Il résulte de la polysémie des mots « timbré » (qui signifie « doté d’un timbre » dans le langage courant et « fou » dans le registre argotique) et « affranchi » (qui signifie « tamponné » pour un timbre-poste et « libéré » pour un esclave).
Mais, à tout le moins, dans le langage courant : "Fichue porte : je me suis violemment cogné l'ongle du gros orteil et je vais avoir un ongle noir !" !
Et idéalement, dans le registre soutenu : "Maudite porte : je l'ai violemment heurtée avec la tablette unguéale de mon hallux et vais hériter d'un hématomesous-unguéal". !
Sans même un point d'exclamation, ainsi que les plus attentifs d'entre vous auront pu le remarquer... car - à la différence de la seconde phrase et surtout de la première - celle-ci se prononce naturellement le plus calmement et sereinement du monde, sans cris ni gestes intempestifs.
"Alpaguer" est un verbe du registre argotique signifiant : arrêter, appréhender un individu.
On dit par exemple : "Jean-Eudes et Henri-Benoît se sont fait alpaguer par les keufs !".
Il a été, je crois, assez largement popularisé par le titre du film français "L'alpagueur", réalisé en 1976 par Philippe Labro, avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle-titre, qui y interprétait un ancien chasseur de fauves devenu chasseur de primes, qui "alpaguait" force malfrats.
Le verbe "Alpaguer" dérive du terme "Alpague", qui, au milieu du XIXe siècle, désignait des vêtements masculins de haute qualité confectionnés avec de la laine d’alpaga, un mammifère originaire d’Amérique du Sud.
Par association d’idées, un habit étant quelque chose que l’on enfile et que l’on porte sur soi, le mot "alpague" a ensuite qualifié le dos, puis un individu en lui-même.
On utilisait ainsi des expressions telles que :
"Tomber sur l’alpague", synonyme de "Tomber sur le dos" et signifiant "s’en prendre à quelqu’un",
ou bien "Avoir la police sur l’alpague", lorsqu’un criminel était traqué par des agents.
Enfin, dans le courant du XXe siècle, le mot est devenu un verbe.
Comme l'a déclaré, le 09 juin 2020, Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.
Cet unique monument d'art naïf au monde a été construit à Hauterives (26), 33 années durant, par un seul homme, le Facteur Ferdinand Cheval.
Débuts de la construction
En 1879, une pierre, qu'il dénommera sa "pierre d’achoppement", entraîne sa chute sur le chemin de sa tournée et le fait transposer son rêve dans la réalité. Il rapporte dans ses cahiers l'importance de cet événement :
"Un jour du mois d'avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural, à un quart de lieue avant d'arriver à Tersanne, je marchais très vite lorsque mon pied accrocha quelque chose qui m'envoya rouler quelques mètres plus loin, je voulus en connaitre la cause. J'avais bâti dans un rêve un palais, un château ou des grottes, je ne peux pas bien vous l'exprimer… Je ne le disais à personne par crainte d'être tourné en ridicule et je me trouvais ridicule moi-même. Voilà qu'au bout de quinze ans, au moment où j'avais à peu près oublié mon rêve, que je n'y pensais le moins du monde, c'est mon pied qui me le fait rappeler. Mon pied avait accroché une pierre qui faillit me faire tomber. J'ai voulu savoir ce que c'était… C'était une pierre de forme si bizarre que je l'ai mise dans ma poche pour l'admirer à mon aise. Le lendemain, je suis repassé au même endroit. J'en ai encore trouvé de plus belles, je les ai rassemblées sur place et j'en suis resté ravi… C'est une pierre molasse travaillée par les eaux et endurcie par la force des temps. Elle devient aussi dure que les cailloux. Elle représente une sculpture aussi bizarre qu'il est impossible à l'homme de l'imiter, elle représente toute espèce d'animaux, toute espèce de caricatures.
Je me suis dit : puisque la Nature veut faire la sculpture, moi je ferai la maçonnerie et l'architecture".
Le facteur Ferdinand Cheval à l'oeuvre sur le chantier de son "Palais idéal"
Pour son voisinage, le Facteur Cheval devient alors un être étrange, un "pauvre fou" qui durant sa tournée met des pierres en tas, revient le soir les chercher en s'aidant de sa brouette, pour en remplir son jardin.
C'est en 1879 qu'il commence la construction de son fameux monument, qu'il n'appelle pas encore "Palais idéal".
En 1894, le décès de sa fille Alice, à l'âge de 15 ans, l'affecte profondément. Il avait commencé à collecter les pierres de son palais l'année de sa naissance, mais sa fille ne connaîtra jamais son achèvement. Il habite ensuite une villa dénommée villa Alicius, en hommage à sa fille, qu'il fait construire à proximité du "Palais idéal", afin de le valoriser.
Ferdinand Cheval achève la construction de son palais en 1912.
Ne pouvant être inhumé dans ce palais selon son souhait, il construit de 1914 à 1922 son tombeau au cimetière municipal.
L'oeuvre d'un tiers de siècle : Le "Palais idéal"
Classé au titre des monuments historiques le 2 septembre 1969 grâce à l'appui de l'ancien ministre André Malraux, ce monument, qui a rendu célèbre Ferdinand Cheval, a été édifié petit à petit durant 33 ans entre avril 1879 et le courant de l'année 1912.
Ce monument entièrement édifié par cet homme, mesure 12 mètres de hauteur et 26 mètres de long, les différentes pièces (des pierres ramassées sur les chemins pour la plupart) ont été assemblées avec de la chaux, du mortier, du ciment et des armatures métalliques (ce qui est précurseur en matière de technique de "béton armé").
Architecte, sculpteur ou dessinateur, Ferdinand Cheval inventera pour mener son projet à bien, certaines techniques comme le béton armé !
En 2019, le "Palais idéal" a reçu la visite de plus de 180 000 visiteurs.
Cette expression imagée du registre argotique fait référence au fil que l'on attache à la patte d'un oiseau, d'un insecte ou d'un autre animal pour l'empêcher de s'envoler ou de s'échapper.
Et elle signifie par conséquent - au sens figuré - avoir des obligations, ne pas pouvoir agir librement, ne pas être libre de ses mouvements ou se sentir prisonnier d'une situation.
On utilise principalement cette expression pour évoquer le fait d'être tenu par un engagement - généralement sentimental - dont on souhaiterait se libérer.
Comme c'est notamment le cas, bien sûr, dans la célèbre pièce de théâtre française "Un fil à la patte", créée en 1895 par Georges Feydeau et adaptée quatre fois au cinéma :
en 1924 par Robert Saidreau,
en 1933, par Karl Anton,
en 1955, par Guy Lefranc,
et en 2005, par Michel Deville, dont ce fut le dernier film.
Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressions-francaises.fr
C'est le nom attribué depuis quelques années aux rencontres opposantles deux "olympiques" du championnat de France de première division (ou Ligue 1), que sont l'OL (Olympique de Marseille) et l'OM (Olympique de Marseille).
Attisés par une rivalité sportive apparue au cours des années 2000, ces affrontements OL-OM ou OM-OL, d'abord surnommés "leChoc des Olympiques", ont été rebaptisés "Olympico", en référence au "Classico" français opposant le PSG (Paris Saint-GermainFC) et l'OM (Olympique de Marseille).
Lequel constituait naturellement un - bien modeste - décalque du "El Clasico" espagnol ("Le Classique"), opposant, depuis 1928, le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux plus grands clubs d'Espagne et deux des six ou huit meilleurs clubs du monde.
Une rencontre retransmise dans 140 pays des cinq continents, et suivie en 2017 par 650 millions de téléspectateurs !
On notera que le "Olympico" s'écrit avec un "y" et non un "i' comme cela serait le cas en espagnol ; à l'instar du "Classico" qui s'écrit avec deux "s" et non un seul pour le "Clasico" espagnol.
J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu qui signifie : sans aucun doute, sans que l’on puisse en douter ; indubitablement, de façon indubitable ; avec certitude.
On dit par exemple : "La crise économique engendrée par la maladie à coronavirus 2019 sera sans nul doute la plus importante de l'histoire contemporaine".
Ou : "L'once ou irbis est sans nul doute l'un des plus beaux animaux de notre planète".