"Avoir le don d'ubiquité" ou "Ne pas avoir le don d'ubiquité".

  • Dans sa forme positive, cette locution verbale désigne, à l'origine, la faculté divine d'être présent partout en même temps ou "Omniprésence",
  • mais elle désigne également la faculté d'être présent physiquement en plusieurs lieux à la fois,
  • et, par analogie, le fait de donner l'impression d'être partout à la fois.

La forme négative "Ne pas avoir le don d'ubiquité" s'utilise souvent pour expliquer que, les journées n'ayant que 24 heures, on ne pourra pas tout faire à la fois, ni être partout en même temps.

Ne dites pas : "Voix off" !

Mais : "Voix hors champ" !

Il s'agit d'un procédé narratif utilisé dans les films ou les séries télévisées, et parfois aussi dans les jeux vidéo, consistant à faire intervenir au cours du déroulement d’un plan, d’une séquence ou d’une scène, la voix d’un personnage qui n’est pas vu dans ce plan, cette séquence ou cette scène.

Ce personnage peut être un de ceux que le spectateur a déjà vu dans le récit ou un narrateur sans visage (éventuellement omniscient et doué d’ubiquité), qui les guide dans des moments décisifs du film. La voix hors champ est toujours partie prenante de l'action, dont elle est un élément moteur, explicatif ou correctif.

Dans les documentaires, la voix du narrateur est appelée "Commentaire".

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Euphémistique" ou "Euphémistiques" !

Mais : "Euphémique" et "Euphémiques" !

"Euphémistique" est un calque de l'anglais "Euphemistic" !

Cet adjectif qualifie ce qui appartientient à l'euphémisme, figure de pensée par laquelle on adoucit ou atténue une idée dont l’expression directe aurait quelque chose de brutal, de déplaisant.

Lorsque l'on dit par exemple : "Une longue et pénible maladie" pour "Un cancer" ou "Remercier quelqu’un" pour "Le licencier".

"Une cachexie".

Il s'agit, d'un affaiblissement profond de l'organisme (fonte du tissu adipeux, perte de poids, fatigue, atrophie musculaire, etc.) lié à une dénutrition très importante, d'ordinaire associé à une maladie chronique.

Elle est fréquente dans les cas de cancers impossibles à contrôler ou à guérir.

"Le susseyement" ou "Le sigmatisme frontal".

Il s'agit d'un vice de prononciation, consistant notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".

Par exemple :

  • "Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé",
  • ou "LâCHer ses souliers" au lieu de "LaCer ses souliers".

Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - : "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !"

Le "Susseyement" ou "Sigmatisme frontal" est plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", "Zézayement" ou désigné par le biais de l'expression très imagée en forme d'idiotisme corporel "Avoir un cheveu sur la langue".

"La dyslalie".

Il s'agit d'un trouble du langage parlé, qui se caractérise par des difficultés à articuler : impossibilité de prononcer certaines voyelles, permutation des consonnes, etc.

On ne diagnostique généralement ce trouble qu'après l'âge de 4 ans, car auparavant il est normal que l'enfant, en plein apprentissage du langage, éprouve quelques difficultés d'élocution.

  • Ces problèmes d'articulation sont généralement dus à des malformations physiques : positionnement anormal de la langue, langue trop grosse (cas caractéristique de la trisomie 21), articulations de la mâchoire défectueuses, malformation du palais, anomalie au niveau du larynx...
  • mais un trouble cérébral peut également parfois aussi être en cause, le patient ne se concentrant pas suffisamment pour activer correctement les muscles de la mâchoire.

De ce fait, le traitement de la dyslalie varie en fonction de sa cause : opération chirurgicale ou séances d'orthophonie.

"Un écureuil".

Il s'agit du nom familier donné au secouriste qui, durant une manœuvre de désincarcération, se faufile dans un véhicule accidenté et reste en contact avec la victime coincée à l'intérieur, afin de lui prodiguer les soins d'urgence.

"Être sur la sellette" et "Mettre sur la sellette".

Ces deux expressions du registre familier signifient, au sens figuré :

  • "Être sur la sellette" : être mis en cause, soupçonné, soumis à un interrogatoire serré.

Et donc, par extension : être menacé, dans une situation fâcheuse.

On dit par exemple : "Le ministre de la santé est régulièrement mis sur la sellette depuis le début de cette pandémie".

  • et "Mettre sur la sellette" : mettre en cause, interroger longuement et précisément, soumettre à un interrogatoire serré ; exposer aux critiques les plus sévères.

On dit par exemple : "L'ancien grand patron a été mis sur la sellette par la presse".

Elles font toutes deux référence au mot "Sellette", un substantif féminin, qui désigne ici un petit siège de bois très bas, sur lequel on obligeait autrefois à s'asseoir les accusés, lorsqu'on les interrogeait afin de les juger. Un usage qui a disparu avec la révolution de 1789.

Mais qui peut, selon le contexte, désigner de nombreuses autres choses :

  • un petit siège accroché aux barreaux d’une échelle ou soutenu par des cordes sur lequel s’assoient, à défaut d’échafaudage, les ravaleurs et les peintres en bâtiment,
Une sellette en bois massif
Une sellette en bois massif
  • un banc haut sur pied, sorte de petit piédestal faisant partie du mobilier, ancien comme contemporain, pour exposer un objet (plante, statuette, etc.).
  • une pièce du harnais d’un cheval de trait, en forme de petite selle, placée sur le dos du cheval et supportant des courroies auxquelles sont attachés les brancards,
  • une petite selle de sculpteur,
  • la partie des anciennes charrues sur laquelle le timon était appuyé (registre désuet),
  • la plateforme sur laquelle vient reposer l’avant d’une semi-remorque accrochée à un tracteur routier,
  • l'ensemble siège-harnais du pilote de parapente, sur lequel sont fixées les suspentes de la voile, éventuellement d’un parachute de secours ou d’instruments de vol. Et généralement équipé d’un sac gonflable pour l’atterrissage,
  • ou : une pièce de bois en forme de moise, arrondie par les bouts, qui, accolant l’arbre d’un engin, sert avec deux liens à porter le fauconneau, un dispositif de levage (registre désuet).

Sources : www.cnrtl.fr, www.lefigaro.fr, www.expressio.fr et wiktionary.org

"Un amphigouri".

J'adore ce terme du registre soutenu désignant :

  • une figure de style consistant en un discours ou un écrit volontairement obscur ou inintelligible à visée  burlesque,
  • une petite pièce poétique parodique écrite en galimatias, dans laquelle sont reproduites les rimes du morceau que l'on souhaite pasticher,
  • par extension et dans le registre familier, un propos ou un écrit involontairement confus et inintelligible en raison de l'incohérence des idées et de l'expression.

Source : www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "Un jingle" !

Mais : "Une chanson publicitaire", "Un refrain publicitaire", "Une ritournelle publicitaire", "Un sonal" ou "Une virgule musicale" !

Il s'agit d'une mélodie courte et accrocheuse servant en général d'annonce musicale, généralement associée à un slogan, accompagnant une publicité, ou à une marque.