On ne dit pas : "Voire même au sein de leur famille politique" !

L'analyste électoral français Jean-Daniel Lévy (© Baptiste Raynal)

Comme a pu le déclarer, le 17 avril 2021, l'analyste électoral français Jean-Daniel Lévy, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "VOIRE au sein de leur famille politique" !

Pour cet impardonnable pléonasme, je ne peux que lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Ses plus beaux atours", "Revêtir ses plus beaux atours", "Se montrer sous ses plus beaux atours" ou "Se parer de ses plus beaux atours".

La locution adverbiale "Sous ses plus beaux atours" relève du registre soutenu et s'applique essentiellement à la gent féminine.

Et elle désigne : de superbes vêtements, aussi seyants qu'élégants, voire une tenue d'apparat.

On dit par exemple :

  • "La princesse est alors apparue, vêtue de ses plus beaux atours",
  • "Pour ce gala de prestige, mon épouse a naturellement revêtu ses plus beaux atours",
  • "Il est naturel de vouloir se montrer sous ses plus beaux atours lors d'une première rencontre avec sa belle-famille",
  • et "Mon fils cadet, qui a 16 ans, s'est paré de ses plus beaux atours pour séduire la fille du voisin : il a pris une douche, s'est lavé les cheveux et a mis un pantalon déchiré de partout mais presque propre...".

Pourquoi dire : "Feelgood" ?

Et pas, selon le contexte :

  • "Plein de bons sentiments",
  • "Qui fait du bien",
  • "Qui réchauffe le coeur",
  • "Qui vous fait vous sentir bien",
  • ou : "Réconfortant" !

Source : onary.reversop.net

"On a souvent besoin d'un plus petit que soi".

"Le lion et le rat", une fable de Jean de la Fontaine (1668)

Cette phrase a traversé les siècles, puisqu'elle nous vient de fable de Jean de La Fontaine intitulée "Le lion et le rat" (Livre II, fable 11) publiée en 1668.

Elle signifie qu'il ne faut pas mépriser les plus petits, ou les plus faibles, car chacun, quelle que soit sa taille, a ses qualités et peut apporter quelque chose aux autres, fussent-ils grands, forts et puissants.

Ainsi, même le lion, roi des animaux, peut un jour être sauvé par un modeste rat, celui-ci s'avérant capable de faire ce dont le puissant fauve n'est pas capable !

"Le lion et le rat"

"Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d'un lion
Un rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était et lui donna la vie .
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un lion d'un rat eût affaire ?
Cependant il avint qu'au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.

Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recomander la lecture de mon article consacré à un autre vers de cette fable : "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage".

Sources : www.linternaute.fr, fr.quora.com, www.editions-larousse.fr et www.lafontaine.net

"Graveleuse" ou "Graveleux".

Cet adjectif du langage courant possède plusieurs significations fort différentes, puisqu'il qualifie :

  • au sens propre :
    • qui est mêlé de graviers, qui contient du gravier (une "terre graveleuse", un "terrain graveleux", voire - par analogie - des "lentilles graveleuses" ou des "petits pois graveleux"),
    • par extension : dont la chair contient de petits corps durs, pour un fruit (une "poire graveleuse"),
    • et, dans le domaine médical : qui est relatif à la gravelle ; qui contient des gravelles (une "urine graveleuse", un "rein graveleux"),
  • et au sens figuré : qui est d'un caractère licencieux, proche de l'obscénité (une "anecdote graveleuse", une "histoire graveleuse", un "propos graveleux").

Source : www.cnrtl.fr

"Les fennecs", "Les verts" ou "Les guerriers du désert".

"Les fennecs" c'est à dire : l'équipe d'Algérie de football

Il s'agit des différents surnoms de l'équipe nationale de football algérienne, qui représente l'Algérie dans les compétitions internationales, sous l'égide de la FAF (Fédération Algérienne de Football (FAF), fondée en 1962.

Le logotype de la FAF (Fédération Algérienne de Football), fondée en 1962
Le logotype de la FAF (Fédération Algérienne de Football), fondée en 1962

Le surnom en forme d'idiotisme animalier "Les fennecs" fait référence à l'animal national de l'Algérie.

Des fennecs, en captivité
Des fennecs, en captivité

Et le surnom en forme d'idiotisme chromatique "Les verts" fait référence à la couleur du maillot de l'équipe nationale de football algérienne, lorsqu'elle joue à l'extérieur.

L'équipe d'Algérie a disputé la première rencontre de son histoire le 6 janvier 1963 face à la Bulgarie, match remporté sur le score de deux buts à un, à la suite de l'indépendance du pays en 1962. Et la sélection algérienne a disputé ses premières qualifications à une phase finale de Coupe du monde en 1970.

1970 : "Les fennecs" - c'est à dire l'équipe d'Algérie de football - remportent leur premièr CAN (Coupe d'Afrique des Nations)
1970 : "Les fennecs" remportent leur premièr CAN (Coupe d'Afrique des Nations)

Elle remporte son premier trophée en 1990 lors de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations), une compétition qu'elle remporte une deuxième fois en 2019.

2019 : "Les fennecs" - c'est à dire l'équipe d'Algérie de football - remportent leur deuxième CAN (Coupe d'Afrique des Nations)
2019 : "Les fennecs" remportent leur deuxième CAN (Coupe d'Afrique des Nations)

En Coupe du monde, l'Algérie s'est qualifiée à quatre occasions pour un tournoi final en 1982, 1986, 2010 et en 2014 au Brésil, ou l'Algérie se qualifie pour la première fois de son histoire pour les huitièmes de finale, devenant ainsi la sixième nation africaine à atteindre ce niveau.

L'équipe d'Algérie dispute depuis 1972 ses rencontres à domicile au Stade du 5 Juillet 1962, une enceinte sportive de 85 000 places située dans la capitale, Alger.

Et l'Algérie a terminé l'année 2020 au 31e rang mondial selon le classement FIFA et au 3e rang de la CAF (Confédération Africaine de Football).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander mon article consacré à l'étrange slogan anglo-hispano-français des supporteurs algériens : "One, two, thre, viva l'Algérie !".

Source : wikipedia.org

"Dégorger le poireau", "Se faire dégorger le poireau" ou "Se dégorger le poireau".

Ces trois extraordinaires locutions verbales en forme d'idiotisme alimentaire ou gastronomique appartiennent au registre vulgaire.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Dégorger le poireau" :
    • masturber un homme,

On dit par exemple : "C'est quand même incroyable : qu'il aille bien ou qu'il aille mal, mon mec a toujours envie que je lui dégorge le poireau !".

    • se masturber, pour un homme,

On dit par exemple : "Avant-hier je n'avais pas le moral : j'ai dégorgé le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme.

On dit par exemple : "Hier j'étais en forme : j'ai dégorgé le poireau

  • "Se faire dégorger le poireau" :
    • se faire masturber, pour un homme,

On dit par exemple :"Ce midi je me suis fait dégorger le poireau par ma femme".

  • "Se dégorger le poireau" :
    • se masturber, pour un homme.

On dit par exemple : "Ce matin je vais me dégorger le poireau".

    • ou : éjaculer, pour un homme.

On dit par exemple : "Durant la nuit  je me suis dégorgé le poireau".

Mais il existe de très nombreuses autre façons de dire "Se masturber" !

Ou de dire "Éjaculer".

"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé".

Ce superbe vers, entré dans le langage courant, est extrait de "L'isolement", un des plus célèbres poèmes d'Alphonse de Lamartine, paru en 1820, dans les "Méditations poétiques" son premier recueil de poèmes.

Le poète français Alphonse de Lamartine

Dans celui-ci le poète s'abandonne à son chagrin dans une élégie témoignant de son mal de vivre et d'une rêverie mélancolique, après la disparion brusque et prématurée de sa maîtresse, Julie Charles, emportée par la tuberculose en 1817.

"L'isolement" (1820)

"Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : Nulle part le bonheur ne m'attend.

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire ;
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"

Sources : wikipedia.org et www.poesie-francaise.fr

On ne dit pas : "On dirait ton corps i' t'fait plus confiance" !

L'humoriste français Kev Adams

Comme le déclare l'humoriste français Kev Adams, dans l'émission "Le gala : Montreux Comedy Festival fête ses 30 ans", rediffusée le 13 avril 2021, sur la chaîne de télévision publique France 2.

Mais, à tout le moins : "On dirait QUE ton corps iL NE tE fait plus confiance" !

Et idéalement : "On dirait QUE ton corps NE tE fait plus confiance" !

"Edgar-Yves".

Il s'agit du nom de scène de l'humoriste français d'origine béninoise Edgar-Yves Monnou Junior.

Edgar-Yves est le fils de l’avocat et homme politique béninois Edgar Yves Monnou, né le 9 février 1953. Ministre des Affaires étrangères du Bénin de 1995 à 1996, il a été ambassadeur en France, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et en Turquie.

En 2013, Edgar-Yves a créé son premier spectacle "West Side Comedy Club" à Nantes (44) etest devenu chroniqueur sur Rire et Chansons en 2017.

Source : wikipedia.org

"En trombe" ou "Comme une trombe".

Ces deux locutions adverbiales appartiennentt au langage courant.

Et elles signifient : brusquement, soudainement, violemment ; à une très grande vitesse.

On dit par exemple : "Mes enfants arrivent en trombe lorsque je les appelle pour manger des crêpes, mais beaucoup plus lentement et calmement lorsqu'il s'agit de mettre la table ou d'effectuer leur devoirs".

Ou : "Mon mari est arrivé comme une trombe, de peur de rater quelques secondes du match de l'Ohème" ou "Finir en trombe".

Sources : wiktionary.org