"Le vent tourne" ou "Sentir le vent tourner".

Ces deux locutions verbales du langage courant s'utilisent couramment, au sens figuré, pour signifier respectivement :

  • "Le vent tourne" : la situation est en train de changer complètement, les rapports de force évoluent, la situation tourne à l'avantage d'un adversaire ou de soi-même.

On dit par exemple : "Le vent tourne : nous ne pouvons pas continuer à vendre nos produits aussi chers que par le passé".

  • et "Sentir le vent tourner" : comprendre l'évolution du rapport de force, la nature et l'importance du changement de situation en train de se produire.

On dit par exemple : "Dès que j'ai senti le vent tourner avec mon supérieur hiérarchique, j'ai postulé chez différents concurrents".

Sources : www.languefrancaise.net, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"L'intendance suivra".

Charles de Gaulle : "L'intendance suivra"

Cette formule est couramment employée pour signifier que les moyens devront s'adapter, coûte que coûte, à la décision du commandement. Et cela qu'il s'agisse du domaine militaire (sens propre) ou du domaine économique (sens figuré).

Elle est fréquemment attribuée au général de Gaulle. Et serait une réplique historique à l'un de ses officiers qui s'inquiétait des contraintes pratiques de sa stratégie.

Il s'agit cependant d'une citation apocryphe, le général lui-même ayant nié avoir prononcé cette phrase, et même l'avoir pensé.

"L’intendance" (ellipse lexicale de "l'intendance militaire") était le nom d'un service de l'armée de terre métropolitaine française, actif entre 1817 et 1983, chargé de l'administration générale de cette armée. Il existait aussi, jusqu'en 1969, un "service de l'intendance coloniale", ou "intendance des troupes de marine".

Source : wikipedia.org

"La diarrhée".

Avoir la diarrhée

Il s'agit - selon la définition de l'OMS - de l'émission d'au moins trois selles molles ou liquides par jour, ou à une fréquence anormale pour l'individu.

Elle est généralement le symptôme d'une infection gastro-intestinale, qui peut être due à diverses bactéries, divers virus ou parasites.

Source : www.who.int

"Faire l'autruche" ou "Pratiquer la politique de l'autruche"

"Faire l'autruche" ou "Pratiquer la politique de l'autruche"

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers signifient : se voiler la face, refuser d'affronter un problème, de faire face à la réalité ou de prendre en compte une réalité.

Cette expression populaire est née de l'idée - totalement fausse, mais rapportée par les premiers explorateurs des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles - que l'autruche enfouirait sa tête dans le sable lorsqu'elle a peur.

Alors qu'en réalité cet animal se contente de se coucher sur le sol en cas de danger.

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.futura-sciences.com

"Ouvrir le bal".

Cette locution verbalee du langage courant signifie

  • au sens propre : être le premier à danser, dans un bal.
  • et au sens figuré : être le premier à faire ou entreprendre quelque chose au sein d'un groupe ; débuter avant tous les autres.

On dit par exemple : "Cette année, c'est notre concurrent qui a ouvert le bal, en sortant sa collection deux jours avant nous".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Forcer la main".

Cette locution verbale du langage courant en forme d'idiotisme corporel signifie, selon le contexte, au sens figuré :

  • obtenir par la force, forcer ; contraindre une personne à agir contre sa volonté et ses intérêts propres, à faire quelque chose ; imposer quelque chose à quelqu'un contre son gré ; lui mettre la pression.

On dit par exemple : "Mon voisin n'a vendu sa propriété que parce que ses enfants lui ont forcé la main".

  • et, en équitation : agir à l'encontre des indications de son cavalier, pour un cheval.

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes corporels relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • "Ne pas en croire ses oreilles" : être extrêmement surpris par ce que l'on entend, stupéfait ; ne pas parvenir là l'imaginer.

 On dit par exemple : "J'ai dû lui faire répéter la nouvelle car je n'en croyais pas oreilles".

  • et "Ne pas en croire ses yeux" : être extrêmement surpris par ce que l'on voit, stupéfait ; ne pas parvenir là l'imaginer.

On dit par exemple : "Mon patron n'en croyait pas ses yeux en recevant le courrier du ministère et il a dû relire le message plusieurs fois avant de prendre véritablement conscience de la nouvelle".

On dit également, dans le registre populaire : "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

Ou, dans le registre vulgaire : "Trouer le cul".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

"Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" et "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot".

Ces différentes locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes numériques, d'idiotismes corporels et d'idiotismes vestimentaires appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Rester les deux pieds dans le même sabot" : attendre sans rien faire ; être embarrassé, incapable d'agir, passif ; ne pas faire preuve d'initiative.

On dit par exemple : "Tu dois réagir, tu ne peux pas rester les deux pieds dans le même sabot !".

  • "Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot" ou "Ne pas rester les deux pieds dans le même sabot" : être débrouillard, dynamique, actif, entreprenant ; agir, prendre des initiatives.

On dit par exemple : "Mon gendre n'est pas resté les deux pieds dans le même sabot : il a très vite lancé un nouveau projet".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.languefrancaise.net

"Un tâcheron".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant et dans le registre désuet : un petit entrepreneur travaillant le plus souvent à la tâche.
  • et dans le registre familier : une personne travaillant énormément, avec application mais sans initiative, à des tâches sans prestige, exigeant surtout de la régularité et de l'application.

On dit par exemple : "Ce type n'est un écrivain, mais un vulgaire tâcheron".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Au pifomètre".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre familier signifiant : au pif, au flair, approximativement ; selon son intuition ; au jugé ; à l'estime ; à première vue ; à peu près.

Le "pif" est un substantif masculin du registre argotique (parmi de nombreux autres) désignant le "nez".

Et le "pifomètre" est donc un substantif masculin désignant un instrument de mesure imaginaire permettant d'apprécier ou de prévoir par la seule intuition.

Nota Bene : l'idiotisme corporel "Au doigt mouillé" a une signification assez similaire.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Une poule mouillée".

"Une poule mouillée" au sens propre

Utilisée depuis le XVIIe siècle, cette locution nominale féminine appartient au registre familier.

Elle fait allusion au comportement de la poule, qui n’est guère réputée pour son courage. Ce volatile de basse-cour est en effet souvent associé à l’idée de lâcheté car il s’enfuit dès que l’on s’en approche.

Par ailleurs, lorsqu’elle a été surprise par la pluie, la poule mouillée se tient souvent immobile et à l’écart des autres animaux, comme si elle avait honte.

"Une poule mouillée" désigne donc de façon péjorative et au sens figuré : une personne peureuse, un poltron (langage courant), un froussard (registre familier) ; une personne manquant de courage et de résolution.

On dit par exemple : "Mon frère est tout le contraire d'un aventurier : c'est même une poule mouillée !".

Sources : www.caminteresse.fr et wiktionary.org