"Tomber sur le paletot".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire.

Appartenant au registre familier et au registre désuet, elle signifie :

  • au sens propre : assaillir, agresser à l'improviste, de façon brusque,

On dit par exemple : "Un gars m'est tombé sur le paletot hier soir lorsque je retirais de l'argent au distributeur de billets".

  • et au sens figuré :
    • survenir par hasard, de façon totalement inattendue.

On dit par exemple : "Oui, je suis grand-père : ça m'est tombé sur le paletot il y a six mois !".

    • ou : insulter quelqu'un, le critiquer très violemment.

On dit par exemple : "Je n'ai rien compris à ce qui se passait : cette fille m'est tombé sur le paletot ce midi alors que je la connais à peine".

On dit également "Tomber sur le râble", "Tomber sur le poil" ou "Tomber sur le dos".

Source : wiktionary.org

 

"Rougir de quelque chose" et "Ne pas avoir à rougir de quelque chose".

Rougir

Ces deux expressions en forme d'idiotismes chromatiques appartiennent au langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Rougir de quelque chose" : en avoir honte, éprouver un sentiment de culpabilité, se sentir coupable.

On dit pas exemple : "Cette crapule n'a même pas rougi en découvrant les énormes dégâts causés par sa négligence".

  • et "Ne pas avoir à rougir de quelque chose" : pouvoir être fier de quelque chose ; ne pas hésiter à revendiquer quelque chose.

On dit pas exemple : "Tu n'as pas à rougir de tes résultats, car je les trouve très honorables pour un débutant".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Embobiner".

Ce verbe peut avoir deux significations différentes selon le sens (propre ou figuré) et selon le niveau de langage, puisqu'il signifie tout à la fois :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • enrouler (quelque chose) autour de quelque chose de circulaire.

Et notamment : enrouler un fil (ou un câble) sur une bobine, ou "Bobiner".

Son antonyme est "Débobiner" (dérouler ce qui était en bobine) ou "Désembobiner".

Et "Rembobiner" consiste à embobiner de nouveau.

"Bobiner" ou "Embobiner" au sens propre : enrouler un fil sur une bobine

    • envelopper ou empêtrer (quelque chose ou quelqu'un) dans quelque chose ou au moyen de quelque chose.

On dit par exemple : "Mon grand-père m'a embobiné le bras dans une écharpe avant de m'emmener chez le médecin".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : tromper en embrouillant ; séduire dans le but de duper ; enjôler.

On dit par exemple : "Je me suis fait embobiner par le vendeur, qui m'a refilé un vieux modèle en me faisant croire qu'il venait de sortir".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

 

"Mettre une bûche" et "Prendre une bûche".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme botanique appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Mettre une bûche" : pénétrer sexuellement.

On dit par exemple : "J'lui mettrais bien une bûche à c'te rombière".

  • et "Prendre une bûche" : choir (registre soutenu), tomber (langage courant), se casser la figure.

On dit par exemple : "Fais attention de ne pas te prendre une bûche en sortant : les trottoirs sont encore très glissants".

Source : wiktionary.org

"La guimauve" et "À la guimauve" ou "De la guimauve".

  • "La guimauve"est un substantif féminin désignant :

De la "Guimauve officinale", également appelée "Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche"

    • une plante herbacée vivace appelée "Guimauve officinale", Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche", commune en Europe.

Elle est cultivée comme plante médicinale pour ses propriétés émollientes, comme plante ornementale pour ses fleurs et quelquefois comme plante potagère principalement pour ses racines.

Et elle entrait autrefois dans la composition d'une confiserie molle et sucrée, la guimauve, originellement fabriquée à partir de la racine de guimauve.

De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
    • ou : une confiserie molle également appelée "Pâte de guimauve", originellement confectionnée avec un extrait de la racine de guimauve officinale mais qui, dans sa forme moderne, est faite de sucre, de blanc d'oeufs battus, de gélatine (qui remplace la guimauve) et de gomme arabique.

La guimauve a une consistance spongieuse et généralement la forme de cubes ou de longs bâtons souples. Elle est naturellement d'un goût assez neutre et de couleur blanche ou rose mais est souvent aromatisée et colorée en teinte pastel dont les plus courantes sont rose, verte, bleue et jaune.

Des "Chamallows"

Cette friandise est connue en Belgique sous le nom de "Lard", le nom de "Guimauve" se rapportant, dans ce pays, à une autre friandise typique de la fête de la Saint-Nicolas plus proche de la guimauve d'origine.

Un sachet de "Chamallows"

En France, une confiserie faite de guimauve est commercialisée par la société Haribo-Ricqlès-Zan sous l'appellation commerciale "Chamallows", un mot possédant une consonance proche du nom de la guimauve en anglais qui est "Marshmallow".

  • et "À la guimauve" ou "De la guimauve" sont des locutions adverbiales signifiant, au sens figuré, dans le registre familier :
    • fade, douceâtre, sans expression.

On dit par exemple : "Je trouve minable cet acteur et son jeu à la guimauve".

    • ou,de façon péjorative : exagérément sentimental ; à l'eau de rose, un peu mièvre.

On dit par exemple : "Je ne supporte pas cet artiste et ses chansons : il ne fait que de la guimauve".

Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

"Au débotté".

"Au débotté", c'est à dire, au sens propre : lorsque l'on retire ses bottes

Cette locution adverbiale du langage courant en forme d'idiotisme vestimentaire signifie :

  • au sens propre, dans le registre désuet : au moment où l'on ôte ses bottes, où l'on se débotte.
  • par extension : au moment où l'on arrive ; chez soi ou à destination.
  • et au sens figuré : à l'improviste ; de façon inattendue ; sans préparation.

On dit par exemple : "Vous me prenez au débotté : je ne sais pas quoi vous répondre !".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Prendre sous son aile (une personne)".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : veiller sur elle, la prendre en charge, la placer sous sa protection.

À l'instar des oiseaux qui se servent de leurs ailes pour protéger leurs petits.

On dit par exemple : "Arrivé au lycée, le grand frère d'un ancien voisin m'avait pris son aile".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Un pianiste".

Un "pianiste", c'est à dire : un opérateur radio de la Résistance

Ce substantif masculin désignait, au sens figuré et dans le registre familier, dans le jargon de la Résistance à l'occupant nazi, durant la Seconde Guerre mondiale : un opérateur radio clandestin.

"Dessiller".

Ce verbe (qui se prononce dé-si-yé) signifie :

  • au sens propre, en fauconnerie : découdre les paupières d'un faucon ou d'un oiseau de proie, après les lui avoir cousues (on dit "Ciller" des paupières) afin de le dompter, de le dresser,
  • par extension : séparer les paupières jointes d'un être humain,
  • et au sens figuré : ouvrir les yeux d'une personne, la détromper, lui faire prendre conscience de quelque chose et notamment de la réalité, de la vérité.

On dit par exemple : "Il faut absolument dessiller les yeux à ton frère : il vit dans son monde, loin de toute réalité".

Ou : "Dessiller les yeux de ma meilleure amie devient urgent : elle seule ignore que son mari la trompe régulièrement".

Le grand Émile Littré lui-même s'indignait de cette orthographe illogique dans son "Dictionnaire de la langue française "(1872-1877) : "Dessiller est une mauvaise orthographe, puisque le mot vient de cil".

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Une armoire à glace".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • dans le langage courant : une armoire comportant un miroir sur sa ou ses portes.Ce type de meuble, souvent de taille imposante et fabriqué avec des bois très solides renfermait autrefois tout le linge de la maison.
    • Une armoire à glace
  • dans le langage familier, au sens figuré : une personne dotée d’une très grande force et pourvue d’une imposante carrure.

On dit par exemple : "Le videur de cette boîte de nuit est une armoire à glace".

On dit également : "Un golgoth", "Un stremon", "Une baraque", "Un gars baraqué" ou "Un type baraqué".

"Une armoire à glace" ou "Une baraque" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
"Une armoire à glace" : l'acteur et sportif islandais Thor Björnsson 200 kg pour 2,05m
  • et dans le registre argotique :  le sac à dos des fantassins de la Première Guerre mondiale, appelés "poilus".
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale
Exemples de paquetages de poilus de la Première Guerre mondiale

Source : wiktionary.org

"Poivre et sel".

Le banquier portugais Antonio Borges

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme alimentaire relève du langage courant.

Et elle qualifie, au sens figuré : une chevelure ou une pilosité grisonnante, car ayant commencé à blanchir ; un mélange de cheveux ou de poils, blancs ou ayant conservé leur pigmentation.

Le poivre est en effet une métaphore du cheveu ou du poil demeuré coloré et le sel du cheveu ou du poil blanc.

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Demi-sel", "Le demi-sel" et "Un demi-sel".

  • "Demi-sel" est un adjectif s'appliquant au beurre ou au fromage et signifiant : légèrement salé.
Une plaquette de beurre demi-sel
Une plaquette de beurre demi-sel
  • tandis que "Le demi-sel" constitue une ellipse lexicale désignant : un fromage fermier au lait cru, d’un poids d'environ 100 grammes et de forme carrée, devant son nom à sa pâte faiblement salée.

Il s'agit d'une appellation fromagère non protégée du Pays de Bray. Aussi trouve-t-on des fabrications industrielles au lait pasteurisé élaborées un peu partout dans le Nord-Ouest de la France.

  • et que "Un demi-sel" est un substantif masculin en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme numérique désignant :
    • dans le registre argotique : un proxénète exerçant par ailleurs un métier régulier et n'appartenant pas à la pègre, dont le milieu se méfie,

On dit par exemple : "Mimile le stéphanois a dit de se méfier de lui : il paraît que ce demi-sel fait aussi dans l'élevage de chevaux".

    • et par extension, dans le registre populaire : une personne dont un milieu quelconque considère qu'elle ne fait pas, ou pas encore complètement partie des siens.

On dit par exemple : "C'est un demi-sel : il n'a rejoint notre petit groupe que depuis moins d'un an".

Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et www.larousse.fr