"Depuis des lustres" ou "Il y a des lustres".

Cette locution adverbiale du langage courant signifie : depuis longtemps ; depuis une longue période indéfinie.

Le mot "Lustre" fait en effet ici référence à la période de temps de cinq ans existant entre deux recensements dans l'antiquité romaine.

On dit par exemple : "Je n'ai pas revu certains de mes cousins depuis des lustres".

Mais il existe encore bien des façons de dire "Depuis très longtemps" ou "Cela fait longtemps".

"Haut de gamme".

Cette locution qualifie des marchandises, services ou biens immobiliers ciblant les consommateurs aux revenus élevés.

Ces produits constituent la partie supérieure de la gamme de produits et évoquent le luxe.

Et c'est naturellement dans leur direction que s'effectue ce que l'on appelle la "montée en gamme".

"Une montée en gamme".

Il s'agit d'un processus économique consistant à remplacer un produit par un autre similaire, mais offrant des performances plus élevées, un service plus important ou étant de meilleure qualité (davantage "haut de gamme").

La montée en gamme peut être décrite du point de vue des producteurs, des vendeurs ou des consommateurs :

  • du point de vue d'un fabricant ou d'un fournisseur de service, elle consiste à remplacer ou ajouter à son offre des produits plus élevés dans la gamme de produits, qui pourront donc être vendus à un meilleur prix.
  • du point de vue du vendeur, il s'agit de proposer et pousser un acheteur à choisir un produit plus coûteux que celui qui était prévu ou que le produit qu'il remplace, en vue d'augmenter le volume des ventes et la marge réalisée, voire à tendre à l'imposer en ne proposant plus le produit haut de gamme.
  • du point de vue du consommateur, enfin, la montée en gamme peut être le résultat d'un choix de consommation et annoncer une élévation du niveau de vie.

Mais elle peut également être en partie subie, et découler d'obligations réglementaires ou de l'influence des actions de mercatique.

Source : wikipedia.org

"Le syndrome de Brulard".

Stendhal

Cette maladie psychosomatique désigne un trouble de la mémoire, qui substitue au souvenir lui-même des images vues ou informations perçues ultérieurement.

Elle a été nommée ainsi par le théoricien de la littérature Dominique Viart, en référence à "Vie de Henri Brulard", une œuvre autobiographique inachevée de Stendhal, dans laquelle l'écrivain évoque ses amours, ses aspirations, son enfance, ses parents et ses études.

Écrite en 1835-1836, elle ne fut publiée qu'en 1890, et son titre fait naturellement allusion au véritable patronyme de Stendhal (Henri Beyle), modifié par refus du nom paternel et goût des pseudonymes.

Au chapitre 45, Stendhal raconte son passage avec les armées napoléoniennes du col du Grand-Bernard. Mais il hésite dans le récit de son souvenir : "Les récits de l'intérieur de l'hospice qu'on me fit produisirent une image qui depuis trente-six ans a pris la place de la réalité. Voilà un danger de mensonge que j'ai aperçu depuis trois mois que je pense à ce véridique journal. Par exemple je me figure fort bien la descente. mais je ne veux pas dissimuler que cinq ou six ans après j'en vis une gravure que je trouvais fort ressemblante, et mon souvenir n'est plus que la gravure".

Les souvenirs d'expérience personnelle sont ainsi victimes de médiations qui les déforment, les reforment ou les défigurent.

J'en ai personnellement fait l'expérience, il y a plus de trente ans, avec mes amis étudiants co-fondateurs du syndicat étudiant "La lame de fond", à l'université de Paris X-Nanterre (92), en 1982.

En à peine quelques années, le récit de nos différents exploits, maintes et maintes fois narré publiquement, avait fait l'objet de tant de déformations et reformations, que nous fûmes totalement décontenancés, le jour où l'un d'entre nous dénonça ce phénomène et nous rappela avec précision la stricte réalité de certains faits, évoqués ce jour là par plusieurs d'entre nous d'une façon très sensiblement différente.

Source : wikipedia.org

Sur des sujets similaires, je vous recommande mes articles consacrés à : "L'effet Mandela" et "Le syndrome Bugs Bunny".

"Le syndrome de Stendhal" ou "Le syndrome de Florence".

Florence

Le nom de cette maladie fait naturellement référence à l'expérience vécue par l'écrivain français Stendhal, lors de son voyage en Italie et de son étape à Florence (Toscane) en 1817, qu'il décrivit en ces mots : "J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber".

Lisant alors un poème pour se remettre, Stendhal constata que ses visions empiraient en présence d'une telle profusion de beauté : il fut épris et malade à la fois de tant de profusion.

Cette maladie psychosomatique assez rare, appartient à ce que l'on appelle les "troubles du voyage" ou "syndromes du voyageur". Elle provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d'oeuvres d'art.

Elle ne fut décrite comme un syndrome spécifique qu'en 1979, par la psychiatre italienne Graziella Magherini, qui, officiant à l’hôpital central de la ville de Florence, a observé et décrit plus de cent cas similaires parmi les touristes du berceau de la Renaissance.

Il ne doit pas être confondu avec le "syndrome de Brulard", également inspiré par  Stendhal, mais qui concerne les troubles mémoriels.

"La célèbre statuette", "La précieuse statuette", "La statuette si convoitée" ou "La récompense si convoitée".

Ces différentes locutions nominales sont très employées chaque année par la classe journalistique française, aux alentours du mois de février ainsi qu'en mai.

Et elles désignent, selon le contexte : l'Oscar, le César ou la Palme d'Or, récompenses majeures des cinémas états-unien, français et mondial.

On dit par exemple : "Cette année encore, le célèbre acteur briguera la précieuse statuette".

Ou : "Rappelons que notre invité possède déjà deux statuettes, remportées dans les catégories Meilleur réalisateur et Meilleur scénario".

  • l'Oscar est la plus prestigieuse des récompenses cinématographiques internationales, décernée chaque année à Los Angeles (Californie) (États-Unis d'Amérique) depuis 1929 par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, dans les domaines choisis pour représenter les métiers de la création cinématographique (réalisation, interprétation, scénario, musique, décors, costumes, montage, etc.),

Un Oscar du cinéma

  • le César est une récompense cinématographique française, remise annuellement à Paris (75), depuis 1976, par l'Académie des arts et techniques du cinéma - ou Académie des César -  à des professionnels du 7e art dans différentes catégories, afin de saluer les meilleures productions françaises,

Un César du cinéma français

  • et la Palme d'Or est, depuis 1955, la récompense suprême décernée par le jury officiel du Festival de Cannes (06), accordée au meilleur film de la sélection officielle, élu parmi ceux en compétition.

Une Palme d'Or du Festival de Cannes

Son symbole, la palme, est tiré des armes de la ville de Cannes (06) :

Le blason de la ville de Cannes (06) et sa célèbre "palme"

Source : wikipedia.org

"Le goupil".

Renard

Il s'agit de l'ancien nom de l'animal que nous appelons aujourd'hui le "renard".

Il s'agit là d'un phénomène linguistique tout à fait exceptionnel, puisque ce changement de nom s'est effectué à la suite du phénoménal succès de "Renart" ( avec un "t"), un goupil, personnage éponyme du "Roman de Renart".

Cet ensemble médiéval de récits animaliers écrits en ancien français et en vers regroupe des récits disparates, rédigés par différents auteurs à partir de la fin du XIIe siècle et regroupés en recueil dès le XIIe siècle.

Même si la plupart des auteurs demeurent anonymes, quelques uns ont pu être identifiés : Pierre de Saint-Cloud, Richard de Lison, Guillaume, marquis de Madoc, et un prêtre, de la Croix-en-Brie (77).

Étonnamment, le succès du "Roman de Renart" a été tel que le nom même du héros ("Renart") a fini par totalement supplanter celui de l'animal ("goupil"), perdant naturellement au passage sa majuscule, mais également son "t" final, au profit d'un "d", pour devenir le mot "renard" que nous continuons d'utiliser actuellement !

Source : wikipedia.org

"Une bombe agricole" n'est pas "Une agricultrice canon" !

On entend souvent parler de "bombe agricole" :

  • à l'origine, lors des fins de manifestations d'exploitants agricoles, éleveurs ou vignerons qui dégénéraient,
  • puis lors de rencontres sportives mettant en présence des groupes de supporteurs relativement agités.

Cet engin à l'appellation curieuse ne désigne cependant nullement une jolie exploitante agricole !

Dans tous les cas, il s'agit d'une bombe fabriquée artisanalement :

  • Originellement il s'agissait de bombes destinées à un usage agricole (forage de trous pour la plantation d'arbres ou de vignes, en particulier), surtout utilisées dans les zones méditerranéennes.
  • Mais le sens s'est ensuite étendu aux projectiles explosifs utilisés par certains supporteurs dans les stades.

Source : wiktionary.org

"C'est une plaie".

Cette expression désigne une personne dont la fréquentation est particulièrement nuisible.

Et fait référence aux plaies d'Egypte, d’une douleur croissante, que Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, envoya à Pharaon, l’oppresseur du peuple hébreu, qui refusait de laisser partir une main d’œuvre bon marché.

Face à la douleur de la mort de son fils aîné, la dernière des plaies étant la mort subite de tous les premiers-nés des hommes et des animaux, Pharaon avait cédé pour ensuite se reprendre et poursuivre le peuple hébreu jusqu’à la mer Rouge où ses troupes avaient péri.

On dit par exemple : "Mais c'est une une plaie ce type : il ne va donc jamais me lâcher !".

Source : www.addnarbonne.com

"Aide-toi, le ciel t'aidera".

Ce proverbe est issu du vers concluant la fable "Le chartier embourbé", publiée en 1668 par Jean de La Fontaine ; le terme de "chartier" étant naturellement une forme ancienne de notre moderne "Charretier" (conducteur de charrette).

Il signifie qu'avant d'en appeler à Dieu, il faut savoir fournir les efforts nécessaires. Autrement dit : avant de se plaindre, il faut examiner et tenter toutes les solutions possibles. Et une fois seulement tous les efforts possibles accomplis, on peut s’en remettre à la Providence.

Source : wikipedia.org et www.linternaute.fr

On n'écrit pas : "Faire bonne chair" !

Mais : "Faire bonne chère" !

Cette locution verbale signifie bien manger, ripailler.

Les variantes "Faire petite chère" (ne pas bien manger) et "Faire grande chère" (bien se nourrir, offrir un grand repas, bien nourrir ses invités, bien vivre) sont sensiblement moins utilisées.

Ces trois locutions sont construites sur la base du mot "Chère", venant du latin "Cara" (visage, face), qui signifiait autrefois "visage" ou "bon accueil".

Mais l'expression "Faire bonne chère" n'a pris son sens actuel qu’au XVIIe siècle, le sens premier signifiant "Faire bonne figure" ou "Faire bon accueil".

Source : wiktionary.org