"Le disque est rayé".

Cette expression du registre familier et du registre désuet s'utilise - au sens figuré - pour signifier amicalement à quelqu'un qu'il se répète, rabâche, voire ressasse à l'envi les mêmes choses.

Ou le dire d'une personne, dont on peut éventuellement sous-entendre ainsi qu'elle radote.

Cette formule "le disque est rayé" fait référence à l'époque où l'on écoutait des disques 78t en gomme-laque noire puis des disques vinyles noirs 45t ou 33t.

Disques 45t, 78t et 33t

Dans tous les cas, il était absolument nécessaire de les manipuler et stocker avec précaution afin de ne pas les rayer.

Saphir de tourne-disque lisant un disque vinyle noir
Saphir de tourne-disque lisant un disque vinyle noir

Faute de quoi, la tête de lecture (ou "saphir") du phonographe - puis du tourne-disque ou de la chaîne stéréo - sursautait et hoquetait curieusement, répétant sempiternellement la même dernière phrase située avant la rayure, car incapable de franchir celle-ci et se faisant rejeter à chaque tour sur le sillon précédent.

Source : www.mots-surannes.fr

"Un biquet".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

Un "biquet" ou "chevreau" en train de paître

  • dans le registre familier : le chevreau, petit de la chèvre et du bouc.

Un trébuchet ou "Biquet" utilisé pour peser les pièces d'or et d'argent

  • et autrefois : un "trébuchet" utilisé en numismatique pour peser l'or et l'argent.

Source : wiktionary.org

Les 19 verbes français spécifiques signifiant "Mettre bas".

De nombreuses espèces animales - toutes mammifères - disposent d'un verbe spécifique pour désigner l'action d'action d'avoir un petit ou de "mettre bas", appelée "parturition" ou "mise bas".

Ainsi :

  • chez les animaux domestiques :
    • la chatte chatonne d'un chaton (verbe "chatonner") ou chatte d'un chaton (registre désuet) (verbe "chatter"),

Une chatte ayant mis bas ses chatons

    • et la chienne chienne d'un chiot (verbe "chienner"), mais elle ne chiotte pas !

Le "chiennage" : une chienne mettant bas ses chiots

  • chez les animaux de la ferme :
    • l'ânesse ânonne d'un ânon (verbe "ânonner"),
    • la brebis agnèle d'un agneau (verbe "agneler"),

L'agnelage : une brebis en train de mettre bas son agneau

    • la chèvre biquette d'un biquet (verbe "biqueter") (registre familier et registre désuet) ou chevrete, chevrète, chevrette ou chevrote d'un chevreau (verbes "chevreter", "chevrèter", "chevretter" ou "chevroter"),
    • la jument pouline d'un poulain (verbe "pouliner") puis repouline d'un autre poulain (verbe "repouliner"),

Le "poulinage" : une jument venant de mettre bas son poulain

    • la  lapine lapine (verbe "lapiner") (pour les normands), levrète ou levrette d'un lapereau (verbes "levreter" ou "levretter"),
    • la truie cochonne d'une gorette, d'un cochonnet, d'un goret, ou d'un porcelet (verbe "cochonner"), mais elle ne gorette pas (verbe "goreter") !

Le "goretage" : une truie mettant bas ces gorets

    • et la vache vêle d'un veau (verbe "vêler").

Une vache, dans un pré, en train de vêler

  • et chez les animaux sauvages :
    • la biche faonne d'un faon (verbe "faonner"),
    • la hase levrète ou levrette d'un levraut (verbes "levreter" ou "levretter"),
    • et la louve louvète d'un louveteau (verbe "louveter").

Source : wiktionary.org

"Prendre au trébuchet".

Cette expression du registre familier signifie, au sens figuré : amener habilement quelqu’un à faire une chose qui lui est désavantageuse, ou qui est contraire à ce qu’il avait prévu.

Et elle fait référence à un type de piège à oiseaux appelé "Trébuchet".

Source : wiktionary.org

"Biqueter".

Ce verbe du registre désuet pouvait avoir autrefois, selon le contexte, deux significations très différentes :

  • mettre bas, dans le registre familier, pour une chèvre, familièrement appelée "bique",
Mise bas d'une chèvre qui "biquette" un "biquet" ou "chevreau"
Mise bas d'une chèvre qui "biquette" un "biquet" ou "chevreau"
  • ou peser des pièces au biquet.

Source : wiktionary.org

"Ric-rac".

Ce curieux adverbe invariable du registre familier signifie, selon le contexte :

  • Tout juste, exactement, sans rien en plus, ni en moins ; avec une exactitude rigoureuse.

On dit par exemple : "Ils ont payé leur loyer ric-rac".

  • ou : De façon tout juste suffisante.

On dit par exemple : "Le club s'en est souvent sorti ric-rac avec des victoires par un but à zéro".

On dit également - mais beaucoup plus rarement - "Ric et rac".

Et l'on disait autrefois "Ric-à-rac" et même "Ric-à-ric" !

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Être bien brave", "Être gentil" ou "Être très gentil".

Ces différentes formules s'utilisent pour qualifier :

  • au sens propre : une personne serviable, honnête, bonne, obligeante.
  • et dans le registre familier : une personne gentille ou très gentille, mais un peu stupide.

On dit par exemple :

  • "Cindy est bien brave, mais je ne lui prêterais pas ma voiture",
  • "Kevin est gentil mais il a encore oublié d'éteindre l'enseigne en partant",
  • ou : "Gonzague est très gentil. Il collectionne les ticket de loto perdants".

"N'y avoir pas photo", "Ne pas y avoir photo", "Il n'y a pas photo" ou "Y a pas photo" et "Y avoir photo", "Y a photo" ou "Il y a photo".

Ces différentes expressions du registre familier nous viennent directement du domaine de la course hippique, puisqu'elles constituent une ellipse de :

  • "N'avoir pas BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH", "Ne pas avoir BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH", "Il n'y a pas BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH" ou "Y a pas BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH".

Autrement dit : il n'y a aucun doute, il y a une nette différence, le résultat est clair et se voit à l'oeil nu ou s'impose à l'évidence. Il n'y a donc pas à discuter.

On dit par exemple : "Il n'y a pas photo : le maire sortant va l'emporter dès le premier tour".

  • et : "Y avoir BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH", "Y a BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH" ou "Il y a BESOIN DE RECOURIR À UNE photo-FINISH".

Autrement dit : cela se discute, il y a un doute, la différence n'est pas évidente, le résultat n'est pas clair et l'entendement humain ne peut seul décider.

Le recours à une vérification s'impose. Qu'il s'agisse de photographie ou de bande sonore.

On dit par exemple : "Pour moi y a photo : l'équipe de Bernard a répondu en premier";

Sources : www.expression.fr, www.linternaute.fr et www.mots-surannes.fr

 

Plus de 195 façons de dire "Tuer".

"Basourdir" ne s'utilise plus (mais se retrouve indirectement dans le verbe "abasourdir") et relève donc du registre désuet.

Le registre argotique nous propose de nombreux verbes, formules ou locutions verbales avec : "Bousiller", "Brancher", "Buter", "Charcler", "Culbuter", "Dégommer", "Dessouder", "Dézinguer", "Donner à bouffer aux (fauves en général : lions, tigres, etc.)", "Donner à bouffer aux poissons", "Donner à bouffer aux requins", "Effacer", "Envoyer bouffer les pissenlits par la racine", "Expédier bouffer les pissenlits par la racine", "Faire bouffer les pissenlits par la racine", "Liquider", "Racourcir", Ratatiner", "Rectifier", "Refroidir", "Repasser" ou "Zigouiller".

"Couper en morceaux", "Couper la gorge", "Crever", "Crever la paillasse", "Crever la panse", "Découper en morceaux", "Démembrer", "Désosser", "Égorger", "Étriper", "Éventrer", "Éviscérer", "Mettre en morceaux", "Mettre en pièces", "Ouvrir le bide", "Ouvrir le ventre", "Planter", "Saigner", "Saigner comme un goret", "Suriner", "Trancher en deux", "Trancher en morceaux", "Trancher la gorge", "Trancher la tête", "Trancher le cou" ou "Éventrer" s'il s'agit de tuer par arme blanche.

Et "Allumer", "Brûler la cervelle", Coller une balle dans la tête", "Coller une balle entre les deux yeux", "Cribler de balles", "Cribler de plomb", "Descendre", "Faire sauter la cervelle", "Faire sauter le caisson", "Ficher une balle dans la tête", "Ficher une balle entre les deux yeux", "Flinguer", "Fumer", "Loger une balle dans la tête", "Loger une balle entre les deux yeux", "Foutre une balle dans la tête", "Foutre une balle entre les deux yeux", "Mettre une balle dans la tête", "Mettre une balle entre les deux yeux", "Plomber", "Rifler" (registre désuet), "Transformer en écumoire" ou "Truffer de plomb" si c'est une arme à feu.

Sans oublier Michel Audiard, qui nous a bien sûr offert le superbe "Éparpiller façon puzzle" dans le légendaire film de Georges Lautner "les tontons flingueurs" (1963) !

"Avoir la peau", "Brancher", "Éclater la cervelle", "Envoyer ad patres", "Envoyer au casse-pipe", "Envoyer manger les pissenlits par la racine", "Envoyer six pieds sous terre", "Estourbir", "Expédier ad patres", "Expédier manger les pissenlits par la racine", "Expédier six pieds sous terre", "Exploser la cervelle", "Faire la peau", "Faire manger les pissenlits par la racine", "Faire passer l'arme à gauche", "Faire passer le goût du pain", "Faire son affaire", "Ôter le goût du pain", "Règler son affaire", "Règler son compte", "Suicider", "Tordre le cou", "Trouer la peau" ou "Trucider" appartiennent au registre familier.

Le langage courant est également très riche, avec : "Abattre", "Abréger les souffrances", "Achever", "Assassiner", "Causer la mort", "Déchiqueter", "Défenestrer", "Donner en pâture aux (fauves en général : lions, tigres, etc.)", "Donner en pâture aux poissons", "Donner en pâture aux requins", "Donner la mort", "Éliminer", "Empêcher de parler à jamais", "Empêcher de parler de façon définitive", "Empêcher de parler définitivement", "Empêcher de parler pour toujours", "Empoisonner", "Ensevelir", "Enterrer vivant", "Entraîner la mort", "Envoyer à la morgue", "Envoyer au Ciel", "Envoyer au cimetière", "Envoyer au Paradis", "Envoyer au purgatoire", "Envoyer au royaume des morts", "Envoyer brûler en Enfer", "Envoyer dans l'autre monde", "Envoyer en Enfer", "Envoyer nourrir les asticots", "Envoyer nourrir les poissons" "Envoyer nourrir les requins", "Envoyer rôtir en Enfer", "Étouffer" "Étrangler", "Euthanasier", "Expédier à la morgue", "Expédier au cimetière", "Expédier au Paradis", "Expédier au purgatoire", "Expédier au royaume des morts", "Expédier en Enfer", "Expédier nourrir les asticots", "Expédier nourrir les poissons", "Expédier nourrir les requins", "Faire faire le dernier voyage", "Faire faire le grand voyage", "Faire faire son dernier voyage", "Faire taire à jamais", "Faire taire de façon définitive", "Faire taire définitivement", "Faire taire pour toujours", "Faucher", "Noyer", "Offrir en pâture aux poissons", "Offrir en pâture aux requins", "Passer au fil de l'épée", "Poignarder", "Provoquer la mort", "Réduire au silence", "Renvoyer au Créateur", "Réexpédier au Créateur", "Supprimer" ou "Vitrifier".

Mais aussi : "Brûler vif", "Carboniser", "Faire griller", "Faire rôtir" ou "Faire périr par le feu" si c'est ce dont il s'agit.

"Aligner contre un mur", "Coller au poteau", "Coller contre un mur", "Couper en deux", "Couper la tête", "Couper le cou", "Décapiter", "Électrocuter", "Exécuter", "Fusiller", "Garotter", "Guillotiner", "Passer par les armes", "Pendre" ou "Pendre haut et court" s'il s'agit d'une exécution.

"Crucifier", "Dévorer", "Écarteler", "Empaler", "Lapider" et "Manger" correspondent normalement à des pratiques d'un temps révolu ou dont on souhaiterait du moins qu'il le soit.

Enfin, le registre soutenu nous offre le très joli verbe "Occire" ainsi que les locutions verbales "Enlever la vie", "Faire passer", "Ôter la vie" ou "Prendre la vie" et les jolies formules "Envoyer rejoindre ses ancêtres" ou "Expédier rejoindre ses ancêtres" et "Faire passer de vie à trépas".

"La cochonnaille", "La charcutaille", "La charcuterie", "Une cochonnerie" et "Une cochonceté".

Voilà bien quatre substantifs féminins que l'on peut malheureusement souvent confondre, alors qu'ils ne désignent pas vraiment la même chose !

  • "Cochonnaille" ou "Charcutaille" appartiennent au registre familier et désignent la viande et les abats de cochon diversement apprêtés, traditionnellement appelés dans le langage courant "Charcuterie".

On dit par exemple : "Le président Chirac ne résistait pas à une bonne assiette de cochonailles".

Cochonnailles

  • "Cochonnerie" relève du langage courant et désigne :
    • l'état d'une chose ou d'une personne extrêmement malpropre ; d'une malpropreté digne du cochon.

On dit par exemple : "Mais où as-tu donc trouvé cette cochonnerie ?".

Ou : "Ce type est d'une cochonnerie incroyable".

    • une chose sale, mauvaise ou malsaine ;

On dit par exemple : "Arrête de faire des cochonneries".

Ou : "Cesse-donc de manger des cochonneries à longueur de journée".

    • une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonnerie".

On dit par exemple : "Tu devrais jeter toutes ces cochonneries".

Ou : "Ce fauteuil en promotion était une véritable cochonnerie !".

    • ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".

On dit par exemple : "Il ne cesse de lui dire des cochonneries".

  • et "Cochonceté" - un mot que j'aime beaucoup - appartient au registre familier et désigne également :
    • une chose sans valeur, de très mauvaise qualité ; une "Cochonceté".
Le rayon jambon sous plastique d'une grande surface alimentaire
Le rayon jambon sous plastique d'une grande surface alimentaire

On dit par exemple : "Pour mon ancienne copine, le jambon ou les légumes sous plastique - même bio - n'étaient que des cochoncetés !".

Le rayon légumes bio sous plastique d'une grande surface alimentaire
Le rayon légumes bio sous plastique d'une grande surface alimentaire
    • ou : une parole ou une action obscène, indécente, relevant de la paillardise, de la grivoiserie, de la gaudriole, voire de la pornographie ; une "Cochonceté".

On dit par exemple : "Ce type est connu pour ne proférer que des cochoncetés".

Ou : "Mon fils et sa copine s'étaient enfermés dans la chambre pour faire des cochoncetés !".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Avoir la comprenette difficile", "Être long à la comprenette", "Comprendre vite mais falloir expliquer longtemps", "Être long à la détente" ou "Ne pas être rapide à la détente" !

J'aime beaucoup ces cinq expressions du registre familier qui signifient toutes : avoir l'esprit lent, tarder à comprendre les choses, ne pas être très vif d'esprit.

Et donc, souvent, par sous-entendu : être un peu bête.

On dit par exemple :

  • "Fernand est bien brave, mais il a la comprenette difficile",
  • "Les gens du coin sont longs à la comprenette",
  • "Tu sais, je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps",
  • "Mes voisins ont été longs à la détente : cinq ans avant de comprendre que leur fils préférait les garçons",
  • ou : "Mon grand-père n'est pas rapide à la détente, je dois lui expliquer les choses lentement".