"Vidéo protection" et "Vidéo surveillance".

Ces deux substantifs féminins ne doivent pas être confondus car ils désignent des réalités sensiblement différentes, que la CNIL nous explique très clairement :

  • les dispositifs de vidéoprotection filment la voie publique et les lieux ouverts au public : rue, gare, centre commercial, zone commerciale, stade, piscine, plage, etc.

Panneau "Site sous vidéoprotection"Un agent surveillant des écrans de caméras de vidéoprotection

On dit par exemple : "Christian Estrosi, le maire de Nice (06), est un fervent partisan de la vidéo protection de ses concitoyens".

Une caméra de vidéoprotection dans une rue françaiseUne caméra de vidéoprotection

  • tandis que les dispositifs de vidéosurveillance filment les lieux non ouverts au public : réserve d'un magasin, entrepôts, copropriété fermée, etc.

On dit par exemple : "Ce patron a omis de signaler à ses employés que la réserve de son magasin était placée sous vidéosurveillance".

Panneau "Établissement sous vidéosurveillance"Des images de vidéosurveillance d'entrepôt

 

 

Une caméra de vidéosurveillance dans un entrepôtDes caméras de vidéosurveillance dans un entrepôt

Dans tous les cas, les dispositifs doivent être conformes aux règles protectrices des données personnelles.

Ainsi, les personnes filmées doivent être informées de leur droit d'accès aux images. Lesquelles doivent être conservées pendant une durée limitée (en général, pas au delà d'un mois).

Mais vous êtes bel et bien fliqués ! Pardon : protégés !

Des caméras de vidéoprotection

Source : www.cnil.fr

"Le miracle des loups".

L'actrice italienne Rosanna Schiaffino, dans le film français "Le miracle des loups" d'André Hunebelle (1961)

Cette locution verbale est à l'origine le titre d'un roman historique français de Henry Dupuy-Mazuel paru en 1924 et adapté au cinéma en 1924 par Raymond Bernard et en 1961 par André Hunebelle, avec l'acteur Jean Marais dans le rôle principal.

"Le miracle des loups", roman historique français de Henry Dupuy-Mazuel paru en 1924

Affiche du film français "Le miracle des loups" d'André Hunebelle (1961)Affiche du film français "Le miracle des loups" d'André Hunebelle (1961)

Elle est devenue une expression en forme d'idiotisme animalier après que le journaliste sportif français Didier Roustan ait commencé à l'utiliser, au début des années 2020, dans l'émission vespérale d'Olivier Ménard "l'Équipe du soir", diffusée quotidiennement sur la chaîne de télévision française "l'Équipe du soir".

Le journaliste sportif français Didier Roustan

Et que ses différents collègues reprennent après lui la formule.

Elle désigne ainsi désormais, au sens figuré, dans le domaine sportif et en particulier en football : un miracle, un fait exceptionnel.

On dit par exemple : "Sauf miracle des loups, le PSG ne passera pas en quarts de finale".

"Courage, fuyons !".

Cette locution verbale en forme d'interjection relève du registre familier.

Et elle s'utilise de façon ironique pour moquer la lâcheté de celui qui se prétend courageux ("Courage !"), mais fuit ("Fuyons !") !

On dit par exemple : "Courage fuyons est la devise de cette poule mouillée".

Le réalisateur français Yves Robert a utilisé cette expression pour son film sorti en 1979.

L'affiche du film français "Courage fuyons" de Yves Robert (1979)

On ne dit pas : "Est-ce qu'on peut juste rappeler les deux semaines de débat qu'on vient d'faire" !

Le journaliste sportif français Giovanni Castaldi

Ainsi qu’a pu le déclarer, le 14 février 2023, le journaliste sportif français Giovanni Castaldi, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Est-ce qu'on peut SIMPLEMENT rappeler les deux semaines de débat quE L'on vient d'AVOIR" !

Cet emploi de juste, calqué sur celui de l'anglais "just" est erroné.

On ne dit pas : "Les buts sont faits avec quelques erreurs de marquage" !

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 14 avril 2023, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Les buts sont INSCRITS avec quelques erreurs de marquage" !

Ou : "Les buts sont MARQUÉS avec quelques erreurs de marquage" !

"Pas très catholique".

Je trouve plaisante cette amusante locution adjectivale en forme d'idiotisme religieux.

  • elle signifie, au sens figuré, dans le registre familier : sujet à contestation, pas tout à fait normal, en-dehors de la légalité ; dont il faut se méfier ; douteux, suspect.

On dit par exemple : "Ce n'est pas très catholique, mon chéri, cette histoire de crème miraculeuse qui te permettrait de combler toutes mes attentes".

  • et au sens propre, dans le langage courant : pas très honnête, pas très moral.

On dit par exemple : "Les profits exagérés que vous réalisez sur la vente des couronnes mortuaires  ne sont pas très catholiques, mon fils".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution adjectivale "Pas très orthodoxe".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Ohé ! du bateau !".

J'aime bien cette locution interjective en forme d'idiotisme des transports.

Relevant du registre familier, elle s'utilise, au sens figuré, pour interpeller une ou plusieurs personnes inattentives, n'ayant pas remarqué quelque chose.

On dit par exemple : "Ohé ! Du bateau ! Je vous signale que vous n'avez plus que 24 heures pour vous inscrire au repas de fin d'année de notre association !".

Tandis qu'au sens propre, elle relève du langage courant et est utilisée pour interpeller les marins ou passagers d'un navire situé à proximité. En particulier si l'on est naufragé sur une île déserte !

On dit par exemple : "Ohé ! Du bateau ! Vous auriez une petite place pour moi ?".

Couverture du recueil de dessins humoristiques de Jacques faizant "Ohé ! Du bateau !" (1984)
Couverture du recueil de dessins humoristiques de Jacques faizant "Ohé ! Du bateau !" (1984)

"Faire un sort" à quelqu'un ou à quelque chose.

Cette locution verbale signifie :

  • au sens figuré : propager une chose, la faire valoir.

On dit par exemple : "J'aime faire un sort aux mots d'enfants de mes deux filles".

  • et au sens propre :
    • améliorer la situation matérielle d'une personne, notamment par un mariage.

On dit par exemple : "Jeter un sort à sa fille en lui faisant épouser un homme riche ne fait pas partie de mes projets".

    • ou : consommer entièrement quelque chose, manger entièrement un aliment.

On dit par exemple : "Tu lui as fait un sort à la tarte aux fraises !".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Faire du plat" ou "Faire du gringue".

J'aime beaucoup ces deux locutions verbales.

Relevant du registre argotique, elles signifient : draguer, courtiser, flatter, tenter de séduire, essayer de plaire ; faire la cour de manière insistante et généralement déplaisante, un peu lourde.

On dit par exemple : "Quelle soirée : il y avait une grosse lourdingue qui m'a fait du plat pendant deux heures".

Ou : "Jusqu'ici ma patronne se contentait de me mettre la main aux fesses lorsque je lui amenai son café, mais là elle commence à me faire du gringue pendant les réunions !".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

13 façons d'appeler sa "grand-mère" en français.

Une petite fille et sa mamie

"Mémère" et "Mémé" relèvent du registre populaire.

Tandis que "Mamie", "Mamy" et "Maminou" appartiennent au registre familier.

"Mammy", "Granny" et "Grannie" aussi, mais sont des mots anglais.

Quant à "Mamita", il s'agit d'un mot espagnol.

Dans le même registre familier existe le mot "Mamée", qui s'utilise essentiellement dans le Sud de la France.

Enfin, "Grand-mère" et "Grand-maman" relèvent plutôt du registre soutenu.

Et "Bonne maman" et "Mère-grand" du registre désuet.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons d'appeler son "grand-père" en français.