"Un vautour".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre :
Un vautour fauve (photo © Daniel Bonnet)
Un vautour fauve (photo © Daniel Bonnet)
    • un oiseau rapace charognard de grande taille, diurne, au plumage terne, à la tête et au cou déplumé, au bec puissant, et aux ailes longues et larges.

 Il s'agit d'un animal nécrophage, se nourrissant presque exclusivement de cadavre d'animaux, et souvent de gros animaux, dont les carcasses ne pourraient pas disparaitre sans eux.

Des vautours en train de dévorer la carcasse d'un éléphant, en Afrique
Des vautours en train de dévorer la carcasse d'un éléphant, en Afrique

De ce fait, il esnt qualifié d'"équarrisseur naturel". En éliminant les cadavres, il évite la propagation de maladies. Et il fournit, à ce titre, un service écosystémique particulièrement important.

Malheureusement pour lui, le vautour a très souvent mauvaise réputation.

À l'instar de l'image véhiculée par les films de western, les albums de bande dessinée ou les dessins animés.

Ainsi des albums de Lucky Luke, dans lesquels il est le fidèle compagnon et l'enseigne du croque-mort, et sur les couvertures desquels il figure souvent, la bave au bec.

Une image de la série de bande dessinée franco-belge Lucky Luke de Morris et Goscinny

Couverture de l'album de Lucky Luke "Canyon apache", par Morris et Goscinny (1971)
Couverture de l'album de Lucky Luke "Canyon apache", par Morris et Goscinny (1971)
Couverture de "Le fil qui chante", 45e album de Lucky luke, par Morris et Goscinny (1977), qui fut le dernier scénarisé par celui-ci
Couverture de "Le fil qui chante", par Morris et Goscinny (1977), qui fut le dernier album de Lucky-Luke scénarisé par celui-ci

Ou du dessin animé "Le livre de la jungle".

Les vautours du film d'nimation états-unien "Le livre de la jungle" des studios Disney (1967), qui constituaient - on l'oublie souvent - une caricature des Beatles
Les vautours du film d'animation états-unien "Le livre de la jungle", des studios Disney (1967), qui constituaient - on l'oublie souvent - une caricature des Beatles

Il s'agit pourtant d'un oiseau qui peut être magnifique.

Et qui, on l'a vu, joue un indispensable rôle d'"éboueur naturel".

Il existe 23 espèces de vautours, dont le nom ne doit pas être confondu avec celui - paronyme - d'"Autour" qui désigne d'autres rapaces.

Un autour des palombes (photo © Marc fasol)
Un autour des palombes (photo © Marc fasol)
    • un avion militaire français, mutirôle et biréacteur, ayant une apparence assez similaire à l'intercepteur soviétique Yakovlev Yak-25, mais en plus grand.

Conçu par la SNCASO (Société NAtionale des Constructions aéronautiques du Sud-Ouest) au début des années 1950, il a été construit à 140 exemplaires, dont 30 exportés vers Israël.

Mis en service en 1958, il a volé jusqu'en 1978.

Le SO-4050 Vautour, un avion militaire français des années 1950-1970
Le SO-4050 Vautour, un avion militaire français des années 1950-1970
  • et au sens figuré : un individu rapace, âpre au gain et avide de butin, jouissant d'une très mauvaise réputation.

On parle par exemple souvent des "Vautours de la finance".

Source : www.larousse.fr

"À qui mieux mieux".

J'aime beaucoup cette amusante locution adverbiale signifiant : à l’envi l’un de l’autre ; à qui fera mieux que l’autre.

Si l'on se réfère au dictionnaire de Bescherelle de 1856, il s’agirait d’une ellipse de la phrase : "Nous vous aimons À (ce point et de telle façon que celle) QUI (de nous deux vous aime déjà) MIEUX (que l’autre, vous aime encore) MIEUX".

On dit par exemple : "Le premier débat de l'élection présidentielle états-unienne de 2020 était lamentable : les deux candidats s'invectivaient à qui mieux mieux".

Ou : "Dans leur saynète Les coiffeuses, les Chevaliers du fiel déversent leur fiel à qui mieux mieux".

"Un ligre" et "Un tigron".

Un lion et une tigresse "félins pour l'autre"

Dans les deux cas, il s'agit de félins hybrides, nés - en captivité - de l'union d'un lion et d'un tigre :

Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
Un ligre, croisement hybride d'un lion et d'une tigresse
  • mais tandis que le ligre (lion tigre) est issu d'un papa lion et d'une maman tigresse,
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
Un tigron, croisement hybride d'un tigre et d'une lionne
  • le tigron (tigre lion) est issu d'un papa tigre et d'une maman  lionne.

Du fait tant de l'éloignement géographique, que des périodes de reproduction différentes ou du comportement différent de chaque espèce vis-à-vis de l'autre, ligres et tigrons n'existent pas dans la nature.

Et leur existence relève - à mon sens - d'une parfaite absence d'éthique de la part des personnes mettant en contact des individus de ces deux espèces.

Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :

  • "Ligre" commence par "Li", donc le papa est un lion. Et la maman, par voie de conséquence, une tigresse.
  • "Tigron" commence par "Tigr", donc le papa est un tigre. Et la maman, par voie de conséquence, une lionne (il faut suivre un petit peu, n'est-ce pas !).

Pour finir, sachez que le ligre est le plus grand de tous les félins, puisqu'il peut peser plus de 400 kg et mesurer plus de 3,50 m de long de la tête à la queue !

Un tigre bondissant

Un ligre né en 1897 a pesé jusqu'à 479 kg et Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, atteignait les 3,60 m, soit tout de même la longueur d'une Twingo 2 !

Hercule, un ligre de 410 kg, né aux États-Unis, qui atteignait les 3,60 m !
Hercule, un ligre de 410 kg et 3,60 m de long !

Vous voilà désormais incollable sur le sujet, avec un bon sujet de conversation pour la machine à café !

Source : www.wikipedia.org

"Un plan italien".

Cette locution nominale masculine, qui appartient au jargon cinématographique, désigne : un cadrage d'un personnage en pied, mais sans les pieds, jusqu'aux mollets.

Les acteurs états-uniens Charles Bronson et Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968)
Les acteurs états-uniens Charles Bronson et Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone (1968)

Le "plan italien" est sensiblement plus rare que le "plan américain", qui permet de cadrer un personnage jusqu'à mi-cuisses.

Les différents plans de cinéma
Les différents plans de cinéma, du TGP (Très Gros Plan) au plan italien
L'acteur états-unien Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968) (et Charles Bronson, de dos, en plan américain)
L'acteur états-unien Henry Fonda, en plan italien, dans le film états-unien "Il était une fois dans l'Ouest", de Sergio Leone" (1968) (et Charles Bronson, de dos, en plan américain)

Source : wikipedia.org

"Une nuit américaine".

Une image partiellement en "Nuit américaine"

Cette locution nominale féminine désigne, dans le jargon cinématographique, une technique permettant de tourner en plein jour des scènes d'extérieur censées se dérouler la nuit.

On obtient des ambiances noctunes en journée en recourant à une importante sous-exposition et en utilisant un filtre bleu foncé.

En noir et blanc, l'effet de nuit se marque principalement par un ciel noir et un éclairage contrasté où ressortent les sources de lumière. La plus grande partie de l'image est sous-exposée, obscure.Une image noir et blanc en "nuit américaine"Quand les prises de vues sont en couleurs, il y a une forte dominante bleue.

Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)
Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)

Comme "Plan américain", l'expression "Nuit américaine" est exclusivement française. Et elle est le symbole du caractère précurseur du cinéma états-unien, premier utilisateur du procédé.

En 1973, le film français "La nuit américaine", de François Truffaut, a, quelque temps, popularisé l'expression. Mais celle-ci me semble depuis lors, être à nouveau devenue quelque peu mystérieuse pour une bonne partie du grand public.Affiche du film français "La nuit américaine" de François Truffaut (1973)La technique de la "Nuit américaine" été outrageusement utilisée des décennies durant, sans que cela semble avoir dérangé le grand public.

Souvenir personnel

Je me souviens pourtant, enfant, m'être souvent amusé de l'abondance des ombres, dans les scènes de nuit tournées en "nuit américaine", souvent présentes dans les westerns, un genre dont je raffolais, comme la plupart des petits garçons de mon âge, dans les années 1960.

Les plus grands réalisateurs y avaient recours, tel l'immense John Ford, dans son superbe film de 1956, "La prisonnière du désert", avec le grand John Wayne.

Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)
Une image en "nuit américaine" de "La prisonnière du désert", le film états-unien de John Ford (1956)

Affiche du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Affiche flamande du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Affiche du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Affiche du film états-unien "La prisonnière du désert", de John Ford (1956)

Source : wikipedia.org

"Il n'y a pas 36 solutions".

Cette expression française du registre familier en forme d'idiotisme numérique signifie : il n'y a pas à hésiter, il n'y a pas d'alternative, il n'y a pas de choix, il n'y a pas tant de choix que ça.

On dit par exemple : "Tu ne peux pas continuer comme ça. Il n'y a pas 36 solutions : tu dois parler à ton père" !

Source :www.languefrancaise.net

"À damner un saint", "À damner tous les saints", "À damner tous les saints du Paradis", "À faire damner un saint", "À faire damner tous les saints" ou "À faire damner tous les saints du Paradis".

Ces différentes locution adverbiales en forme d'idiotisme religieux appartiennent au registre familier et signifient : qui procure un plaisir des sens incroyable, d’une intensité extrême.

On dit par exemple : "Cette fille avait une cambrure de reins à damner un saint".

Ou : "Cette tarte aux myrtilles était bonne à damner tous les saints".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

Ne pas confondre : ""La fièvre aphteuse" et "La fièvre acheteuse" !

Ces deux locutions verbales paronymes ne doivent naturellement pas être confondues.

  • "La fièvre aphteuse" est une maladie virale animale généralement non mortelle, voire bénigne, qui affecte notamment les bovins, les porcs, les chèvres, les moutons et d'autres animaux.

Les chevaux n'y sont pas sensibles et les hommes très rarement.

La fièvre aphteuse a un impact économique important, qui justifie des politiques nationales et internationales.

Vaches mortes de la fièvre aphteuse

  • tandis que "La fièvre acheteuse" est le nom donné familièrement à "L'oniomanie" ou trouble lié à l'achat compulsif, une manie compulsive des achats, généralement peu ou pas nécessaires à l'individu.

Une jeune femme manifestement victime d'oniomanie ou "fièvre acheteuse"

Source : wikipedia.org

"Mettre à sa sauce (quelque chose)" ou "Mettre à toutes les sauces (quelque chose)".

Ces deux locutions verbales du registre familier en forme d'iditiotisme culinaire signifient respectivement :

  • "Mettre à sa sauce (quelque chose)" : arranger à sa façon.On dit par exemple : "Voilà ; tu sais tout. Tu n'as plus qu'à mettre cela à ta sauce pour présenter la chose à ton patron".

Ou : "Ne t'inquiète pas pour mes parents, j'ai mis cette histoire à ma sauce, afin qu'ils ne s'inquiètent pas".

  • et "Mettre à toutes les sauces (quelque chose)" : utiliser souvent et n'importe comment ; instrumentaliser à volonté quelque chose de toutes les façons, de toutes les manières, dans tous les registres, sous toutes les formes. Et ce, tout le temps et à tout propos.

On dit par exemple : "Ce conte a été mis à toutes les sauces".

Ou : "Mettre cette citation à toutes les sauces comme on l'a fait lui a fait perdre sa pertinence".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Un linceul n'a pas de poches" ou "Les linceuls n'ont pas de poches".

L'expression proverbiale en forme d'idiotisme textile "Un linceul n'a pas de poches" ou "Les linceuls n'ont pas de poche" signifie,  de manière imagée, dans le registre familier : on ne peut rien emporter avec soi lorsque l'on meurt et il n'est donc guère utile de mourir riche, si cela n'est pas pour en faire profiter les autres - et en particulier ses proches - après sa mort.

Elle s'utilise notamment pour commenter de façon ironique le comportement de personnes très âgées ou très malades faisant preuve d'une certaine avarice vis-à-vis des leurs.

La formule"Un linceul n'a pas de poches" a servi de titre au roman états-unien écrit en 1937 par Horace McCoy et publié en France, en 1946, dans la célèbre "Série noire" de Gallimard.

Le roman états-unien "un linceul n'a pas de poches" publié en 1937 par Horace Mac Coy et édité en France, en 1946, dans la Série noire de Gallimard
Le roman états-unien "un linceul n'a pas de poches" publié en 1937 par Horace Mac Coy et édité en France, en 1946, dans la Série noire de Gallimard

Ainsi qu'au film français du même nom, qu'en a tiré en 1974, le réalisateur Jean-Pierre Mocky.

Affiche du film français "Un linceul n'a pas de poches", de Jean-Pierre Mocky (1974, d'après le roman états-unien homonyme, écrit en 1937 par Horace Mac Coy
Affiche française
Affiche belge du film français "Un linceul n'a pas de poches", de Jean-Pierre Mocky (1974, d'après le roman états-unien homonyme, écrit en 1937 par Horace Mac Coy
Affiche belge du même film

Source : wikipedia.org

"Louper le coche", "Manquer le coche" ou "Rater le coche".

Ces différentes locutions verbales du registre familier signifient : laisser passer une belle occasion, rater une opportunité.

Et elles font référence au "Coche", un ancien type de véhicule hippomobile.

On dit par exemple : "Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit : tous ont en commun d'avoir raté le coche, en quittant respectivement The Beatles, The police, Les inconnus et Les chevaliers du fiel avant qu'ils ne connaissent le succès !".

Sources : www.cnrtl.fr, www.expressio.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Être droit comme un i", "Être droit comme un cierge" ou "Être droit comme un piquet" et "Se tenir droit comme un i", "Se tenir droit comme un cierge" ou "Se tenir droit comme un piquet".

Ces différentes locutions adjectivales du registre familier font référence à la forme rectiligne des trois objets évoqués : la lettre "i", un cierge et un piquet :

Lettre "i" majuscule
Lettre "i" majuscule
Un cierge blanc
Un cierge blanc
Un piquet de châtaignier
Un piquet de châtaignier

Et l'ensemble de ces expressions signifient donc :

  • pour une personne : être ou se tenir très droit, avec raideur,

On dit par exemple : "Malgré ses 92 ans, le vieillard était toujours droit comme un i".

  • ou pour un arbre par exemple : être parfaitement droit, rectiligne.

On dit par exemple : "L'allée était constituée d'une rangée de pins droits comme des cierges".

"Être droit comme un cierge" et "Se tenir droit comme un cierge" sont des idiotismes religieux.

Sources : wiktionary.org