Ainsi que l'on peut le lire sur les affiches des panneaux d'information municipaux aixois, en ce mois de février 2023.
Et pas, en français : "Abonnez-vous à la LETTRE D'INFORMATION de la ville d'Aix-en-Provence" !
Richesse et défense de la langue française
Ce chapitre regroupe l’ensemble de mes articles consacrés à la phénoménale richesse de la langue française : des citations, expressions ou proverbes aux vocabulaires et jargons spécialisés, héritages langagiers, mots et locutions étrangères repris en français, en passant par les différents registres de langue, etc.
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 11 643
Ainsi que l'on peut le lire sur les affiches des panneaux d'information municipaux aixois, en ce mois de février 2023.
Et pas, en français : "Abonnez-vous à la LETTRE D'INFORMATION de la ville d'Aix-en-Provence" !
C'est bien sûr au formidable Coluche que nous devons ces quatre superbes formules,.
Relevant du registre populaire, elles sont toutes extraites de sa saynète "Le blouson noir", datant de 1975.
Et s'écrivent et se prononcent normalement :
"C'est con, vOUS auriez dû vEnir !", "De là à cE qu'un grossier soit malpoli !", "PropRE sur lui" et "Tu tE demandes" !
Nous venant directement du latin "Quasi" ("Comme si"), il signifie : presque, pour ainsi dire, en quelque sorte, à peu près.
On dit par exemple : "J'ai quasi réussi à calmer ma femme après qu'elle ait trouvé la culotte de ma secrétaire dans la poche de ma veste : elle me laisse la Mercedès et se contente de la maison".
Utilisé comme préfixe, "Quasi" exprime l'approximation.
Il est lié aux noms par un trait d'union.
On écrit ainsi : "Un quasi-succès" ou "Une quasi-certitude".
Mais il n'y en a pas lorsqu'il est lié à des adjectifs.
On écrit ainsi : "Un endroit quasi désert" ou "Des chances de succès quasi nulles".
Particulièrement savoureux et moelleux, il se consomme idéalement à peine rosé et se prête à une cuisson vive.
Il peut être grillé, poêlé ou rôti selon qu’il est coupé en émincé, cube, escalope, pavé ou rôti.
Régionalement, le "Quasi" est appellé "Coeur de veau" à Marseille (13), "Cul de longe" à Lyon (69) et "Pièce blanche" à Toulouse (31).
Sources : www.larousse.fr, www.la-viande.fr et halledeschefs.fr
Mais plutôt : "EMPRUNTER un livre en bibliothèque" !
On dit par exemple : "Aix-en-Provence (13) est une ville superbe".

Ou : "Ce type a des fesses superbes".
On dit par exemple : "Voilà bien une superbe journée d'automne".
On dit par exemple : "Cette jeune fille a été superbe de maîtrise : elle n'a jamais tremblé et mérite amplement sa victoire".
On dit par exemple : "Admirez la superbe de ce magnifique frison !".
Sources : Le robert et www.larousse.fr
Ainsi que je l'entend malheureusement régulièrement dire dans nos différents organes d'information.
Mais : "Il a vendu plus de 50 000 EXEMPLAIRES de son NOUVEAU livre" !
Cette utilisation erronée du mot "Copie" n'est évidemment qu'un calque fautif du mot anglais "copy" ("copies" au pluriel).
Cette locution verbale en forme d'idiotisme architectural relève du registre familier.
Et elle signifie, au sens figuré : partir sans attendre, contraint et forcé ; vider les lieux ; quitter un lieu après en avoir été chassé.
On dit par exemple : "Je vous avait dit que je ne voulais plus vous voir ici : vous allez me débarrasser le plancher immédiatement !".
Sources : wiktionary.org, www.linternaute.com et www.expressio.fr
Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme textile relève du langage courant.
Et elle désigne un genre littéraire et un genre cinématographique, tous deux dérivés des oeuvres littéraires du XIXe siècle, elles-mêmes inspirées des bretteurs du XVIIe siècle :
Les personnages portaient une cape et une épée, symboles de la fonction ou de l'état d'une personne, qui marquaient sa position et son rang.
On appela, ensuite, par abus de langage, "drames de cape et d’épée" des pièces à effets violents, à incidents tumultueux et où de grands coups d’épée tranchaient les situations et l’on appliqua le même nom aux romans d’aventures mettant en oeuvre des procédés analogues.
Le nom générique "De cape et d'épée" est dû au romancier français Ponson du Terrail mais aussi au roman d’Amédée Achard, "La Cape et l'Épée", en 1875.
Ce sous-genre du film historique a très tôt fait l’objet de différentes adaptations, inspirées par des oeuvres littéraires du XIXe siècle d'Edmond Rostand, de Paul Féval et surtout d'Alexandre Dumas.
L'oeuvre fondatrice du genre, en France, pourrait être "L'assassinat du duc de Guise", en 1908.
Et en 1921, Henri Diamant-Berger réalise la première grande adaptation des "Trois Mousquetaires", avant que tous les classiques ne soient adaptés : "Le Bossu", "Le Capitaine Fracasse", etc.
Si le genre est peut-être traité avec moins d'éclat qu'en Amérique, il est culturellement plus proche de la réalité : les Français introduisent la pointe de paillardise qui fait défaut aux États-uniens et surtout, les réalisateurs peuvent tourner en décors naturels, dans maints châteaux historiques ou demeures authentiques.
Ce genre connut en France ses plus grandes heures de gloire au cours des années 1950-1960. Deux oeuvres à la Libération, "Le Bossu" (1944) de Jean Delannoy et "Le Capitan" (1946) de Robert Vernay, amorcèrent en effet le genre.
Le réalisateur français André Hunebelle est assurément l'un des maîtres du genre et Claude Carliez le maître d'armes de la plupart des films du genre.
Dans le genre, on trouve également des déclinaisons humoristiques comme "Cadet Rousselle" d'André Hunebelle (1954) ou historiques comme "Cartouche" de Philippe de Broca et "Mandrin, bandit gentilhomme" de Jean-Paul Le Chanois (1962). Sans oublier la saga sentimentale d'"Angélique, Marquise des anges" de Bernard Borderie (5 films entre 1964 et 1968).
Plus récemment, c'est en France que le genre trouva un nouveau souffle grâce aux deux adaptations réalisées avec succès par Jean-Paul Rappeneau (qu'il avait déjà brillamment abordé en 1971 avec "Les Mariés de l'an II") : "Cyrano de Bergerac" avec Gérard Depardieu (1990) et "Le hussard sur le toit" avec Olivier Martinez (1995). Philippe de Broca tourna une nouvelle version du "Bossu" avec Daniel Auteuil et Fabrice Luchini (1997). Et une version féminine, "La Fille de d'Artagnan" avec Sophie Marceau, réalisée par Bertrand Tavernier en 1994, renforça ce nouvel élan, que confirma la version plus moderne de "Fanfan la Tulipe", réalisée par Gérard Krawczyk (2003).
En revanche, quelques tentatives comiques s'apparentant vaguement au genre n'attirèrent pas beaucoup de public et semblèrent même signifier un coup d'arrêt au retour du film de cape et d'épée inauguré dans les années 1990 : "Le Libertin" de Gabriel Aghion (2000), le lamentable "Blanche" de Bernie Bonvoisin (2002) ou "Les aventures de Philibert, capitaine puceau" de Sylvain Fusée (2011).
De nombreux feuilletons télévisés ont également abordé le genre : "Thierry la Fronde" (1963), "Le chevalier Tempête" (1967), "Lagardère" (1967), "Thibaud ou les croisades" (1968), "D'Artagnan" (1969), "Quentin Durward" (1971), "La dame de Monsoreau" (1971), "Mandrin" (1972), "La Révolte des haïdouks" (1972), "La Juive du château Trompette" (1974), "D'Artagnan amoureux" (1977), "Gaston Phébus" (1978) ou "Le Chevalier de Pardaillan" (1988).
Dans le cinéma anglo-saxon, on trouve trois grands cycles de films de cape et d'épée :
Dans le registre cocasse, il faut citer "L'étroit mousquetaire" du français Max Linder (1922). Ainsi que les deux films de George Sidney : "Les Trois Mousquetaires" (1948) et "Scaramouche" (1952).
Dans les années 1970, Richard Lester marqua un retour fougueux au genre avec "Les Trois Mousquetaires" (1973), "On l'appelait Milady" (1974) et "Le Retour des Mousquetaires" (1988);
Et l'une des dernières réalisations anglo-saxonnes du genre est "L’homme au masque de fer" de Randall Wallace (1998).
Sources : wikipedia.org et wiktionary.org
J'aime beaucoup ce joli verbe qui relève du langage courant.
On dit par exemple : "La nuit dernière, j'ai songé à nos prochaines vacances : peut-être que nous pourrions aller en Italie cet été ?".
On dit par exemple : "Ne songeons plus à tout cela et amusons-nous pour une fois !".
On dit par exemple : "Je ne supporte plus d'avoir ma belle-mère à la maison à longueur d'année. Je songe à me débarrasser d'elle".
On dit par exemple : "Il faudra que je songe aller enterrer le cadavre de ma belle-mère plus profondément : j'ai remarqué que le chien grattait sous le pommier".
Sources : Le Robert et www.larousse.fr
Ainsi que j'ai pu l'entendre dire récemment par une jeune femme dans un bus de ma bonne fille d'Aix-en-Provence (13).
Mais simplement : "Je vais TOUT MESURER" !
Ces deux jolies locutions verbales en forme d'idiotismes architecturaux relèvent du langage courant.
Et elles signifient respectivement :
Un film français, réalisé en 1985 par Michel Deville porte ce titre.
On dit par exemple : "Protéger les guépards est une priorité car il n'en reste plus que quelques milliers en liberté : il y a péril en la demeure".
On dit par exemple : "Il faudra songer à refaire la toiture du garage, mais il n'y a pas péril en la demeure : elle peut encore tenir quelques années".
Sources : vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca, www.expressio.fr, wiktionary.org et lalanguefrancaise.com