"Les remps" ou "Mes remps", "Une reum" ou "Ma reum", "Un reup" ou "mon reup".

Ces mots de verlan relevant du registre argotique désignent respectivement :

  • "Les parents" ou "Mes parents" (contraction de "ran-pa"),
  • "Une mère" ou "Ma mère" (contraction de "reu-mè"),
  • et "Un père" ou "Mon père" (contraction de "reu-pè").

Ils ne sont pas vraiment des plus récents, puisqu'ils étaient déjà couramment utilisés dans les cours de récréation à mon arrivée à Conflans Sainte-Honorine (78) en banlieue Ouest, en juillet 1969.

Mais pas encore à Courbevoie (92) où j'avais effectué mon CP (Cours Préparatoire) et mon CE1 (Cours Elémentaire 1).

"Passer crême".

Cette étrange formule du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire est utilisée depuis quelques années par les jeunes pour signifier : "Convenir, aller bien, être bien, être impeccable, être parfait".

On dit par exemple : "Ça a été avec ta reum hier soir ? Ouais : c'est passé crême !".

Ou : "Ton contrôle s'est bien passé ? Ouais : c'est passé crême !".

Des personnes plus âgées diraient dans le même registre : "Nickel !".

 

L'origine directement littéraire du nom de l'enseigne "Starbucks".

Logo de l'entreprise états-unienne Starbucks, fondée en 1971

Starbucks est une chaîne de cafés états-unienne fondée en 1971, à Seattle (Washington), sous le nom de Starbucks Coffee Company par Zev Siegl, Jerry Baldwing et Gordon Bowker, associés au torréfacteur Alfred Peet.

Elle a été rachetée en 1987 par Howard Schultz, le directeur marketing, qui la rebaptise Starbucks Corporation et lui fait vendre des boissons au café en plus des cafés en grain qu'elle se contentait de proposer jusqu'alors.

En partie en franchise, il s'agit de la plus grande chaîne de ce genre dans le monde, avec plus de 28 000 établissements implantés dans près de 80 pays, dont 12 000 aux États-Unis d'Amérique.

L'origine littéraire du nom "Starbucks"

L'entreprise tire son nom de "Starbuck", l'un des officiers du Pequod, le navire du capitaine Achab, qui poursuit un gros cachalot blanc surnommé "Moby Dick", dans le célèbre roman d'aventures états-unien du même nom, écrit en 1851 par Herman Melville ("Moby Dick or The whale" en anglais, c'est à dire "Moby Dick ou La baleine" ou "Moby Dick ou Le cachalot").

Édition originale de 1851 du roman états-unien "Moby Dick" de Herman Melville (1851)

D'où le logo de couleur brune dessiné par Terry Heckler et représentant une sirène couronnée dotée de deux queues de poisson, inspirée d'une gravure scandinave du XVIe siècle.

Logos successifs de l'enseigne états-unienne Starbucks

Le concept Starbucks

Les établissements Starbucks vendent exclusivement leur propre marque de café (moulu ou en grains), du thé, des boissons, des pâtisseries, des ustensiles et des machines à café.

Produits Starbucks

Mais l'entreprise vise principalement à "offrir une expérience-consommateur", en proposant à sa clientèle un service unique qu’elle ne retrouvera pas dans les cafés d’une autre enseigne (confort, calme,etc.).

Produits Starbucks

Ainsi que des prix qui défient parfois l'entendement, puisqu'une tasse de 350 millilitres de café peut y coûter jusqu'à... 12 dollars !

Indépendamment de ceux-ci, l'entreprise fait également l'objet de critiques concernant notamment sa politique de ressources humaines, ses produits et sa politique écologique.

Source : wikipedia.org

"Avoir l'oeil sur quelqu'un", "Avoir quelqu'un à l'oeil", "Tenir à l'oeil quelqu'un", "Tenir quelqu'un à l'oeil", "Avoir l'oeil sur quelque chose", "Avoir quelque chose à l'oeil", "Obtenir à l'oeil quelque chose" ou "Obtenir quelque chose à l'oeil".

Ces différentes expressions du registre familier en forme d'idiotismes corporels signifient respectivement :

  • "Avoir l'oeil sur quelqu'un", "Avoir quelqu'un à l'oeil", "Tenir à l'oeil quelqu'un" ou "Tenir quelqu'un à l'oeil" : le surveiller étroitement.

On dit par exemple : "Ne t'inquiète pas pour ton fils : je l'ai à l'oeil".

  • "Avoir l'oeil sur quelque chose", "Obtenir à l'oeil quelque chose" ou "Obtenir quelque chose à l'oeil": obtenir gratuitement quelque chose, pour rien, sans avoir à payer.

On dit par exemple : "J'ai longtemps eu mon pastis à l'oeil grâce à un copain qui travaillait au port de Marseille".

  • et "Avoir quelque chose à l'oeil" :
    • au sens propre : avoir par exemple une tache ou une poussière dans l'oeil.

On dit par exemple : "Ma fille a quelque chose à l'oeil, il me semble".

    • au sens figuré : obtenir gratuitement quelque chose, pour rien, sans avoir à payer.

On dit par exemple :"J'ai pu avoir des places à l'oeil cette année".

"L'ALAT".

Cet acronyme peut avoir deux significations radicalement différentes :

  • dans le domaine militaire, il désigne en effet : l'Aviation Légère de l'Armée de Terre.

Hélicoptères de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre)

Le grand public l'ignore en effet souvent, mais 70% environ des hélicoptères de l'armée française ne relèvent pas de l'Armée de l'air... mais de l'Armée de terre !

Et j'avoue ne l'avoir pour ma part découvert qu'au début des années 2000 lors de l'élaboration de mon dictionnaire de sigles et acronymes.

Pilotes et mécaniciens de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre)

L'ALAT est historiquement issue de l'artillerie dont elle a réuni en 1952 les moyens aériens sous le nom d'ALOA (Aviation Légère d'Observation d'Artillerie), avant de prendre son nom actuel en 1954 et de devenir une arme distincte de l'artillerie en 2003.

Insigne de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre), créée en 1954

L'ALAT compte environ 4 500 hommes et son COMALAT (Commandement de l'ALAT) est basé à Vélizy-Villacoublay (78), près de Versailles (78), depuis 1967.

Elle utilise principalement des hélicoptères (409 en 2020, pour seulement 15 avions) et sert principalement à l'appui des troupes au sol.

Hélicoptères de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre)

Ses différents rôles sont en effet :

    • l'éclairage des forces au sol (chars et infanterie),
    • le repérage de cibles pour l'artillerie,
    • le combat contre les éclaireurs adverses,
    • le combat antichar,
    • le ravitaillement,
    • ainsi que la dépose et la récupération de soldats en zone ennemie.
  • tandis que dans le domaine de la santé il désigne : l'ALanine AminoTranférase, qui est une enzyme se trouvant normalement à l'intérieur des cellules du foie et qui se libère dans le sang en cas de destruction totale ou partielle de ces cellules.

Le taux d'ALAT dans le sang sert donc à diagnostiquer et suivre les maladies du foie.

L'alanine aminotranférase est également désignée sous le sigle ALT.

Sources : wikipedia.org et www.futura-sciences.com

"S'endormir sur ses lauriers" ou "Se reposer sur ses lauriers".

Cette expression du langage courant en forme d'idiotisme botanique fait référence aux lauriers de la Grèce antique, dont les rameaux servaient à tresser des couronnes destinées aux poètes, aux héros et aux vainqueurs.

Et elle signifie "Se contenter d'un premier succès, se reposer sur une gloire ancienne, ne plus faire d'efforts après un grand succès".

On dit par exemple : "Après son titre de champion, il s'est trop reposé sur ses lauriers".

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr  et dictionnaire.reverso.net

"Un margis" ou "Un marchis" et "Un margis-chef" et "Un marchis-chef"

Ces différents mots du registre argotique appartiennent au vocabulaire et jargon militaire.

Et il s'agit de mots-valises désignant :

  • "Un margis" ou "Un marchis" : un MARéchal des loGIS (ou MARéCHal des logIS).

C'est à dire : un sous-officier dans les régiments de cavalerie, d’artillerie, du train, de l'ALAT et du matériel de l’armée de terre française et dans la gendarmerie nationale française, situé entre son supérieur hiérarchique, le maréchal des logis-chef, et son subordonné, le brigadier-chef ; ce grade correspondant à celui de sergent dans les autres régiments.

  • et "Un margis-chef" ou "Un marchis-chef" : un MARéchal des loGIS-chef (ou MARéCHal des logIS-chef).

C'est à dire : un sous-officier dans les régiments de cavalerie, d’artillerie, du train, de l'ALAT et du matériel de l’armée de terre française et dans la gendarmerie nationale française, situé entre son supérieur hiérarchique, l'adjudant, et son subordonné, le maréchal des logis ; ce grade correspondant à celui de sergent-chef dans les autres régiments.

Le maréchal des logis-chef Ludovic Truchot (Louis de Funès) dans le film français "Le gendarme de Saint-Tropez" de Jean Girault (1964)

Souvenez-vous du film de Jean Girault "Le gendarme de Saint-Tropez" (1964) : Ludovic Truchot, le gendarme incarné par Louis de Funès y est maréchal des logis-chef !

Affiche du film français "Le gendarme de Saint-Tropez" de Jean Girault (1964)

Source : wikipedia.org

"De la roupie de sansonnet".

L'origine de cette expression demeure assez mystérieuse.

Curieusement en effet, la "Roupie" dont il est ici question est un mot du registre désuet désignant... la goutte qui pend parfois au bout de notre nez.

Et l'on ignore la signification du mot "Sansonnet" ici présent, qui ne désigne aucunement l'oiseau passereau de nos régions appelé "Étourneau sansonnet".

La locution nominale "Roupie de sansonnet" ne constitue donc nullement un idiotisme animalier, ainsi que l'on aurait légitimement pu le penser !

Appartenant au registre familier, elle signifie, selon le contexte :

  • Très peu, pas grand-chose, d’une valeur très faible.

On dit par exemple : "À côté de la mienne, ta collection c'est de la roupie de sansonnet !".

Ou : "Penses-tu que je puisse tirer un bon prix de ma voiture ?". "Ça m'étonnerait :

  • ou : Une chose insignifiante, une bagatelle.

On dit par exemple : "J'ai peur de me faire engueuler pour l'autre jour". "Mais non, voyons : c'est de la roupie de sansonnet !".

On dit également, dans le registre familier : "C'est de la gnognote", "Ça ne vaut pas tripette" ou "Trois fois rien".

Source : wiktionary.org