"Faire du potin" et "Faire des potins".

Ces deux locutions verbales ont des significations totalement différentes :

  • "Faire du potin" c'est :
    • au sens propre : faire du bruit, du tapage, du boucan, du vacarme.

Le potin en ce sens est un grand bruit, un tapage, un vacarme.

    • et au sens figuré : causer un scandale.
  • tandis que "Faire des potins", c'est médire, cancaner, potiner, colporter des racontars ou des ragots.

Les potins, en ce sens, sont des bavardages, des commérages généralement médisants, des cancans, des racontars ou des ragots.

"Lever le camp".

Cette locution verbale du langage courant signifie :

  • au sens propre, dans le domaine militaire, : quitter l'emplacement de repos et se mettre en marche,
  • et au sens figuré, dans le registre familier, : partir, s'en aller, décamper.

Source : wiktionary.org

"Avoir le foin qui dépasse de la charrette".

Un cheval noir traînant une charrette de foin

J'adore cette expression très imagée du registre vulgaire qui signifie, au sens figuré : avoir des poils pubiens qui dépassent de la culotte ou du maillot.

"Avoir le foin qui dépasse de la charette"
"Avoir le foin qui dépasse de la charette"

Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :

"La déshérence".

Ce mot du registre soutenu désigne :

  • au sens propre, dans le domaine juridique, le défaut d’héritiers naturels par suite duquel une succession revient à l’État,
  • et, au sens figuré, la disparition de la continuité d’une organisation.

"Ingurgiter".

Ce verbe du registre soutenu signifie :

  • au sens propre :"Avaler avidement et en quantité, engloutir",

On dit par exemple : "Mon fils de seize ans ingurgite ses repas en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire !" ou "J'ai rarement vu un nourrisson ingurgiter ses biberons aussi rapidement".

  • et au sens figuré : "Absorber massivement un savoir sans pouvoir l'assimiler".

On dit par exemple : "Il est proprement aberrant de demander aux étudiants en médecine d'ingurgiter, comme ils doivent le faire des années durant, une telle masse d'information".

"Faire de l'oeil", "Faire des oeillades", "Jeter des oeillades", "Lancer des oeillades"", "Faire les yeux doux" et "Jouer de la prunelle".

Ces six locutions verbales en forme d'idiotismes corporels ont des significations relativement voisines :

  • "Faire de l'oeil" à quelqu'un (registre familier), c'est :
    • au sens propre :
      • cligner de l'oeil, faire un signe de l’oeil, un clin d’oeil à quelqu’un.
      • regarder de façon aguichante, chercher à séduire par le regard ou par des oeillades, lancer des oeillades.
    • et, au sens figuré, : courtiser, draguer cette personne, tenter une approche amoureuse.
  • "Faire des oeillades", "Jeter des oeillades" ou "Lancer des oeillades" (langage courant), c'est adresser des coups d'oeil de manière furtive, à dessein et avec une expression marquée, en signe de tendresse ou de bienveillance.
  • "Faire les yeux doux" à quelqu'un (registre familier), c'est :
    • au sens propre : entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades.
    • et, au sens figuré, : chercher à s'attirer les faveurs de quelqu’un.
  • "Jouer de la prunelle" (langage courant), enfin, c'est - tout comme pour "Faire les yeux doux" - entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades, essayer de se faire désirer.

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net

"Se battre en duel".

Cette locution verbale désigne :

  • au sens propre : un combat singulier entre deux adversaires, dont l'un a demandé à l'autre réparation d'une offense par les armes ; les deux étant assistés chacun de deux témoins.

Les duels se faisaient à l'épée, puis au pistolet.

Bien qu'ayant été interdits en France par le cardinal de Richelieu, le 6 février 1626, leur interdiction les a rendus attractifs et on a longtemps continué à se battre ainsi puisque ce n'est que la grande boucherie de 1914-1918 qui les a vu disparaître.

Un dernier duel à l'épée eut cependant eu lieu le 21 avril 1967, opposant le maire de Marseille (13) Gaston Defferre au gaulliste René Ribière !

  • au sens figuré : des personnes ou des choses peu nombreuses ; la formule permettant d'insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier).

On dit par exemple : "Tu parles d'un succès ; il y a deux acheteurs qui se battent en duel !".

Dans le même sens, on dit également "Trois pelés et un tondu" ou "Quatre pelés et un tondu" (registre populaire).

"Une tête brûlée".

  • Cette locution nominale du registre familier désigne, au sens figuré, une personne excessive, prenant des risques de manière volontaire et inconsidérée, un casse-cou ou un trompe-la-mort.

Bonbons "Têtes brûlées".

  • Mais pour les enfants et les adolescents cette même locution désigne une marque française de bonbons acidulés, fabriquée jusqu'à 2008 par la Société Européenne de Confiserie, puis rachetée par la société Verquin Confiseur.

Ces bonbons qui "vous arrachent la tête" (sic) se présentent sous la forme de petite billes, cachant derrière une première couche extrêmement piquante un arrière-goût sucré.

Source : wiktionary.org

"Reprendre du poil de la bête".

L'origine de cette expression du langage courant est à chercher dans l'ancienne croyance populaire selon laquelle appliquer le poil d’une bête qui a mordu sur la plaie engendrée permettrait de guérir ladite plaie.

De nos jours elle signifie, au sens figuré, selon le contexte :

  • aller mieux après avoir été très malade,
  • reprendre des forces, du courage,
  •  reprendre l'avantage sur un adversaire après avoir été en situation de faiblesse.

Sources : wwww.expressio.fr et wiktionary.org

"Inique" et "L'iniquité" ou "Une iniquité".

Images du quatorzième album de Lucky-Luke "Ruée sur l'Oklahoma".

J'affectionne cet adjectif et ce substantif du registre soutenu.

C'est très jeune, en 1968, à l'âge de 7 ans, que j'ai découvert - et aussitôt adopté - ces deux jolis mots, en lisant l'album de bande dessinée franco-belge "Ruée sur l'Oklahoma" !

"Ruée sur l'Oklahoma", quatorzième album de Lucky-Luke, paru en 1960

Il s'agit du quartorzième album de la série Lucky-Luke, publié en 1960 et dessiné par l'excellent Morris d'après un scénario du génial René Goscinny ; son sixième pour "l'homme qui tire plus vite que son ombre".

J'espère que les quelques cases illustrant cet article vous donneront l'envie de découvrir ou de vous replonger dans la lecture de ce petit bijou !

  • L'adjectif  "Inique" s'applique à ce qui manque gravement à l'équité ; est contraire à la justice, injuste, de façon criante, excessive.

On dit par exemple : "Ce jugement est inique !".

  • "L'iniquité" désigne :
    • au sens propre, le caractère de ce qui est inique, injuste.

On dit par exemple : "Je proteste violemment contre l'iniquité de cette décision" !

    • et au sens figuré, la corruption des moeurs.
  • et "Une iniquité" désigne :
    • au sens propre, une injustice grave, criante, excessive.

On dit par exemple : "Ce licenciement est une iniquité !".

    • et au sens figuré :
      • l'état, la condition de pécheur,
      • ou une faute grave, un péché ou un acte commis contrairement à la morale, à la religion.

Très rarement utilisé à ma connaissance, l'adverbe "Iniquement" signifie quant à lui de manière inique, injuste.

"Une tête de bois".

Cette locution nominale peut désigner tout aussi bien :

  • au sens propre : une tête en bois, sur laquelle on travaille une perruque.

On dit également "Une tête à perruque".

  • et, au sens figuré, une personne réfractaire, têtue.