15 façons de dire "Une grosse poitrine" ou "Des gros seins".

"Des loches" relève du registre argotique.

Tandis que "De gros poumons", "De la conversation", "Des airbags", "Des ballons", "Des doudounes", "Des obus" et "Du monde au balcon", relèvent du registre familier.

De même que les idiotismes comportant des noms de fruits et légumes "Des melons" et "Des pastèques".

Ou encore, dans le Nord-Pas-de-Calais, "Des totottes".

Et les formules "Une forte poitrine" "Être fortement bustée", "Avoir de la conversation" ou "Avoir du monde au balcon".

"Grimper au rideau" et "Faire grimper au rideau".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes textiles ne manquent pas d'étonner nos enfants ou nos amis étrangers.

Et pour cause, relèvant du registre familier, elles signifient au sens figuré :

  • "Grimper au rideau" : jouir, prendre son pied (registre argotique).

On dit par exemple : "Mon nouveau mec ne m'a encore jamais fait grimper au rideau...".

  • et "Faire grimper au rideau" : faire jouir.

On dit par exemple : "Ma nouvelle gonzesse je la fait grimper au rideau à chaque fois !".

Sources : wiktionary.org et www.lefigaro.fr

Pourquoi dire : "La sexiness de Mick Jagger" ?

La journaliste française Sophie Rosemont

Comme peut le déclarer la journaliste française Sophie Rosemont, dans le documentaire "L'histoire française des Rolling Stones", de Raphaëlle Baillot et Élise Le Bivic, diffusé le 20 juin 2022 sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Et pas : "L'attractivité sexuelle de Mick Jagger" ou "La sensualité de Mick Jagger" !

L'auteur-compositeur-interprète britannique Mick Jagger

 

Pourquoi j'ai totalement cessé d'écouter fin 2019 la radio publique France Inter, après en avoir été un inconditionnel auditeur pendant plus de 45 ans.

Logotype de la radio publique française France Inter
De 1963 à 2003, les 6 logotypes successifs de la station de radio publique française France Inter
De 1963 à 2003, les 6 logotypes successifs de la station de radio publique française France Inter

Je n'en pouvais plus de bouillir à longueur de journée :

  • le niveau des animateurs est en chute libre : où sont donc les Jacques Chancel, Claude Villers, Pierre Bouteiller, José Artur, Daniel Mermet, Dominique Blanc-Francard, Bernard Lenoir et Jean-Louis Foulquier d'aujourd'hui ? La génération actuelle ne leur arrive pas à la cheville.
  • leur niveau de langue est de plus en plus médiocre, leur prononciation calamiteuse (ils avalent une syllabe sur quatre), abusent des anglicismes, des expressions à la mode, des tics de langage, de la novlangue et des formules toutes faites,
  • écoutant la station 18 heures par jour, je ne supporte plus les rediffusions, chaque année plus nombreuses : la nuit, l'été, puis en journée... Lorsque l'on ne nous présente pas cela comme des "archives" !
  • la programmation musicale perd la tête et commence à diffuser du rap !
  • les invités, que l’on voit et entend déjà dans d’autres organes d’information, au sein desquelles ils nous assènent déjà leurs sempiternelles anecdotes ressassées depuis des lustres repassent désormais d'émissions en émissions au sein même de la chaîne !
  • l'omniprésence du lobby LGBTQIA+ : de 20 à 30 % des émissions sont animées par un ou une LGBTQIA+, reçoivent un ou des LGBT ou parlent de LGBT ; ce qui me paraît totalement disproportionné au regard de leur place réelle dans la société française.

En septembre 2019, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase : avec "Pas son genre", une émission  de propagande hebdomadaire, entièrement consacrée à ce sujet, la mysandre et prosélyte Giulia Foys déverse sa bile à travers d'invraisemblables cours de rééducation sexuelle !

La journaliste française Giulia Fois

Quelques brefs exemples du ramassis d'âneries et d'insanités que l'on peut y entendre :

    • le 1er avril 2021, Giulia promeut joyeusement une lingerie destinée aux "non-binaires" mais aussi aux hommes transgenres (femmes au départ). Elle vante un "joli boxer menstruel unisexe" (sic) de la société Moodz. Avant de conclure : "Tout ce qui interroge le genre nous interroge nous, parce que tout ce qui secoue les normes nous donne de l’air à nous aussi, et parce que le centre a toujours eu besoin de la marge pour se décaler".
    • le 1er juin 2021 : Giulia est une locutrice acharnée de la novlangue progressiste. Transgenre, dit-elle, c’est déjà mieux que transsexuel,  "mais on peut mieux faire encore". Démonstration : si vous utilisez le préfixe trans c’est que - vil obscurantiste que vous êtes - vous considérez que "la norme, la normalité, c’est une femme née femme et un homme né homme". Et la construction sociale et culturelle des dominants qui ont institué une norme sexuelle qui n’existe pas en réalité, qu’est-ce que vous en faites ? Heureusement, la branche canadienne de l’UNESCO vient d’écrire un bréviaire à l’usage des journalistes dans lequel on trouve un mot permettant de désigner un transgenre sans référence, même lointaine, au système sexuel normatif : "personne aux deux esprits". Giulia en pleurerait presque : "C’est joli, c’est poétique, et surtout ça rappelle qu’on a tous du masculin ET du féminin en nous".

Tout cela dans une émission de service public, payée par la redevance audiovisuelle...

Bref, fin 2019 je renonce définitivement à écouter cette station que j'avais tant aimée.

Source : www.causeur.fr

"Nul et non avenu" ou "Nulle et non avenue".

J'utilise beaucoup cette jolie locution adjectivale.

Relevant du vocabulaire juridique, on retrouve cette formule dans certains jugements et elle signifie, au sens propre :

  • ineffectif(ve), invalide ; comme s’il/elle était inexistant(e) ou n'avait jamais existé,

Un acte annulé n'a ainsi pas plus d'effet que s'il avait jamais existé.

Ce qui autorise la Cour d'appel de Versailles (17e chambre 5 juillet 2017) à déclarer que "Mme Patricia X... épouse Y... ne peut plus demander l'annulation de son licenciement, puisque cette procédure est devenue nulle et non avenue".

  • et par extension : inutile ; ne valant rien, au point d'être considéré(e) comme inexistant(e).

On dit par exemple : "Je considère personnellement la réforme de l'orthographe de 1990 comme nulle et non avenue".

Source : www.dictionnaire-juridique.com et wiktionary.org

"Faire une partie de jambes en l'air".

Un couple en train de "faire une partie de jambes en l'air"

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle ne manque naturellement pas de surprendre nos amis étrangers ou nos jeunes enfants lorsqu'il l'entendent pour la première fois.

Elle signifie, au sens figuré : avoir un rapport sexuel, faire l'amour.

On dit par exemple : "J'avais dit à ma femme de partir chez sa mère quelques jours car j'allais être débordé au bureau. Mais en rentrant à la maison après seulement 48 heures, elle m'a surpris au bord de la piscine en train de faire une partie de jambes en l'air avec mon assistante".

"Des oeufs au plat" ou "Des oeufs sur le plat".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : des oeufs, généralement de poule, cuits sur un plat, une poêle ou sur une plaque préalablement chauffée et beurrée ou huilée.

Des oeufs sur le plat

  • et au sens figuré, dans le registre familier : de très petits seins.

Des oeufs sur le plat

J'ai déjà consacré dans ce blogue un article à toutes les façons de désigner en français une petite poitrine, que je vous invite naturellement à découvrir.

"Les glaouis".

Des testicules

Ce substantif masculin qui nous vient de l'arabe maghrebin "klaoui" ("testicule") relève du registre argotique.

Et il désigne naturellement : les testicules.

On dit par exemple ; "Se geler les glaouis" pour dire avoir très froid.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

Source : www.dictionnairedelazone.fr

"Émoustiller".

J'aime beaucoup ce verbe du langage courant, qui signifie, selon le contexte :

  • Mettre de bonne humeur, en gaieté.

On dit par exemple : "Rien de tel qu'une bonne blague pour émoustiller ses invités".

  • Susciter une excitation sensuelle.

On dit par exemple : "Avec cette mini-jupe tu vas émoustiller ton patron".

Sources : Le Robert

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"Mettre le Petit Jésus dans la crèche"

Cette locution verbale change radicalement de sens en fonction de niveau de langue employé, puisqu'elle signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : ajouter l'enfant Jésus dans la crèche, dans la nuit du 24 au 25 décembre, date anniversaire de sa naissance présumée, à Béthléem (Palestine), en l'an zéro (alors qu'il serait vraisemblablement plutôt né à Nazareth (Israël) entre l'an -6 et l'an - 4... avant lui-même).

On dit par exemple : "Colombe, Sophie-Charlotte, Domitille, Isaure, Marie-Bénédicte, Jean-Eudes, Enguerand, Côme, Childéric, Godefroy, venez tous ! Il est minuit, nous allons déposer l'enfant Jésus dans la crêche !".

  • et au sens figuré, dans le registre populaire : pénétrer sexuellement, c'est à dire introduire son sexe dans celui de sa partenaire !

On dit par exemple : "Ma Raymonde va faire ses 50 piges demain... alors j'vas aller au marché lui offrir un joli bouquet d'marguerites et rev'nir i' mettre le Petit Jésus dans la crèche".

"La sauter" ou "Je la saute".

Ce verbe signifie, selon le contexte, dans le registre argotique :

  • avoir très faim.

On dit par exemple : "Bon, on bouffe quand ? Je la saute, moi".

Un bébé affamé

Sur un sujet contigu, je me permets de vous suggérer la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir faim" ou "Avoir très faim" en français.

  • ou : coucher avec une personne de sexe féminin ; avoir une relation sexuelle avec elle.

On dit par exemple : "Si je connais la frangine de Kevin ? Mais ça fait deux piges que je la saute !".