18 façons d'évoquer des "Problèmes de vue" ou "Une mauvaise vision".

Avoir des problèmes de vue ou avoir une mauvaise vision : des lunettes de bigleux

La langue française et ses différents niveaux de langage nous offre un certain nombre de possibilités pour évoquer ce type d'infirmité. Et cela tout particulièrement lorsqu'il s'agit de reprocher à quelqu'un de ne pas voir ou avoir vu quelque chose, alors même qu'il ne souffre d'aucun handicap en la matière !

On peut tout d'abord utiliser les simple formules "avoir une mauvaise vue", "mal entendre", "ne rien y voir" ou "voir mal" (langage courant), "être atteint de cécité" (registre soutenu) ou "souffrir d'une déficience visuelle" (registre soutenu).

Mais également qualifier d'"aveugle", de "non-voyant", de "mal-voyant" (ou "malvoyant").

Ou traiter de "bigleux", de "binoclard", de "miro" (ou "miraud") (registre argotique) ou de "véritable (ou vraie) taupe" (idiotisme animalier).

Voire suggérer d'"aller s'acheter des lunettes" ou d'"aller s'acheter une canne blanche".

Personnellement, j'adore la formule familière "ne pas avoir les yeux en face des trous", dont nos amis québecois utilisent une variante intéressante : "avoir les deux yeux dans le même trou".

À défaut, on peut encore utiliser l'expression "avoir de la merde dans les yeux" (registre vulgaire).

"Une reusta" ou "Une resta".

C'est le pitoyable histrion de la chaine télévisée française C8, Cyril Hanouna, dans son émission quotidienne "Touche pas à mon poste" du 31 octobre 2019, qui m'a fait découvrir ce néologisme ridicule, constituant le verlan du mot "Star" dont vous pouvez aisément imaginer que je l'apprécie tout autant !

Je suis chaque fois davantage atterré de constater à quel point cet animateur (que j'appréciais pourtant assez lors des trois premières années de son émission sur France 4, de mars 2010 à mai 2012) peut désormais se complaire dans un tel populisme de fête foraine aussi misérable que sordide, et se commettre ainsi quotidiennement entouré d'une bande, sans cesse plus imposante, de comparses "chroniqueurs" tous plus inintéressants les uns que les autres !

Comme le disait si bien le vénéré Coluche : "Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ?".

"Avoir le seum".

Est-il nécessaire de le préciser, j'exècre naturellement cette immonde expression du registre argotique, dérivée de l'arabe, que les jeunes français utilisent massivement depuis quelques années et qui signifie : être énervé, en colère, dégoûté, frustré.

Le gouvernement français - à travers sa DSCR (Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières) devenue DSR (Délégation à la Sécurité Routière) en 2017 - s'en était pitoyablement fait le porte-parole, en décembre 2012, à travers une lamentable campagne publicitaire pour la sécurité routière destinée aux jeunes, dont les devises étaient "Si t'as pas de Sam, t'as le seum" et "Si t'as un Sam, t'as le swag".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être énervé" ou "Énerver".

 

29 façons de dire "Envoyer balader".

Le registre vulgaire nous propose "Envoyer chier", "Envoyer foutre", "Envoyer se faire empapaouter", "Envoyer se faire enculer", "Envoyer se faire foutre" et "Envoyer se faire mettre".

De même que l'épouvantable anglicisme de djeun's "Mettre un fuck".

Et le registre argotique : "Envoyer aux pelotes", "Envoyer benner", "Envoyer bouler", "Envoyer dinguer", "Envoyer péter" et "Envoyer valdinguer".

"Envoyer à la balançoire", "Envoyer au bain", "Envoyer à tous les diables" ou "Envoyer au diable","Envoyer aux pelotes", "Envoyer balader", "Envoyer paître", "Envoyer promener", "Envoyer se faire cuire un oeuf", "Envoyer se faire voir", "Envoyer se faire voir chez les grecs", "Envoyer sur les roses" et "Envoyer valser" relèvent du registre familier.

Ainsi que la formule utilisée par nos amis québecois "Envoyer chez le bonhomme".

Enfin, les verbes "Éconduire" et "Rabrouer" appartiennent au registre soutenu.

Source : wikipedia.org

"Mannequin chez Olida".

Publicité pour la marque de charcuterie française Olida, créée en 1855 par Ernest Olida

Olida était une célèbre société industrielle et commerciale de produits charcutiers, fondée en 1855 par Ernest Olida.

Et l'expression "mannequin chez Olida" servait autrefois à désigner de manière narquoise - dans le registre familier - les jeunes femmes enrobées ou dodues.

Je l'entendais encore couramment dans les années 1970 et 1980, mais son usage s'est logiquement perdu avec la disparition de la marque.

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mes articles sur toutes les façons non grossières de dire "Une personne en surpoids" et sur toutes les façons de dire "Une fille laide".

"Envoyer chez le bonhomme".

Cette locution verbale du registre familier - généralement employée à l'impératif ("Va chez le bonhomme !") - est utilisée par nos amis québecois pour congédier vertement quelqu'un.

Sur le même thème, afin de varier vos invectives et d’améliorer éventuellement votre niveau de langue, je me permets de vous recommander chaudement la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Envoyer balader".

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "LOL" !

Mais,  à tout le moins : "MDR"(Mort De Rire)" !

Ce sera toujours mieux que de dire "Laughing Out Loud !", sans même le savoir ; ce qui - soyons réalistes - doit bien être le cas d'au moins deux tiers des utilisateurs de cette interjection en forme d'acronyme anglais. Et tout en ignorant naturellement davantage encore ce que cela peut bien signifier précisément ("Rire à haute voix").

Sachez surtout qu'au -delà d'à peine 25 ou 30 ans vous vous ridiculisez auprès des jeunes en utilisant ce type de formule !

"Pute vierge !".

Ce juron blasphématoire relevantdu registre vulgaire constitue à n'en pas douter, pour les Marseillais, une très nette remise en cause de la conception virginale du Christ par la mère de Jésus.

On ne dit pas : "Trop pas !" ni même "Tellement pas" !

Mais : "Absolument pas", "Pas du tout !" (langage courant) ou "Aucunement !" (registre soutenu) !

"Filer la main" ou "Donner la main".

Ces deux locutions verbales, qui n'ont pas manqué de me surprendre lors de mon arrivée dans les Bouches-du-Rhône (13), à l'été 1999, signifient tout simplement "Aider".

On dit par exemple : "Heureusement que mon beau-frère était là dimanche : il m'a donné la main pour descendre le buffet de ma mère à la cave".

"Donner la main" relève du langage courant et est également utilisé par les Bretons, tandis que "Filer la main" appartient au registre familier.

"Être au bout de sa vie".

J'abhorre cette expression très utilisée par les jeunes - et même désormais, hélas, les moins jeunes - depuis les années 2000.

Elle dérive de l'expression traditionnelle "Être au bout du rouleau" et signifie tout simplement "Être épuisé", "Ne plus en pouvoir", "En avoir marre".

On dit par exemple : "J'ai eu cours de 8H à 17H : j'chuis au bout d'ma vie !".

Ou : "J'chuis au bout d'ma vie : mon darron veut pas qu'j'aille à la soirée d'Sandra !".

Sur un sujet contigu, je  vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".

Source : www.linternaute.fr