"Être ouf", "C'est ouf !", "C'est un ouf !" ou "C'est un truc de ouf !".

Ces différentes locutions du registre familier utilisent toutes le mot de verlan "Ouf", qui signifie "Fou" au sens figuré.

  • "Être ouf" est une expression signifiant "Être incroyable",
  • "C'est ouf !" est une interjection signifiant "C'est incroyable !",
  • "C'est un ouf !"est une locution verbale signifiant "C'est un fou !",
  • et "C'est un truc de ouf !" est une expression signifiant "C'est un truc de fou, c'est incroyable !",

"Sur la tête de ma mère !" ou "Sur la vie de ma mère !".

Relevant du registre argotique, ces deux locutions interjectives sont couramment employées par les jeunes pour attester de leur bonne foi ou de leurs intentions.

Elles constituent naturellement de simples ellipses des formes plus traditionnelles "Je te/vous le jure sur la tête de ma mère" ou "Je te/vous le jure sur la vie de ma mère".

Et elles existent également en verlan.

Sources : wiktionary.org

"Ti es fada !".

Cette interjection du registre populaire, fréquemment utilisée par les Marseillais, signifie très simplement "T'es fou !"

Ou plus exactement : "Tu es fou !".

Voir également mon article sur toutes les façons de dire "Être fou".

"Tranquille !".

Cette interjection marseillaise n'a pas laisser de me surprendre les premiers mois de mon arrivée à Aix-en-Provence (13) en juillet 1999...

"Tranquille !" - par ellipse de "Oui, tranquillement" - est en effet ce que vous répond souvent un marseillais lorsque vous lui dites "Bonjour ; tu vas bien ? ou "Bonjour ; ça va ?".

"A7", "C7", "&7" et "2 7".

Ne répondez pas "Croiseur coulé !" ou "Torpilleur touché !" : il ne s'agit nullement de salves de "bataille navale" ou de "touché-coulé"...

Mais plutôt de quatre allographes utilisés en langage "SMS" ou "Texto" pour les minimessages téléphoniques et signifiant respectivement :

  • A7 : "À cet" ou "À cette",
  • C7 : "C'est cet", "C'est cette",
  • &7 : "Et cet" ou "Et cette",
  • 2 7 : "De cet", "De cette" ou "De Sète".

 

Pourquoi dit-on : "Tirer la chasse" voire "Tirer la chaîne" ?

Réplique de toilettes anciennes avec chasse d'eau suspendue, chaîne et tirette, permettant de "Tirer la chaîne" ou "Tirer la chasse".

On dit en effet couramment "Tirer la chasse" - voire "Tirer la chaîne" - lorsque l'on a fini d'utiliser des toilettes, alors même qu'il s'agit le plus souvent d'appuyer sur un bouton (dans les toilettes publiques, notamment) ou de le "soulever", bien plus que de le "tirer".

Pictogramme montrant un individu en train de "tirer la chasse"

L'explication est toute simple : c'est parce que le réservoir d'eau des toilettes se trouvaient originellement en hauteur (pour de simples raisons techniques de gravité, j'imagine) et que l'on en libérait le jet nettoyant (la "chasse d'eau") en tirant sur une "poignée" ou "tirette" pendant au bout d'une petite chaîne.

Ancienne tirette de chasse d'eau suspendue et sa chaîne, du temps où l'on "tirait la chaîne"
Ancienne tirette de chasse d'eau suspendue et sa chaîne, du temps où l'on "tirait la chaîne"

C'était en particulier le cas dans la plupart des toilettes des vieux cafés-restaurants jusqu'à il y a encore quelques dizaines d'années à peine.

Comme me l'a judicieusement précisé un aimable lecteur, les installations étant fréquemment vétustes et mal entretenues, il y avait souvent des "accidents de chasse" !

Une lectrice m'a ainsi rapporté se souvenir d'avoir une fois reçu sur elle l'intégralité du contenu de la cuve ; ce qui avait naturellement eu pour conséquence de l'asperger de la tête aux pieds !

Le procédé technique ayant fort heureusement évolué, on a commencé par ne plus dire "Tirer la chaîne", mais encore souvent "Tirer la chasse".

"Motus et bouche cousue !" ou "Motus !".

Cette locution et cette interjection de latin de cuisine s'utilisent pour réclamer une discrétion absolue et signifie "Pas un mot !", "Silence !".

Elle s'accompagne souvent d'un geste de la main ; pouce et index mimant le déplacement d'une tirette de fermeture à glissières imaginaire qui obturerait hermétiquement la bouche.

"Se mettre aux abonnés absents" et "Être aux abonnés absents".

Ces deux locutions verbales du langage courant remontent à l’époque où les communications téléphoniques étaient établies par une opératrice.

Pour appeler quelqu'un, il fallait donc passer par un intermédiaire humain, à qui l'on demandait un numéro de téléphone, quelque part, du type "le 22, à Asnières (92)" ou "le 127 à Vesoul (70)".

  • Un abonné pouvait alors, au sens propre, "Se mettre aux abonnés absents" pour "Être aux abonnés absents", en informant le fournisseur de téléphonie (en l'occurrence, les PTT (Postes, télégraphes et téléphones), devenues "Postes et Télécommunications", à partir de 1959), afin que l’opératrice n’essaye pas de lui communiquer un appel.

On disait par exemple : "Bonjour, c'est le 121 à Chartres (28). Je pars en vacances pour trois semaines : merci de me mettre aux aboonés absents".

  • Tandis qu'aujourd'hui, "Être aux abonnés absents" ou "Se mettre aux abonnés absents" signifie simplement, au sens figuré :
    • ne pas venir, être absent,

On dit par exemple : "Marc n'est pas là aujourd'hui ?" "Non, il est aux abonnés absents, apparemment".

    • ou  : rester injoignable, introuvable.

On dit par exemple : "J'appelle ce fournisseur tous les jours, mais il est aux abonnés absents".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Biper" ?

Et pas : "Téléavertir" ! Ainsi que le disent nos amis québecois.