"En rajouter une couche" ou "En remettre une couche".

Cette locution verbale du registre familier signifie, au sens figuré : insister lourdement, ajouter des arguments alors que cela n'est pas vraiment nécessaire.

On dit par exemple : "Comme si nous n'avions pas compris, le chef en a rajouté une couche".

Ou : "En remettre une couche est parfois malheureusement nécessaire, lorsque l'on ne parvient pas à se faire obéir".

Source : wiktionary.org

"Elle va me tuer", "Elles vont me tuer", "Il va me tuer", "Ils vont me tuer" ou "Je vais me faire tuer" ou "Se faire tuer".

La locution verbale "Se faire tuer" ainsi que toutes ces formules appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : se faire sévèrement réprimander, houspiller ; se faire hurler dessus.

On dit par exemple : "Si mon père découvre que j'ai bigné sa voiture neuve il va me tuer !".

Ou : "Je vais me faire tuer par ma femme si elle découvre que je suis parti en séminaire aux Canaries avec ma secrétaire : je lui avais dit que c'était à Francfort et avait omis de préciser qu'Ingrid était du voyage".

"Fourrer son nez dans les affaires des autres" ou "Mettre le nez dans les affaires des autres".

Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie : s'occuper des affaires d'autrui, s'en mêler.

On dit par exemple : "Je n'aime pas ce type : il a toujours tendance à fourrer son nez dans les affaires des autres".

"Qu'as-tu fait de beau ?" et "Qu'avez-vous fait de beau ?", "Que faisais-tu de beau ?" et "Que faisiez-vous de beau ?", "Que fais-tu de beau ?" et "Que faites-vous de beau ?", "Que feras-tu de beau ?" et "Que ferez-vous de beau ?" ou "Que vas-tu faire de beau ?" et "Qu'allez-vous faire de beau ?".

Dans toutes ces différentes locutions verbales interrogatives du registre familier, la précision "de beau" ne revêt absolument aucune signification particulière.

Ces deux petits mots ne sont là - me semble-t-il - que pour minorer l'aspect potentiellement indiscret des questions, qui pourraient parfois et même souvent - sans ce petit ajout - sembler un peu abruptes à la personne à laquelle elles sont adressées.

Et se révèlent donc absolument essentiels, puisque c'est leur présence dans la formulation de votre question qui va vous éviter de vous entendre rétorquer : "Ça te regarde ?", "Tu es de la police ?" ou "Qu'est-ce que cela peut bien vous faire ?".

On dit donc simplement :

  • Au passé :
    • "Qu'as-tu fait de beau ?" pour éviter de dire "Qu'as-tu fait ?",
    • "Qu'avez-vous fait de beau ?" pour éviter de dire "Qu'avez-vous fait ?",
    • "Que faisais-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que faisais-tu ?",
    • et "Que faisiez-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que faisiez-vous ?".
  • Au présent :
    • "Que fais-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que fais-tu ?",
    • et "Que faites-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que faites-vous ?".
  • et au futur :
    • "Que feras-tu de beau ?" pour éviter de dire "Que feras-tu ?",
    • "Que ferez-vous de beau ?" pour éviter de dire "Que ferez-vous ?",
    • "Que vas-tu faire de beau ?" pour éviter de dire "Que vas-tu faire ?",
    • et "Qu'allez-vous faire de beau ?" pour éviter de dire "Qu'allez-vous faire ?".

Il s'agit naturellement là de formes purement idiomatiques que je ne vous conseille surtout pas d'aller essayer de traduire de manière littérale dans quelque autre langue que ce soit !

"Se nicher".

Ce verbe désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : faire son nid, pour un oiseau.

On dit par exemple : "Chaque année des mésanges se nichent dans notre grange".

  • au sens figuré, dans le registre familier :
    • S'installer à demeure, se cacher, être blotti, en un point précis.

On dit par exemple : "Pour mon plus grand bonheur, ma belle-mère et son nouveau compagnon sont allés se nicher au fin fond de la Lozère".

    • Se caser, trouver refuge, se fourrer.

On dit par exemple : "Où la jalousie va-t-elle se nicher ? Mon épouse me croit entiché de mon assistante parce que je l'emmène en séminaire avec moi deux fins de semaine par mois !".

Source : www.larousse.fr

"Ayé !".

Cette interjection qui relève du registre familier et du langage enfantin signifie tout simplement : Ça y est !

Les jeunes enfants utilisent par exemple cette contraction ("çA Y Est !") afin de signifier :

  • qu'ils sont prêts,
  • qu'ils ont fini d'effectuer quelque chose (s'habiller, ranger leur chambre, faire leurs devoirs, etc.),
  • ou qu'ils se sont cachés et que l'on peut partir à leur recherche, lorsqu'ils jouent à cache-cache.

Des adultes l'utilisent cependant parfois - essentiellement à l'oral - par dérision ; ce qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

"Être dans les petits papiers de quelqu'un".

Cette expression du registre familier signifie : être protégé et favorisé par une personne, bénéficier de sa considération, de son soutien, de ses faveurs.

On dit par exemple : "J'ai longtemps été dans les petits papiers de mon patron, avant que ses faveurs ne se portent malheureusement sur un autre chef de service".

Vous comprendrez que je trouve personnellement cette expression assez savoureuse si je vous dis que mon bureau est envahi par plusieurs centaines de milliers de petits morceaux de papiers format 4 X 9 cm, sur lesquels je note quotidiennement, depuis des décennies, des centaines de mots, formules ou acceptions qu'il peut m'être donné d'entendre dans les organes d'information ou auxquels je pense par association d'idées...

Ma consommation est telle - 60 000 morceaux par an au minimum - que j'ai progressivement dû me résoudre à réduire le format de mes fiches (passant de 9 X 9 à 4 X 9 cm) et à les réutiliser au verso après usage, afin de ne pas contribuer davantage à la destruction de la forêt amazonienne.

Sources : www.expressions-francaises.fr,

"Mirobolant".

Ce joli adjectif du registre familier signifie : trop beau pour avoir des chances de se réaliser.

On dit par exemple : "Malgré toutes ses promesses mirobolantes, l'ancien maire n'est pas parvenu à se faire réélire".

Ou : "Certains jeunes rêvent de devenir joueur de football professionnel, dans l'espoir de gagner des sommes mirobolantes".

Source : www.larousse.fr

"Le diable est dans les détails", "Le diable se cache dans les détails" ou "Le diable se niche dans les détails".

Cette expression signifie - au sens figuré - qu'il est important de s'intéresser à tous les détails d'un problème ; un seul d'entre eux pouvant causer d'importants désagréments ou ennuis et compromettre tout un ensemble, voire faire échouer un projet.

Elle nous vient du poème philosophique "Ainsi parlait Zarathoustra", publié en 1885 par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche.

Et la forme "Le diable se niche dans les détails" appartient au registre familier.

Source : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Perdre les pédales".

Cette locution nominale du registre familier évoque naturellement la perte du contrôle de son véhicule.

À vélo, la situation est déjà problématique. Mais elle peut se révéler véritablement dramatique en voiture, puisque lorsque l'on ne sait plus quelle est la pédale du frein et quelle est celle de l’accélérateur, on met en danger aussi bien les autres que soi-même.

"Perdre les pédales" signifie donc :

  • au sens propre :
    • et ne plus savoir sur quelle pédale appuyer pour freiner, en voiture.
  • et au sens figuré :
    • perdre le fil de son raisonnement ; perdre son assurance, se troubler.

On dit par exemple : "Ma copine a complètement perdu les pédales devant le jury".

    • perdre le contrôle de la situation, ne plus rien comprendre.

On dit par exemple : "Mon oncle a perdu les pédales : il ne maîtrise plus rien et sa société court à la catastrophe".

    • voire : devenir fou.

On dit par exemple : "Le grand-père de ma voisine a complètement perdu les pédales et va devoir être interné".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacré à toutes les façons de dire "Devenir fou" et  toutes les façons de dire "Être fou" ou "Être un fou".

Sources : www.caminteresse.fr et wiktionary.org