"Une capilotade".

Ce terme de cuisine désigne :

  • au sens propre : un ragoût fait de restes de volailles ou de viandes déjà cuites.

On parle par exemple d'une "capilotade de faisans".

  • et, au sens figuré, dans le registre familier, :
    • une mise en pièces de manière à produire une impression de mélange confus, de gâchis.

On dit par exemple : "Fin juin 1940, la France était en capilotade".

    • ou une mise en pièces, produite par des coups et blessures.

On dit par exemple : "Après son arrestation musclée, le malfaiteur était en capilotade".

Le mot "capilotade" s'utilise en effet dans les formules "Être en capilotade" "Faire une capilotade de quelqu'un" ou "Mettre quelqu'un en capilotade".

Source : www.cnrtl.fr

"Concocter".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre familier qui signifie "Préparer, élaborer avec soin".

On dit par exemple :

  • "Je vais concocter à l'attention une lettre de motivation sortant de l'ordinaire".
  • ou "Ma petite femme chérie m'a concocté un petit plat pour mon anniversaire".

10 façons de dire "S'entendre très bien".

La formule "Être comme cul et chemise" appartient au registre familier.

Et le langage courant nous offre pour une fois un vaste choix, avec l'idiotisme animalier "Être copains comme cochons", mais également "S'entendre comme larrons en foire", "Être comme des frères" ou "S'entendre comme des frères".

Ainsi que les idiotismes corporels ou idiotismes numériques "Être comme les doigts de la main", "Être comme les deux doigts de la main" et "Être unis comme les cinq doigts de la main".

Et enfin : "S'entendre à merveille" et "Très bien s'entendre".

L'expression antonyme de toutes celles-ci est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

"Lâcher les baskets".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré, : "Laisser tranquille, laisser en paix".

On dit par exemple : "Lâche-moi les baskets, bon sang : tu vois bien que je suis occupé !".

Dans le même registre on peut également utiliser l'expression "Lâcher la grappe".

"Un emplâtre".

Ce mot polysémique peut avoir pas moins de six significations différentes et désigner, selon le contexte, :

  • au sens propre : une préparation thérapeutique adhésive se ramollissant à la chaleur et destinée à être appliquée sur la peau ou à être étendue sur des bandes de tissu.

Le terme était parfois féminin au XVIIIe siècle.

  • au sens figuré, dans le registre familier : un empoté, un individu sans énergie, sans initiative, bon à rien ; une personne n’ayant incapable d’agir comme il convient, ne faisant qu’apporter de l’embarras dans les affaires dont elle se mêle.

On dit par exemple : "Mais quel emplâtre que cet apprenti là !".

  • dans le registre argotique : un coup, une gifle.

On dit par exemple : "Tu les aurais vu se foutre des emplâtres !"

  • en horticulture : un enduit gluant destiné à recouvrir les plaies des arbres, pour accélérer leur cicatrisation, également appelé "Englumen".
  • dans le registre désuet : une pièce que l'on colle sur une chambre à air pour boucher un trou, également appelée "Rustine".
  • et dans le registre familier, un aliment bourratif.

On dit par exemple : "Je ne saurais critiquer la cuisine de ma belle-mère : elle concocte d'extraordinaires emplâtres !".

Sources : www larousse.fr et wiktionary.org

"Être la fin des haricots".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme alimentaire signifie "Être la catastrophe, la fin de tout".

On dit par exemple : "C'est la fin des haricots ! Ma femme vient de découvrir que mon ami Claude, chez qui je vais jouer aux échecs depuis dix ans, est une amie ... et que je ne savais pas jouer aux échecs !".

Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Bath" ou "C'est bath !".

Cet adjectif et cette interjection relèvent du registre familier et du registre désuet.

Et elles signifient respectivement :

  • "Bath" : beau, joli, agréable.

On disait par exemple : "Il est bath le bateau de ton père !".

  • "C'est bath !" : c'est chouette !

On disait par exemple : "C'est bath ! L'été prochain mes parents me laissent partir seul en vacances avec mes copains".

Ils n'étaient déjà plus utilisés par ma génération lorsque nous étions adolescents, dans les années 1970.

Mais on a réentendu l'adjectif "Bath" en 1980, dans la chanson "T'es O.K" ("T'es O.K, t'es bath, t'es in") du groupe Ottawan.

Disque Maxi 45 tours géant "T'es O.K" enregistré en 1980 par le groupe disco français Ottawa

Source : www.larousse.fr

"Être du gâteau" et "Ne pas être du gâteau" ou "Ne pas être de la tarte".

Ces trois expressions du registre familier en forme d'idiotismes alimentaires signifient :

  • "Être du gâteau" : être très facile.

On dit par exemple : "Avec ta mère c'est vraiment du gâteau de trouver une excuse pour rester dormir chez moi !".

  • et "Ne pas être du gâteau" ou "Ne pas être de la tarte" : ne pas être facile, être plutôt difficile.

On dit par exemple : "C'était vraiment pas de la tarte ce contrôle !" ou "Monter ce meuble suédois, même à deux, c'est vraiment pas du gâteau !".

Source : wiktionary.org

"Peser un âne mort".

Gravure de Gustave Doré (1867) illustrant la fable de Jean de La Fontaine "Les deux chiens et l'âne mort" (1678)

J'aime bien cette expression du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifiant"peser très lourd, en parlant d’une chose dont le déplacement occasionne des difficultés".

La signification de cette locution verbale trouve son origine dans la fable de Jean de La Fontaine "Les deux chiens et l’âne mort", publiée en 1678 dans le second recueil des "Fables de La Fontaine" (vingt-cinquième fable du Livre VIII).

On dit par exemple : "Tu peux m'aider à descendre la vieille machine à laver, s'il te plaît : elle pèse un âne mort !".

Les deux chiens et l’âne mort

"Les vertus devraient être soeurs,
Ainsi que les vices sont frères.
Dès que l'un de ceux-ci s'empare de nos coeurs,
Tous viennent à la file ; il ne s'en manque guère.
J'entends de ceux qui, n'étant pas contraires,
Peuvent loger sous même toit.
A l'égard des vertus, rarement on les voit
Toutes en un sujet éminemment placées
Se tenir par la main sans être dispersées.
L'un est vaillant, mais prompt ; l'autre est prudent, mais froid.
Parmi les animaux, le chien se pique d'être
Soigneux, et fidèle à son maître ;
Mais il est sot, il est gourmand :
Témoin ces deux mâtins qui, dans l'éloignement,
Virent un âne mort qui flottait sur les ondes.
Le vent de plus en plus l'éloignait de nos chiens.
Ami, dit l'un, tes yeux sont meilleurs que les miens :
Porte un peu tes regards sur ces plaines profondes ;
J'y crois voir quelque chose. Est-ce un boeuf, un cheval ?
- Eh! qu'importe quel animal ?
Dit l'un de ces mâtins ; voilà toujours curée.
Le point est de l'avoir; car le trajet est grand ;
Et de plus, il nous faut nager contre le vent.
Buvons toute cette eau ; notre gorge altérée
En viendra bien à bout : ce corps demeurera
Bientôt à sec, et ce sera
Provision pour la semaine.
Voilà mes chiens à boire : ils perdirent l'haleine,
Et puis la vie ; ils firent tant
Qu'on les vit crever à l'instant.
L'homme est ainsi bâti : quand un sujet l'enflamme,
L'impossibilité disparaît à son âme.
Combien fait-il de voeux, combien perd-il de pas,
S'outrant pour acquérir des biens ou de la gloire!
Si j'arrondissais mes États!
Si je pouvais remplir mes coffres de ducats !
Si j'apprenais l'hébreu, les sciences, l'histoire !

Tout cela, c'est la mer à boire ;
Mais rien à l'homme ne suffit.
Pour fournir aux projets que forme un seul esprit,
Il faudrait quatre corps ; encor, loin d'y suffire,
A mi-chemin je crois que tous demeureraient :
Quatre Mathusalems bout à bout ne pourraient
Mettre à fin ce qu'un seul désire".

Sources : wikipedia.org, wiktionary.org et www.la-fontaine-ch-thierry.net

"Entonner le couplet" ou "Épargner le couplet".

"Un couplet" est un substantif  désignant :

    • au sens propre :
      • chacune des strophes d'une chanson, séparée par un refrain".

On dit par exemple : "Dans sa chanson Hexagone, Renaud a consacré un couplet à chacun des mois de l'année".

      • ou la strophe unique d'une chanson gaie ou d'une chansonnette.
    • et au sens figuré : ce que quelqu'un répète volontiers à tout propos, continuellement.

On dit par exemple : "Ça y est : pépé va encore nous entonner le couplet Avec de Gaulle ça ne se serait pas passé comme ça..." ou "Pour une fois, mon père nous a épargner le couplet sur la guerre d'Algérie...".

Source : www.larousse.fr

"Être comme cul et chemise".

Cette expression du registre familier, qui existerait depuis le XVIIe siècle, s'utilise pour qualifier des personnes très liées, très proches, complices, inséparables.

On dit également "Être copains comme cochons" ou "S'entendre comme larrons en foire".

L'expression antonyme est "Être comme chien et chat" ou "S'entendre comme chien et chat".

Et, sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "S'entendre très bien".

"Faire soif" ou "Fait soif".

Cette formule du registre familier signifie "Avoir soif", par croisement des locutions verbales "Faire chaud" et "Avoir soif".

On dit par exemple : "Et bien dis-donc ! Fait soif dans ce pays : file-moi donc une bière !".

Source : www.cnrtl.fr