ne rien entendre.

"Avoir des problèmes auditifs" ou "Entendre mal"

La langue française nous offre, à travers ses différents niveaux de langue, d'assez nombreuses façons de parler de ce type de problème.

"Avoir des défaillances auditives", "Avoir des difficultés auditives", "Avoir des troubles de l'audition", "Avoir des troubles auditifs", "Avoir une baisse de l'audition", "Avoir une ouïe défaillante", "Être atteint d'hypoacousie", "Être atteint de surdité"" ou "Perdre l'audition" relèvent du registre soutenu.

Le langage courant met à notre disposition les formules "Avoir des problèmes d'audition", "Avoir des problèmes auditifs", "Entendre mal", "Être mal-entendant", "Être sourd", ainsi que "Mal entendre" ou "Ne rien entendre".

Ou, en référence à "Tintin", la célèbre bande dessinée belge d'Hergé : "Tu es pire que le professeur Tournesol" !

"Être dur d'oreille" appartient au registre familier.

Et "Être dur de la feuille", "Être sourd comme un pot", "Être sourdingue" ou "Ne rien esgourder" au registre argotique.

De même que ma formule préférée : "Avoir les portugaises ensablées", qui naturellement interloque souvent mes amis étrangers.

Enfin, après avoir posé un possible diagnostic de type "T'entends rien, ma parole !" ou "T'es sourd ou quoi ?", pourquoi ne pas suggérer un traitement aussi peu invasif que coûteux, tel que : "Les oreilles ça se lave !" (registre familier pour les trois).

"Un professeur des écoles".

Il s'agit de la nouvelle appellation donnée par l'Éducation Nationale, depuis 1990, à celui qui enseigne dans une école primaire, publique ou privée ; que l'on appelait depuis le XVe siècle, de manière blessante, vexante et infamante - vils gredins que nous sommes  - ... "Un instituteur".

Gageons que cela a du changer la vie de cette profession !

Trêve de plaisanterie, je sais bien que la loi Jospin, qui a institué ce changement de nom, a par ailleurs eu le mérite de largement revaloriser cette profession :

  •  que ce soit par l'alignement de leur statut sur celui des PLC (Professeurs des Lycées et Collèges), avec :
    • un recrutement au niveau de la licence,
    • et une formation et une culture professionnelle commune à tous les enseignants du primaire et du secondaire, à travers la création des IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM),
  •  ou par la revalorisation de la grille indiciaire ; les "Professeurs des écoles" étant dorénavant rémunérés selon la grille A de la Fonction publique et non selon la grille B ainsi que l’étaient les "Instituteurs".

Mais je persiste à croire que le changement de nom ne s'avérait pas fondamental ni indispensable.

Et j'en veux pour preuve le fait que, comme souvent en pareil cas, il ne se soit guère imposé dans le langage courant, malgré les trois décennies écoulées !

"Forme longue" et "Forme courte" des noms de pays.

Carte du monde

La plupart des pays ont deux noms : un nom de "forme courte" et un de "forme longue".

  • La forme courte est le nom usuel, par exemple "Belgique" ou "Iraq".

Elle est utilisée dans la vie courante, l'enseignement et la cartographie.

  • La forme longue donne généralement une indication sur la forme de gouvernement de l'État, par exemple "Le royaume de Belgique" ou "La république d'Iraq".

Elle est utilisée dans les actes officiels des États : constitution, législation, traités, procès-verbaux, actes notariés etc. Ainsi que dans les publications et discours formels.

La forme longue peut ne reposer que sur des fondements historiques. C'est par exemple le cas de la Suisse qui conserve le nom officiel de "Confédération suisse" bien qu'elle ait abandonné le statut de confédération en 1848 pour devenir un État fédéral.

Il arrive également qu'un nom de forme longue soit davantage usité que la forme courte dans la langue courante. C'est notamment le cas de "La république tchèque", dont le nom sous forme courte, "Tchéquie", n'est que très rarement utilisé.

Quelques pays n'ont qu'une seule forme de nom, soit courte comme le "Canada", soit longue comme la "République dominicaine".

Source : wikipedia.org

"Un calque".

En linguistique, et plus précisément en lexicologie, étymologie et linguistique comparée, "Un calque" est un type d'emprunt lexical consistant à traduire littéralement un mot d'une langue à une autre, en s'inspirant davantage de sa lettre que de son esprit.

Exemples de calques :

  • Dire "Définitivement" à la place de "Definitely", alors qu'il convient de traduire ce mot anglais par "Absolument".
  • Ou dire "Biopsier" à la place de "To biopsy", alors qu'il convient de traduire ce mot anglais par "Effectuer une biopsie".

"Le bon pape".

Le pape Jean XXIII

Il s'agit du surnom d'Angelo Giuseppe Roncalli, né en Italie en 1881 et mort le 3 juin 1963, plus connu sous le nom de saint Jean XXIII.

Ce surnom qu'il acquiert rapidement après son intronisation est directement lié à son charisme, à sa bonne humeur et à sa générosité légendaire. Au point que sa répartie et son sens de l'humour ont d'ailleurs durablement marqué les esprits.

Ordonné prêtre en 1904 à 23 ans, il est délégué apostolique en Turquie pendant la Deuxième Guerre mondiale et permet le sauvetage d’un grand nombre de juifs recherchés par le pouvoir nazi, en leur accordant un "visa de transit" de la délégation apostolique.

Le 4 novembre 1958, après la mort du pape Pie XII, il est élu au trône de Saint-Pierre, après avoir été successivement archevêque (à 44 ans) et cardinal.

Il crée une première surprise en choisissant de s’appeler "Jean XXIII" ("Ioannes XXIII" en latin), reprenant ainsi un nom abandonné depuis le XIVe siècle (Jean XXII fut pape de 1316 à 1334 et un premier "Jean XXIII" avait existé, mais considéré comme un antipape), lui aussi à l’issue d’une élection mouvementée et chez qui on avait également vu un "pape de transition" en raison de son âge (72 ans), mais qui régna 18 ans. Le choix d’un nom qui n’avait plus été utilisé depuis plus de cinq cents ans devait également marquer le changement de style de gouvernement.

Souhaitant faire dialoguer la mission de l’Église d’annoncer l’Évangile avec toutes les réalités humaines, il convoque le concile Vatican II, en octobre 1962, afin de réfléchir à la manière dont la pastorale de l’Église peut répondre aux nouveaux défis d’un monde en mutation.

Disparu le 3 juin 1963, il a été béatifié par saint Jean Paul II au cours du Jubilé de l’an 2000 et a été canonisé par le pape François en avril 2014. Sa fête est célébrée le 11 octobre.

Source : gloria.tv

"La ligne blanche" ou "Linea alba".

La "ligne blanche" abdominale ou "Linea alba" chez l'Homme

La ligne blanche, également appelée sous son nom latin "Linea alba", est une bande fibreuse localisée le long de la paroi abdominale antérieure.

Elle constitue la ligne médiane de l’abdomen.

La ligne blanche démarre au niveau du sternum, l'os central et en avant de la cage thoracique, et se prolonge verticalement jusqu’à la symphyse pubienne, articulation reliant les os coxaux à l’avant.

Elle est formée par le rassemblement des fibres tendineuses des muscles. La ligne blanche est également traversée par l’ombilic, cicatrice fibreuse apparaissant suite à la chute du cordon ombilical.

L’ombilic permet de distinguer deux parties de la ligne blanche :

  • au-dessus de l’ombilic, la ligne blanche est large,
  • et en dessous de l’ombilic, la ligne blanche est étroite.

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