"La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange".

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Ces différentes locutions verbales désignent une plante épiphyte originaire d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale appelée "Tillandsia usneoïdes".

On l'a souvent aperçue dans les films se déroulant en Louisiane, car cette fille de l’air croît accrochée aux branches d’arbres des milieux humides.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Dans les forêts, cette espèce se retrouve fréquemment sur les branches des chênes de Virginie et de cyprès chauves, l’eau de ruissèlement qui dégouline de leurs feuilles étant particulièrement favorable aux cheveux d’anges.

Tillandsia usneoïdes se retrouve aujourd’hui partout dans le monde, soit introduit dans les forêts, soit cultivé dans les maisons, serres, vérandas, ou en extérieur.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Description

Tillandsia usneoïdes se présente sous forme tiges filiformes, souples et ramifiées indéfiniment, recouvertes de fines écailles argentées. Elles portent des feuilles fines, parfois redressées, parfois bouclées, de même texture que la tige. Les minuscules écailles qui recouvrent l’ensemble ont un rôle important dans l’absorption de l’eau et des nutriments. Tillandsia usneoïdes n’a pas de racine, c’est une plante à fleur épiphyte qui se nourrit exclusivement du ruissèlement de l’eau sur ses tiges et feuilles.

L’ensemble pend d’une branche ou d’un support sur un à plusieurs mètres, comme une longue barbe de vieillard.

Tillandsia usneoïdes : une plante également appelée "La mousse espagnole", "La fille de l'air", "La barbe de vieillard" ou "Les cheveux d'ange"

Les petites fleurs à trois pétales apparaissent parfois en été, uniques, bien ouvertes et de couleur verte, parfois jaune. Elles produisent des graines soyeuses.

Culture

Tillandsia usneoïdes peut être gardé en intérieur toute l’année, ou cultivé sous les arbres en extérieur pendant l’été et rentré en hiver. En régions méditerranéennes, la plante est parfois conservée toute l’année dehors.

Les cheveux d’anges demandent une bonne luminosité en évitant le soleil direct aux heures les plus chaudes, qui les dessèche trop vite. Ils sont maintenus dans une atmosphère relativement humide, habituellement entre 15 et 25 °C, bien qu’ils soient capables de subir des températures beaucoup plus fraiches.

"La barbe de vieillard" et "Les cheveux d'ange" sont des idiotismes corporels. Et "Les cheveux d'ange" est un idiotisme religieux.

Source : www.aujardin.info

21 façons de dire "Éjaculer".

Il existe en effet de nombreux synonymes du verbe "Éjaculer" utilisé au sens propre, dans son acception de "Émettre du sperme, pour un homme".

On s'en doute la quasi-totalité ce ces verbes appartient au registre argotique, à l'instar des verbes "Décharger", "Foutre", "Gicler" ou "Juter".

Mais également de "Arroser", "Asperger", Baver", "Chécra" (verlan de "Cracher"), "Cracher", "Partir", "Saliver", "Se finir", "Se moucher" ou "Se vider" (lorsqu'ils sont utilisés dans cette acception).

Toujours dans le même registre, nous trouvons locution verbale "Se vider les couilles".

Ou les idiotismes alimentaires "Balancer la sauce", "Balancer la purée" (ou "Cracher la purée" ou "Lâcher la purée") et "Dégorger le poireau" (ou "Faire dégorger le poireau").

Seul "Se soulager" appartient au langage courant.

Et "Émettre sa semence" au registre soutenu.

Sources : dictionnaire.reverso.net, dictionnairedelazone.fr et www.languefrancaise.net

 

"Les propos de nos hommes et femmes politiques sont de plus en plus aseptisés".

L'adjectif "aseptisé" signifie en effet :

  • au sens propre : rendu aseptique.

Autrement dit, en langage courant : sans microbes.

  • et au sens figuré, comme dans le titre de cet article : édulcoré.

Il est donc parfaitement adapté pour qualifier les propos de nos hommes et femmes politiques, de plus en plus édulcorés, politiquement corrects, faits de formules toutes faites, que je dénonce régulièrement dans ma collection d'articles consacrés à la novlangue.

"Entre quatre yeux".

Cette expression en forme d'idiotisme numérique et d'idiotisme corporel appartient au registre familier.

Et elle signifie : en tête à tête, face à face, seul à seul.

On dit par exemple : "Je ne vais pas faire un scandale devant toute ma famille : je m'expliquerai avec mon frère plus tard, entre quatre yeux".

Elle devrait normalement se prononcer : an-tre-ka-tre-ieu .

Le substantif masculin "Yeux" ne se prononce en effet zieu que précédé des articles "Ces", Des", "Les", "Leurs", "Mes, "Nos, "Tes", "Vos", etc.

Mais pas devant des nombres tels que "Quatre", "Cent", "Cinq", "Sept", "Huit", etc.

De façon très exceptionnelle cependant, parce qu'il est pratiquement impossible de prononcer en-tre-ka-tre-ieu, l'Académie Française admet que l'on prononce en-tre-ka-tre-zieu, voire en-tr-kat-zieu.

Ce qui est normalement une prononciation fautive (ou "cuir").

"Le verrou suisse".

Cette locution nominale féminine relève du vocabulaire et du jargon du football.

Et il désigne un système tactique de défense renforcée précurseur du "Catenaccio", mis au point dans les années 1930 par l'entraîneur autrichien Karl Rappan (26 septembre 1905 - 2 janvier 1996).

L'entraîneur autrichien Karl Rappan

Ce système de "verrou", l'entraîneur viennois l'a d'abord testé avec l'équipe du Grasshopper de Zürich avant de l'appliquer avec succès à la sélection nationale suisse, la "Nati" (pour "Schweizer Fussballnationalmannschaft", "Équipe nationale de football Suisse").

Faire bloc grâce à une ligne inédite de quatre défenseurs : voilà la marque laissée par ce technicien novateur dans un football des années 1930 en pleine (r)évolution.

Karl Rappan est en effet le premier à utiliser quatre défenseurs : trois en ligne et un "verrouilleur" en retrait, faisant office de dernier rempart.

Ne disposant pas de talents individuels dotés d'une grande technique, Rappan décide de tout miser sur la force collective et sur un socle défensif rigoureux. Sa tactique : attendre que l'adversaire ait franchi la ligne médiane pour intervenir avec autorité.

Dans les faits, il impose à trois de ses défenseurs un strict marquage individuel, espérant que ce premier rideau défensif sortira vainqueur du duel. Le quatrième défenseur, lui, agit plutôt en électron libre. Ce "verrouilleur" est chargé de colmater les brèches en dernier ressort, lorsque ses partenaires ont failli. Et il est appelé "libéro" parce qu'il n'est pas affecté au marquage précis d'un joueur.

En plus d'employer quatre hommes à l'arrière, le système de Rappan innove en alliant une défense individuelle à une défense en zone.

Son coup de poker sera couronné de succès, puisque Rappan parviendra à qualifier la sélection suisse pour trois phases finales de Coupe du monde. Et celle de 1954, organisée en Suisse, verra même la Nati accéder aux quarts de finale après avoir battu l'Italie, double championne du monde, au 1er tour !

L'entraîneur autrichien Karl Rappan

En 2021, Rappan affiche toujours deux records : celui du plus grand nombre de matchs à la tête de la sélection (77) et celui du plus grand nombre de victoires (29).

Source : www.linternaute.fr (article de Jérémy Talbot)

"Plein axe".

La journaliste sportive française Candice Rolland

Cette locution adverbiale est utilisée par les commentateurs sportifs français pour qualifier ce qui est exactement dans l'axe longitudinal du terrain.

Et en particulier les mouvements du ballon.

On dit par exemple : "Un dégagement plein axe", "Une passe plein axe" ou "Un tir plein axe".

Par ellipse, dire "Mbappé plein axe" signifie que ce joueur vient d'effectuer un dégagement, une passe ou un tir dans l'axe longitudinal du terrain".

Certains commentateurs usent et abusent malheureusement de cette ellipse, au point que la locution adverbiale "Plein axe" se transforme presque en un véritable tic de langage.

C'est par exemple le cas de la journaliste sportive française Candice Rolland, qui l'a utilisé au moins cinq fois en quelques dizaines de minutes à peine, au cours de la deuxième mi-temps de la rencontre PSG - Manchester United, le 28 avril 2021, dans l'émission "La grande soirée", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

 

"Donner de l'urticaire" ou "Filer de l'urticaire".

Cette locution verbale appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : énerver, irriter.

On dit par exemple : "C'est triste à dire, mais presque tout, désormais, dans la façon de parler de la plupart de mes concitoyens me donne de l'urticaire".

Ou : "Impossible pour moi d'écouter du rap : cela me file de l'urticaire".

"Se faire une toile" et "Se faire un cinoche" ou "Aller au cinoche".

"Se faire une toile", c'est à dire "Aller au cinéma" dans le registre familier

Cette trois locutions verbales appartiennent au registre familier.

Et elles signifient : aller voir un film en salle, aller au cinéma.

"Se faire une toile", c'est à dire "Aller au cinéma" dans le registre familier

"La classe à Dallas".

Cette expression avec une rime intérieure appartient au registre familier.

Et elle s'utilise en général pour dire, de façon légèrement ironique, que quelque chose est "Classe", c'est à dire, selon le contexte : bien, beau, bon, élégant, distingué, raffiné, huppé, stylé.

On dit par exemple : "Tu as ma piscine ?" "La classe à Dallas !".

Cette expression, apparue je crois dans les années 1990, fait naturellement référence à la ville de Dallas (Texas) (États-Unis d'Amérique), fondée en 1841.

Et elle trouve probablement sa source dans la diffusion, puis les nombreuses rediffusions, à partir de janvier 1981 et durant près de 30 ans, des... 357 épisodes du feuilleton télévisé états-unien "Dallas", créé par David Jacobs et diffusé entre le 2 avril 1978 et le 3 mai 1991 sur le réseau CBS.

Sa diffusion généra en effet d'incroyables succès d'audience et constitua un véritable phénomène de société :

  • tant aux États-Unis d'Amérique, tenus en haleine en plein deuxième choc pétrolier,
  • qu'en France, près de trois ans plus tard, avec l'introduction d'un concept encore en vigueur, consistant à introduire à la fin de chaque épisode un rebondissement, dont la résolution n’intervient qu'au numéro suivant (le "cliffhanger").
L'entrée de Southfork, le ranch de la famille Ewing, dans la série états-unienne "Dallas" (les arbres ont bien poussé depuis le début de la série, en 1978
L'entrée de Southfork, le ranch de la famille Ewing, dans la série états-unienne "Dallas" : les arbres ont bien poussé depuis le début de la série, en 1978 !

Tous les plus de 45 ans se souviennent de son générique chanté, du ranch de Southfork et des incessantes disputes familiales de la famille Ewing, riches pétroliers et éleveurs bovins, avec l'abominable JR (John Ross) (Larry Hagman), son épouse alcoolique Sue Ellen (Linda Gray), son gentil frère Bobby (Patrick Duffy), sa jolie belle-soeur Pamela (Victoria Principal), sa garce de nièce Lucy (Charlene Tilton), son père Jock (Jim Davis) et sa mère Miss Ellie (Barbara Bel Geddes) !

La famille Ewing : Sue Ellen (Linda Gray), JR (John Ross) (Larry Hagman), Jock (Jim Davis), Pamela (Victoria Principal), Bobby (Patrick Duffy), Ray Krebs (Steve Kanaly) et au premier plan : Lucy (Charlene Tilton) et Miss Ellie (Barbara Bel Geddes)
La famille Ewing : Sue Ellen (Linda Gray), JR (John Ross) (Larry Hagman), Jock (Jim Davis), Pamela (Victoria Principal), Bobby (Patrick Duffy), Ray Krebs (Steve Kanaly) et au premier plan : Lucy (Charlene Tilton) et Miss Ellie (Barbara Bel Geddes)

Comme le dit si bien le site "Mots surannés", la série exposa aux Français moyens subjugués les codes du raffinement made in Amérique profonde  : moquette à poils géants, tables de marbre rose, cornes de vaches sur les capots de voiture et colonnes gréco-romano-baroques : "La classe à Dallas" !

Sources : wwww.mots-surannes.fr et www.rtl.fr

"Être endimanché" ou "Être en habits du dimanche", "Endimancher" ou "Mettre en habits du dimanche", "Habiller en dimanche" ou "S'habiller en dimanche" et "S'endimancher" ou "Se mettre en habits du dimanche".

Trois enfants "en habits du dimanche" ou "endimanchés" (© frvocabulary.blogspot.com)

Ces différentes locutions verbales du registre familier appartiennent désormais également au registre désuet.

Et elles signifient :

  • au sens propre : avoir revêtu, revêtir de ou revêtir ses plus beaux habits, des habits qui sortent de l'ordinaire.

On dit par exemple : "Lorsque j'étais en vacances dans le Lot (46), dans les années 1960-1970, les gens se mettaient encore en habits du dimanche même s'ils n'allaient pas à la messe dominicale".

  • et par extension : avoir revêtu, revêtir de ou revêtir des habits trop apprêtés, différents des habits quotidiens, dans lesquels on n'est pas à l'aise, ce qui enlève un certain naturel, donne une allure empruntée.

On dit par exemple : "Ayons une pensée émue pour tous ces gamins que l'on endimanchait pour rendre visite à la famille".

Sources : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Germanopratin" ou "Germanopratine".

Ce très joli adjectif relève du registre soutenu.

Et il est formé à partir des termes latins "germanus" ("germain") et "pratum" ("pré").

Datant de 1950, il désigne :

  • au sens propre :
    • ce qui se réfère au quartier de "Saint-Germain-des-Prés", à Paris (75), situé sur la rive gauche de la Seine, à proximité du Quartier latin.

Saint-Germain-des-prés, l'un des quartier du 6e arrondissement, à Paris (75)Saint-Germain-des-prés, l'un des quartier du 6e arrondissement, à Paris (75)

    • et en particulier : les personnes qui venaient, la nuit, y faire la fête.

Dans les années qui suivirent la Libération, on parlait ainsi des "milieux germanopratins" liés à l'"existentialisme", ce mot ayant fini par désigner une mode et un mode de vie.

On dit par exemple : "Boris Vian et Juliette Gréco sont assurément deux des plus célèbres germanopratins de l'après-guerre".

Boris Vian et Juliette Gréco, en 1949 (© Georges Dudognon)
Boris Vian et Juliette Gréco, en 1949 (© Georges Dudognon)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
La place Furstenberg, dans le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)

Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier de Saint-Germain-des-Prés, qui était encore un village, est en effet devenu un haut lieu de la vie intellectuelle et culturelle parisienne avec notamment la présence de Marguerite Duras (et le "Groupe de la rue Saint-Benoit"), de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir, de la chanson dite "rive gauche" (dont deux des emblèmes étaient Juliette Gréco et Léo Ferré), de cinéastes tels que Jean-Luc Godard et François Truffaut, de poète comme Jacques Prévert ou d'artiste comme Alberto Giacometti.

Philosophes, auteurs, acteurs et musiciens se cotoyaient dans les boîtes de nuit (où la France découvrait le "bebop") et les brasseries, où la philosophie existentialiste coexistait avec le jazz américain, dans les caves de la rue de Rennes, que fréquentaient notamment Boris Vian et les "zazous".

Enfin Saint-Germain-des-Près était également le principal lieu de sociabilité homosexuelle masculine parisienne.

Ou les habitants et habitantes du quartier, ce qui fait de ce mot un gentilé.

Un kiosque à journaux, devant le Café de Flore, boulevard Saint-Germain, à Paris (75)
Un kiosque à journaux, devant le Café de Flore, boulevard Saint-Germain, à Paris (75)
Le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
Le quartier de Saint-Germain-des-prés, à Paris (75)
  • et par extension, depuis quelques décennies, de façon légèrement péjorative : ce qui se réfère au milieu intellectuel parisien, symbolisé par ce quartier de Saint-Germain-des-Prés.

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"Arroser les marguerites".

éArroser les margueritesé

Cette locution verbale appartient au registre familier et signifie "Uriner ".

On dit par exemple : "Pendant que vous remballez le pique-nique et faites la vaisselle, je vais arroser les marguerites".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Uriner" en français.