"Anticonstitutionnellement".

Cet adverbe signifie "d'une manière anticonstitutionnelle, de façon contraire aux règles  constitutionnelles de l’organisation des pouvoirs publics d’un gouvernement".

Il est relativement célèbre car traditionnellement considéré ou réputé être le plus long mot de la langue française avec ses 25 lettres.

Il n'en est pourtant absolument rien puisque :

  • le mot "intergouvernementalisation" est plus long qu'"anticonstitutionnellement" (26 lettres),
  • ainsi que la forme conjuguée "anticonstitutionnalisassions", du verbe "anticonstitutionnaliser" (28 lettres),
  • enfin, il est possible d’en trouver d'encore plus longs, dès lors que l’on entre dans des domaines techniques, notamment en chimie, en médecine ou en physique, spécialement avec les noms autodescriptifs de molécules. Le record de longueur - avec 50 lettres ! - appartient ainsi à une molécule aux propriétés bactéricides nommée "diisobutylphénoxyéthoxyéthyldiméthylbenzylammonium".

Citons également, pour l'anecdote et en guise de conclusion, les trois noms de communes les plus longs de France, avec 38 lettres chacun :

  • "Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur" (70),
  • "Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont" (14),
  • et "Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson" (51).

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Qui nous dit qu'il n'y aura pas un jour un hacking ?" ?

Comme l'a fait la journaliste française Sophie Coignard, le 14 août 2019, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Et pas : "Qui nous dit qu'il n'y aura pas un jour un PIRATAGE INFORMATIQUE ?" !

"Un TOC" et "Une toque".

  • et une toque, c'est :
    • une coiffure sans bords de forme cylindrique.

on parle par exemple d'une "toque de fourrure".

    • une casquette de jockey, hémisphérique et à visière,

    • une coiffure haute et cylindrique en toile blanche empesée, portée par les cuisiniers,

    • et, par extension, un chef cuisinier, dans un restaurant.

On parle par exemple d'une "grande toque".

Source : www.larousse.fr

"L'affaire de Broglie".

Cette ténébreuse affaire concerne l'assassinat le 24 décembre 1976, de l'homme politique français Jean de Broglie, né le 21 juin 1921, par trois balles de calibre 38 spécial, dont deux dans la nuque.

Cet aristocrate de haute lignée, membre de la très célèbre famille "de Broglie" descend, par sa mère, du duc de Berry, fils du roi Charles X ; et, par son père, de l'écrivaine française Germaine de Stael et du père de celle-ci, le célèbre banquier et ministre du roi Louis XVI, Jacques Necker.

Député de 1958 à 1976, il est trois fois secrétaire d'État dans les trois premiers gouvernements de Georges Pompidou Premier ministre.

Et son patronyme ne se prononce absolument pas comme il s'écrit !

On ne dit pas : "Vous pensez quoi de" !

La journaliste française Julie Hammett

Comme a pu le déclarer, le 14 août 2019, la journaliste française Julie Hammett, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI, en interrogeant la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées Geneviève Darrieusecq.

Mais : "Que pensez-vous de" ?

"Ex abrupto".

Cette locution latine signifie : .

  • en tant que locution adjectivale : sans préambule, sans préparation.

Exemple : "Mon fils m'a fait une déclaration ex abrupto, selon laquelle il ne souhaitait pas reprendre mon entreprise !".

  • et, en tant que locution adverbiale : brusquement, abruptement, à l'improviste.

Exemple : "Fonder sa propre entreprise aussi jeune ex abrupto est une folie".

"15 façons de dire être chauve".

Le registre familier est très riche pour qui souhaite évoquer l'absence de cheveux chez un individu : "Avoir la boule à zéro", "Avoir le crâne lisse comme une boule de billard", "Avoir un crâne d'oeuf", "Ne pas avoir un poil sur le caillou" ou "Ne plus avoir un poil sur le caillou".

Ainsi que l'idiotisme corporel "Être chauve comme un genou".

Il existe aussi les formules "Être dégarni" (langage courant) et "Être déplumé" (registre familier), mais qui correspondent à une personne possédant encore quelques cheveux.

Dans le langage courant, vous pouvez également dire, tout simplement, "Ne plus avoir de cheveux".

Personnellement, j'adore l'idiotisme animalier "Faire le désespoir des poux" (registre familier).

La formule "Être atteint de chauveté" est vraiment - me semble-t-il - très laide et ne s'utilise absolument plus (registre désuet).

Enfin, "Avoir une calvitie" relève du registre soutenu.

L'héritage langagier de la télévision nous offre "Avoir une coupe à la Kojak" ou "Être coiffé comme Kojak".

Et l'héritage langagier du cinéma : "Avoir une coupe à la Yul Brynner" ou "Avoir une coupe Yul Brynner" (lequel s'était rasé à partir de 1951 pour son rôle du roi de Siam dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein "Le roi et moi").

 

"Un crâne d'oeuf".

Cette locution nominale amusante en forme d'idiotisme alimentaire, d'idiotisme animalier et d'idiotisme corporel désigne, de façon très imagée et de manière ironique :

  • dans le registre familier : un crâne dépourvu de cheveux,

Un "crâne d'oeuf" c'est à dire une personne chauve

  • et, par extension : une personne chauve,
  • ou encore, de façon péjorative, dans le registre populaire : un savant, un intellectuel.

On dit par exemple : "Le réchauffement climatique c'est encore un truc de ces crânes d'oeuf qui nous disent que l'homme descend du singe et que la terre est ronde !".

Je vous recommande également la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être chauve".

"Les cellules de Leydig".

Situées dans les testicules et également appelées "Cellules interstitielles", ces cellules contrôlent le développement et le maintien des caractères sexuels primaires et secondaires, et jouent un rôle dans le fonctionnement de l'appareil reproducteur masculin et le comportement sexuel.

Découvertes en 1850, elles doivent leur nom au zoologiste et spécialiste en anatomie comparée allemand Franz von Leydig, né le 21 mai 1821 et mort le 13 avril 1908.

"Une couille molle" ou "Avoir les couilles molles".

  • la locution nominale "Une couille molle" désigne "un lâche, une personne sans dignité, sans courage",
  •  et la locution verbale "Avoir les couilles molles" signifie "être lâche, manquer de dignité et de courage".

Relevant toutes deux du registre vulgaire, elles sont manifestement fondées sur le fait que, dans la croyance populaire, celui qui n’a pas un comportement viril est censé ne pas avoir de testicules, ou des testicules anormaux ; ces derniers élaborant la plus grande partie de la testostérone, l'hormone induisant les caractères sexuels secondaires et le comportement de type masculin.

Source : wikipedia.org

86 façons de dire "Être très fatigué".

Être épuisé

Nous disposons tout d'abord, dans le registre argotique, des locutions verbales "En avoir plein le dos",  "En avoir plein les pattes", "En avoir sa claque", "Être cané", "Être claqué", "Être cramé", "Être crevé", "Être dans le pâté", Être défoncé", "Être ensuqué", "Être naze", "Être nazebrok" (ou "Être nazebroque") ou "Ne plus pouvoir arquer".

"En avoir plein les jambes", "Être à plat", "Être au bout du rouleau", "Être bouilli", "Être dans un état proche de l'Ohio", "Être essoré", "Être flagada", "Être fracassé", "Être moulu", "Être raplapla", Être sur les jantes" ou "Être rétamé", "Être rincé", "Être subclaquant", "Être vermoulu" ou "Être vidé" relèvent du registre familier. Ainsi que "Être flapi" (ou "Être flappi"), "Être HS", "Être kaput", "Être lessivé" ou "Être Hors Service".

Ou "Être cuit", "Être à ramasser à la petite cuillère", "Être en compote" et "Être ratacuit", qui sont également des idiotismes alimentaires. De même que "Être en capilotade", qui est mon expression préférée dans ce domaine.

Ainsi que l'étrange idiotisme musical "Avoir avalé la trompette", qui ne s'utilise que dans le domaine du football ou la formule "Faire de l'huile" qui relève du jargon cycliste ; les locutions verbales "Être bouilli", "Être carbo" (par apocope de carbonisé), "Être carbonisé", "Être dans le gaz", "Ne plus avoir de gaz" et "Ne plus tenir en l'air" relevant de tous les sports.

Enfin, ""Être au bout de sa vie" et "Être en PLS" sont surtout utilisées par les jeunes.

Les formules imagées "Être sur le flanc", "Être sur les rotules", "Être sur les genoux", ainsi que la locution "Ne plus en pouvoir" ("Je n'en peux plus") relèvent du langage courant.

De même que "Être à bout de forces", "Être achevé", "Être abattu", "Être accablé de fatigue", "Être anéanti", "Être épuisé", "Être mort", "Être mort de fatigue", "Être sans énergie", "Être sans force", Être vidé", "N'en pouvoir plus", "Ne plus tenir debout", "Ne plus parvenir à garder les yeux ouverts", "Ne plus parvenir à rester éveillé", "Ne plus pouvoir avancer", "Ne plus pouvoir metttre un pied devant l'autre", "Tomber de fatigue" ou "Tomber de sommeil".

Enfin "Être éreinté", "Être exténué", Être fourbu", "Être harassé", "Être las", "Être rompu", "Être rompu de fatigue", et "Être vanné" relèvent du registre soutenu.

Quant à nos amis bretons, ils disent : "Être éouimpé" (ou "Être ewimpé"), nos amis lyonnais "Avoir les jambes en pâte à quenelle" et nos amis du Nord "Être tanné".