Cette curiosité linguistique évolue régulièrement et il convient donc de se tenir au courant !
Concernant par exemple le football, mon sport de prédilection – comme spectateur ou téléspectateur du moins, car, à l’image de Winston Churchill, ma bonne santé n’est guère redevable à quelque pratique sportive que ce soit -, aucun commentateur de la fin du XXe siècle ne parlait de « Sentinelle » ou de « Se faire découper ».
Mais, rassurez-vous, la lecture régulière de cette série d’articles vous permettra de rester informé !
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Et pas par exemple : "La période qui rapporte gros", "Le moment où tout se joue ", "La toute fin de la rencontre", "Les points importants de la rencontre" ou "Les instants décisifs de la rencontre"
ll s'agit en effet, en basket-ball ou en handball, de la période durant laquelle la possession du ballon devient cruciale et où les joueurs vedettes sont censés faire des prouesses. C'est à dire essentiellement des dernières minutes de jeu ou parfois du dernier quart-temps, où chaque passe réussie, chaque panier ou but marqué peut être décisif pour passer définitivement devant l'équipe adverse.
Mais surtout : cette expression n'existe même pas en anglais !
Elle a été introduite en France par le commentateur sportif franco-états-unien George Eddy, au cours des années 1980, lorsqu'il commentait les rencontres de basket-ball de la NBA, pour les chaînes de télévision françaises Canal plus et Eurosport, à partir du 05 mars 1985.
Et cela, sans doute en référence au célèbre adage "Time is money" ("Le temps c'est de l'argent").
Elle s’est ensuite, hélas, étendue au tennis et au football, où l'on a notamment commencé à l'employer à propos du "but en or", qui arrêtait net les prolongations.
Sources : wikipedia.org et www.academie.francaise.fr
au sens propre : ce qui est propre à la stratosphère (une "couche stratosphérique"), sert à l'explorer ou permet d'y naviguer (une "fusée stratosphérique") ou encore ce qui y a lieu (un "expérience stratosphérique") ; la stratosphère étant la couche de l'atmosphère située entre la troposphère (6 à 17 km d'altitude) et la mésosphère (50 km d'altitude),
Les différentes couches de l'atmosphère
et ausens figuré : ce qui est très élevé.
On dit par exemple : "Un niveau stratosphérique","Un prix stratosphérique" ou "Un taux d'intérêt stratosphérique".
Les journalistes et commentateurs sportifs usent et abusent de cette acception, en nous expliquant régulièrement que tel ou tel joueur, auteur d'une excellente prestation "a été stratosphérique" ou "est stratosphérique", par ellipse de "a joué à un niveau stratosphérique" ou "joue à un niveau straosphérique"
Sources : www.larousse.fr, Le Robert et www.cnrtl.fr
Cette étrange locution interjective mélange des mots dans trois langues - "One, two, three" en anglais ("un, deux, trois"), "viva" en espagnol ("vive), et "l'Algérie" en français, généralement prononcé avec l'accent algérien (avec le "r" roulé).
Il s'agit du slogan scandé par les supporteurs de l'équipe d'Algérie de football. Mais qui est également utilisé dans d'autres disciplines, ainsi que dans des contextes non sportifs.
Il semble n'exister aucune certitude historique concernant l'origine de ce slogan et plusieurs théories circulent sans que l’on sache véritablement d’où vient ce chant, qui remonterait aux années 1970.
Je ne prendrais donc pas la peine de reprendre ici ce que des dizaines de sites ou vidéos présents sur la toile répètent déjà.
Comme l'a déclaré, le 18 mars 2021, l'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.
Et pas : "Un JOUEUR DÉCISIF" !
Ce terme venu du jargon du rugby désigne en effet un joueur qui entre en cours de jeu et bénéficie donc d'une plus grande fraîcheur physique et d'une meilleure tonicité que ses adversaires.
Ce mot appartient au vocabulaire du sport. Et il désigne : une animation visuelle généralement organisée par les supporteurs d'une équipe, dans les tribunes d'un stade ou d'un circuit accueillant une rencontre sportive.
On peut principalement voir des tifos au football, en basket-ball et en Formule 1.
Les tifos sont habituellement confectionnés à partir de feuilles de papier colorées, mais aussi de cartons, de voiles, de drapeaux, d'étendards ou encore de ballons de baudruche, formant un motif décoratif de grande envergure, généralement aux couleurs du club soutenu.
Un "tifo" des supporteurs de l'A.S. Saint-Étienne, en avril 2019
"Tifo" est un mot italien signifiant au sens figuré "Enthousiasme" ou "Fanatisme". Et dérivé du verbe italien "Tifare" ("Encourager"), qui a par ailleurs donné le terme de "Tifoso (au pluriel "Tifosi" ou "Tifosis" en français) désignant les supporteurs italiens.
À l'origine, le tifo concerne l'ensemble des animations vocales et visuelles effectuées au stade par les supporteurs.
Mais en France et dans le reste de l'Europe, le terme a généralement pris un sens plus restreint et désigne : les chorégraphies et animations visuelles, organisées, planifiées et d'envergure sur la totalité d'une tribune.
Histoire
La culture du tifo a émergé en Italie et dans le Sud de l’Europe à la fin des années 1960 et au début des années 1970, lors de l'apparition des mouvements ultras. Cette tendance s’est ensuite propagée en même temps que le mouvement ultra à l’ensemble de l’Europe, essentiellement dans les années 1970 et 1980.
De nos jours, des tifos sont réalisés dans toutes les régions d'Europe, que ce soit les pays latins, scandinaves, anglo-saxons, slaves, russes, germaniques ou grecs. L'Angleterre est restée davantage hermétique que le reste de l'Europe à ce genre d'animation, principalement en raison de la rareté des groupes ultras.
La culture du tifo s’est également propagée dans le reste du Monde et particulièrement en Amérique du Sud. Parfois aussi en Asie, ainsi que sur le continent africain, et plus précisément en Afrique du Nord.
J'adore cette locution verbale du registre familier qui signifie : donner des coups, se battre, frapper, cogner, gifler.
Cette expression est notamment employée dans le domaine du rugby, sport viril s'il en est, afin de désigner une technique de jeu (ou d'anti-jeu) destiner à asseoir la domination d'une équipe.
"Ouvrir la boîte à gifles" lors d'une mêlée, en guise d'avertissement, a pour but de calmer les ardeurs de l’équipe adverse et notamment celles du talonneur.
Ce mot fait référence au nom de l'ancien gardien de football international espagnolLuis Miguel Arconada Etxarri, né le 26 juin 1954.
Et il désigne malheureusement pour lui, depuis le 27 juin 1984 : une boulette ou bourde de gardien.
On le sait, l'histoire est souvent cruelle. Et elle l'est tout particulièrement avec ce très grand joueur, en retenant presque exclusivement son erreur lors de la finale de l’Euro 1984. Cet homme qui a causé le chagrin de l’Espagne et laissé son nom à la postérité pour cette bourde était pourtant un excellent gardien.
Cet enfant du Pays Basque brillait chaque semaine sur les pelouses de Liga avec son club, la Real Sociedad. Il a d’ailleurs conduit son club de San Sebastian (Pays Basque) (Espagne) au sommet du football espagnol en remportant consécutivement deux fois le championnat (1981-1982) et en étant désigné meilleur gardien de la Liga.
Du haut de son petit mètre 78, Luis Arconada impressionnait par sa détente et son explosivité. Surtout, il savait rassurer sa défense et bénéficiait d’une confiance aveugle de la part des supporters de la Real Socieda, qui avaient l’habitude d’employer la formule "No pasa nada, tenemos a Arconada" ("Il n’y a rien à craindre, nous avons Arconada").
Ses meilleurs arrêts :
International espagnol depuis 1977 et jusqu'en 1985 (70 sélections), Luis Arconada connaît l'apogée avec la Roja lors de l’Euro 1984. Capitaine de l'équipe d'Espagne, il est cet été là considéré comme le meilleur portier du tournoi et ne cesse de le démontrer au cours de la compétition.
En finale face à la France, le duel tant attendu entre le capitaine espagnol, Luis Arconada, et le capitaine français, Michel Platini, a bien lieu.
Le coup franc de Michel Platini et la bourde de Luis Arconada
À la 55e minute de ce France-Espagne, dans un Parc des Princes plein à craquer, les Bleus de Michel Hidalgo obtiennent un coup franc à l’entrée de la surface de réparation. Alors que le score est toujours nul et vierge entre les deux équipes, Michel Platini s’élance et frappe du droit.
Le 27 juin 1984, en finale de l'Euro, le coup franc de Michel Platini qui vaudra au malheureux Luis Arconada de voir son patronyme entrer dans le lexique international du football...
Luis Arconada qui semblait avoir capté le ballon, le voit en réalité, glisser sous son corps.
Cela fait 1-0 pour l’équipe de France, pour la plus grande joie des Bleus, mais une bien cruelle désillusion pour le pauvre Arconada.
Un second but français marqué dans le temps additionnel par Bruno Bellone, délivre enfin le peuple français, encore traumatisé par la dramatique "Nuit de Séville" du 8 juillet 1982 : une terrible défaite aux tirs au but face à l'Allemagne, en demi-finale de la Coupe du monde jouée en Espagne, après avoir mené 3-1, en marquant deux buts dans les dix premières minutes de la prolongation, s'ouvrant ainsi la route - pensions-nous tous alors - vers la première finale de notre histoire.
Mais l’Espagne toute entière voit s'envoler ses rêves de sacre.
Le résumé de la finale France-Espagne (2-0) :
Arconada, héros de la demi-finale face au Danemark, devient le symbole de cet échec.
Difficile à avaler pour l’ancien gardien, même des années après : "Le poste de gardien, c’est pour le bon comme pour le mauvais côté. Mais le plus dur, c’est que les gens se souviennent de moi seulement pour cette action" a-t-il expliqué, il y a quelques années à la télévision espagnole.
Sources : labeautedufootball.com et www.football-vintage.com