"Carrément !".

"Carrément" est un adverbe du langage courant signifiant, selon le contexte, :

  • D'aplomb, solidement, hardiment ("Se poser carrément sur ses jambes"),
  • Avec aplomb, franchise ; catégoriquement ("Nier carrément"),
  • Complètement (registre familier) ("Il est carrément stupide ce mec !").

Son utilisation comme synonyme familier de "Complètement" est aujourd'hui devenu un véritable tic de langage chez de nombreux djeun's, qui l'utilisent à longueur de journée.

Cela m'insupporte... carrément, car pas un jour ne passe désormais sans que je surprenne dans les transports en commun des échanges entre adolescents ou jeunes adultes du type :

- "Tu as vu le nouveau clip de Schmurtz ? Je le trouve trop beau !".

- "Carrément !".

Source : www.larousse.fr

On ne dit pas : "C'qui lui empêche pas d'faire des dégâts" !

Comme le déclare l'historien français Tristan Lecoq dans le documentaire français de la série "Les mensonges de l'histoire", réalisé en 2016 par Bénédicte Delfaut, "Le naufrage du Lusitania", rediffusé en novembre 2019 sur la chaîne télévisée française RMC Story.

Mais : "CE qui NE L'empêche pas dE faire des dégâts" et mieux encore "CE qui NE L'empêche pas d'OCCASIONNER des dégâts" !

Parce que ce monsieur est professeur agrégé et qu'il ne s'exprime pas là de manière impromptue, je lui décerne pour cet immonde charabia mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

L'origine du slogan "CRS - SS !".

Affiches "CRS - SS !" de mai 1968.

Ce slogan utilisé par les manifestants français, lors des confrontations avec les forces de l'ordre, s'est installé dans le répertoire contestataire et militant dans les années 1960 et nombre de français le croient même directement issu du mois de mai 1968.

Il fait naturellement référence :

  • aux CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité), corps spécialisé de la Police nationale, chargé depuis le 8 décembre 1944 du maintien ou du rétablissement de l'ordre public, d'une part,
  • et d'autre part à la SS (SchutzStaffel) ("Escadron de protection" en allemand), l'une des principales organisations du régime national-socialiste (nazi), fondée en avril 1925 afin d'assurer la protection rapprochée d'Adolf Hitler, mais devenue au fil des années un État dans l'État, accumulant les compétences et les missions et passant du stade de groupuscule à celui d'une énorme organisation.

En réalité, ce slogan, à travers lequel les manifestants assimilent la brutalité des forces policières françaises à celle de l'une des pires organisations criminelles de l'histoire, date de... 20 ans auparavant, puisqu'il est apparu en 1948, lors de l'une des grèves les plus dures et les plus violemment réprimées de l'histoire sociale française.

Le dispositif répressif du ministre de l'Intérieur Jules Moch, qui utilisera massivement l'armée et les blindés, et dont les forces policières et militaires commettront d'importantes violences, fera 5 ou 6 morts, des milliers de blessés, des centaines de condamnations à la prison ferme et près de 3 000 licenciements de mineurs.

À peine 4 ans après la fin du régime de Vichy et des exactions de sa police à l'encontre des militants communistes résistants, les mineurs grévistes assimilent donc la répression policière du gouvernement socialiste alors en place à celle de la SS.

Certains cortèges de manifestants protestant contre la guerre d'Algérie feront de même au début des années 1960.

Et, en 1968, les étudiants reprennent le slogan "CRS - SS !", et le popularisent, grâce aux désormais célébrissimes affiches de l'atelier de l'École des Beaux-Arts de paris (75).

"La grande muette".

Cette locution nominale que l'on continue d'utiliser de nos jours, désignait, de 1872 à 1945, l'armée française en raison des restrictions apportées par la loi aux libertés individuelles des militaires (droits de vote, d'association, d'expression, etc.).

L'origine de ce surnom remonte à la Troisième République, lorsque Adolphe Thiers, alors président de la République, adopta le 27 juillet 1872 une loi refusant aux militaires le droit de vote, qui ne leur sera finalement reconnu que le 17 août 1945, soit plus d'un an après celui des femmes (21 avril 1944).

Sources : secouchermoinsbete.fr et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Kiss kiss" ou "Cia Ciao" ?

Et pas, très simplement, : "Bisou, bisou" !

Je n'en puis plus de ces formules ridicules. Et au surplus étrangères.

Au moins la forme "Bisou, bisou" a-t-elle le mérite de demeurer française.

"Faire le métier de la grenouille".

Cette expression du registre familier signifie "Boire et baliller" ; ces deux activités constituant la double occupation des ivrogne.

"Unguéal" ou "Unguéale".

Cet adjectif désigne ce qui est relatif à l'ongle.

Ainsi :

Un "ongle noir" ou "rat" (registre populaire) c'est à dire un "hématome sous-unguéal"

  • La "phalange unguéale" est celle qui porte l'ongle.

Ongles de la main gauche

  • Et la "tablette unguéale" est... l'ongle !

"Chez Back Market, le Black Friday s'appelle juste vendredi" !

Ce site électronique français de revente en ligne de produits électriques et électroniques d'occasion de la société Jung SAS, créée le 14 novembre 2014, nous impose déjà son nom anglais...

Il participe en ce mois de novembre 2019 à l'opération promotionnelle du "Vendredi noir" - elle aussi affublée d'un nom anglais -, que la grande distribution et le commerce électronique français nous imposent depuis 2013, le quatrième vendredi du mois de novembre, en guise de coup d’envoi de la période des achats des fêtes de fin d'année.

Et profite de cette occasion pour polluer nos villes et nos campagnes d'affiches dotées d'un ridicule slogan en anglais ou presque, puisque fondé sur une utilisation erronée de l'adjectif "Juste", qui n'a jamais signifié "Simplement" en français !

Je ne supporte plus cet anglicisme que j'entends désormais à longueur de journée et qui me donne envie de hurler.

On ne dit pas : "Un vol non stop" pas plus que "Un magasin ouvert non stop" !

Mais : "Un vol SANS ESCALE" et "Un magasin ouvert JOUR ET NUIT" ou "Un magasin ouvert 24 HEURES SUR 24" !