Cette curiosité linguistique évolue régulièrement et il convient donc de se tenir au courant !
Concernant par exemple le football, mon sport de prédilection – comme spectateur ou téléspectateur du moins, car, à l’image de Winston Churchill, ma bonne santé n’est guère redevable à quelque pratique sportive que ce soit -, aucun commentateur de la fin du XXe siècle ne parlait de « Sentinelle » ou de « Se faire découper ».
Mais, rassurez-vous, la lecture régulière de cette série d’articles vous permettra de rester informé !
Nombre d’article restant à paraître dans cette collection : 387
Comme l'a déclaré, le 5 septembre 2020, à propos de son coéquipier Benoît Cosnefroy, le champion cycliste français Nans Sanders, vainqueur de la huitième étape du tour de France 2020, dans l'émission "Vélo Club" de la chaîne de télévision publique France 2.
Mais : "Il a fait un petit PAS dans sa conquête du maillot à pois" !
Ou : "Il a CREUSÉ un petit ÉCART dans LE CLASSEMENT DU maillot à pois" !
C'est à dire : dans le classement du meilleur grimpeur.
Le maillot à pois rouges est en effet, depuis 1975, le maillot distinctif porté par le coureur occupant la première place du classement du "Grand prix de la montagne du Tour de France", couramment appelé - par ellipse - "Classement de la montagne" ou "Classement du meilleur grimpeur".
Le substantif "Gaffe peut avoir différentes significations en fonction du niveau de langue (langage courant, registre familier ou registre argotique) et du genre (féminin ou masculin) :
"Une gaffe" désigne ainsi :
dans le langage courant : une perche munie d'une pointe métallique et d'un crochet (appelé "Croc") à une extrémité, pour attirer à soi quelque chose.
On en utilise en particulier à bord des bateaux, et l'on parle de "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière" ; le substantif féminin "Équoirre" relevant du registre désuet.
Une gaffe télescopique pour bateau, appelée "Gaffe de marinier" ou "Gaffe marinière", et autrefois : "Équoirre"
et dans le le registre familier : une bêtise.
On dit par exemple : "Évite de commettre une gaffe avec ta nouvelle patronne".
tandis que "Un gaffe" désigne, dans le registre argotique : un gardien de prison ou "surveillant pénitentiaire".
Également appelé, dans le même registre argotique et de façon péjorative : "Garde-chiourme" ou "Maton".
La locution nominale masculine "du gros temps" s'utilise, dans le domaine maritime pour désigner : du mauvais temps ; lorsque le vent est violent et que les vagues sont très grosses.
On dit par exemple : "Naviguer par gros temps ne n'improvise pas".
Cette locution verbale du registre familier signifie : faire des efforts, se dépenser physiquement ; se donner du mal, travailler durement, s'impliquer.
Elle est principalement utilisée - au sens propre - dans le domaine sportif, notamment dans celui du football.
Mais on l'emploie également au sens figuré.
On dit par exemple : "Le président souhaite que ses ministres s'investissent davantage et mouillent le maillot".
Source : www.languefrancaise.net et dictionnaire.reverso.net
"Un râteau" est un substantif masculin désignant :
au sens propre, dans le langage courant : un outil de jardinage utiliséen horticulture pour ramasser les feuilles ou les brindilles et égaliser la terre fraîchement bêchée ou sarclée.
Le râteau est composé d'une pièce de travail en métal, en plastique, et à l'origine en bois, constituant une sorte de traverse munie de dents et fixée en son milieu à un manche en bois ou en métal.
Certains râteaux à lames flexibles disposées en éventail servent plus particulièrement à racler les feuilles mortes et les coupes de gazon.
Râteau éventail ou râteau à feuilles
et au sens figuré :
dans le langage courant : au football, un geste technique très efficace, permettant à un joueur en possession du ballon de le conserver sous la pression d’un adversaire.
Le râteau consiste à "tirer" le ballon vers soi à l'aide de la semelle afin d'empêcher le joueur adverse de s'en emparer.
Ce geste est souvent accompagné d'une accélération immédiate, le joueur adverse ne se trouvant plus sur ses appuis.
Bien réalisé, le râteau permet de se débarrasser à la fois de son adversaire direct mais aussi de pouvoir avoir le champ libre afin de passer la balle à un coéquipier ou tout simplement d’avancer balle au pied.
On dit par exemple : "Marco Verratti fait souvent des râteaux".
et dans le registre familier : un échec.
On dit par exemple :"On s'est pris un râteau avec ce produit la première année".
En particulier, pour un dragueur : se faire éconduire.
On dit par exemple : "Mon potes'est pris un râteau en sortant dun cinoche".
Ce mot et cette formule relèvent du vocabulaire et du jargon sportif en général et plus particulièrement, me semble-t-il, du football et du basket-ball.
"Le banc" est un substantif masculin du registre familier en forme d'ellipse lexicale, désignant "Le banc de touche", c'est à dire :
au sens propre : un abri ou un espace hors terrain, situé le long de la ligne de touche, où des joueurs remplaçants sont réunis en attendant d'entrer en jeu en cours de partie.
Banc de touche du stade Malherbe, à Caen (14)
et par métonymie : le groupe des joueurs remplaçants.
On dit par exemple : "Le banc du PSG est impressionnant cette saison".
Le banc de touche du PSG (Paris Saint-Germain Football Club) en novembre 2013
et "La profondeur de banc" est une locution nominale du registre familier désignant, au sens figuré : l'importance numérique - mais aussi la richesse - du groupe des joueurs remplaçants dont dispose une équipe.
Autrement dit : la quantité (et la qualité) des joueurs susceptibles d'entrer en jeu en cours de partie, pour remplacer les joueurs titulaires blessés, fatigués ou en méforme.
On dit par exemple : "La profondeur de banc du Real Madrid des "Galactiques" de 2003 laisse pantois !".
L'un des bancs les plus incroyables de l'histoire du football mondial : celui des "Galactiques" du Real Madrid, en 2003, avec Raul, Beckham, Figo, Ronaldo et Zidane (*)
(*) : Raul Gonzalez Blanco (Espagne), David Beckham (Angleterre), Luis Figo (Portugal, Ronaldo Luís Nazario de Lima (Brésil) et Zinedine Zidane (France).
J'ai souvent été agacé, ces dernières années, par l'usage intensif de cette locution verbale du langage courant devenue très à la mode.
Il s'agit pourtant d'une formule tout à fait correcte, puisque l'adjectif énorme ne signifie pas simplement "Très gros", comme on le croit souvent, mais :
anormal, démesuré ; qui dépasse la mesure commune, ce que l'on a l'habitude d'observer et de juger. Et donc : remarquable, incroyable.
On dit par exemple : "Un énorme exploit".
Et l'on peut donc parfaitement parler d'un "match énorme", comme le font si souvent les commentateurs sportifs. Ou dire d'un joueur qu'"il a été énorme ce soir".
immense, gigantesque ; dont les dimensions sont considérables.
On dit par exemple : "Un énorme avion" ou "Une somme énorme".
La raison en est, sinon toute simple, du moins parfaitement logique :
La "Ligue des Champions de l'UEFA" ou "UEFA Champions League" (par ellipse "Champions League" et "Ligue des Champions"), a été rebaptisée ainsi en 1992.
Mais elle est l'héritière directe de la "Coupe d'Europe des Clubs Champions", réunissant, de 1955 à 1991, les seuls vainqueurs des championnats nationaux des 32 pays composant alors l'Europe.
Elle est donc, à ce titre, considérée comme la plus ancienne des coupes européennes de clubs et qualifiée de "C1" pour "Coupe 1" ou "Première Coupe".
Alors que la "Ligue Europa de l'UEFA" ou "UEFA Europa League" (par ellipse "Europa League" et "Ligue Europa"), est l'héritière d'une compétition dénommée "Coupe de l'UEFA", réunissant à l'origine les clubs des 32 pays européens ayant terminé deuxième et troisième de leur championnat national.
Succédant, en 1971, à la "Coupe des villes de foire", disputée de 1955 à 1971, la "Coupe de l'UEFA" n'était cependant que la troisième en date des coupes européennes de clubs. Et est donc, à ce titre, toujours qualifiée de nos jours de "C3" pour "Coupe 3" ou "Troisième Coupe".
Et que la "Ligue Europe Conference", née en juillet 2021, n'est que la quatrième en date des coupes européennes de clubs, et donc, à ce titre, qualifiée de "C4" pour "Coupe 4" ou "Quatrième Coupe".
En 1960, en effet, était née une deuxième compétition, dénommée "Coupe d'Europe des Clubs Vainqueurs de Coupe" - ou par ellipse "Coupe des Coupes" - réunissant, comme son nom l'indique, les clubs des 32 pays européens ayant remporté la coupe nationale de leur pays, unique à cette époque ; les coupes ne réunissant que les clubs professionnels, de type Coupe de la Ligue (France, Angleterre) ou Coupe du Roi (Espagne) n'ayant pas encore été créées. Et c'est donc cette deuxième coupe d'Europe que l'on appelait "C2" pour "Coupe 2" ou "Deuxième Coupe".
Rappellons que le PSG a remporté cette C2 le 8 mai 1996 à Bruxelles (Belgique), face au Rapid de Vienne (Autriche).
et - de 1967 à 1991 - par le club vainqueur de la "Coupe d'Europe des Clubs Champions".
Le trophée initial, d’une hauteur de 66 centimètres, avait été créé à l'occasion de la première édition de cette compétation, en 1956. Il s'agissait d'une amphore d’argent pourvue de deux petites anses à gordon et posée sur un socle en marbre, conçue par Léon Maeght, un bijoutier amiénois réputé.
Le premier trophée de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, mis en jeu de 1955 à 1966.
Mais il a été offert, en 1966, au Real Madrid, lorsque celui-ci remporte sa sixième finale en onze ans, puisqu'il avait gagné les cinq premières éditions en 1956, 1957, 1958, 1959 et 1960.
La coupe aux grandes oreilles - qui tient naturellement son surnom de la forme de ses larges anses - est l’oeuvre de l’orfèvre suisse Jörg Stadelmann.
D'une hauteur de 74 centimètres et pesant huit kilos, elle vaudrait quelques 30.000 euros.
Elle constitue, après la Coupe du Monde, le trophée le plus convoité des joueurs de football professionnels.
Et elle demeure, après 65 éditions, la chasse gardée d’une poignée de clubs :
la Juventus, le Benfica Lisbonne, Nottingham Forrest et le FC Porto 2 chacun,
et 10 clubs en ont remporté une : Aston Villa, Borussia Dortmund, Celtic Glasgow, Chelsea FC, Étoile rouge de Belgrade, Feyenoord Rotterdam, Hambourg SV, Olympique de Marseille, PSV Eindhoven, Steaua Bucarest.
Soit 32 trophées pour seulement 4 clubs ou 47 en 8 clubs !
Comme a pu le déclarer, le 11 août 2020, le journaliste sportif français Giovanni Castaldi, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.
Mais : "Est-ce que ce sont des joueurs que vous SOUHAITERIEZ RECRUTER ?" !