34 façons de dire : "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

Faire très froid

"Avoir les grelots", "Cailler", "Meuler", "Peler", "Pincer", "Se cailler", "Se cailler les meules", "Se cailler les miches", "Se les geler", "Se geler le cul" "Se geler les couilles", "Se geler les fesses", "Se geler les glaouis", "Se geler les miches", "Se peler" et "Se peler le cul" relèvent du registre argotique

Les idiotismes animaliers "Faire un froid de canard" et "Faire un froid de loup" appartiennent au registre familier.

De même que "Aglagla !" (onomatopée), "Être frigo" et "Faire frisquet".

Tandis que "Claquer des dents", "Être frigorifié", "Être gelé", "Être transi", "Faire un froid de gueux", "Faire un froid glacial", "Faire un froid sibérien", "Frissonner", "Geler", "Geler à pierre fendre", "Grelotter" ou "Se croire en Sibérie" relèvent du langage courant.

Et "Faire un froid de gueux" du registre soutenu.

"Un terrain miné", "Être en terrain miné" ou "Avancer en terrain miné".

La locution nominale masculine "Un terrain miné" appartient au langage courant désigne :

  • au sens propre : un terrain ou une zone garni de mines, d'explosifs,
  • par extension : un lieu ou une zone dangereuse,
  • et au sens figuré : un sujet délicat.

On dit par exemple : "Avec l'adoption pour les couples homosexuels, le gouvernement avance en terrain miné".

Ou : "Fais attention avec ce sujet : tu es en terrain miné".

Et l'on peut également utiliser - dans le même registre de langue - l'expression "Terrain glissant"Source : www.larousse.fr

"Une logorrhée".

Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :

  • au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
  • et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.

Source : wiktionary.org

"Mettre les pieds dans le plat".

Cette locution verbale du registre familier qui doit interloquer nos amis étrangers signifie, au sens figuré : commettre une bévue grossière, une gaffe, une bourde, un grave impair, créant ainsi une situation embarrassante.

Par exemple :

  • en abordant une question délicate avec une franchise brutale,
  • en abordant un sujet délicat sans détour,
  • en commettant une indiscrétion impardonnable,
  • en évoquant gauchement un sujet épineux,
  • en parlant sans ménagement,
  • en disant une chose brutalement, par mégarde et manque de tact.

Sources : lemondedufrancais.com, www.linternaute.fr, www.expressio.fr

Découvrez pourquoi le commandant Cousteau portait si souvent le même type de couvre-chef que l'on a fini par le surnommer "L'homme au bonnet rouge".

Le commandant Jacques-Yves Cousteau

"L'homme au bonnet rouge" est en effet le surnom en forme d'idiotisme textile et d'idiotisme chromatique donné au commandant Jacques-Yves Cousteau, que l'on voyait presque toujours coiffé de la sorte dans les différents films de la série de documentaire télévisés "L'Odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau" (1968-1976).

Si ce célèbre explorateur a ainsi porté une bonne partie de sa vie un bonnet rouge, c'était en référence aux anciens bagnards de Toulon (13), des 18e et 19e siècle, parmi lesquels on désignait - par peur du risque - des "volontaires" pour des interventions dangereuses réalisées en scaphandres dits "pieds lourds" ou "à casque".

Un scaphandre "pieds-lourds" ou "à casque"

Les prisonniers portaient en effet des bonnets de laine sous leurs bonnets en caoutchouc, afin d'amortir les coups de tête qu'ils donnaient dans le clapet anti-retour de leur casque pour augmenter le débit d'air.

Et c’est pour différencier ces détenus des autres hommes, sur les ports et les bateaux, qu’on leur a imposé le port de bonnets de couleur rouge.

Il s’agissait donc de la part du commandant Cousteau - puis de son équipage, qui s'est mis à porter lui aussi de tels bonnets - d’une forme d'hommage à ces héroïques pionniers de l'utilisation des scaphandres.

Source : www.chosesasavoir.com

Pourquoi dire : "Un SUV (Sport Utility Vehicle) ?

Des SUV (Sport Utility Vehicles)

Et pas, comme le font si bien nos amis québecois : "Un VUS (Véhicule Utilitaire Sport)" !

Il s'agit en effet d'un type de véhicule bicorps, pouvant posséder des capacités tout-terrain ou de remorquage.

Au début du XXIe siècle, ce type de véhicule est très prisé, d'abord aux États-Unis d'Amérique, puis en Europe, où il voit ses ventes véritablement exploser (37% des ventes mondiales en 2019 contre 22% en 2015).

Des SUV (Sport Utility Vehicles)

Plus lourds et plus hauts que les autres véhicules, les VUS présentent pourtant un risque supérieur d'accident, notamment de tonneau en raison de leur centre de gravité plus élevé.

Ils présentent également un risque accru pour les autres usagers de la route, en particulier pour les piétons et cyclistes, et émettent davantage de gaz à effet de serre que les autres automobiles lorsqu'ils sont propulsés par un moteur thermique ou hybride !

NB : "VUS" est un rétroacronyme. Alors que "SUV" est soit un sigle (si on le prononce en détachant les lettre "s-u-v") soit un acronyme (si on le prononce "suve").

Source : wikipedia.org

"Dans les coulisses", "Dans la coulisse" ou "Se tenir dans la coulisse".

"Une coulisse" est un substantif féminin polysémique du langage courant désignant de nombreux objets ou pièces techniques sur lesquels je ne m'étendrai pas ici aujourd'hui.

L'un d'entre eux est un châssis de toile mobiles portant les décors d'un théâtre, situé sur les côtés de la scène.

Les coulisses d'un théâtre
Les coulisses d'un théâtre

"Dans les coulisses" et "Dans la coulisse" sont par conséquent des locutions adverbiales et "Se tenir dans la coulisse" une locution verbale du langage courant évoquant, par métonymie :

  • au sens propre :
    • la partie d'un théâtre, sur les côtés et à l'arrière d'une scène, cachée au public par les décors.

On dit par exemple : "Certains acteurs - même parmi les plus grands - ont tellement le trac, qu'ils sont pris de nausée sitôt qu'ils mettent les pieds dans les coulisses d'un théâtre".

Les coulisses de l'opéra Garnier
Les coulisses de l'opéra Garnier
    • ou : le monde du théâtre.

On dit par exemple : "Cet enfant de la balle a été élevé dans les coulisses de la Comédie française.

  • et au sens figuré : la partie d’un système invisible de l’extérieur, l'aspect dissimulé ou marginal d'une entité ou d'une organisation.

On dit par exemple : "Nous allons vous faire pénétrer dans la coulisse de l'équipe de France de football".

Ou : "Les coulisses du palais Bourbon et du palais du Luxembourg - qui abritent respectivement l'Assemblée nationale et le Sénat de la République française - recèlent bien des surprises".

Source : www.cnrtl.fr

"Se bouger le cul", "Se bouger le popotin", "Se bouger les fesses", "Se remuer le cul", "Se remuer les fesses" et "Se remuer le popotin".

"Se bouger le cul", "Se bouger les fesses", "Se remuer le cul" sont des locution verbales relevant du registre  argotique.

Tandis que "Se bouger le popotin" et "Se remuer le popotin" appartiennent au registre familier.

Mais toutes les cinq sont des idiotismes corporels.

Et elles signifient, selon le contexte :

  • passer à l'action, se mettre au travail.
  • ou : se dépêcher.

On dit par exemple :

    • "Il va falloir se bouger le cul pour réussir à être à l'heure".
    • "Il serait temps que tu te bouges le popotin si tu veux avoir ton bus".
    • "Si tu ne te bouges pas les fesses rapidement, mon pote, tu vas la perdre cette gonzesse".
    • "Tu devrais te remuer le cul pour trouver un boulot vite fait, je crois".
    • ou : "Si on ne se remue pas le popotin, on va rater l'appel".

Et on les utilise souvent sous forme d'interjections :

    • "Bouge-toi le cul !" ou "Bouge ton cul !".
    • "Bouge-toi le popotin !" ou "Bouge ton popotin !".
    • "Bouge-toi les fesses !" ou "Bouge tes fesses !".
    • "Remue-toi le cul !" ou "Remue ton cul !".
    • "Remue-toi le popotin !" ou "Remue ton popotin !".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Se dépêcher" en français.

"Un duomots".

Il s'agit d'un type de jeu de mots très particulier et rare, dans lequel un mot est phonétiquement constitué de deux mots de même sens.

Par exemple :

  • "Bourvil" est constitué des mots "Bourg" et "Ville".
  • "Pégase" est constitué des mots "Pet" et de "Gaz".
  • et "Troufion" (ou "Trouffion") est constitué des mots "Trou" et de "Fion".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux "Auto-traductions".

Source : wikipedia.org

"Engage le jeu que je le gagne".

Cette phrase étonnante est un palindrome, c'est à dire un mot ou une phrase qui peut tout aussi bien se lire de gauche à droite, que de droite à gauche !

"Engage le jeu que je le gagne" se lit également "Engage le jeu que je le gagne" si vous partez de la dernière lettre de droite (le "e" de gagne") pour finir à la première lettre de gauche (le "e" de "Engage").