"Disparaître des écrans radar", "Disparaître des radars", "Passer sous le radar", "Passer sous les radars" ou "Rester sous le radar", "Rester sous les radars".

Ces différentes expressions relèvent originellement du vocabulaire et du jargon aéronautique, du vocabulaire et du jargon militaire ainsi que du vocabulaire et du jargon de la police et de la sécurité.

Et elles s'utilisent :

  • au sens propre, à propos des appareils volant à très basse altitude, sous l'horizon des radars, qui, ne pouvant être détectés, échappent ainsi à leur surveillance,
  • et au sens figuré, à propos d'un individu ou d'un ensemble de personnes passés inaperçus, ayant échappé à la vigilance de ceux qui auraient dû les voir.

On dit par exemple : "Il semble désormais évident que malgré le déploiement d'un très important dispositif policier au cours de ces derniers mois, les deux survivants du commando soient parvenus à passer sous les radars et à quitter la région parisienne, voire le territoire national".

"Les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel" ou "Les arbres ne grimpent jamais jusqu'au ciel"..

J'aime beaucoup cet adage boursier, d'origine apparemment états-unienne, qui signifie, au sens figuré, :

  • qu'un investisseur doit savoir prendre ses gains et vendre (ses actions) à un moment car la hausse ne peut pas être éternelle ; le marché (boursier) ne peut pas monter indéfiniment.

Et il convient par conséquent de savoir se montrer prudent, raisonnable.

  • ou- par extension - : que tout à une fin, qu'il existe des limites à tout. 

On dit par exemple : "Tu devrais vendre ta collection car les prix actuels sont déjà  vraiment très élevés".

Ou : "Les sondages du président sont toujours excellents, mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel".

 

"Un chouïa", "Un chouia", "Un chouilla" ou "Un chouya".

Ce joli petit mot à l'orthographe variable nous vient directement de l'arabe maghrébin et est apparu dans notre pays, avec la colonisation, à la fin du XIXe siècle.

Appartenant au registre populaire, il signifie, selon le contexte, :

  • "Un peu", "Un brin", "Un poil", "Un tantinet".

On dit par exemple : "Tu peux me couper les cheveux un chouïa plus courts sur les tempes s'il te plaît ?".

  • ou : "Une petite quantité".

On dit par exemple : "Donne-moi encore un chaouïa de purée, s'il te plaît".

 

"Dans le droit-fil de" ou "Dans la droite ligne de"

Ces deux expressions du langage courant ont une signification identique.

  • Au sens propre, le "droit-fil" désigne - dans un tissu - le sens de la trame ou de la chaîne, par opposition au biais.
  • Par extension, au sens figuré, "Dans le droit-fil de" ou "Dans la droite ligne de" signifie "En suivant scrupuleusement la ligne indiquée", "Dans la suite logique de", "En respectant l'orientation de".

On dit par exemple : "Cette décision s'inscrit dans le droit-fil des précédentes".

Ou : "L'auteur a écrit ce roman dans la droite ligne de ses précédents livres".

Source : www.larousse.fr

"Panurgesque", "Panurgien" ou "Panurgique".

Ces trois adjectifs rigoureusement synonymes du registre soutenu qualifient ce qui relève du "Panurgisme" et signifient : "moutonnier, suiviste, conformiste".

Doit-on dire "Un échappatoire" ou "Une échappatoire" ?

Réponse
« UNE échappatoire » !

Ce substantif féminin du langage courant désigne : un subterfuge auquel on a recours pour échapper à une situation difficile.

On dit par exemple : "Partir effectuer des études à l'étranger ou au moins loin de chez soi, constitue parfois une échappatoire efficace aux jeunes soucieux d'échapper à l'emprise de parents toxiques".

Et, par extension : un moyen de se décharger de quelque chose.

On dit par exemple : "Mon fils trouve toujours une échappatoire lui permettant de ne pas avoir à faire la vaisselle".

"Arthrite" et "Arthrose".

L'arthrite et l'arthrose sont deux maladies de la famille des rhumatismes concernant les articulations et entraînant des douleurs parfois invalidantes.

Il convient de ne pas les confondre mais il n'est pas forcément facile de les distinguer.

L'arthrite est une inflammation des articulations, alors que l'arthrose est une maladie dite "mécanique".

Les signes physiques et biologiques, les causes et les traitements de ces deux maladies sont donc très différents.

  • L'arthrite est une inflammation de la membrane entourant l'articulation, qui entraîne la sécrétion de quinines, des substances qui détruisent petit à petit l'articulation. Elle occasionne des douleurs surtout au repos (notamment la nuit), qui peuvent diminuer lors d'une activité physique ou d'un "dérouillage" matinal. Elle concerne principalement les articulations des mains et des pieds.

"Arthrite" est un terme général qui regroupe de nombreuses pathologies. L'arthrite peut en effet avoir une cause infectieuse (arthrite septique), immunitaire (la polyarthrite rhumatoïde) ou même métabolique (la goutte). Parfois, elle accompagne aussi un psoriasis et l'on parle alors d'arthrite psoriasique.

La déformation de l'articulation est dite "chaude", car elle s'accompagne de signes physiques comme des rougeurs, un gonflement ou un échauffement local (arthrite aiguë).

Lorsque l'arthrite est chronique, les douleurs sont qualifiées d'inflammatoires : elles surviennent au repos et réveillent la nuit. Les articulations nécessitent un "dérouillage" matinal, le temps qu'elles s'échauffent et que la raideur passe. Les articulations se déforment parfois, parallèlement à l'évolution de la maladie, comme dans la polyarthrite ankylosante.

Traitement de l'arthrite :

Il est variable en fonction de la cause de la maladie.

Des antibiotiques sont prescrits dans le cas d'une arthrite de nature infectieuse, causée par une bactérie, des biothérapies (basées sur l'emploi de micro-organismes vivants ou de substances prélevées sur des organismes vivants) pour les arthrites ayant une origine auto-immune, et les anomalies biologiques sont traitées dans les cas d'arthrites d'origine métabolique (par exemple l'augmentation de l'acide urique dans la goutte grâce à des médicaments et un régime alimentaire approprié).

La douleur est soulagée par les antalgiques classiques (paracétamol, anti-inflammatoires).

  • L'arthrose est une altération "mécanique" du cartilage, qui recouvre l'articulation : le cartilage articulaire s'abîme peu à peu et s'amincit jusqu'à disparaître, ne remplissant plus son rôle de facilitateur de mouvements. La production de liquide synovial, servant de lubrifiant, s'amoindrit, laissant les os constituant l'articulation à vif, les uns contre les autres, lors des mouvements.

Si l'arthrose est une maladie qui peut être liée à l'âge, il existe aussi des facteurs favorisant son apparition chez les plus jeunes (un patient sur trois a moins de 40 ans). Les anomalies anatomiques, les traumatismes liés à une grande pratique sportive et la surcharge pondérale (obésité et surpoids) peuvent être à l'origine de l'arthrose.

Les articulations les plus touchées sont celles du genou, de la hanche ou de la colonne vertébrale (le cou en paticulier).

À l'inverse de l'arthrite, l'arthrose entraîne plutôt des douleurs lors des mouvements. Elles surviennent le jour, augmentent lors de l'effort, sont plus importantes en fin de journée et calmées par le repos. Des craquements sont fréquents et aucun signe d'inflammation (chaleur, rougeur, oedème) n'est présent.

La déformation de l'articulation est dite "froide", car elle ne s'accompagne d'aucun signe d'inflammation locale et ne se voit pas.

Traitement de l'arthrose :

L'arthrose a longtemps été considérée comme inéluctable et sa prise en charge laissait à désirer.

À l'heure actuelle, on tente de soulager les douleurs à l'aide d'antalgiques (paracétamol, anti-inflammatoires durant les poussées). Les infiltrations sont de deux types : à l'aide de corticoïdes pour un effet anti-inflammatoire ou à base d'acide hyaluronique pour pallier l'insuffisance de liquide synovial et consolider le cartilage. Mais elles ne sont plus prises en charge par l'Assurance-maladie. De même que les anti-arthrosiques d'action lente (glucosamine, chondroïtine sulfate, Piasclédine®) qui agissent en quelques semaines.

Sinon, les traitements visent principalement à réduire le facteur de risque, avec par exemple un régime diététique dans le cas d'une obésité, une chirurgie préventive dans le cas d'une anomalie anatomique. Ou la pose d'une prothèse.

Et la pratique d'une activité physique modérée est naturellement vivement conseillée, afin d'éviter une prise de poids pesant sur l'articulation et accélèrant le phénomène d'arthrose.

Source : www.topsante.com et www.allodocteurs.fr

"L'once" ou "Une once".

Ce joli petit mot mot peut avoir pas moins de six significations différentes:

    • une unité de mesure du poids du système impérial britannique valant 28,3495231 grammes.
    • un ancien poids valant la douzième partie de la livre romaine et pesant 27 grammes.
    • une ancienne unité de mesure du poids en France, valant 30,59 grammes. Elle formait la huitième partie du marc, ou la seizième partie de la livre de Paris.
    • l'unité de mesure du poids pour l'or, adoptée, depuis 1828, par la United States Mint (organisme gouvernemental qui produit et met en circulation les pièces de monnaie des États-Unis d'Amérique). L'once d'or vaut 31,104 grammes.
  • en numismatique, l'once est une ancienne monnaie d’or ayant eu cours en Espagne et en Amérique latine.
  • l'once est également, de manière très générale, une petite quantité de quelque chose.

On dit par exemple "Ne pas peser une once" ou "Ne pas avoir une once de".

Un once ou Léopard des neiges

Source : wikipedia.org

La "Métrologie" n'a rien à voir avec le temps qu'il fait et ne saurait être confondue avec la "Météorologie" !

Ces deux substantifs féminins paronymes ont en effet des significations radicalement différentes :

  • La "MéTROlogie" désigne en effet la science de la mesure.

Elle définit les principes et les méthodes permettant de garantir et maintenir la confiance envers les mesures résultant des processus de mesure.

Il s'agit d'une science transversale s'appliquant dans tous les domaines où des mesures quantitatives sont effectuées.

On peut distinguer, artificiellement, différents aspects de la métrologie pour faciliter sa compréhension :

    • la métrologie fondamentale, ou scientifique, qui vise à créer, développer et maintenir des étalons de référence reconnus,
    • la métrologie industrielle, la plus fréquente, qui permet de garantir les mesures, par exemple d'un processus de fabrication, souvent dans le cadre d'un contrôle qualité, lié à un système de gestion de la qualité,
    • et la métrologie légale, liée aux mesures sur lesquelles s'appliquent des exigences réglementaires.
  • Tandis que la "MéTÉOROlogie" désigne l'étude scientifique des phénomènes atmosphériques, ainsi que des météores (à ne pas confondre avec les... météorites !).

Cette science a ainsi pour objet l'étude des nuages, des précipitations ou du vent dans le but de comprendre comment ils se forment et évoluent en fonction des paramètres mesurés tels que la pression, la température et l'humidité.Il s'agit d'une discipline traitant principalement de la mécanique des fluides et de la thermodynamique mais qui fait usage de différentes autres branches de la physique, de la chimie et des mathématiques. Purement descriptive à l'origine, la météorologie est devenue un lieu d'application de ces disciplines. Pour ce faire elle doit s'appuyer sur un réseau cohérent d'observations. Le premier du genre - concernant un territoire multinational étendu - est apparu en 1854, sous la direction du français Le Verrier, qui établit un réseau européen de données atmosphériques fonctionnant de manière opérationnelle dès 1856.

La météorologie moderne permet d'établir des prévisions de l'évolution du temps en s'appuyant sur des modèles mathématiques à court comme à long terme, qui assimilent des données de nombreuses sources dont les stations, les satellites et les radars météorologiques.

Elle a des applications dans des domaines très divers comme les besoins militaires, la production d'énergie, les transports (aériens, maritimes et terrestres), l'agriculture, la médecine, la construction, la photographie aérienne ou le cinéma.

Enfin, la météorologie est également utilisée pour la prévision de la qualité de l'air.

Source : wikipedia.org

"Ne pas peser une once" ou "Ne pas avoir une once de".

Ces deux expressions du registre soutenu signifient respectivement :

  • "Ne pas peser une once" :
    • au sens propre : être léger, ne pas peser très lourd.

On dit par exemple : "Ce gilet de sauvetage ne pèse pas une once".

On pourrait également dire : "Être léger comme une plume".

    • au sens figuré : n'être d'aucun poids.

On dit par exemple : "Son objection n'a pas pesé une once".

  • et "Ne pas avoir une once de" : n'avoir qu'une très petite quantité de, en avoir extrêmement peu.

On dit par exemple : "Il n'a pas une once d'intelligence" lorsque souhaite dire de façon élégante que quelqu'un est complètement idiot.

J'utilise d'ailleurs régulièrement pour ma part cette formule qui fait partie de mes façons préférées de dire "Être idiot".

Source : www.cnrtl.fr