"Se marrer comme une baleine".

"Se marrer comme une baleine" : Astérix, Idéfix et Obélix riant aux éclats

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier appartient au registre argotique.

Et elle signifie : rire aux éclats, être plié de rire.

Assez étonnamment, je l'apprécie énormément, alors même que mon père n'avait de cesse de l'utiliser à mon égard, lorsque j'étais enfant ou adolescent... et pas forcément de façon positive, compte tenu de ma tendance au surpoids puis à l'obésité !

On dit également, mais moins couramment me semble-t-il, "Rigoler comme une baleine" ou "Rire comme une baleine", dans le registre familier.

Sur le même sujet, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à  "Toutes les façons de dire "Bien rire" ou "Rire beaucoup".

"Larguer les amarres", "Lever l'ancre", "Mettre les voiles" et "Prendre le large".

Ces différentes locutions verbales nous viennent bien évidemment du monde de la marine.

Et elles signifient toutes quatre, au sens figuré : partir, s'en aller, voyager.

On dit par exemple :

  • "Moi, fin juillet je largue les amarres, direction : ma maison familiale en Ardèche !",
  • "Vendredi je lève l'ancre à 16 heures car j'ai pas mal de route à faire pour arriver chez mes beauc-parents, en Normandie",
  • "Mon locataire a mis les voiles sans prévenir en me devant deux mois de loyer ",
  • et : "Les voleurs ont malheureusement pris le large avant l'arrivée de la police".

Au sens propre, ces différentes locutions signifient respectivement :

  • "Larguer les amarres" : détacher le bateau de son point d’attache,
  • "Lever l'ancre" : remonter l’ancre du fond,
  • "Mettre les voiles" : appareiller, quitter le mouillage, le port,
  • et "Prendre le large" : s’éloigner du rivage, gagner la haute mer.

Source : wiktionary.org

"Chercher midi à quatorze heures" ou "Chercher midi à 14 heures".

"Cherher midi à quatorze heures"

Cette locution verbale qui remonterait pourtant au début du XVIIe siècle ne manque évidemment pas de surprendre nos jeunes enfants et amis étrangers.

Appartenant au registre familier, elle signifie, au sens figuré : compliquer les choses inutilement, voir des difficultés là où il n’y en a pas ; chercher un problème là où il n'y en a aucun".

On dit pas exemple : "Inutile de chercher midi à quatorze heures : offrons-lui une nouvelle maquette, comme chaque année".

Ou : "Pourquoi chercher midi à quatorze heures ? Tu viens habillée comme tu l'es et ce sera très bien".

"Chercher midi à quatorze heures signifie littéralement "Chercher une chose là où elle n’est pas, à sa mauvaise place ; ne pas voir une chose là où elle se trouve". Et l'on disait au XVIe siècle : "Chercher midi à onze heures".

Sources : bdl.oqlf.gouv.qc.ca et wiktionary.org

"Bon an, mal an".

J'aime assez cette locution adverbiale invariable, qui se prononce bone-an-mal-an.

Appartenant au langage courant, cette expression proverbiale signifie : en moyenne annuelle, l'un dans l'autre ; une fois effectuée la compensation entre les bonnes et les mauvaises années.

On dit par exemple : "Bon an, mal an, je récolte six à 7 tonnes de cerises".

Ou : "Bon an, mal, an, J'aime les mots attire désormais plusieurs millions de lecteurs par an".

Cette expression, qui daterait du XVIIe siècle, nous vient probablement du monde agricole, où l'exploitant doit tenir compte des années avec de bonnes récoltes ("Bon an"), comme des années de mauvaise récoltes ("Mal an") et effectuer une moyenne, s'il veut avoir une vision globale du rendement de son travail ou de ses terres.

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

Source : www.larousse.fr

"Tomber sur le paletot".

J'aime beaucoup cette locution verbale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire.

Appartenant au registre familier et au registre désuet, elle signifie :

  • au sens propre : assaillir, agresser à l'improviste, de façon brusque,

On dit par exemple : "Un gars m'est tombé sur le paletot hier soir lorsque je retirais de l'argent au distributeur de billets".

  • et au sens figuré :
    • survenir par hasard, de façon totalement inattendue.

On dit par exemple : "Oui, je suis grand-père : ça m'est tombé sur le paletot il y a six mois !".

    • ou : insulter quelqu'un, le critiquer très violemment.

On dit par exemple : "Je n'ai rien compris à ce qui se passait : cette fille m'est tombé sur le paletot ce midi alors que je la connais à peine".

On dit également "Tomber sur le râble", "Tomber sur le poil" ou "Tomber sur le dos".

Source : wiktionary.org

 

"Rougir de quelque chose" et "Ne pas avoir à rougir de quelque chose".

Rougir

Ces deux expressions en forme d'idiotismes chromatiques appartiennent au langage courant.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Rougir de quelque chose" : en avoir honte, éprouver un sentiment de culpabilité, se sentir coupable.

On dit pas exemple : "Cette crapule n'a même pas rougi en découvrant les énormes dégâts causés par sa négligence".

  • et "Ne pas avoir à rougir de quelque chose" : pouvoir être fier de quelque chose ; ne pas hésiter à revendiquer quelque chose.

On dit pas exemple : "Tu n'as pas à rougir de tes résultats, car je les trouve très honorables pour un débutant".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"Embobiner".

Ce verbe peut avoir deux significations différentes selon le sens (propre ou figuré) et selon le niveau de langage, puisqu'il signifie tout à la fois :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • enrouler (quelque chose) autour de quelque chose de circulaire.

Et notamment : enrouler un fil (ou un câble) sur une bobine, ou "Bobiner".

Son antonyme est "Débobiner" (dérouler ce qui était en bobine) ou "Désembobiner".

Et "Rembobiner" consiste à embobiner de nouveau.

"Bobiner" ou "Embobiner" au sens propre : enrouler un fil sur une bobine

    • envelopper ou empêtrer (quelque chose ou quelqu'un) dans quelque chose ou au moyen de quelque chose.

On dit par exemple : "Mon grand-père m'a embobiné le bras dans une écharpe avant de m'emmener chez le médecin".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : tromper en embrouillant ; séduire dans le but de duper ; enjôler.

On dit par exemple : "Je me suis fait embobiner par le vendeur, qui m'a refilé un vieux modèle en me faisant croire qu'il venait de sortir".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

 

"Mettre une bûche" et "Prendre une bûche".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme botanique appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Mettre une bûche" : pénétrer sexuellement.

On dit par exemple : "J'lui mettrais bien une bûche à c'te rombière".

  • et "Prendre une bûche" : choir (registre soutenu), tomber (langage courant), se casser la figure.

On dit par exemple : "Fais attention de ne pas te prendre une bûche en sortant : les trottoirs sont encore très glissants".

Source : wiktionary.org

"De guerre lasse".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie, au sens figuré : en abandonnant car fatigué par trop de combats ; par lassitude, après une longue résistance.

On dit par exemple : "De guerre lasse, j'ai renoncé à essayer de maigrir".

Ou : "De guerre lasse, mon père m'a rendu mon téléphone portable multifonction après seulement 24 heures, au lieu de 72".

Le féminin singulier de l’adjectif "Lasse" est probablement une persistance de l’ancienne prononciation de "Las".

Sources : wiktionary.org et Le Robert

"La guimauve" et "À la guimauve" ou "De la guimauve".

  • "La guimauve"est un substantif féminin désignant :

De la "Guimauve officinale", également appelée "Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche"

    • une plante herbacée vivace appelée "Guimauve officinale", Guimauve sauvage" ou "Mauve blanche", commune en Europe.

Elle est cultivée comme plante médicinale pour ses propriétés émollientes, comme plante ornementale pour ses fleurs et quelquefois comme plante potagère principalement pour ses racines.

Et elle entrait autrefois dans la composition d'une confiserie molle et sucrée, la guimauve, originellement fabriquée à partir de la racine de guimauve.

De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
De la guimauve ou ""Pâte de guimauve"
    • ou : une confiserie molle également appelée "Pâte de guimauve", originellement confectionnée avec un extrait de la racine de guimauve officinale mais qui, dans sa forme moderne, est faite de sucre, de blanc d'oeufs battus, de gélatine (qui remplace la guimauve) et de gomme arabique.

La guimauve a une consistance spongieuse et généralement la forme de cubes ou de longs bâtons souples. Elle est naturellement d'un goût assez neutre et de couleur blanche ou rose mais est souvent aromatisée et colorée en teinte pastel dont les plus courantes sont rose, verte, bleue et jaune.

Des "Chamallows"

Cette friandise est connue en Belgique sous le nom de "Lard", le nom de "Guimauve" se rapportant, dans ce pays, à une autre friandise typique de la fête de la Saint-Nicolas plus proche de la guimauve d'origine.

Un sachet de "Chamallows"

En France, une confiserie faite de guimauve est commercialisée par la société Haribo-Ricqlès-Zan sous l'appellation commerciale "Chamallows", un mot possédant une consonance proche du nom de la guimauve en anglais qui est "Marshmallow".

  • et "À la guimauve" ou "De la guimauve" sont des locutions adverbiales signifiant, au sens figuré, dans le registre familier :
    • fade, douceâtre, sans expression.

On dit par exemple : "Je trouve minable cet acteur et son jeu à la guimauve".

    • ou,de façon péjorative : exagérément sentimental ; à l'eau de rose, un peu mièvre.

On dit par exemple : "Je ne supporte pas cet artiste et ses chansons : il ne fait que de la guimauve".

Sources : www.cnrtl.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

"Le syndrome tétra-Amélie".

Il s'agit d'une maladie congénitale autosomique récessive extrêmement rare, caractérisée par l'absence des quatre membres du corps humain.

D'autres zone du corps humains sont aussi affectées par les malformations, telles que le visage, le crâne, les organes reproductifs, l'anus et le bassin.

Ce trouble est causé par des mutations dans le gène WNT3.

  • L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise "Prince Randian", que le voit dans le film culte "Freaks / La monstrueuse parade", réalisé en 1932 par Tod Browning était porteur de ce syndrome.
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), porteur du syndrome tétra Amélie
L'artiste de cirque états-unien d'origine guyanaise Prince Randian, Randion ou Rardion (12 octobre 1871 - 19 décembre 1934), dans le film culte de Tod Browning "Freaks / La monstrueuse parade" (1932)
  • De même que le prédicateur chrétien évangélique et motivateur australien Nick Vujicic, né le 4 décembre 1982.

Le prédicateur chrétien évangélique et motivateur australien Nick Vujicic, porteur du syndrome tétra Amélie

  • Ou l'auteur journaliste sportif japonais Hirotada Ototake, né le 6 avril 1976.

l'auteur journaliste sportif japonais Hirotada Ototake, porteur du syndrome tétra Amélie

Cette maladie ne les a nullement empêché d'être père, puisqu'ils ont respectivement eu (à ce jour, pour les deux derniers) 5, 4 et 1 enfant.

"Un cultivar", "Une variété" et "Une varietas".

Serre horticole

Ainsi que vous allez pouvoir le constater, la distinction entre ces trois mots n'est vraiment pas aisée, l'utilisation interchangeable dans le milieu horticole des termes "Cultivar" et "Variété" génèrant en effet une confusion.

  • "Un cultivar" est un mot-valise anglais ("Cultigene variety"), créé en 1923 par le botaniste états-unien Liberty Hyde Bailey.

Et il désigne une variété de plante (arbres compris) obtenue en culture, par hybridation, sélection ou mutation, pour ses caractéristiques réputées uniques : morphologiques, esthétiques, techniques, vitesse de croissance (pour les arbres par exemple), adaptation à un biotope ou résistance à certaines maladies.

Ce terme de "Cultivar" est synonyme de "Variété cultivée" ou "Variété horticole", et plus communément malheureusement - par ellipse - "Variété".

Il existe de nombreux types de cultivars. Cette notion existe dès lors que dans une langue, on dénomme plusieurs types de plantes cultivées reconnaissables par des caractères communs au sein d'une espèce.

Les cultivars traditionnels sont donc nécessairement hétérogènes du point de vue du généticien, qui les qualifient souvent de "Variétés-populations" (ou "Landraces").

Avec l'essor de la sélection moderne et des outils génétiques, ainsi que des réglementations, on tend aujourd'hui à restreindre le sens de "Cultivar" à des populations de plantes "distinctes, homogènes et stables", autrement dit aptes à être enregistrées dans les catalogues officiels ou à recevoir un certificat d'obtention végétale.

Mais le terme "Cultivar" désigne également improprement :

    • les variétés naturelles mais cultivées dans les jardins et multipliées en pépinière,
    • ainsi que les variétés nées spontanément dans les cultures (dites "écotypes").
  • tandis que "Une varietas" (du latin "Varietas", "Qui diverge") ou "Une variété botanique"désigne, en botanique, en mycologie et de manière générale dans toutes les disciplines faisant appel à la systémique : un rang taxonomique de niveau inférieur au rang d'espèce, dit "Infraspécifique".

Contrairement à une "Varietas", un "Cultivar" ne peut donc pas transmettre ses caractéristiques par semence.

Les noms de cultivars sont gérés par le Code international pour la nomenclature des plantes cultivées, alors que les noms de varietas le sont par le Code botanique.

Source : wikipedia.org