"Un garde du corps", "Un officier de sécurité, "Un APR" ou "Un agent de protection rapprochée".

"Un garde du corps" est un idiotisme corporel relevant du registre familier et désignant ce qu'il a normalement toujours été convenu d'appeler "Un APR" ou "Un agent de protection rapprochée", cette locution nominale étant donc le terme idoine.

Ces différentes appellations désignent : un individu dont la fonction est de protéger une personne en cas de tentative d'agression ou les biens qu'elle portent en cas de tentative de vol.

Le terme « garde du corps » est employé par les médias et le langage courant pour désigner un « officier de sécurité » ou « agent de protection rapprochée ». Le mot « gorille » est quelques fois employé dans le langage familier1 (source dictionnaire Larousse).

Dans le secteur de la sécurité privée, les termes utilisés sont « agent de protection rapprochée », « A3P » (« agent de protection physique de personnes ») ou « officier de sécurité ».
Personnes protégées
Représentation des gardes du corps du roi, sous Louis XVI.

Divers types de personnes peuvent avoir besoin de protection rapprochée. Il s'agit en général de personne ayant une exposition médiatique, mais pas seulement :

Personnalités politiques ;
Personnalités du monde des affaires ;
Membres de familles royales ;
Célébrités (du spectacle, des sport ou des médias, journalistes, auteurs, etc.) ;
Figures religieuses de premier plan ;
Témoins pouvant être soumis à des menaces graves ;
Particuliers ayant reçu des menaces sérieuses.

Les personnes occupant une même fonction ne sont pas exposées aux mêmes risques selon les pays et ne bénéficient pas du même niveau de protection.
Histoire
Historiquement, on trouve en France la première acception de ce terme sous Philippe-Auguste, qui institue cette charge en 1192. C'est une partie des sergents d'armes qui constitue dès lors les pre

assure la sécurité de personnalités des affaires, de la politique, des médias, du show-business ou du sport à leur domicile ou durant leurs déplacements professionnels et privés. Il exerce soit dans le public (fonctionnaire de police) ou dans le privé (entreprise de protection).
Description métier

Seul ou en équipe, le garde du corps ou agent de protection rapprochée (APR) assure la sécurité des VIP (very important person / personne très importante) durant leurs déplacements professionnels ou privés en respectant des procédures précises, avec discrétion et dans le strict respect des lois.

Chauffeur de sécurité, il reste là aussi, avant tout un agent de sécurité rapprochée. Dans certains cas, et tout aussi efficace, un agent féminin peut être demandé par le client par souci de discrétion.

Le garde du corps s’entraîne régulièrement afin d’être toujours opérationnel. Durant ses missions, outre ses qualités personnelles, il dispose de son arme (avec permis), de radios afin d’être en relation avec ses collègues pour agir instantanément.

Pour les missions dites à risques il dispose d'un triptyque, mallette dépliable en trois parties comportant des plaques anti-balles pouvant servir à protéger la personnalité.

Discret et sportif, le garde du corps doit souvent posséder une expérience d’agent de sécurité ou de gardien pour être embauché dans le secteur privé. Dans ce dernier cas il travaille le plus souvent pour une société de gardiennage.

Dans le public, ces professionnels sont des fonctionnaires d'Etat. Ils appartiennent au service de la protection (SDLP), service de la police nationale française.

Rigueur, discipline, sens aigu de l’observation, pratique des arts martiaux, courtoisie, politesse, sang froid sont les qualités essentielles de ce professionnel.

Pour exercer l'APR doit obtenir une carte professionnelle auprès de la préfecture de police.

Sources : www.cidj.com et XXX

"Revenons à nos moutons" ou "Revenons-en à nos moutons".

"Revenons à nos moutons"

On ignore généralement l'origine littéraire de cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier.

Appartenant au registre familier, elle signifie, au sens figuré : revenons au sujet dont nous parlions, à ce dont il était question.

Et elle s'utilise lorsque l'on désire reprendre le fil d’un discours interrompu après une digression.

On dit par exemple : "Oui, oui. J'ai bien compris que tu avais très faim et étais impatient de sortir dîner. Mais revenons à nos moutons si tu le veux bien : je te faisais part de mon étonnement concernant les rayures et les bosses décorant la voiture neuve que ta mère et moi t'avons offert il y a 48 heures...".

Cette expression provient en effet de la pièce de théâtre française "La Farce de Maître Pathelin", publiée pour la première fois en 1485, et dont l’auteur reste inconnu, même si on l'attribue parfois à Guillaume Alexis.

Le héros éponyme, un avocat douteux du nom de Pathelin, a escroqué le drapier Guillaume Joceaulme, afin de lui acheter à bas prix une étoffe. Au moment de payer, Pathelin feint d’être mourant et de délirer. Le marchand se demande alors si lui-même ne délire pas et si la transaction a réellement eu lieu. Le même drapier est ensuite à nouveau trompé, cette fois par le berger Thibault, qui lui vole tous ses moutons. Décidant de porter ces deux affaires devant le juge, il finit par mélanger les deux histoires et confondre les draps et les moutons. En sorte que le juge, agacé, lui demande fermement de "Revenir à ses moutons".

La citation d'origine est la suivante :

"De par le diable, vous bavez !
Eh ! Ne savez-vous revenir,
Au sujet, sans entretenir,
La cour de telles baveries ?
Sus, revenons à ces moutons !
Qu’en fut-il ?".

Sources : wikitionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Un pas de deux".

Un "Pas de deux"

Cette locution nominale en forme d'idiotisme numérique désigne :

  • au sens propre : une séquence d'un ballet ou d'une chorégraphie exécutée par deux interprètes, hommes ou femmes.

On parle également de "Pas de trois" ou de "Pas de quatre" lorsque ces séquences sont exécutées par trois ou quatre interprètes.

7 des plus beaux "Pas de deux" de l'histoire du ballet
7 des plus beaux "Pas de deux" de l'histoire du ballet
  • et au sens figuré : une relation de connivence entre deux personnes.

On dit par exemple : "On sait déjà que pendant la campagne électorale le président et son Premier ministre vont nous encore se livrer à leur pas de deux habituel".

Ou : "L'élaboration des scénarios des frères Coen comme des frères Dardenne s'organisent autour d'un pas de deux".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Kif-kif" ou "Kif-kif bourricot", "C'est kif-kif" ou "C'est kif-kif bourricot" et "Être kif-kif" ou "Être kif-kif bourricot".

À l'instar de nombreux mots tels que "Bled" ou "Toubib", la locution adjective "Kif-kif" nous vient de l'arabe du Maghreb. Et elle a été rapportée en France par les soldats des armées d'Afrique du Nord sous le second Empire (1852-1870).

Construite sur le redoublement du terme arabe "Kif" signifiant "Comme" ou "Pareil", elle signifie en français, dans le registre familier : c'est pareil, c'est absolument la même chose.

On dit par exemple : "Ce manteau n'est pas chaud du tout : ça ou rien c'est kif-kif !".

Ou : "Qu'il fasse beau ou pas, pour moi c'est kif-kif bourricot : je n'ai pas envie de sortir".

Sources : www.caminteresse.fr et wiktionary.org

"Un bon vent", "Quel bon vent vous amène ?" et "Bon vent !".

  • "Un bon vent" est une locution nominale désignant : un vent portant directement un navire à voile vers le point où les marins souhaitent se rendre.

Un voilier bénéficiant d'un bon vent

  • "Quel bon vent vous amène" est une expression relevant du registre familier et signifiant au sens figuré : quelle bon augure vous amène; qu'est-ce qui me vaut le plaisir de votre visite ?
  • et "Bon vent !" est une locution interjective signifiant, au sens figuré, selon le contexte :
    • au revoir ; bon voyage ; bonne route ; bonne chance !
    • ou, de façon péjorative, afin d'exprimer le soulagement ressenti au départ d’un importun : va-t'en ! ; casse-toi !

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

5 façons de dire "Avoir mauvaise haleine".

Avoir mauvaise haleine

On dit dans le registre argotique "Refouler du goulot" ou "Puer du bec".

L'idiotisme animalier "Avoir une haleine de chacal" ainsi que l'idiotisme textile "Avoir avalé une chaussette sale" appartiennent au registre familier.

Et la locution verbale "Souffrir d'halitose" relève naturellement du registre soutenu.

Avoir mauvaise haleine

"Porter la culotte".

Albert Dubout : illustration en noir et blanc "La femme porte la culotte"

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire appartient au registre populaire.

Et elle signifie, au sens figuré : assurer le rôle dominant dans un couple ; être celui ou celle qui décide, qui détient et exerce l'autorité.

À l'instar du mari, qui, seul autrefois, détenait tout à la fois l'autorité conjuguale et le droit de porter la culotte (au sens propre).

On dit par exemple : "Dans ce couple, c'est la femme qui porte la culotte".

Ou : "Moi je peux te dire que je ne risque pas de laisser ma femme porter la culotte".

Que l'on ne s'y trompe pas en effet : la "culotte" en question ne désigne absolument pas le sous-vêtement féminin actuel qui porte ce nom, mais ce que nous appelons de nos jours un "pantalon".

Autrement dit, un vêtement aujourd'hui mixte, mais qui était à l'origine strictement masculin.

Et qu'il était parfaitement inconcevable de porter pour une femme jusqu’au début du XXe siècle.

Une loi de 1800 en interdisait même officiellement le port jusqu'en 2013, en complète contradiction, bien sûr, avec l'évolution des pratiques vestimentaires !

Du moins celles en vigueur dans la rue, puisque nos élues féminines à l'Assemblée et au Sénat ont dû attendre 1980 pour pouvoir porter un pantalon en séance.

Et cela, malgré le célèbre coup d'éclat de 1972 de la jeune députée gaulliste Michèle Alliot-Marie, qui, habillée d'un pantalon, s'était vu refuser l'entrée dans l'hémicycle. Et avait alors rétorqué du tac au tac à l'huissier : "Si c’est mon pantalon qui vous gêne, je l’enlève dans les plus brefs délais" (selon Christine Bard dans Une histoire politique du pantalon, 2014).

La femme politique française Les Républicains Michèle Alliot-Marie

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à l’expression "Porter le chapeau".

Sources : wiktionary.org, www.cnews.fr et www.rtl.fr

"Mener à bon port" et "Arriver à bon port" ou "Parvenir à bon port".

Le port de Naples (Campanie) (Italie)

Ces deux locutions verbales appartiennent au langage courant et elles nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Elles signifient respectivement, au sens figuré et selon le contexte :

  • "Mener à bon port" :
    • mener à destination, à l'endroit souhaité.

On dit par exemple : "Je ne vous demande pas de battre des records de vitesse, mais simplement de mener ce camion à bon port".

    • ou : mener à son terme, sans encombre.

On dit par exemple : "Je sais que ce collaborateur mènera ce dossier à bon port".

  • et "Parvenir à bon port" :
    • arriver à destination, à l'endroit souhaité.

On dit par exemple : "J'espère que vous parviendrez à bon port sans trop de difficultés, malgré cette météorologie exécrable".

    • ou : atteindre son but ; atteindre l'objectif que l'on s'était fixé.

On dit par exemple : "Je me félicite de ce que cette enquête soit parvenue à bon port, malgré un contexte difficile".

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Se fendre la gueule", "Se fendre la pêche", "Se fendre la pipe" ou "Se fendre la poire".

Ces différentes locutions verbales du registre argotique sont parfaitement synonymes, les substantifs féminins "Gueule", "Pêche", "Pipe" et "Poire" désignant ici le visage, la figure.

Et elles signifient toutes, au sens figuré : rire aux éclats, être plié de rire.

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à  "Toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

"Avoir le petit doigt sur la couture du pantalon", "Avoir le doigt sur la couture du pantalon" ou" Avoir le doigt sur la couture".

"Le petit doigt sur la couture du pantalon" ou "Le doigt sur la couture"

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotisme corporel, d'idiotisme textile et d'idiotisme militaire signifient, au sens figuré : obéir sans discuter, être respectueusement soumis à une autorité que l'on craint un peu.

On dit par exemple : "On a vu le Premier Ministre, nous expliquer le doigt sur la couture, avec quelle efficacité le chef de l'État s'était investi dans cette lutte contre la pandémie".

Ou : "Comme souvent, les députés de la majorité ont le petit doigt sur la couture du pantalon lorsqu'ils commentent les propos du gouvernement".

Ces formules font naturellement référence au "garde-à-vous" dans l'armée, une position dans laquelle on doit se tenir debout, droit, les talons joints, la tête haute, immobile, les bras serrés le long du corps et les doigts touchant la couture du pantalon. Et qui est un signe de respect, d'obéissance et de soumission à l'autorité.

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Un macaroni" ou "Un rital".

Ces deux substantifs masculins désignent, dans le registre argotique et injurieux : un italien.

  • Le mot "Macaroni" est employé en sens figuré, puisqu'il désigne au sens propre : une variété de pâtes alimentaires, à base de semoule de blé dur, en forme de longs tubes allongés de 5 à 6 cm, appelés "Maccheroni" en italien.

Des macaronis

  • et le mot "Rital" serait un mot-valise résultant de la contraction des mots "Réfugié" et "Italien", figurant sous la forme abrégée "R-Ital" dans les documents administratifs français des années 1920-1930, une période où la France accueillait de nombreux immigrants italiens fuyant le régime fasciste de Benito Mussolini.

6 façons de dire : "les cheveux".

Une "tignasse" féminine, des "tifs" ou des "douilles"

Comme pour les dents, la langue française n'est pas très riche lorsqu'il s'agit de désigner les cheveux.

"Les douilles" et "Les tifs" relèvent du registre argotique.

De même que "Les veuch" (ou "Les veuchs"), qui sont des mots de verlan.

Dans le registre familier les idiotismes animaliers "Une crinière" et "Une toison" désignent une chevelure abondante

Et "Une tignasse", une chevelure abondante, rebelle, mal peignée.

Source : www.cnrtl.fr