Pourquoi écrire : "Est. 1627" ?

Comme le fait le whisky Haig Club sur ses affiches publicitaires placardées en mai 2019 sur nos murs ; "est" étant évidemment, pour qui du moins parle couramment l'anglais, ce qui n'est naturellement le cas - à ma connaissance - que d'une infime partie de la population française, une abréviation du mot anglais "Established".

Et pas : "Fondé en" !

"Faire une pause-café".

Tasse de café

Sans doute vais-je vous surprendre, mais cette formule d'apparence tout à fait anodine est un héritage direct de la publicité.

Ainsi, en déclarant "Et si l'on faisait une pause-café ?", on ne fait rien d'autre que de perpétuer un slogan publicitaire des industriels du café !

Un petit peu comme si l'on déclarait "Et si nous mettions un tigre dans notre moteur ?" ou "Et si nous nous levions tous pour Danette ?" !

Sauf que, et c'est là que l'on touche - pour moi - au génie, : alors que vous passeriez pour une pauvre victime de la publicité dans ces deux hypothèses, absolument personne n'a conscience de quoi que ce soit en ce qui concerne la "Pause-café". Ce qui est la preuve absolue que les auteurs de ce coup de maître ont magnifiquement réussi leur affaire !Gobelet de café

Historiquement, la pause-café date du XIXe siècle et a pour origine la ville de Stoughton (Wisconsin) (États-Unis d'Amérique) et il s'agissait d'une pratique apportée par des immigrants norvégiens.

Mais au début des années 1950 le café n'est absolument plus une boisson à la mode. Il est même considéré comme plutôt ringard et sans grand intérêt ; voire mal vu, car jugé populaire, bas de gamme. À l'inverse du thé, historiquement associé à l'aristocratie.

La mercatique allait toutefois, sans tarder, radicalement et durablement inverser la tendance !

Face à la très inquiétante baisse de la consommation, le Pan-American Coffee Bureau parvient à populariser de nouveau le café au moyen d'une fantastique campagne publicitaire, qui mobilise quelques unes des plus grandes vedettes du moment (le grand John Wayne en personne !) et inonde le pays tous supports confondus : radio, télévision, affichage et presse.

Son slogan - "Give yourself  a Coffee-Break" ("Offrez vous une pause-café") - marque tellement les esprits qu'il perdure 70 ans plus tard !

John B. Watson, un psycho-sociologue ayant travaillé avec la firme Maxwell House, rendit les "Pauses-café" à la mode dans les entreprises et la courte pause que faisaient les ouvriers d'usine au cours de leur service fut rebaptisée "Coffe-Break". Au point qu'à peine une année plus tard, 80% des entreprises accordant cette pause l'appelaient également "Coffee-Break".

En instaurant le café dans cette institution qu'est la "Pause", la boisson se répandit et redevint à la mode, pour ne plus jamais perdre de son attrait.

La France ne fut naturellement pas en reste et imposa elle aussi la "Pause-café", avec le slogan "Chaque jour faites la pause-café" ; "La minute heureuse de la journée".

Affiche publicitaire française pour la Pause-café

Même si la campagne publicitaire n'eut évidemment pas la même ampleur dans notre pays, les résultats n'en furent pas moins impressionnants.

Ainsi, la "Pause-café" représente-t-elle encore aujourd'hui un poids économique conséquent et un marché très lucratif pour les professionnels du secteur.

Différentes études menées à son sujet révèlent ainsi que le café est la première boisson consommée sur le lieu de travail.

Et que les trois quarts des travailleurs boivent au moins un café durant leur journée de travail. Près d’un sur deux (47%) commence sa journée de travail avec un café . Et les salariés français consomment en moyenne trois cafés par jour sur leur lieu de travail.

La "Pause-café" demeure un rituel important pour les Français : 9 salariés sur 10 (89 %) déclarent en faire une. Et le phénomène semble s’inscrire dans le temps, car la jeune génération est particulièrement attachée à ce rituel !

Pour finir, je vous propose, pour le régal des yeux, quelques uns des innombrables visuels états-uniens de presse écrite de 1952, au charme délicieusement désuet :

Lire la suite

"8.6".

Gamme des bières 8.6

Il s'agit d'une marque de bière de la société néerlandaise Swinkels Family Brewers (anciennement Bavaria), deuxième plus grande société de brasseries aux Pays-Bas, derrière Heineken.

Elle tiendrait son nom de la concentration en alcool qu’elle titrait initialement (8,6° donc).

Après avoir titré pendant plusieurs années à 7,9° afin de réduire ses taxes de ventes, elle est de nouveau à 8,6°.

Source : wiktionary.org

On n'écrit pas : "Y'a pas de règle tant que c'est frais" !

Publicité Pernod

Comme ose le faire la société française Pernod sur ses affiches estivales, depuis juillet 2017, afin de vanter sa marque "Pastis 51" !

Mais : "Il n'y a pas de règle tant que c'est frais" !

Quitte, je le sais par avance, à passer, une fois de plus, pour un vieux ronchon passéiste, mal embouché et arc-bouté sur une langue française un tant soit peu correcte, je l'affirme ici : il est à mon sens parfaitement intolérable que l'on puisse continuer à autoriser ainsi de grandes entreprises hexagonales à communiquer - que ce soit verbalement (dans leurs publicités radiophoniques ou télévisées) et davantage encore à l'écrit, comme ici - en employant de telles formules, consistant à avaler des syllabes ou, parfois, j'aurai l'occasion d'y revenir, à employer des mots familiers à la limite du vulgaire, tels que "Ouais !".

Si l'on ne réagit pas dès à présent, il sera, j'en suis convaincu, très rapidement trop tard, lorsque, d'ici à peine quelques années, leur accroche publicitaire sera devenue (par exemple, dans 5 ans, en juillet 2024) : "Y'a pas d'règle tant qu'c'est frais" !

Voire (par exemple, dans 10 ans, en juillet 2029) : "Tro cool kan c frais" !

Quel est le pluriel de : "Un arabe au portail" ?

Réponse
« Des melons au porto !« .
Explication du calembour
Pour les racistes en tous cas, car le mot « Melon » (registre argotique), aujourd’hui fort heureusement tombé en désuétude – sinon dans certains milieux politiques pas forcément des plus progressistes – est un terme péjoratif et injurieux, assez couramment utilisé durant la seconde moitié du XXe siècle, pour désigner celui que l’on qualifiait alors de « Nord-africain » (langage courant) ou d' »Arabe » (registre familier).

"Mauvaise limonade !".

J'aime beaucoup cette expression du registre familier, utilisée en Languedoc-Roussillon et en Provence, découverte en 1997, auprès de la mère de ma fille cadette, qui signifie, selon le contexte, :

  • "Ça se présente mal !", "Ça va mal tourner !".
  • ou "Un gros orage se prépare !".

Source : wiktionary.org