Quelle est la différence entre "Une coquille" et "Un bourdon" ?

  • Une "Coquille" était une erreur de composition en typographie, consistant à mettre un caractère à la place d'un autre, du temps de la composition au plomb.

Le mot a toutefois continué d'être utilisé pour les nouvelles méthodes de composition utilisant un clavier, avant de s'étendre de l'imprimerie à la dactylographie et à l'informatique.

Et l'on appelle donc aujourd'hui "Coquille" une faute de frappe où l’on appuie sur une touche voisine de la touche voulue, le résultat étant une lettre à la place d’une autre.

Exemple : Écrire "Bite" ("verge" en argot) au lieu de "Bile" est une coquille.

Sur le sujet, je me permets de vous recommander mon article "Quand les coquilles deviennent des couilles"

  • tandis qu'un "Bourdon" est un oubli de lettres, de mots, de paragraphes, voire de pages entières, dû à l’inattention du compositeur, du correcteur, du metteur en pages ou de l'auteur.

Exemple : Écrire "Couille" ("testicule" en argot) à la place de "Coquille" est donc un bourdon et non une coquille, comme on le croit et le lit souvent !

Et c'est parce qu'il était convaincu de corriger un bourdon, qu'un typographe britannique a cru bon de modifier la formule "All black", écrite par un journaliste, en 1955, à propos de l'équipe nationale de rugby néo-zélandaise, en "All Black" !

Source : wikipedia.org

 

"Les codes napoléoniens".

Napoléon 1er

Il s'agit des cinq codes juridiques promulgués en France à l'initiative de Napoléon Ier :

  • le Code de procédure civile de 1806 (il cohabitera avec un autre code de procédure civile de 1975 à 2007, année où ce dernier le remplacera définitivement),
  • le Code de commerce de 1807 (remplacé par un nouveau code de commerce adopté en 2000 pour sa partie législative et 2007 pour sa partie règlementaire),
  • le Code d'instruction criminelle de 1808 (remplacé par le Code de procédure pénale en 1959),
  • et le Code pénal de 1810 (remplacé par le (Nouveau) Code pénal en 1994).

L'appellation "codes napoléoniens" ne doit pas être confondue avec celle de "code Napoléon", qui ne désigne que le Code civil.

Source : wikipedia.org

"L'AIF".

Ce sigle désigne l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, créée en 1998, dans la foulée du premier "Sommet de la francophonie", réuni à Versailles (78) en février 1986 à l'initiative du Président François Mitterrand et du Ministre de la Culture Jack Lang.

Son héritière actuelle est l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), une organisation créée le 1er janvier 2006 et regroupant 88 États ou gouvernements en 2018.

"Être épais comme un sandwich SNCF".

C'est au chanteur Renaud que nous devons cette superbe expression imagée.

Utilisée en 1980, dans sa chanson "Marche à l'ombre", pour se décrire, elle désigne un individu d'apparence fragile.

La langue française bous offre de nombreuses autres possibilités d'évoquer un homme très mince ou de faible constitution, que j'ai regroupé au sein d'un petit article.

 

"La pugnacité" et "Pugnace"

Ces jolis mots du registre soutenu désignent respectivement :

  • "La pugnacité"  : la combativité, la ténacité.

On dit par exemple : "Cet enquêteur a fait preuve d'une remarquable pugnacité".

  • et "Pugnace" : le fait d'être combatif, tenace.

On dit par exemple : "Pour tenir le coup durant cette épreuve il a vraiment fallu être pugnace"

Source : www.cnrtl.org

"L'O.I.F.".

Ce sigle désigne l'Organisation Internationale de la Francophonie, une organisation créée le 1er janvier 2006 et regroupant 88 États ou gouvernements en 2018.

Elle est l'héritière directe de l'AIF (Agence Intergouvernementale de la Francophonie), créée en 1998, dans la foulée du premier "Sommet de la francophonie", réuni à Versailles (78) en février 1986 à l'initiative du Président François Mitterrand et du Ministre de la Culture Jack Lang.

 

 

"La coiffe céphalique".

Il s'agit de la partie de la poche des eaux qui recouvre la tête du foetus au moment de l'accouchement et est à l'origine de l'expression "Être né coiffé".

Un bébé "né coiffé" est un enfant venu au monde entouré d'une partie ou de la totalité de la poche de liquide amniotique.

Cette coiffe est sans danger et aisément ôtée par le médecin ou la personne qui aide à l'accouchement.

La superstition qu’être né coiffé porte chance remonte à l'Antiquité et perdure de nos jours.

Avec l'avènement de l'obstétrique active moderne, il est devenu courant de pratiquer la rupture artificielle précoce des membranes et il est donc devenu rare pour les bébés occidentaux de naître coiffés.

Pourtant, comme bien d'autres, ce geste ne devrait pas être pris à la légère, l'OMS recommandant la rupture spontanée des membranes.

30 façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution".

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Le registre familier est particulièrement riche lorsqu'il s'agit de décrire un individu d'apparence fragile.

On peut ainsi dire qu'il s'agit d'une "Mauviette", qu'il est "Maigrichon", "Maigriot" (rare), "Racho", "Taillé comme une arbalète", "Taillé comme une allumette" ou "Taillé dans du fil de fer".

Ou utiliser les formules "Avoir un corps d'endive", "Demi-portion", "Épais comme un cure-dents" ou "Épais comme un sandwich SNCF", popularisée par le chanteur Renaud, avec sa chanson "Marche à l'ombre", en 1980.

Ainsi que les idiotismes animaliers "Gaulé comme un asticot", "Maigre comme un coucou" ou "Taillé comme une ablette".

Le langage courant met à notre disposition les adjectifs "Décharné", "Frêle", "Maigrelet", "Malingre",et "Squelettique", ainsi que les substantifs "Gnome", "Gringalet", "Minus" ou "Nabot", la locution nominale "Petit gabarit" et les locutions adjectivales "Pas épais" ou "Pas bien épais".

Tandis que les adjectifs "Chétif", "Étique", "Fluet" et "Rachitique", ou le substantif "Avorton" relèvent plutôt du registre soutenu.

"Une antienne".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, un refrain liturgique repris par le chœur entre chaque verset d'un psaume,
  • et au sens figuré, une chose que l'on répète, que l'on ressasse, telle qu'une rengaine ou un refrain.

On dit ainsi souvent d'une réaction attendue des membres de l'opposition politique ou des syndicats à une mesure gouvernementale : "L'antienne est connue".

"Nourrir les asticots", "Nourrir les poissons", "Nourrir les requins" ou "Nourrir les vautours".

Ces quatre locutions du registre familier, utilisées au sens figuré, signifient toutes quatre "être mort", mais avec de légères nuances :

  • mort et enterré, dans le premier cas ("Nourrir les asticots").

On dit par exemple : "S'il avait su qu'il irait nourrir les asticots aussi jeune, Riton le stéphanois aurait davantage profité de son carbure !".

  • mort noyé, dans les deux suivants, ("Nourrir les poissons" ou "Nourrir les requins").

On dit par exemple :  "Tu connais Mimile : petit mais teigneux. Si tu veux mon avis, à l'heure qu'il est, Pierrot le balafré doit nourrir les poissons !".

Ou : "Pour moi, le gars Paulot il y a longtemps qu'il a envoyé sa patronne nourrir les requins !".

  • et disparu sans espoir de retour, dans le dernier cas ("Nourrir les vautours").

On dit par exemple : "Le shérif avait disparu depuis trois jours désormais ; il devait certainement nourrir les vautours de la région."