J'adore cette expression très imagée du registre vulgaire qui signifie, au sens figuré : avoir des poils pubiens qui dépassent de la culotte ou du maillot.
"Avoir le foin qui dépasse de la charette"
Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :
au sens propre :"Avaler avidement et en quantité, engloutir",
On dit par exemple : "Mon fils de seize ans ingurgite ses repas en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire !" ou "J'ai rarement vu un nourrisson ingurgiter ses biberons aussi rapidement".
et au sens figuré : "Absorber massivement un savoir sans pouvoir l'assimiler".
On dit par exemple : "Il est proprement aberrant de demander aux étudiants en médecine d'ingurgiter, comme ils doivent le faire des années durant, une telle masse d'information".
Ces six locutions verbales en forme d'idiotismes corporels ont des significations relativement voisines :
"Faire de l'oeil" à quelqu'un (registre familier), c'est :
au sens propre :
cligner de l'oeil, faire un signe de l’oeil, un clin d’oeil à quelqu’un.
regarder de façon aguichante, chercher à séduire par le regard ou par des oeillades, lancer des oeillades.
et, au sens figuré, : courtiser, draguer cette personne, tenter une approche amoureuse.
"Faire des oeillades", "Jeter des oeillades" ou "Lancer des oeillades" (langage courant), c'est adresser des coups d'oeil de manière furtive, à dessein et avec une expression marquée, en signe de tendresse ou de bienveillance.
"Faire les yeux doux" à quelqu'un (registre familier), c'est :
au sens propre : entreprendre une séduction par des regardsou par des oeillades, lancer des oeillades.
et, au sens figuré, : chercher à s'attirer les faveurs de quelqu’un.
"Jouer de la prunelle" (langage courant), enfin, c'est - tout comme pour "Faire les yeux doux" - entreprendre une séduction par des regards ou par des oeillades, lancer des oeillades, essayer de se faire désirer.
au sens propre : un combat singulier entre deux adversaires, dont l'un a demandé à l'autre réparation d'une offense par les armes ; les deux étant assistés chacun de deux témoins.
Les duels se faisaient à l'épée, puis au pistolet.
Bien qu'ayant été interdits en France par le cardinal de Richelieu, le 6 février 1626, leur interdiction les a rendus attractifs et on a longtemps continué à se battre ainsi puisque ce n'est que la grande boucherie de 1914-1918 qui les a vu disparaître.
Un dernier duel à l'épée eut cependant eu lieu le 21 avril 1967, opposant le maire de Marseille (13) Gaston Defferre au gaulliste René Ribière !
au sens figuré : des personnes ou des choses peu nombreuses ; la formule permettant d'insister de manière ironique sur le petit nombre (registre familier).
On dit par exemple : "Tu parles d'un succès ; il y a deux acheteurs qui se battent en duel !".
Cette locution nominale du registre familier désigne, au sens figuré, une personne excessive, prenant des risques de manière volontaire et inconsidérée, un casse-cou ou un trompe-la-mort.
Mais pour les enfants et les adolescents cette même locution désigne une marque française de bonbons acidulés, fabriquée jusqu'à 2008 par la Société Européenne de Confiserie, puis rachetée par la société Verquin Confiseur.
Ces bonbons qui "vous arrachent la tête" (sic) se présentent sous la forme de petite billes, cachant derrière une première couche extrêmement piquante un arrière-goût sucré.
L'origine de cette expression du langage courant est à chercher dans l'ancienne croyance populaire selon laquelle appliquer le poil d’une bête qui a mordu sur la plaie engendrée permettrait de guérir ladite plaie.
De nos jours elle signifie, au sens figuré, selon le contexte:
aller mieux après avoir été très malade,
reprendre des forces, du courage,
reprendre l'avantage sur un adversaire après avoir été en situation de faiblesse.
J'affectionne cet adjectif et ce substantif du registre soutenu.
C'est très jeune, en 1968, à l'âge de 7 ans, que j'ai découvert - et aussitôt adopté - ces deux jolis mots, en lisant l'album de bande dessinée franco-belge "Ruée sur l'Oklahoma" !