En sorte que "Nu-tête", "Tête nue" - ou "En cheveux" pour les femmes - étaient des locutions adjectives signifiant : sans couvre-chef, sans chapeau.
Élément indispensable de la toilette féminine, le chapeau a été porté par les deux sexes jusqu’à la Première Guerre mondiale, voire la Seconde Guerre mondiale.
Des femmes des années 1930 portant un chapeauDes femmes des années 1940 portant un chapeauDes femmes de la fin des années 1950 portant un chapeau
Et "Sortir en cheveux" constituait alors un manque de savoir-vivre élémentaire, que seule se permettait l'ouvrière.
Des ouvrières en grève, en 1936
Naturellement, la formule a disparu à mesure que le port du chapeau tombait en désuétude, à partir des années 1950 et 1960.
Progressivement et jusqu'à de nos jours, le chapeau n'est plus devenu qu'un simple accessoire de mode, porté lors d'occasions spéciales (mariage, enterrement) ou pour se protéger des éléments (pluie, soleil).
Ainsi que par certains jeunes, très soucieux de leur apparence, et désireux de se réapproprier cet accesoire de mode.
Assez étonnamment pour quiconque n'est pas originaire du Sud de la France, cette interjection du langage courant signifie "Bonjour !" pour les Marseillais et les Provençaux.
On dit par exemple : "Adieu les amis ! Comment va ?".
Les mots les plus utilisés de nos jours sont naturellement, dans le langage courant : "un café" et "un bar".
Ou : "un estaminet", dans le Nord de la France et en Belgique.
"Un cabaret" appartient en effet au registre désuet.
De même que "un bistroquet" (utilisé dans le Sud de la France), "un mastroquet" (utilisé dans le Nord) et "un caboulot", qui relèvent également du registre populaire.
"Un troquet" appartient également à ce registre, mais est encore largement utilisé.
Tout comme "un rade", qui appartient au registre argotique.
Et "un bistro" ou "un bistrot" qui relèvent du registre familier.
Enfin, "une buvette" est un mot du langage courant désignant plutôt un simple comptoir où l'on sert à boire :
au sein d'un petit local situé par exemple sur la voie publique,
ou dans bâtiment tel qu'une gare, une piscine ou un stade,
voire dans une tente installée à l'occasion d'une kermesse ou d'une manifestation en plein air.
Sources : wikipedia.org, Le robert et www.larousse.fr
"Une emplette" ou "Des emplettes" : j'aime beaucoup ce joli substantif féminin du langage courant, qui désigne, selon les cas :
l'achat de marchandises, d'objets d'usage courant et d'une valeur relativement peu importante, au moins au regard des revenus de la personne.
On dit par exemple : "Avec cette nouvelle emplette, j'ai de quoi m'occuper pour plusieurs jours".
Ou : "Au regard de ses énormes revenus, l'acquisition par Cristiano Ronaldo de quelques automobiles de luxe à 200 ou 300 000 euros l'unité ne constitue réellement que de simples emplettes".
ou, par métonymie : l'objet acheté, la chose acquise.
On dit par exemple : "En rentrant chez moi, j'ai veillé à ce que mon épouse n'aperçoive pas mon emplette, afin de lui en faire la surprise plus tard".
Ou : "Avec toutes ces emplettes, j'ai eu des difficultés pour refermer la porte de l'ascenseur".
"Faire l'emplette" de quelque chose ou "Faire des emplettes" signifie : acquérir quelque chose, effectuer un achat.
On dit par exemple : "J'ai fait l'emplette d'un nouveau poste de télévision grand écran".
Ou : "Pour me détendre je suis aller faire quelques emplettes avec ma fille dans les magasins du centre-ville".
et "Empléter" signifie : acquérir quelque chose, effectuer un achat, pour nos amis Suisses !
On dit par exemple : "J'ai emplété une nouvelle jupe pour l'été".
Ces curieuses locutions verbales québecoises appartiennent au registre familier.
Et - à l'instar de notre formule "Tomber sur un os" - elles signifient, au sens figuré : rencontrer une difficulté imprévue, un obstacle insurmontable.
Elles évoquent en effet une personne qui, sciant du bois, tombe sur un noeud, ce qui lui complique inévitablement la tâche.
J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du latin de cuisine.
Appartenant au registre argotique et au registre désuet, il désigne : une personne importante, par sa fortune et par l'influence qu'elle peut avoir dans son milieu.
On dit par exemple : "Attention quand tu causes à Dédé le Stéphanois, c'est pas n'importe qui, c'est un grossium ! Même les flics lui disent Monsieur".
J'aime beaucoup ce joli verbe du registre soutenu, qui signifie :
honnir, décrier, dénigrer ; dénoncer comme vil, méprisable ; traiter avec beaucoup de mépris ; déprécier, attaquer, bafouer, discréditer, insulter, traîner dans la boue.
On dit par exemple : "Je n'aurais de cesse, dans J'aime les mots, de vilipender tous ceux qui usent et abusent des anglicismes".
Ou : "Briguer de hautes fonctions requiert d'accepter d'être éventuellement vilipendé par la presse et l'opinion publique".
Et l'antonyme de "Vilipender" est : "Encenser", "Louer" ou "Vanter".
et pour nos amis Suisses, étrangement : gaspiller ; dilapider.
On dit par exemple : "On ne peut pas tolérer que les agriculteurs vilipendent l'eau comme le font certains".
Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.larousse.fr
Ce substantif féminin du langage courant ne dit évidemment pas grand chose aux personnes de moins de 45 ou 50 ans.
Et pour cause, puisqu'il désigne l'image permettant autrefois d'étalonner l'affichage des téléviseurs avec des valeurs standardisées.
Ce qui n'est naturellement plus du tout nécessaire avec les technologies actuelles, et même depuis plusieurs décennies désormais.
De 1935 à 1953, les téléspectateurs qui regardaient les premiers programmes de la télévision francaise ne pouvaient régler leur récepteur qu’au moment de leur diffusion car le reste du temps une image fixe reprenant le nom de la chaîne était présent à l’écran :
"Télévision Française", en 1935 :
L'image fixe "Télévision française" de 1935
"Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision"), en 1943 :
L'image fixe de 1943 de la chaîne allemande "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision")
et "Télévision Française", en 1945 :
L'image fixe "Télévision française" de 1945, avec la Croix de Lorraine gaulliste
En 1953, apparaît la première mire qde la RTF (Radio Télévision Francaise), qui porte le nom de "Cheval de Marly".
La mire "Cheval de Marly" de 1953 la RTF (Radio Télévision Francaise)
Elle était normalement accompagnée d'une petite musique :
Cette mire est reprise à l'identique par l'ORTF qui succède à la RTF en 1964.
Et il me semble qu'il s'agit de LA mire restée dans la mémoire des téléspectateurs d'alors, qu'ils soient enfants ou adultes :
La mire "Cheval de Marly" de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
La deuxième chaîne qui commence ses programmes en 1964 diffuse cette même mire en indiquant "2e chaîne" sous la photo du Cheval de Marly :
La mire "Cheval de Marly" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
Souvent, elle s'accompagnait d'un sifflement pénible :
Lors du passage à la couleur de la deuxième chaîne en 1967, la mire prend des couleurs et la photo du cheval est remplacée par un bouquet de roses :
La mire "Bouquet de roses" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), après son passage à la couleur, en 1967
Sur la troisième chaîne "C3" qui débute le 31 décembre 1972, la mire n'est pas utilisée. À la fin des programmes un logo fixe est mis à l'antenne :
Le logotype fixe de la troisième chaîne couleur "C3", lancée le 31 décembre 1972
Le 1er janvier 1975, les Première, Deuxième et Troisième chaines de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) deviennentTF1, Antenne 2 et FR3.
Et il est décidé d'utiliser la mire TDF (TéléDiffusion de France) pour toutes ces chaînes.
Sur le rectangle noir horizontal du haut est affiché "TDF" du nom de la société émettrice de la télévision française. Et sur le rectangle noir horizontal du bas "TF1", "Antenne2", "FR3", suivant la chaîne :
La mire TDF (TéléDiffusion de France) des chaînes "TF1", "Antenne2", "FR3" à compter du 1er janvier 1975
Cette mire est reprise par les 3 chaînes supplémentaires apparues :
en 1984 pour Canal Plus,
et en 1986 pour La Cinq et TV6.
La disparition progressive de la mire :
Dès 1988, M6 décide d'abandonner la mire pour diffuser ses programmes 24h sur 24.
Puis TF1 et Antenne2, en 1991.
Canal Plus, en 1997.
La Cinquième en 1998.
et enfin France 3, en 2002, qui aura été la toute dernière chaîne à se convertir à une diffusion en continu.
À cette date, la mire disparaît donc définitivement des écrans en diffusion hertzienne.
Sources : wikipedia.org et tnt.loire.online.fr, dont cet article et les images sont presque intégralement extraits