"La course à l'échalote" ou "Faire la course à l'échalote".

Cette expression désigne :

  • au sens propre, un jeu ou une brimade enfantine consistant à pousser un camarade en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • au sens figuré, forcer quelqu’un à partir en le tenant d’une main par le col et de l’autre par le fond du pantalon,
  • et, par extension, une fuite ou une débandade, chasser ou faire s’enfuir quelqu’un.

"Pisseux" ou "Un pisseux".

  • L'adjectif "Pisseux" désigne :
    • au sens propre, dans le registre argotique, ce qui sent ou est imprégné d'urine.

On parle par exemple de "vêtements d'enfants tout pisseux".

    • et, au sens figuré, dans le registre familier, ce qui est d'une couleur passée, jaunie.

On parle par exemple d'un "vieux papier peint pisseux".

  • Et le substantif "Pisseux" désigne, chez nos amis suisses, dans le registre familier, un peureux.

On dit par exemple : "Ce pisseux s'était réfugié aux toilettes tant il avait eu peur de l'orage !".

Voir également mon article "Pisseuse" ou "Une pisseuse".

"Allegro" ou "Un allegro".

Ce terme musical d'origine italienne désigne :

  • "Allegro" :
    • au sens propre : un adverbe servant à indiquer un tempo vif (plus rapide que l'adagio, moins rapide que le presto).

On dit par exemple : "Un morceau joué allegro".

    • et au sens figuré : un adverbe signifiant "rapidement".

On dit par exemple : "Il n'a pas ménagé ses efforts et y est allé allegro !".

  • "Un allegro" : un substantif désignant un morceau composé dans ce tempo.

On dit par exemple : "J'adore cet allegro".

Source : wikipedia.org

"Un thon".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un poisson pélagique des eaux chaudes et tempérées, de grande taille et comestible.
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
  • et au sens figuré, dans le registre argotique : une femme de forte corpulence, jugée peu gracieuse.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."

 

"Trouer le cul" ou "Se trouer le cul".

Contrairement à ce que d'aucuns pourraient penser, ces deux locutions du registre vulgaire ne sont nullement liées à quelque pénétration anale ou empalement que ce soit !

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Trouer le cul"  : abasourdir, stupéfier, épater, ébahir.

On dit par exemple : "Putain ! c'te blogue l'est trop classe ! Y a des trucs, j'te jure, ça m'troue le cul !".

Ou : "Ça m'a troué le cul d'apprendre que ta vieille était morte".

On dit également, dans le langage courant : "Ne pas en croire ses oreilles" ou "Ne pas en croire ses yeux".

Ou, dans le registre populaire : "Être sur le cul" ou "Rester sur le cul" et "Laisser sur le cul" ou "Mettre sur le cul".

  • et "Se trouer le cul" : se donner de la peine pour faire quelque chose, se donner du mal, s'échiner.

On dit par exemple : "Sur la vie d'ma reum, le mec l'a dû s'trouer le cul pour trouver tous ces trucs !".

Ou : "J'me suis troué l'cul à rénover c'te bagnole".

Source : wiktionary.org

Pourquoi ne faut-il jamais mettre trop d'argent dans un chat ou dans un chien ?

Réponse
Parce-que l’on a généralement les pires difficultés à l’en extraire, bien évidemment !
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie de la locution verbale « Mettre de l’argent dans quelque chose », qui signifie au sens figuré « Investir dans quelque chose » et au sens propre « Insérer dans quelque chose ».

Un chien et un chat

"Une daube".

  • au sens propre ce mot désigne une manière de préparer certaines viandes avec un assaisonnement particulier et de les cuire à l’étouffée à très petit feu,

On parle par exemple de daube provençale.

  • et, par extension, la viande accommodée de cette manière,
  • mais il sert également à évoquer un objet ou un spectacle de mauvaise qualité, bon à jeter (registre argotique).

On dit par exemple : "J'aimais bien ses premières réalisations, mais son nouveau film est vraiment une grosse daube !".

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article "Quelle est la différence exactement entre un navet et un nanar ?".

"Se brûler les ailes".

Cette expression signifie, au sens figuré : subir des pertes en faisant quelque chose, prendre trop de risques, dépasser certaines limites pour ensuite le regretter.

Et, indirectement : vouloir à tout prix connaître quelque chose de secret peut s'avérer dangereux.

Contrairement à ce que l'on croit parfois, cette expression n'est absolument pas un idiotisme animalier et ne fait nullement référence à un insecte qui se brûlerait parce qu'il se serait trop approché d'une ampoule.

Elle est directement héritée de la mythologie grecque et du personnage d'Icare, le fils de l'architecte Dédale.

Icare ne s'est pourtant pas vraiment brûlé les ailes... mais les a plutôt perdu :

Les deux hommes avaient en effet été cloîtrés par Minos dans le labyrinthe que Dédale avait conçu pour enfermer le Minotaure.

Les sorties étant soigneusement gardées, Dédale trouve une solution pour s'échapper par la voie des airs.

Cette solution consiste à confectionner, pour son fils et lui, des ailes semblables à celles des oiseaux, confectionnées avec des plumes et collées sur leurs omoplates avec de la cire.

Il met en garde son fils, Icare, lui interdisant de s'approcher trop près de la mer, à cause de l'humidité, et du soleil, à cause de la chaleur.

Icare et son père Dédale

Mais le jeune Icare, grisé par le vol, oublie rapidement l'avertissement de son père et prend trop d'altitude. La chaleur du soleil fait alors fondre la cire et les plumes se détachent, précipitant Icare en chute libre, sous les yeux horrifiés de Dédale, qui ne peut rien faire pour le sauver.

Icare et son père Dédale

De nos jours encore, la petite île grecque où serait tombé Icare est appelée, en son hommage, "Icare" ("Ikaria" en grec) et la mer qui l'entoure "la "mer Icarienne" (partie de la mer Méditerranée située dans la mer Égée), au Sud-Est de la Grèce.

Localisation de l'île d'Icare, dans la mer icarienne (partie de la mer Méditerranée située dans la mer Égée), au Sud-Est de la Grèce
Localisation de l'île d'Icare, dans la mer icarienne (partie de la mer Méditerranée située dans la mer Égée), au Sud-Est de la Grèce

Le film français "I comme Icare", réalisé en 1979 par le réalisateur Henri Verneuil, avec Yves Montand dans le rôle du procureur Volney, traduit parfaitement cette allégorie d'Icare : à vouloir trop s'approcher de la vérité, on se brûle les ailes.

Affiche du film français "I comme Icare" de Henri verneuil (1979)

Et cette histoire sert aujourd'hui de référence à tous ceux qui veulent en tirer une morale, en expliquant à leurs enfants que c'est pour leur seul bien qu'ils leur donnent des conseils.

Et que l'enfant qui ne les suit pas scrupuleusement court le risque de se retrouver très sévèrement puni.

Sources : wikipedia.org, licmace.wordpress.com et www.languefrancaise.net

"Être taillé comme une ablette".

Cette locution du registre familier en forme d'idiotisme animalier fait référence à l'ablette, un petit poisson d'eau douce.

Une ablette

Et elle désigne, au sens figuré, comme de nombreuses autres : un individu chétif.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution" en français.

"De quoi peut-on donc faire "trêve" ?".

Différentes locutions françaises utilisent la forme curieuse, "Trêve de" :

  • "Trêve de baliverne !" ou "Trêve de balivernes !",
  • "Trêve de bavardage !" "Trêve de bavardages !",
  • "Trêve de cérémonie !" ou "Trêve de cérémonies !",
  • "Trêve de commentaire !" ou "Trêve de commentaires !",
  • "Trêve d’enfantillage !" ou "Trêve d’enfantillages !",
  • "Trêve de plaisanterie !" ou "Trêve de plaisanteries !",
  • "Trêve de simagrée !" ou "Trêve de simagrées !",
  • et "Trêve de tergiversation !" ou "Trêve de tergiversations !".

Elles signifient toutes, au sens figuré, : "Assez de..." ou "Cessons de...", "et passons aux choses sérieuses !".