"À la Saint-Léger, offrez des palourdes !".

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre le substantif féminin « palourde » et la locution « pas lourde ».

  • La "Palourde" est un nom vernaculaire ambigu, désignant différents mollusques bivalves marins comestibles.

Les différentes variétés de palourdes

La palourde est un "fruit de mer".

Et elle est appelée "Clovisse" en Provence.

  • Et la Saint-Léger se fête le 2 octobre, dans l'Église catholique romaine, en l'hommage de Léger d'Autun ou Léodegard.

Cet évêque martyr du VIIe siècle, mort vers 677/78, a joué un rôle politique important dans les soubresauts de la monarchie mérovingienne finissante, et un concile d'évêques a proclamé sa sainteté en 681.

Mais il s'agit, bien entendu, d'un proverbe parfaitement imaginaire !

"Un piou-piou" ou "Un pioupiou".

Ce mot construit du registre familier, construit à partir de l'onomatopée du cri du jeune poussin peut désigner, selon le contexte :

  • un oiseau,
  • un jeune fantassin. Il s'agit d'un néologisme dû à Antoine-François Varner, qui l'a inventé dans une comédie publiée en 1838 et intitulée "Le Pioupiou". Le mot a ensuite connu un grand succès dans le sillage de la chanson de Montéhus, "Gloire au 17e", composée en souvenir de la mutinerie des soldats du 17e régiment d'infanterie de Narbonne (11), qui avaient refusé de tirer sur les manifestants lors de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Après 1914, le mot "Pioupiou" a subi de nombreuses concurrences, notamment celles des mots "Bidasse" et "Troufion", qui l'ont supplanté dans le langage courant.
  • dans la nomenclature de l'ESF (Ecole du Ski Français), un enfant de 3 à 6 ans qui ne sait pas encore ou très peu skier,
  • un anémomètre autonome principalement destiné aux amateurs de vol libre.

Alimenté par un panneau solaire et communiquant ses données via un signal radio, il peut être placé n'importe où, même sans électricité ni connexion internet. Les données ainsi récoltées sont compilées sur un site internet public, qui permet de connaître en temps réel la direction et la force du vent pour l'ensemble des Pioupious présents sur le territoire.

Source : wikipedia.org

"Un bitoniau".

J'aime beaucoup ce charmant petit mot du registre familier, qui désigne une petite partie d’un dispositif mécanique, un petit objet, de type "Bouton", appartenant par exemple à un dispositif de commande.

On dit par exemple : "Ils auraient vraiment pu faire plus simple, je te jure : cet appareil est plein de bitoniaux dont tu n'as aucune idée de ce à quoi ils peuvent bien servir !".

"Un Abribus".

Beaucoup de gens l'ignorent, mais il s'agit là d'une marque enregistrée, désignant un type d'abri que nos amis belges appellent "Aubette".

Proposé pour la première fois en 1964 à Lyon (69), par l'entreprise JCDecaux, l'Abribus permet de protéger les usagers des intempéries aux arrêts des lignes de bus ou de cars, tout en offrant un emplacement pour des panneaux publicitaires.

Le matériel était souvent fourni gratuitement par la société qui se rémunérait par la publicité. Dans un contexte où la possibilité de créer de nouveaux emplacements publicitaires était limitée, ce concept a assuré la fortune de son créateur Jean-Claude Decaux et une position de quasi-monopole mondial.

L'idée a fait florès et l'abribus publicitaire n'a cessé d'évoluer, tout en demeurant le mobilier urbain emblématique de la société JCDecaux.

Source : wikipedia.org

"Un aérodrome" et "Un aéroport".

Ces deux termes étroitement liés sont fréquemment confondus alors qu'ils désignent des réalités bien distinctes.

Voire - c'est à mon sens le cas le plus fréquent - que l'on se trompe en pensant connaître la différence, imaginant qu'un "Aéroport" est un "Grand aérodrome" et que le petit "Aérodrome" devenu grand devient un "Aéroport". Ce qui est à la fois totalement faux... et parfaitement exact !

Je m'explique :Aérodrome

  • un "Aérodrome" est un terrain aménagé pour le décollage, l'atterrissage et les évolutions au sol des aéronefs.

Il peut inclure quelques bâtiments, des installations et des équipements destinées au garage, à la mise en œuvre et à la maintenance des aéronefs.

Le site est souvent le lieu d'implantation d'associations ou d'entreprises ayant des activités liées à l'aéronautique.

Aéroport

  • tandis qu'un "Aéroport" est implanté SUR un aérodrome, dont il partage parfois les infrastructures avec d'autres utilisateurs, militaires (base aérienne) ou civils (aviation générale).

Le mot "Aéroport" désigne l'ensemble des bâtiments et des installations servant au traitement des passagers ou du fret aérien situés sur un "Aérodrome".

La confusion entre les deux mots provient naturellement de ce que la plupart des grands aéroports sont désormais le plus souvent à l'usage exclusif ou quasi-exclusif du transport aérien commercial, ce qui fait que le mot "Aéroport" désigne l'ensemble des installations, "Aérodrome" compris.

    • Le bâtiment principal de l'aéroport est l'"Aérogare".

Pour le passager aérien, l'aérogare est l'interface entre les transports terrestres individuels ou collectifs et les avions ; c'est le lieu où il accomplit les formalités d'enregistrement auprès de la compagnie aérienne ainsi que les éventuelles formalités de police ou de douane.

Les plus grands aéroports utilisent plusieurs aérogares qui donnent, elles-mêmes, accès à plusieurs jetées, voire à des bâtiments totalement séparés où sont stationnés les avions.

      • Mais doit-on dire "Aérogare" ou "terminal" ?

Les appellations en français de ces bâtiments ne sont pas standardisées : le terme "Aérogare" est plutôt attaché au bâtiment desservi par les transports terrestres et le terme "Terminal" aux bâtiments donnant accès aux avions.

Et pour ajouter à la confusion, la terminologie anglaise est présente dans la plupart des aéroports en plus de la langue locale.

Or l'équivalent de l'"Aérogare" français est en anglais le "Terminal", et celui du "Terminal" français est "Concourse". Pratique, n'est-ce pas ?

Certains aéroports sont utilisés par une compagnie aérienne comme plateforme de correspondance. Une partie notable des passagers utilise alors l'aéroport pour changer d'avion. La configuration des terminaux et des installations destinées au traitement des bagages doit alors prendre en compte ce cas particulier.

Il existe quelques types spécifiques d'aéroports :

    • Un "Héliport" est un aéroport ou une partie de l'aéroport destiné exclusivement au trafic des hélicoptères.
    • Un "Hydroaéroport" est un aéroport bâti près d'un plan d'eau et destiné aux hydravions.
    • Et un "Adaport" est - pour nos amis québécois - un aéroport généralement situé au cœur d'une zone urbanisée et destiné aux avions à décollage court.

Autres articles sur le même thème : La surprenante origine du mot "Avion" et  Pourquoi il est aberrant de dire qu'"un avion vient de se poser sur le tarmac".

Source : wikipedia.org

"Une avoinée".

Ce mot du registre populaire désigne une volée de coups, une correction souvent humiliante, ou, à tout le moins, une sévère réprimande.

"Filer une avoinée à quelqu'un", c'est donc lui flanquer une raclée ou le réprimander sévèrement.

Et "Recevoir une avoinée, c'est recevoir une raclée ou une sévère réprimande.

19 façons de dire "Se donner du mal".

Le registre argotique est relativement riche lorsqu'il s'agit de vouloir dire "Se donner du mal", puisque l'on peut tout aussi bien : "Se casser le bol", "Se casser le tronc" (idiotisme botanique), "Se casser le baigneur" ou "Se casser la paillasse".

On peut même "Se casser le cul" voire "Se crever le cul" (idiotismes corporels du registre vulgaire) !

Le registre familier nous offre "Se casser la nénette" ou "Se casser la tête".

Ainsi que les idiotismes numériques "Se couper en quatre", "Se mettre en quatre" ou "Se plier en quatre".

Et l'on dira, dans le langage courant, "Se décarcasser", "Se démener" ou "Se donner de la peine".

Localement, les provençaux disent "Se lever le maffre". Et les marseillais : "Se crever le bédélet" ou "Se lever l'âme", que je reconnais avoir personnellement adopté depuis mon arrivée à Aix-en-Provence (13) en 1999.

Enfin, nos amis québecois disent "Se fendre en quatre" (registre familier) voire "Se fendre le cul en quatre" (idiotisme corporel du registre argotique).

"Se fendre en quatre" ou "Se fendre le cul en quatre".

Ces deux expressions des registre familier et argotique signifient, pour nos amis québecois, "Se donner du mal".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Se donner du mal".

Pourquoi dire : "What The Fuck !" ou "WTF !" ?

Et pas : "Putain !", "Merde !" ou "C'est quoi ce bordel !" (registre vulgaire) !

Ou, moins vulgairement : "T'es sérieux !" !

Et pourquoi pas, même : "C'est insensé !" (langage courant).

Cette dernière formule a le mérite d'être devenu de nos jours d'un emploi si peu fréquent, que son usage bénéficie - je vous l'assure - d'un bien meilleur impact que celui d'une locution interjective aussi fréquemment utilisée désormais que "What The Fuck !", qui au surplus d'être vulgaire n'est même pas française.

À l'instar d'"OMG", l'interjection anglaise "WTF" est désormais utilisée par nos jeunes générations dans leurs messages électroniques.

Comment un tel asservissement linguistique et culturel de masse a-t-il bien pu se produire... je me le demande encore !