"Être de la balle" et "Être trop de la balle".

Ces expressions du registre populaire témoignent d'une joie extrême face à une situation positive et signifie "Être très bien, être super" et "Être fantastique, être génial".

Apparues au début du XXIe siècle elles n'ont guère perdurer et me semblent même avoir été presque davantage utilisées par les adultes pour se moquer des adolescents qui étaient censés les utiliser que par les jeunes eux-mêmes !

Source : www.linternaute.fr

"Avoir ses vapeurs".

Cette expression du registre désuet signifie "S'évanouir, avoir un malaise" ; le mot "vapeur" faisant référence aux bouffées de chaleur, parfois à l'origine de ce type d'évanouissement.

L'expression s'utilise plutôt de nos jours :

  • pour définir, de manière quelque peu ironique, une personne sujette à des troubles émotifs peut-être exagérés, dont les réactions émotives ou colériques paraissent exagérées.
  • ou pour évoquer les bouffées de chaleur d'une femme ménopausée.

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Ne dites pas : "Mon daron j'lui ai filé deux bouquins pour son anniv".

Mais : "J'ai offert deux livres à mon père pour son anniversaire" (langage courant).

Ou : "J'ai fait présent de deux ouvrages à l'auteur de mes jours à l'occasion de son anniversaire" (registre soutenu).

"Une hirondelle".

Hirondelle en vol
  • Ce mot désigne tout d'abord naturellement un petit oiseau passereau migrateur, au dos généralement noir bleuté, au ventre blanc, à longues ailes effilées, à queue fourchue,

Mais également deux moyens de transport :

Vélo de la marque "Hirondelle"

  • une bicyclette de la marque "Hirondelle" (registre désuet),
  • et un petit vapeur rapide assurant le transport de voyageurs sur certains cours d'eau (registre désuet),

Et cinq types de personnes :

Hirondelles de la Préfecture de Police à Paris (75)

  • par extension : un agent de police cycliste parisien, circulant sur une bicyclette de la marque "Hirondelle". Les vélos "Hirondelle" ont en effet été utilisés par les brigades cyclistes de la police de Paris (75) des années 1900 jusqu'en 1984.Mais ce surnom leur venait aussi de la silhouette d'oiseau que leur donnait leur pèlerine flottant dans le vent (registre familier),
  • un resquilleur (registre populaire),
  • un jeune vagabond parisien sans abri ("Les hirondelles du pont d'Arcole", citées par Victor Hugo en 1862 dans "Les misérables") (registre désuet),
  • une personne dont la grâce, la vivacité, l'esprit voyageur, le caractère protecteur rappelle l'hirondelle,
  • une religieuse appartenant à la congrégation des Petites Soeurs de l'Assomption, fondée en 1865 ("Petite soeur hirondelle")

Voir également : "Une hirondelle ne fait pas le printemps".

Source : www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "Chacun sa life !" ou "C'est ma life !" !

Mais : "Chacun sa VIE !" ou "C'est ma VIE !" !

D'abord vous parlerez français. Et ensuite cela vous évitera de passer pour un sot.

On ne dit pas : "L'était trop bonne c'te pizza !" !

Mais, à tout le moins : "CETte pizza était TELLEMENT bonne !" !

Et si possible : "Cette pizza était DÉLECTABLE !", "Cette pizza était DÉLICIEUSE !", "Cette pizza était EXCELLENTE !" ou "Cette pizza était SUCCULENTE !"

Pourquoi dit-on : "Un passage clouté" pour désigner "Un passage piéton" ?

Passage clouté

Tout simplement parce que ce type de passage protégé, aujourd'hui symbolisé par des marques blanches rectangulaires parallèles à l'axe de la chaussée, était originellement signalé par deux rangées de très gros clous bombés d’environ 10 cm de diamètre, dont la tige était calée entre les pavés, ou enfoncés dans le revêtement de la chaussée.

Introduits en Suisse en 1932, ils ont ensuite été progressivement remplacés, à partir des années 1960, par des bandes jaunes ou blanches peintes sur le sol, avant de prendre leur forme actuelle.

Je trouve personnellement très étonnant que la locution "Passage clouté" perdure de nos jours, un demi-siècle après la disparition de ce type de passage protégé du paysage urbain.

Et ce alors même qu'ils n'ont - après tout - pas existé plus de quelques dizaines d'années, au grand maximum.

Plus surprenant encore, me semble-t-il, la fréquence avec laquelle une grande partie de la population continue d'utiliser ces locutions verbales du registre familier que sont "Être dans les clous" ou "Rester dans les clous" et "Être hors des clous" ou "Sortir des clous" !

"Marronner" ne signifie pas "Devenir marron" ou "Colorier en marron" !

Ce verbe peut en revanche avoir quatre significations différentes :

  • autrefois :
    • friser en grosses boucles, en "marrons" (registre désuet),
    • pratiquer l'art de la navigation ou de la piraterie (registre désuet),
    • ou aux Antilles : s’enfuir, "faire marron", en référence aux esclaves "marrons", ainsi que l'on appelait alors les fuyards (registre désuet),
  • et de nos jours, pour les marseillais notamment, : marmonner, murmurer de façon hostile, entre ses dents, grommeler.

On dit par exemple : "Arrête de marronner et va me ranger le bazar qu'il y a dans ta chambre !".

Source : www.cnrtl.fr