"Un macaroni" ou "Un rital".

Ces deux substantifs masculins désignent, dans le registre argotique et injurieux : un italien.

  • Le mot "Macaroni" est employé en sens figuré, puisqu'il désigne au sens propre : une variété de pâtes alimentaires, à base de semoule de blé dur, en forme de longs tubes allongés de 5 à 6 cm, appelés "Maccheroni" en italien.

Des macaronis

  • et le mot "Rital" serait un mot-valise résultant de la contraction des mots "Réfugié" et "Italien", figurant sous la forme abrégée "R-Ital" dans les documents administratifs français des années 1920-1930, une période où la France accueillait de nombreux immigrants italiens fuyant le régime fasciste de Benito Mussolini.

"Satané" ou "Satanée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : qui a rapport à Satan, aux démons ; qui est inspiré par Satan ; démoniaque, diabolique, satanique.

On dit par exemple : "Notre église a été pillée la nuit dernière par un voleur satané".

Ou : "Si tu es une bonne chrétienne, tu te dois de chasser de ta tête cette pensée satanée".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : damné, maudit, fieffé, sacré (registre familier), diable de (registre familier), putain de (registre vulgaire).

On dit par exemple : "Ce satané pantalon a encore dû rétrécir. À moins que je n'ai pris un peu de poids ?".

Ou : "Satanée déviation : je vais encore arriver en retard au boulot !".

Dans cette acception, l'adjectif "Satané" est toujours utilisé comme épithète, avant un nom afin de le qualifier.

Source : www.cnrtl.fr

Changement d'heure : deux moyens très simples de se rappeler si l'on va "perdre" ou "gagner" une heure !

Le changement d'heure : passage à l'heure d'été et passage à l'heure d'hiver

Chaque année c'est la même chose : arrive la fin mars ou la fin octobre, et la plupart d'entre nous se demande à nouveau dans quel sens va bien s'effectuer ce satané changement d'heure, qui nous fait passer à l'heure d'été ou à l'heure d'hiver !

Il existe pourtant deux moyens mnémotechniques de s'en souvenir, que je vous livre ici :

  • Premier moyen :
    • le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été s'effectue au printemps, lors de la nuit du samedi au dernier dimanche du mois de mars, à l'orée du mois d'AVril, où l'on passe directement de deux à trois heures du matin.

Donc, on AVance d'une heure.

    • et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver s'effectue à l'automne, lors de la nuit du samedi au dernier dimanche du mois d'octobRE, où l'on passe directement de trois à deux heures du matin.

Donc, on REcule d'une heure.

  • Second moyen :
    • le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été s'effectue au printemps, lorsque les températures se réchauffent.

On peut donc imaginer que l'on soit davantage disposé à quitter sa couette pour se lever une heure plus tôt.

Et donc, "PERDRE" une heure de sommeil, le premier jour de ce changement, parce que l'on va avancer d'une heure les pendules.

    • et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver s'effectue à l'automne, à un moment où les températures rafraîchissent.

Et où l'on a plutôt envie de rester bien au chaud sous sa couette une heure de plus.

Donc, "GAGNER" une heure de sommeil, le premier jour de ce changement, parce que l'on va reculer d'une heure les pendules.

"Une escarre", "Une plaie de lit" ou "Un ulcère de décubitus".

Une escarre

Il s'agit d'une lésion cutanée d'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.

Nos amis québecois parlent d'ailleurs de "Plaie de pression".

Cette lésion inflammatoire de la peau peut aboutir à une nécrose localisée. L'escarre apparaît sous la forme d'une rougeur, qui fonce pour devenir noire. La peau nécrosée disparaît alors pour laisser place à un ulcère, laissant les tissus sous-jacents à découvert : muscles, tendons, parfois jusqu'à l'os !

Une escarre du talon

Je puis vous assurer avoir eu toutes les peines du monde pour parvenir à trouver deux illustrations pas trop effrayantes, la toile regorgeant de visions d'épouvante, pour ceux que cela intéresse.

Sources : www.doctissimo.fr et wikipedia.org

 

6 façons de dire : "les cheveux".

Une "tignasse" féminine, des "tifs" ou des "douilles"

Comme pour les dents, la langue française n'est pas très riche lorsqu'il s'agit de désigner les cheveux.

"Les douilles" et "Les tifs" relèvent du registre argotique.

De même que "Les veuch" (ou "Les veuchs"), qui sont des mots de verlan.

Dans le registre familier les idiotismes animaliers "Une crinière" et "Une toison" désignent une chevelure abondante

Et "Une tignasse", une chevelure abondante, rebelle, mal peignée.

Source : www.cnrtl.fr

"Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre", "La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre" ou "Le gland ne tombe jamais loin du chêne".

Ces différentes expressions en forme d'idiotismes botaniques appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : les enfants ne sont jamais très différents des parents.

On peut ainsi la rapprocher de plusieurs autres expressions idomatiques : "Les chiens ne font pas des chats" ou "Les chats ne font pas des chiens", "Bon chien chasse de race" ou "Les corbeaux ne font pas d'agasses".

Ainsi que : "Tel père, tel fils".

Sources : wiktionary.org et WWW

"Comme un lapin pris dans les phares d'une voiture".

J'aime beaucoup cette expression en forme d'idiotisme animalier, que je trouve merveilleusement imagée.

Appartenant au registre familier, elle signifie : paralysé, tétanisé, incapable de bouger tellement l'on est décontenancé, surpris, abasourdi.

On dit par exemple : "L'autre soir, je suis tombé sur un reportage consacré à une ancienne vedette de la télé-réalité : j'étais comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, incapable de m'en détacher !".

Curieusement, il semble que les anglo-saxons disent : "Comme un cerf/une biche ("Deer" en anglais) dans les phares d'une voiture".

"Carrément !" n'a jamais signifié "Absolument !", "Bien sûr !" ni "Tout à fait !" !

Je n'en peux plus d'entendre cet adverbe du langage courant désormais couramment employé sous cette forme interjective abusive.

Ainsi par exemple de cette publicité radiophonique pour les services à la personne de mars 2021, dans laquelle une jeune fille répond à son père : "Carrément ! mais comment ?".

"Carrément" ne peut en effet signifier en français que :

  • dans le registre désuet : d’une manière carrée, à angles droits.

On dit par exemple : "J'ai empilé mon bois de chauffage carrément".

  • et dans le registre familier :
    • d'une façon nette, décidée, sans détours ; franchement.

On dit par exemple : "Mon patron m'a parlé carrément et annoncé que la société allait bientôt être en faillite".

    • ou : absolument, fermement, nettement, complètement.

On dit par exemple : "Cette charpente est carrément pourrie".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

"Être chargé comme un âne", "Être chargé comme un baudet", "Être chargé comme un bourricot", "Être chargé comme une mule" ou "Être chargé comme un mulet".

"Être chargé comme un baudet"

Ces locutions adjectivales en forme d'idiotismes animaliers appartiennent au registre familier.

Parfaitement synonymes elles signifient toutes, au sens figuré : être très lourdement chargé, porter de lourds fardeaux.

Mais il me semble que "Être chargé comme un baudet" soit la plus couramment utilisée.

On dit par exemple : "Donne-moi au moins un ou deux de tes sacs : tu es chargé comme un baudet !".

"Être chargé comme un baudet""Être chargé comme un baudet"

Source : usito.usherbrooke.ca

"L'halitose".

Avoir mauvaise haleine

Ce  substantif féminin désigne ce que l'on appelle communément "La mauvaise haleine", c'est à dire : une haleine dont l'odeur est désagréable, voire incommodante.

Cette nuisance très fréquente atteint environ la moitié de la population adulte du monde occidental.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir mauvaise haleine".

Source : www.commeunefleche.com

"Un Bec-fin" ou "Une fine-gueule".

Ces deux curieux substantifs en forme d'idiotismes animaliers désignent, au sens figuré, dans le registre familier : un gourmet.

C'est à dire :

  • un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins,

Un "gourmet" est, au sens propre, un connaisseur en vin ; celui qui sait goûter et apprécier les vins

  • et par extension : celui qui apprécie la qualité, le raffinement d'une table, d'un mets particulier.

Source : www.cnrtl.fr

"Mettre la viande dans le torchon".

Cette amusante locution verbale en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme textile ne manque pas de surprendre nos jeunes enfants et nos amis étrangers.

Appartenant au registre familier, elle signifie tout simplement, au sens figuré : se mettre au lit pour dormir.

Dans l'excellent film d'Étienne Chatiliez "La vie est un long fleuve tranquille", sorti en 1988, Ghislaine Groseille (Sylvie Cubertafon) dit par exemple à son mari : "J'chuis crevée, j'vais mettre la viande dans l'torchon".

Cette expression très imagée a vraisemblablement pour origine le milieu de la charcuterie, où elle a dû commencé à être utilisée par analogie avec la locution nominale féminine "Jambon au torchon", qui désigne un jambon cuit dans un bouillon entouré d'une "Chaussettte à jambon" également appelée "Sac mousse" ou "Torchon".

Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Un jambon au torchon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Un charchutier en train d'emmailloter un jambon dans sa "Chaussette à jambon", également appelée "Sac mousse" ou "Torchon"
Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage
Des jambons au torchon avant cuisson, en cours de ficelage

Le jambon au torchon est fabriqué à partir des muscles de la cuisse du porc, qui sont rassemblés et comprimés aussi fort que possible, pour en faire une sorte de pain de viande, non pas dans un moule métallique comme pour le jambon industriel, mais plus traditionnellement dans une sorte de grande chaussette de textile, nouée à la fin, ce qui le fait ressembler avant cuisson à une sorte de grosse baudruche de viande.

Sources : www.consoglobe.com, www.caminteresse.fr et wiktionary.org