"Un cul-de-jatte".

Un cul-de-jatte

Les innombrables estropiés de la première guerre mondiale étant désormais tous disparus et les progrès de la médecine et des prothèses étant ce qu'ils sont, sans doute la plupart des jeunes gens actuels ignorent-ils, fort heureusement, ce qu'est un "cul-de-jatte".

Il s'agit tout simplement d'une personne dépourvue de membres inférieurs ou ne pouvant en faire usage pour marcher.

Cette absence de membres inférieurs peut résulter d'une amputation mais également d'une malformation : agénésie (trouble de l'organogenèse consistant en une absence de formation d'un organe ou d'un membre lors de l'embryogenèse) ou syndrome de régression caudale.

Le phénomène de foire, artiste de cirque et acteur états-unien Johnny Eck (né John Eckhard Jr. le 27 août 1911 et mort le 5 février 1991) bien connu des cinéphiles pour son rôle dans le film "La monstrueuse parade" de Tod Browning (1932), était ainsi né sans jambes, avec une colonne vertébrale tronquée, ce qui avait provoqué une atrophie du torse.

Le phénomène de foire, artiste de cirque et acteur états-unien Johnny Eck (né John Eckhard Jr. le 27 août 1911 et mort le 5 février 1991) : un cul-de-jatte non amputé mais atteint du "Syndrome de régression caudale" était né sans jambes, avec une colonne vertébrale tronquée, ce qui avait provoqué une atrophie du torse. Il est bien connu des cinéphiles pour son rôle dans le film "La monstrueuse parade" de Tod Browning (1932).
Johnny Eck, un cul-de-jatte atteint du syndrome de régression caudale

Comme de nombreux collègues dessinateurs, le belge Morris, créateur de la célèbre série de bande dessinée western "Lucky Luke" avait coutume de les représenter dans ses albums, posés sur de petites plate-formes à roulettes, se déplaçant à l'aide de fers à repasser.

Source : www.cnrtl.fr

"Un bivalve", "un pélécypode" ou "Un lamellibranche".

Coquillages bivalves

Ce substantif masculin désigne un mollusque d'eau douce ou d'eau de mer possédant une coquille double, à deux valves, pouvant s'entrouvrir et se refermer.

Les "bivalves" sont également nommée "pélécypodes" ou "lamellibranches".

Et cette classe de coquillages le plus souvent comestibles et appartenant aux "fruits de mer" comprend notamment : les palourdes, les bulots, les clams, les coques, les coquilles Saint-Jacques, les couteaux, les huîtres, les moules, les palourdes, les pétoncles et les praires.

Source : fr.vikidia.org

"Se croire le premier moutardier du Pape".

J'adore cette expression française très ancienne en forme d'idiotisme numérique, d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme religieux.

Elle signifie dans le registre familier et au sens figuré : avoir une haute opinion de soi-même, se donner des airs d’importance, se prendre à tort pour une personne importante.

Autrement dit : être un sot vaniteux.

Ou, dans le registre vulgaire : "Péter plus haut que son cul".

Ainsi que l'attesta le lexicographe Émile Littré, dès la deuxième édition de son célèbre dictionnaire (1872-1877), "Il n’y a pas de moutardier parmi les officiers du pape" et ce titre ronflant n'est bien évidemment qu’une pure invention comique.

L'expression est décrite pour la première fois dans le Dictionnaire de Trévoux de 1771 et on la trouve chez plusieurs auteurs du XVIIIe siècle, ainsi que dans le célèbre conte d'Alphonse Daudet "La Mule du Pape" (1887).

Sources : www.expressions-francaises.fr et wiktionary.org

"Un voeu".

On l'a souvent oublié, mais ce substantif masculin du langage courant possède à l'origine une signification religieuse.

"Un voeu" désigne en effet :

  • au sens premier : une promesse faite à Dieu ; un engagement religieux.

On parle ainsi des trois voeux (pauvreté, chasteté et obéissance) prononcés en entrant dans la religion catholique.

  • et par extension : un engagement pris envers soi-même.

On dit par exemple : "J'ai formé le voeu de ne plus avoir à porter un masque au-delà de 2021".

Source : wiktionary.org

"Se tartiner quelque chose" ou "Se tartiner quelqu'un".

Cette locution verbale du registre familier signifie :

  • "Se tartiner quelque chose" : faire ou supporter quelque chose de déplaisant ou d'ennuyant.

On dit par exemple : "Hier soir je me suis tartiné un de ces navets !".

  • "Se tartiner quelqu'un" : supporter quelqu'un de déplaisant ou d'ennuyant.

On dit par exemple : "Je me suis tartiné les grands-parents de ma copine pour le déjeuner".

"Ne pas être fufute" ou "Ne pas être fute-fute" et "Ne pas être très fufute" ou "Ne pas être très fute-fute".

J'aime beaucoup cette formule appartenant au registre familier.

L'adjectif "fufute" ou "fute-fute", qui signifie "intelligent, futé, malin", s'utilise presque exclusivement sous la forme négative, et dans le cadre de cette expression.

Et n'existe pas sous forme de substantif, puisque l'on ne dit pas par exemple "C'est un fufute"ou "C'est un fute-fute".

  • "Ne pas être fufute" ou "Ne pas être fute-fute" signifie donc simplement : ne pas être intelligent, futé, malin. Et donc - par sous-entendu - être plutôt bêta, bête, idiot.

On dit par exemple : "Le fils de mon voisin n'est pas fute-fute, à l'image de son père".

  • et "Ne pas être très fufute" ou "Ne pas être très fute-fute" : ne pas être très intelligent, futé, malinEt donc - par sous-entendu - être plutôt bêta, bête, idiot.

On dit par exemple : "Je suis parvenu à monter ce meuble tout seul : il n'y a pas besoin d'être très fute-fute pour cela".

Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".

10 façons de dire : "Prendre pour un idiot" ou "Tu me prends pour un idiot !".

Dans le langage courant, on peut naturellement se contenter de formules telles que "Tu me prends pour un abruti !" ou "Tu me prends pour un crétin !".

Mais comme souvent, cependant, le registre familier s'avère bien plus parlant. Ainsi, en utilisant les idiotismes alimentaires "Tu me prends pour un jambon !" ou "Tu me prends pour une quiche !", vous affirmez bien plus nettement votre courroux !

De même qu'avec les idiotismes animaliers "Tu me prends pour une buse !" ou "Tu me prends pour une tanche !".

Et ce beaucoup plus, à mon sens, qu'en usant du registre argotique avec "Tu me prends pour un con !", "Tu te fous de moi !" ou "Tu te fous de ma gueule !".

Lequel registre argotique est même - pour moi - devancé par le registre soutenu : "Tu fais injure à mon intelligence !"

 

"Creux comme un bambou" ou "Creux comme un tambour".

J'aime beaucoup ces deux locutions adverbiales en forme d'idiotisme botanique et d'idiotisme musical.

Relevant du registre familier, elles signifient, selon le contexte :

  • en parlant d'un texte ou document : vide de sens, sans intérêt.

On dit par exemple : "Comme à chaque fois, le porte-parole du gouvernement nous a sagement récité un communiqué creux comme un bambou".

Ou : "La circulaire reçue ce matin est creuse comme un tambour".

  • et en parlant d'une personne : sans intérêt, creuse, n'ayant rien à dire d'intéressant.

On dit par exemple : "Ce type est creux comme un bambou : il te fait mourir d'ennui en cinq minutes à peine".

Ou : "La nouvelle femme de mon père est creuse comme un tambour"

"Câlice !", "Calice" !", "Câlisse !", "Calisse !", "Colice !" ou "Colisse !".

Cette interjection du registre vulgaire constitue un juron québécois, utilisé pour exprimer une émotion forte, par exemple l'étonnement ou la colère.

Il s'agit d'une déformation du mot "Calice", désignant, dans la religion chrétienne, la coupe recevant le vin bénit représentant le sang du Christ.

Source : www.je-parle-quebecois.com

"Prendre pour une buse" ou "Prendre pour une tanche".

J'apprécie particulièrement ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers, qui relèvent du registre familier et  signifient : prendre pour un abruti ou prendre pour un idiot.

Sur ce même sujet, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux différentes façons de dire : "Prendre pour un idiot".

Comment se souvenir des numéros de départements de la Savoie (73) et de la Haute-Savoie (74) ?

Si vous êtes comme moi et que, certes, vous connaissez ces deux numéros (73 et 74), mais que vous éprouvez des difficultés lorsqu'il s'agit de déterminer lequel correspond à la Savoie et lequel correspond à la haute-Savoie, voici un petit moyen mnémotechnique très simple de vous en souvenir :

  • la "Haute-Savoie" porte le numéro 74 - le plus important des deux - parce que étant "haute", elle l'emporte sur la "Savoie",
Localisation du département de Haute-Savoie (74) (© wikipedia.org)
Localisation du département de Haute-Savoie (74) (© wikipedia.org)
  • laquelle "Savoie", porte par conséquent l'autre numéro, le plus petit, qui est le 73.
Localisation du département de Savoie (73) (© wikipedia.org)
Localisation du département de Savoie (73) (© wikipedia.org)

En revanche, je ne dispose malheureusement pas de moyen mnémotechnique pour vous permettre de retenir ces deux numéros !