Mots, locutions et expressions du registre familier
Cette collection réunit l’ensemble de mes articles consacrés à ces mots, locutions et expressions du registre familier utilisés dans la vie de tous les jours, dans les conversations non formelles.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 1 472
Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie :
au sens propre : agresser physiquement une personne, l'attaquer, la frapper, la heurter, la bousculer.
On dit par exemple :"Les deux gamins ont alors commencé à se rentrer dans le lard pour une affaire de jeu vidéo égaré".
et ausens figuré : agresser verbalement une personne, pour lui faire des reproches, sans respecter les conventions sociales habituelles de politesse.
On dit par exemple : "Je n'ai pas compris ce qui lui arrivait : il m'est rentré dans le lard en pleine réunion, m'accusant de ne pas faire mon boulot correctement".
Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net
La locution nominale "bouillon d'onze heures" relève du registre familier (on ne dit et écrit que beaucoup plus rarement "bouillon dE onze heures") et elle signifie : poison, breuvage empoisonné.
"Boire le bouillon d'onze heures" signifie donc : mourir.
Et "Servir un bouillon d'onze heures" : empoisonner quelqu'un.
Comme nombre d'entre vous j'imagine, j'aime beaucoup cette jolie formule du registre familier en forme de calembour, jouant sur le double sens du mot "état" et signifiant, au sens figuré : être épuisé, fatigué, sur les nerfs (*)
L'expression est assez largement entrée dans le langage courant depuis qu'elle a servi de refrain à lachanson à "Ohio" (o-aï-o), écrite par Serge Gainsbourg pour l'actrice Isabelle Adjanien 1983.
Sortie en 45 tours en 1983, avec la chanson "Beau oui comme Bowie", elle figurait sur le disque "Pull marine".
Le disque 33 tours "Pull marine" d'Isabelle Adjani (1983)
Ainsi que le revèle la lecture des paroles, Isabelle Adjani y répète pas moins dedix fois la formule "J'suis dans un état proche de l'Ohio", ce qui a contribué à ancrer durablement la formule dans notre imaginaire collectif.
Paroles de la chanson "Ohio" (1983)
"J'suis dans un état proche de l'Ohio
J'ai le moral à zéro
J'suis dans un état proche de l'Ohio
J'approche peu à peu du Nevada
J'ai envie de m'évader
D'passer les frontières et de m'extrader
J'suis dans un état proche de l'Ohio
J'ai le moral à zéro
J'suis dans un état proche de l'Ohio
Je me suis perdue dans le Colorado
On m'a laissée en radeau
J'imaginais trouver l'Eldorado
J'suis dans un état proche de l'Ohio
J'ai le moral à zéro
J'suis dans un état proche de l'Ohio
Je marche forcée dans le Massachusetts
A côté de mes chaussettes
J'ai un p'tit scarabée d'or dans la tête
J'suis dans un état proche de l'Ohio
J'ai le moral à zéro
J'suis dans un état proche de l'Ohio
Et dans quel état serai-je en Utah
Je n'en ferai pas état
Etat second j'suis dans tous mes états
J'suis dans un état proche de l'Ohio
J'ai le moral à zéro
J'suis dans un état proche de l'Ohio".
(*) Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être très fatigué".
Ces différentes locutions nominales du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires désignent - au sens figuré - un chien de petite ou de moyenne taille, doté de pattes très courtes et d'un corps très allongé.
On surnomme généralement ainsi le "Basset".
Un basset artésien normand
Ainsi que le "Teckel".
Un teckel à poil ras
Les formes "Un saucisson SUR pattes" et "Une saucisse À pattes"sont moins courantes que "Un saucisson À pattes" et "Une saucisse SUR pattes".
Cette interjection du registre familier est utilisée pour appuyer une phrase, pour signifier une surprise, une exclamation, une émotion.
On dit par exemple : "Ah çà ! mais je croyais que tu ne rentrais que dans deux jours, ma chérie ! Sinon je n'aurais pas proposé à ma secrétaire de rester dormir avec moi !".
Ce pronom indéfini invariable marseillais appartient au registre familier.
Et il signifie : personne, aucun être, nul individu.
On dit par exemple : "On craint dégun", "Je connais dégun ici" ou "Y avait dégun".
Ignorant totalement ce vocable à mon arrivée à Aix-en-Provence (13), en juillet 1999, j'avoue voir été quelque peu surpris la première fois que je l'ai entendu...
J'aime beaucoup cette expression du registre familier en forme de locution verbale et d'idiotisme alimentaire.
"Sucrer les fraises" s'utilise depuis le tournant du XXe siècle et signifie, par plaisanterie (un tantinet douteuse), au sens figuré : avoir les mains qui tremblent de façon visible, être agité de tremblements nerveux incontrôlés.
Et par extension : être gâteux, atteint d'une maladie dégénérative, manifester des signes de vieillesse.
On dit par exemple : "La grand-mère de ma copine est vraiment très très âgée : elle sucre les fraises".
Ou : "J'espère bien pouvoir un jour m'offrir un beau voyage avec mes filles avant de sucrer les fraises".
Ce type de tremblement des mains ressemble en effet beaucoup au mouvement que font celles-ci lorsque l'on sucre les fraises au sens propre :
armé d'une main d'une coupe pleine de ces fruits rouges,
et de l'autre d'un sucrier à trous ou d'une cuillère à sucre (percée de trous), il faut secouer la seconde main au-dessus de la première afin d'obtenir des fraises au sucre.
Cette expression ne doit pas être confondue avec la locution verbale "Être aux fraises".
Sources : www.expressions-francaises.fr, www.expressio.fr et wiktionary.fr