"En un mot comme en cent" ou "En un mot comme en mille".

Ces deux locutions adverbiales du registre familier en forme d'idiotismes numériques signifient : bref, en résumé, pour résumer ; pour dire les choses de façon concise.

Et elle s'utilise pour insister sur ce que l'on dit, avec autorité, lorsque l'on ne veut pas de contradiction, pour redéfinir plus clairement quelque chose.

On dit par exemple : "En un mot comme un cent : ta femme exige que tu sois parti avant ce soir !".

Ou : "En un mot comme en mille : le gouvernement ne cèdera pas à ces pressions !".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Un paperboard", "Un paper-board" ou "Un paper board" !

Un tableau de conférence ("Paperboard", "Paper-board" ou "Paper board")

Et pas : "Un tableau de conférence" !

C'est à dire : un tableau, souvent sur trépied, constitué de grandes pages de papier rabattables ou pouvant être retirées.

Ce faux anglicisme désigne en effet en anglais... du bristol ou "papier cartonné".

Source : wiktionary.org

"La biotech" et "Une biotech".

  • "La biotech" constitue l'apocope du substantif anglais "Biotechnology" signifiant en français "Technologie de bioconversion" ou - par calque - "Biotechnologie".

L'OCDE définit celle-ci comme l’application de la science et de la technologie à des organismes vivants, de même qu’à ses composantes, produits et modélisations, pour modifier des matériaux vivants ou non-vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services.

Comme son nom l'indique, cette technologie résulte d'un mariage entre la science des êtres vivants - la biologie - et un ensemble de techniques nouvelles issues d'autres disciplines telles que la microbiologie, la biochimie, la biophysique, la génétique, la biologie moléculaire, l'informatique.

Mais par abus de langage, on la restreint souvent au domaine du génie génétique et aux technologies issues de la transgénèse, permettant en particulier d'intervenir sur le patrimoine génétique des espèces pour le décrypter ou le modifier.

  • et le vocable "Une biotech", régulièrement utilisé par les organes d'information, désigne, par ellipse : une entreprise spécialisée dans les technologies de bioconversion ou de biotechnologie.

Ainsi nous parle-t-on systématiquement de "la biotech allemande BioNTech".

Source : wikipedia.org

"En deçà" ou "En deçà de".

J'aime beaucoup cette jolie locution prépositive, qui relève du registre soutenu et signifie, selon le contexte :

  • de ce côté-ci  ou de ce côté-ci de :

On dit par exemple : "L'usager de la SNCF oit respecter le marquage au sol indiquant la limite de discrétion. Et s'arrêter en deçà".

Ou : "En deçà de la frontière, le port de la ceinture de sécurité n'était pas obligatoire avant le 1er juillet 1973, à l'avant, et le 1er octobre 1990, à l'arrière".

  • avant ou avant le/la/les.

On dit par exemple : "Ce phénomène date de la dernière guerre. Et n'existait pas en deçà".

Ou : "Cette machine n'était pas utilisée en deçà du Moyen Âge".

  • ou, au figuré : en dessous ou en dessous de.

On dit par exemple : "Pour cet achat, je me suis fixé une limite de 200€. Et j'espère bien rester en-deçà".

Ou : "La fréquentation de J'aime les mots est restée cette semaine-ci en-deçà de ses niveaux habituels".

Source : wikipedia.org

"Un VTC".

Ce sigle polysémique désigne en français deux types de véhicules fort différents :

  • il a d'abord désigné : un Vélo Tout Chemin.

Également appelé "Vélo de trekking" ce type de bicylette à but utilitaire ou de loisir, combine des caractéristiques du vélo de ville et du VTT (Vélo Tout Terrain).

Destiné à être utilisé dans des environnements différents, un VTC convient pour un usage routier ou urbain, et est apte à rouler sur des chemins et sentiers peu accidentés.

Il est généralement équipé d'un cadre rigide, d'une tige de selle suspendue, d'une fourche télescopique avant à faible débattement et de roues d'un diamètre de 700 mm, avec des pneus plus fins que sur un VTT et sans crampons.

L'équipement d'un VTC peut être complété avec un porte-bagages, un éclairage et des garde-boue.

Il existe, comme pour les vélos de ville et tout terrains, des versions avec assistance par moteur électrique placé généralement dans le moyeu arrière. On parle alors de VTCAE (Vélo Tout Chemin à Assistance électrique).

Un VTC (Vélo Tout Chemin)

  • puis :
    • à partir du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2014 : un "Voiture de Tourisme avec Chauffeur".

Et cela, alors même que - je ne doute pas que vous en conveniez avec moi - l'on devrait dire :

      • soit : "un VÉHICULE de Tourisme avec chauffeur",
      • soit : "UNE Voiture de Tourisme avec Chauffeur",

Et cela, alors même que l'on devrait évidemment, là aussi, dire :

      • soit : "un VÉHICULE de Transport avec chauffeur",
      • soit : "UNE Voiture de Transport avec Chauffeur".

Un VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur, anciennement Voiture de Tourisme avec Chauffeur)

Source : wikipedia.org

"Le plus grand des animaux", "Le plus grand des mammifères", "Le plus grand animal de tous les temps" ou "Le plus grand animal que la terre ait porté".

Une baleine bleue ou rorqual bleu

Ces différentes formules désignent : la baleine bleue, également appelée rorqual bleu.

Cette espèce de cétacés appartenant à la famille des mammifères peut dépasser 30 mètres de longueur et 170 tonnes.

Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à... quatre autobus !
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à... quatre autobus !
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un humain
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un humain

Et il s'agit donc du plus gros animal vivant à notre époque et - dans l'état actuel de nos connaissances - du plus gros animal ayant vécu sur Terre, avant deux grands sauropodes.

Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un bateau de 23 mètres de long
Une baleine bleue (ou rorqual bleu) comparée à un bateau de 23 mètres de long

Long et mince, le corps de la baleine bleue peut prendre diverses teintes de gris-bleuté sur le dos et un peu plus clair en dessous. On en dénombre au moins trois sous-espèces distinctes.

Comme les autres baleines, la baleine bleue se nourrit essentiellement d’un petit crustacé, le krill, de planctons mais également de petits poissons et parfois de calmars.

Les baleines bleues furent abondantes dans presque tous les océans avant le début du XXe siècle. Pendant près de quarante ans, elles furent chassées par les baleiniers qui ont amené l'espèce au bord de l'extinction avant qu'elle ne soit protégée par la communauté internationale en 1966.

Un rapport de 2002 estimait qu’il y avait entre 5 000 et 12 000 baleines bleues à travers le monde, localisées dans au moins cinq groupes. En 2018, l'IUCN estime la population entre 5 000 et 15 000 individus.

Avant la chasse industrielle à la baleine, la plus forte population se trouvait dans l’Atlantique, qui en comptait approximativement 240 000 (entre 202 000 et 311 000).

L'espèce est classée en danger d'extinction par l'UICN.

Nota Bene : "Baleine" est un substantif féminin polysémique du langage courant auquel j'ai déjà consacré un article.

Source : wikipedia.org

"C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14" et "C'est reparti comme en 40" ou "Repartir comme en 40".

  • l'expression "C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14" - par ellipse de "C'est reparti comme en 1914" ou "Repartir comme en 1914" - appartient au registre populaire et a commencé à être utilisée dès la fin de la Première Guerre mondiale, en 1918.

Elle fait référence au début de ce conflit, né de l'assassinat, le 28 juin 1914, à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) de l’archiduc héritier d’Autriche-Hongrie François-Ferdinand, qui embrase rapidement l’Europe toute entière.

Lorsque, le 1er août 1914, la France se mobilise, nombreux sont les Français qui pensent alors que la guerre sera de courte durée et que les soldats seront rentrés avant la fin de l’été. Aussi les hommes mobilisés partent-ils avec entrain et insouciance, persuadés qu'ils vont rapidement gagner la guerre contre l'Allemagne.

La ferveur patriotique nationale est d'abord confortée par la réussite du rapide et efficace acheminement des troupes vers le front, en grande partie du à l'utilisation des chemins de fer qui sont entièrement militarisés.

Mais, comme nous le  savons, la suite se révéla malheureusement infiniment plus dramatique que prévue, le conflit ayant duré quatre ans, fait des dizaines de millions de morts et de blessés, et laissé des régions entières ravagées.

L'expression est employée de façon ironique :

    • pour désigner une situation dans laquelle des personnes s'engagent avec un enthousiasme et un entrain injustifiés, que les circonstances ne justifient guère.

On dit par exemple : "C'est reparti comme en 14 : les gens veulent tous être confinés, à présent !".

    • pour signifier que "Cela recommence".

On dit par exemple : "C'est reparti comme en 14 : le ministre va encore nous dire qu'il faut faire des efforts !".

    • ou pour dénoncer un conflit récurrent.

Elle a ainsi commencé à être utilisée, après la Première Guerre mondiale, dès lors qu’une tension renaissait avec l’Allemagne, ce qui fut le cas dans les années 20 avec l’occupation de la Ruhr (Allemagne) puis, évidemment, en 1939, avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

  • et l'expression "C'est reparti comme en 40" ou "Repartir comme en 40" - par ellipse de "C'est reparti comme en 1940" ou "Repartir comme en 1940" - constitue un simple détournement moderne de l'expression "C'est reparti comme en 14" ou "Repartir comme en 14", qui demeure l'expression de référence.

Utilisée depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, elle comporte cette fois une connotation de défaite et d’éternel recommencement des guerres, après celles de 1870, 1914-1918, 1939-1945 ou d'indochine.

Sources : wikipedia.org et www.defense.gouv.fr

Démarrage en fanfare pour février 2021 !

Alors même que je ne m'y attendais absolument pas, les records de fréquentation quotidienne de J'aime les mots ont été assez nettement battus en ce 1er février 2021, avec 1 924 visiteurs différents (contre 1 832 le 18 janvier, soit + 5 %).
Dont 1 829 via Google et les moteurs de recherche (contre 1763 le 18 janvier, soit + 3,7 %).
Et cela "à la régulière", puisque cela s'est effectué sans qu'aucun article spécifique ne draine à lui seul plusieurs centaines de lecteurs, la fréquentation s'étant répartie sur pas moins de... 661 articles différents !
Gageons que ces excellents chiffres soient confirmés dans les jours à venir !

"Corroyer".

Ce verbe peu connu relève du domaine technique et signifie : préparer une matière en la battant, en l'étirant, en la foulant.

Plus précisément, selon le contexte :

  • dans le domaine de la peausserie : transformer le cuir après tannage, l'apprêter, le préparer, l'assouplir, et lui donner la souplesse, la couleur, le grain, le dernier apprêt requis pour ses divers usages.

On parle ainsi de "Cuir corroyé" ou de "Peau corroyée".

  • dans le domaine de la construction :
    • malaxer et pétrir avec de l'eau (le sable, la chaux, la glaise, la terre à briques), pour en faire un mortier, un enduit,

On dit ainsi : "Corroyer de la terre glaise" ou "Corroyer du mortier".

    • et par extension : revêtir d'un enduit.

On dit ainsi : "Corroyer un mur" ou "Corroyer un bassin de fontaine".

  • dans le domaine des travaux publics : agglomérer à l'aide de rouleaux compresseurs les digues de retenue d'eau.

On dit ainsi :  "Corroyer un canal".

  • dans le domaine de la métallurgie : battre, écraser, forger ensemble ou souder à chaud des métaux ou des tôles,
  • dans le domaine de la menuiserie : dégrossir la surface d’une bille ou d'une pièce de bois,
  • ou enfin, dans le domaine de la fonderie : écraser toutes les mottes du sable, pour le rendre plus maniable.

L'action de corroyer s'appelle le "Corroyage".

Et le produit obtenu : le "Corroi".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

Bons résultats en janvier pour J'aime les mots !

Fort heureusement, l’année 2021 a nettement mieux débuté que 2020 ne s’était achevée, même si la croissance de la fréquentation demeure sensiblement plus faible qu’au cours du semestre précédent.

46 556 lecteurs différents ce mois-ci (contre 39 639 en décembre), soit une progression de + 17% (contre 0 %)

Dont 43 929 via Google (contre 36 888), soit une hausse de + 19% (contre 0%).

Avec des lecteurs dans 190 pays ou territoires désormais, puisque j’ai obtenu ce mois-ci mes premiers lecteurs aux Fidji et au Timor oriental !

Le mois de février ne comportant que 28 jours au lieu de 31 en janvier, les chiffres mensuels ne devraient normalement pas être mirobolants.

Il faudrait en effet bénéficier d'une croissance de la fréquentation d'au moins 20% pour atteindre les 50 000 visiteurs mensuels.. sur lesquels je tablais à l'origine pour décembre 2020, s'il n'y avait pas eu l'effondrement constaté.

Pour les curieux, comme chaque mois, les chiffres détaillés ont été mis à jour sur la page "Statistiques du blogue" :

Statistiques du blogue