J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme animalier, que je trouve merveilleusement imagée.
Appartenant au registre familier, elle signifie : paralysé, tétanisé, incapable de bouger tellement l'on est décontenancé, surpris, abasourdi.
On dit par exemple : "L'autre soir, je suis tombé sur un reportage consacré à une ancienne vedette de la télé-réalité : j'étais comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, incapable de m'en détacher !".
Curieusement, il semble que les anglo-saxons disent : "Comme un cerf/une biche ("Deer" en anglais) dans les phares d'une voiture".
Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme textile ne manque pas de surprendre nos jeunes enfants et nos amis étrangers.
Appartenant au registre familier, elle signifie tout simplement, au sens figuré : se mettre au lit pour dormir.
Dans l'excellent film d'Étienne Chatiliez "La vie est un long fleuve tranquille", sorti en 1988, Ghislaine Groseille (Sylvie Cubertafon) dit par exemple à son mari : "J'chuis crevée, j'vais mettre la viande dans l'torchon".
Cette expression très imagée a vraisemblablement pour origine le milieu de la charcuterie, où elle a dû commencé à être utilisée par analogie avec la locution nominale féminine "Jambon au torchon", qui désigne un jambon cuit dans un bouillon entouré d'une "Chaussettte à jambon" également appelée "Sac mousse" ou "Torchon".
Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage
Le jambon au torchon est fabriqué à partir des muscles de la cuisse du porc, qui sont rassemblés et comprimés aussi fort que possible, pour en faire une sorte de pain de viande, non pas dans un moule métallique comme pour le jambon industriel, mais plus traditionnellement dans une sorte de grande chaussette de textile, nouée à la fin, ce qui le fait ressembler avant cuisson à une sorte de grosse baudruche de viande.
Sources : www.consoglobe.com, www.caminteresse.fr et wiktionary.org
Cette curieuse locution nominale ne manque naturellement pas d'étonner nos jeunes enfants ou nos amis étrangers.
Elle désigne en effet : une mesure ou une action complètement inutile, parfaitement inefficace, sans aucun effet.
On dit par exemple : "Cette subvention tardive et limitée aura l'effet d'un cautère sur une jambe de bois".
Ou : "Ce changement d'appellation n'est qu'un cautère sur une jambe de bois".
L'expression "Un cautère sur une jambe de bois" fait référence :
D'anciens cautères vétérinaires
au cautère, un instrument médical utilisé pour brûler les tissus vivants afin de cicatriser et guérir.
ainsi qu'à la jambe de bois, ancêtre de la prothèse de jambe ou jambe artificielle, portée par les pirates des romans d'aventure, à l'instar du célèbre Long John Silver de "L'île au trésor" de Robert Louis Stevenson (1882).
Ou du Triple-Patte de la bande dessinée belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier.
Les pirates Barbe-Rouge, Éric, Baba et Triple-Patte, de la série belge "Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes", créé en 1958 par Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier
Et caricaturé par Albert Uderzo et René Goscinny dans Astérix à partir de 1962.
Sources : www.expressio.fr et www.medecine-des-arts.com
au sens propre : un homme ou une femme ne possèdant ni membres inférieurs ni membres supérieurs.
et au sens figuré: un présentateur ou un présentatrice de journal télévisé, dont seule la partie supérieure du corps est en général apparente.
Curieusement, me semble-t-il, ces deux mots ne me semblent pratiquement plus utilisés au XXIe siècle, alors même qu'avec la multiplication des chaînes et l'apparition successive de quatre chaînes d'information, le nombre de présentateurs et présentatrices de journaux télévisés a connu un incroyable développement.
Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier appartient au registre argotique.
Et elle signifie : rire aux éclats, être plié de rire.
Assez étonnamment, je l'apprécie énormément, alors même que mon père n'avait de cesse de l'utiliser à mon égard, lorsque j'étais enfant ou adolescent... et pas forcément de façon positive, compte tenu de ma tendance au surpoids puis à l'obésité !
On dit également, mais moins courammentme semble-t-il, "Rigoler comme une baleine" ou "Rire comme une baleine", dans le registre familier.