"Les rats quittent le navire" ou "Quitter le navire".

Cette expression signifie au sens figuré que les gens se désolidarisent, parce qu’ils ne voient pas d’issue ou de solution.

On dit par exemple : "Premier à quitter le navire Les Républicains, le 15 mai 2017 : Édouard Philippe".

Cette expression nous vient d'un temps lointain où il était impossible de prévoir le temps qu'il allait faire et encore moins lorsque l'on prenait la mer. Il arrivait cependant parfois qu'avant qu'un bateau ne largue les amarres, tous les rats présents sur le navire le fuient, ce qui était le présage d'une tempête à venir. En effet, les rats, intelligents et bons nageurs, pressentent les catastrophes et se jettent généralement à l'eau avant que le bateau ne coule.

Source : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.caminteresse.fr

"Les marseillais des quartiers Nord et la politesse".

Jeudi 31 janvier 2019 : je sors du métro Malpassé, à Marseille (13) et mon bus est, comme moi, en avance.

Compte tenu de la température glaciale, je m'y réfugie bien volontiers.

Ce qui me permet de surprendre la conversation suivante, pour le moins cocasse.

L'homme, debout à l'avant, qui discute avec le chauffeur travaille apparemment de manière occasionnelle pour la RTM.

Il raconte à son ancien collègue son récent voyage en Australie. Et surtout, sa surprise de découvrir que :

- "Là-bas, tu vois, c'est assez étonnant ; les gens quand i' montent dans le bus, i' disent Bonjour au gars qui conduit. Et quand i' descendent i' lui disent Au revoir ou Bonne journée !".

Avant de ponctuer son constat d'un surprenant : "Un peu à l'anglaise, tu vois ?".

Gageons qu'un simple ticket de car à destination de Toulon (83), Aix-en-Provence (13) ou Arles (13) lui aurait vraisemblablement permis de découvrir - en France même et à bien moindre frais... - la politesse la plus élémentaire.

Que signifie : "Être dans les clous", "Marcher dans les clous" ou "Rester dans les clous" et "Être hors des clous" ou "Sortir des clous".

Ces cinq locutions verbales du registre familier signifient, au sens figuré, :

  • "Être dans les clous", "Marcher dans les clous" ou "Rester dans les clous" : respecter ce qui est attendu, demandé, édicté, imposé.

Faire ce qu'il faut, obéir, agir conformément aux règles.

  • "Être hors des clous" ou "Sortir des clous" : désobéir, ne pas respecter les règles ou les limites.

Dans tous les cas, l'origine de ces différentes expressions remonte à la deuxième moitié du 20e siècle, période durant laquelle ont été utilisés les "Passages cloutés".

Passage clouté

"Le tarmac".

Aire de trafic ("Tarmac") d'un aérodrome

Sans doute vais-je surprendre plus d'un parmi vous, amis lecteurs, mais il s'agit là d'un nom de marque !

Il s'agit d'une apocope du mot "Tarmacadam", juxtaposition de "tar" ("goudron" anglais) et "macadam".

  • Cette marque enregistrée est à l'origine un matériau breveté en 1901 par l'entrepreneur britannique Edgar Purnell Hooley. 

Composé de goudron et d'agrégats, le tarmac est étendu sur une surface, puis est compacté avec un rouleau compresseur.

La marque appartient aujourd'hui à la société britannique Tarmac Holdings Limited, l'une des plus grandes entreprises de matériaux de construction du Royaume-Uni.

  • L'"aire de trafic", souvent appelée "tarmac", est, sur un aérodrome, la zone sur laquelle on procède à l'embarquement, au débarquement, au chargement, au déchargement et à l'avitaillement des "appareils" ou "avions".
  • Et l"'aire de stationnement", que l'on appelle fréquemment aussi "tarmac", désigne, comme son nom l'indique, la partie d'un aérodrome, où l'on stationne les "appareils" ou "avions".
  • Le terme "tarmac" est parfois utilisé dans le jargon aéronautique et très souvent de manière abusive par les organes d'information pour désigner, à tort, l'ensemble de la surface extérieure bétonnée, y compris la "piste" ("L'avion s'est posé sur le tarmac de Roissy à 15H".) : l'avion ne peut se poser que sur la "piste", qui peut être en herbe, en béton ou en béton goudronné, avant d'aller stationner sur le "tarmac"/"aire de trafic" ; le déplacement entre la "piste" et l'"aire de trafic" se faisant sur les "voies de circulation".

Autres articles sur le même thème : La différence exacte qui existe entre un "aérodrome" et un "aéroport" et  La surprenante origine du mot "Avion".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Le runway" !

Piste d'atterrissage et de décollage

Mais : "La piste", "La piste d'atterrissage" ou "La piste de décollage" !

Il s'agit, dans le domaine aéronautique, de la surface d'un aérodrome réservée au décollage et à l'atterrissage des avions.

Les dimensions et le revêtement sont fonction de la vitesse et de la masse des avions accueillis.

"Dans les parages".

  • Le mot "Parages" directement issu du vocabulaire maritime, désigne :
    • au sens propre, à l'origine, des contrées maritimes,
    • et, par analogie, des contrées ou des régions terrestres.
  • La locution nominale "Dans les parages", qui relève du registre familier, signifie donc "Dans le voisinage, à proximité, aux alentours, dans les environs".

On dit par exemple : "Passe donc à la maison si tu es dans les parages".

  • Et la locution verbale "Être aux parages" signifie "Approcher de", "Être aux environs de".

On dit par exemple : "Nous étions aux parages de la capitale lorsque le moteur nous a lâché !".

"Avoir le compas dans l'oeil ne signifie pas que l'on risque de devenir borgne" !

Cette expression, qui semble dater du XVIIIe siècle, signifie en effet "Être capable de mesurer, d'estimer, évaluer quelque chose avec justesse", sans utiliser le moindre instrument, au contraire des marins d'autrefois qui utilisaient un compas.

On dit par exemple : "Dans la famille Hubert nous avons d'excellentes capacité d'estimation : on a le compas dans l'oeil !".

"Un Abribus".

Beaucoup de gens l'ignorent, mais il s'agit là d'une marque enregistrée, désignant un type d'abri que nos amis belges appellent "Aubette".

Proposé pour la première fois en 1964 à Lyon (69), par l'entreprise JCDecaux, l'Abribus permet de protéger les usagers des intempéries aux arrêts des lignes de bus ou de cars, tout en offrant un emplacement pour des panneaux publicitaires.

Le matériel était souvent fourni gratuitement par la société qui se rémunérait par la publicité. Dans un contexte où la possibilité de créer de nouveaux emplacements publicitaires était limitée, ce concept a assuré la fortune de son créateur Jean-Claude Decaux et une position de quasi-monopole mondial.

L'idée a fait florès et l'abribus publicitaire n'a cessé d'évoluer, tout en demeurant le mobilier urbain emblématique de la société JCDecaux.

Source : wikipedia.org