"Un oligophrène".

J'adore utiliser ce mot du registre soutenu qui désigne un faible d'esprit, un débile mental.

Pourquoi dire : "Un parc de jeux indoor", "Une piscine indoor", "Un court indoor" ou "Des championnats indoor" ?

Et pas :

  • "Un parc de jeux couvert" !

Un parc de jeux couvert ("indoor")

  • Une piscine couverte" !

Une piscine municipale couverte ("indoor")

  • "Un court couvert" !

Un terrain de tennis couvert ("indoor")

  • et "Des championnats en salle" !

"Le chien aboie, la caravane passe".

Ce proverbe en forme d'idiotisme animalier peut s'utiliser en deux types de circonstances :

  • quand on souhaite affirmer que l'on poursuivra son chemin, sûr de soi, sans s’occuper de ce que disent les éventuels détracteurs,
  • ou lorsque l'on évoque une personne restant sourde aux critiques, attaques ou insultes.

Il a été très astucieusement détourné par le génial Coluche en 1975, dans son sketch "Le blouson noir".

"Faire étalage de".

Cette locution verbale du registre familier signifie "Agir avec ostentation et de manière prétentieuse", "Montrer d'une manière excessive".

Sources : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr et wiktionary.org

"Un cochonglier", "Un sanglichon" ou "Un sanglochon".

Un cochonglier, sanglichon ou sanglochon

Ce mot-valise  désigne une espèce hybride, résultant de l'accouplement d'un sanglier et d'une truie ou d'un cochon domestique et d'une laie.

Dans les trois cas, il s'agit naturellement d'animaux hybrides, nés de l'union d'un cochon domestique et d'un sanglier :

  • mais tandis que le COCHONGLIER (COCHON sanGLIER) est  issu d'un papa cochon et d'une maman laie,
  • le SANGLICHON (SANGLIer coCHON) ou SANGLOCHON (SANGLier cOCHON) est issu d'un papa sanglier et d'une maman truie.

Un cochonglier, sanglichon ou sanglochon

Petit moyen mnémotechnique pour vous souvenir de la différence : la première partie de ce type de mots-valises correspond toujours au nom du mâle :

  • "COCHONGLIER" commence par "COCHON", donc le papa est un... cochon (Bravo à ceux qui ont trouvé tout seuls ! Du moins s'ils ont moins de 6 ans...). Et la maman, par voie de conséquence, une laie.
  • "SANGLICHON" ou "SANGLOCHON" commence par "SANGL", donc le papa est un... sanglier. Et la maman, par voie de conséquence, une truie.

Nota Bene : Il existe aussi le POIGLIER (POIsson sanGLIER)... mais c'est une toute autre histoire !

Pourquoi dire : "Un building" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Un immeuble de grande hauteur" ou "Un IGH" !
Des immeubles de grande hauteur ("buildings"), à Hong-Kong, vus depuis le Victoria Peak
Des immeubles de grande hauteur, à Hong-Kong, vus depuis le Victoria Peak
  • Ou : "Un gratte-ciel" (mot invariable) !
Un gratte-ciel : la Tokyo Skytree ("arbre des cieux"), une tour à treillis de 634 m de haut, achevée en 2012, deuxième structure la plus élevée du monde toutes catégories confondues
Un gratte-ciel : la Tokyo Skytree ("arbre des cieux"), une tour à treillis de 634 m de haut, achevée en 2012, deuxième structure la plus élevée du monde toutes catégories confondues

Ne dites pas : "Un hall d'hôtel" ou "Un hall d'entrée" ni "Un hall d'exposition" !

Mais : "UNE ENTRÉE" ou "UNE SALLE D'ENTRÉE" et "UN BÂTIMENT D'EXPOSITION" ou "UNE SALLE D'EXPOSITION" !

Un "hall d'hôtel" est un faux anglicisme puisque les anglo-saxons ne parlent pas de "Hall" mais de "Lobby".

"À la mords-moi-le-noeud", "À la mords-moi-l'noeud" ou "À la mords-moi".

Cette expression du registre vulgaire, signifie, selon les circonstances :

  • peu intéressant, sans valeur, voire stupide, idiot.

On dit par exemple : "Je ne te dis pas la soirée ! Bernard nous a traîné voir un film chinois à la mords-moi-le-noeud !".

En ce sens, elle est presque synonyme de l'expression "À la noix".

  • fait de façon rapide et négligée, bâclé, appliqué ou exécuté sans avoir été réellement pensé ou mis au point.

On dit par exemple : "Samedi, Jean-Mi nous a encore pourri la soirée avec un de ses fichus plans à la mords-moi l'noeud !".

L'expression est tellement connue et utilisée, que l'on se contente parfois de l'utiliser de manière elliptique ; la forme "À la mords-moi" se suffisant à elle-même.

Source : wiktionary.org

"La Semaine sainte".

Il s'agit, pour les chrétiens, de la semaine précédant Pâques et de la dernière partie du Carême.

Destinées à commémorer la Passion du Christ, ces célébrations s'appuient sur des traditions et des rituels séculaires.

La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne.

Leur multitude a certainement souvent quelque peu dérouté nombre d'entre vous.

En voici un bref résumé qui, je l'espère vous permettra d'y voir plus clair :

Le Dimanche des Rameaux :

Cette fête, qui inaugure la Semaine sainte, rappelle l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Selon l’Évangile Jésus entre dans la ville sur le dos d’une ânesse et que la foule l’acclame avec des feuilles de palmiers souvent remplacées sous nos latitudes (faute d'un réchauffement climatique suffisant) par des branche de buis. À la messe, ce jour-là, la communauté chrétienne se remémore cet événement avec une procession dans l’église et une bénédiction solennelle des rameaux (les branches de buis). Pendant la célébration, on lit également le récit de la Passion du Christ.

Dans le sud de la France, où je vis, on parle souvent de "Dimanche des Palmes".

Le Lundi saint :

Il n’y a pas de liturgie particulière ce jour-là. Dans le récit de la Semaine sainte, Jésus rend visite à ses amis de Béthanie et Marie le parfume d’huile précieuse, comme pour le préparer à son ensevelissement. Pendant la messe chrismale, l’évêque réunit autour de lui les prêtres du diocèse et consacre les huiles saintes qui seront utilisées pour les sacrements durant l’année à venir. Cette messe est traditionnellement célébrée le Jeudi saint au matin mais elle peut également avoir lieu les jours qui précèdent.

Le Mardi saint :

On approche de la Passion du Christ. Ce jour-là, la liturgie se concentre sur Jésus annonçant la trahison de Judas et le déni de Pierre.

Le Mercredi saint :

Alors qu’il s’apprête à trahir Jésus, Judas rend visite aux prêtres du Temple et promet de le leur livrer en échange de trente pièces d’argent. Cette journée fait traditionnellement référence à la déloyauté de Judas.

Le Jeudi saint :

C’est la fête de l’Eucharistie, et donc des prêtres. On y célèbre le dernier repas de Jésus avec ses disciples. La messe du Jeudi saint est parfois appelée "Mandatum" en référence au Christ qui, lavant les pieds de ses apôtres, leur a recommandé de s’aimer les uns les autres. En lavant les pieds de quelqu’un, on s’abaisse devant lui et ce geste d’humilité peut être interprété comme un témoignage d’amour. Très souvent, le célébrant reproduit cela au cours de la célébration.

De la messe du soir de ce Jeudi saint au dimanche de Pâques inclus a lieu le "Triduum pascal", centre de gravité de l’année liturgique.

Le Vendredi saint:

Jésus est amené devant Ponce Pilate puis il est condamné à mort. Il porte sa croix avant d’être crucifié sur le "Golgotha". Ce jour-là, aucune messe n’est célébrée. Le Chemin de Croix permet de revivre les événements de la Passion de Jésus et de réfléchir au sens de ces événements.

Le Samedi saint :

C’est un jour d’attente. On dit que Jésus est descendu parmi les morts pour ramener vers le Ciel les âmes justes mortes avant son sacrifice. Le soir, la Vigile pascale a lieu entre le coucher du soleil du Samedi saint et le lever du soleil de Pâques. La procession de la lumière permet aux fidèles d’entrer dans l’église, alors plongée dans l’obscurité, et le nouveau cierge pascal est allumé. La liturgie de la Parole rappelle toute l’histoire du Salut et les catéchumènes reçoivent le baptême. Et les cloches des églises se remettent enfin à sonner pour le plaisir de tous, et en particulier des dormeurs.

Le Dimanche de pâques :

La Semaine sainte s’achève en apothéose le jour de Pâques. Le Christ est ressuscité ! La journée de Pâques est joyeuse et la liturgie en est l’image vivante. Jolis chants, fleurs et décorations viennent l’embellir. Lors de cette messe, on voit souvent un renouvellement des promesses baptismales et le prêtre bénit les fidèles en les aspergeant d’eau bénite. Le dimanche de Pâques inaugure le temps pascal qui dure cinquante jours et se clôt avec la Pentecôte.

Source : fr.aleteia.org

On ne dit pas : "Pour le coup" !

Le spécialiste des jeux vidéo Fred Moulin

Comme l'a déclaré, à plusieurs reprises en quelques minutes, le spécialiste français des jeux vidéo Fred Moulin, le 4 novembre 2019, dans l'émission de Sonia Devillers, "L'instant M", sur la chaîne radiophonique publique française France Inter.

Mais par exemple, selon le contexte :

  • "En l'espèce",
  • "En la circonstance",
  • "En l'occurrence",
  • À cette occasion",
  • "Au moins",
  • "Cette fois",
  • "Pour une fois",
  • "Donc",
  • ou "Alors" !

J'avoue ne plus supporter cette formule stupide et ridicule, que j'entends désormais plusieurs fois par jour dans la bouche de mes compatriotes, et qui est devenu un véritable tic de langage.

Le journaliste sportif français Bertrand Latour l'a ainsi utilisé quatre fois, en quelques minutes à peine, lors de son intervention, le 21 mars 2021, dans l'émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Le journaliste sportif français Bertrand Latour

"Avoir le bourdon".

Cet idiotisme animalier du registre familier signifie : être triste, mélancolique, voire broyer du noir, avoir des idées noires.

On dit également "Avoir le moral dans les chaussettes".