Pourquoi dire : "Ils sont plus en proximité" ?

L'homme politique français, MoDem, Marc Fesneau

Comme a pu le déclarer, le 13 avril 2021, le ministre MoDem chargé des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, dans l'émission "Télématin", sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Et pas simplement : "Ils sont plus PROCHES" !

Je ne supporte plus ce jargon politicard et cette novlangue putassière.

19 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Faire pleurer Popaul" appartient au registre populaire.

De même que "Pissoter" et "Pissouiller", qui signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

"Arroser les marguerites", "Faire la petite commission" et "Faire pleurer Mirza" appartiennent au même registre familier.

"Soulager sa vessie", "Se soulager", "Vider sa vessie" (ou "Se vider la vessie") relèvent du langage courant.

De même que "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Enfin, "Satisfaire un besoin pressant" ou "Satifaire une envie pressante" relèvent du registre soutenu.

De même que "Effectuer une miction", qui appartient également au vocabulaire et jargon médical.

"Avoir plus d'un tour dans son sac", "L'affaire est dans le sac" et "Vider son sac".

Ces trois curieuses locutions verbales avec le mot "sac" relèvent du registre familier.

Et elles trouvent  leur origine dans le "sac à procès", un sac en toile de jute, de chanvre ou de cuir qui était utilisé au XVIIe siècle), lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage : dépositions et requêtes, les pièces à conviction, etc. Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac suspendu par un crochet à un mur ou accroché à une poutre, dans le cabinet de l’avocat, afin que les parchemins ne soient pas dévorés par les rats. D'où la formule "Une affaire pendante", désignant toujours, de nos jours, au sens figuré, une affaire pour laquelle un tribunal a été saisi, mais n'a pas encore prononcé (selon le cas) le jugement ou l'arrêt.

Elles signifient ainsi respectivement :

  • "Avoir plus d'un tour dans son sac" :
    • au sens figuré, dans le registre familier : ne pas être arrêté par les obstacles ; être débrouillard, malin ou rusé ; avoir plus d'une idée en tête.

On dit par exemple : "Mon adjoint a plus d'un tour dans son sac : je sais qu'il trouvera une solution".

    • À l'image de l'avocat ou du procureur rusé, qui, autrefois, savait bien exploiter toutes les pièces du "sac à procès". Ou de celui qui fait des tours de prestidigitation, sortis de son "sac à malice" (sens propre).
  • "L'affaire est dans le sac" :
    • autrefois, au sens propre : le dossier judiciaire est prêt et l’ensemble des pièces est archivé dans le sac scellé.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : l'affaire est conclue et ne peut échouer.

On dit par exemple : "L'affaire est dans le sac : je vais pouvoir acheter la maison dont je t'ai parlé".

  • et "Vider son sac" :
    • autrefois, au sens propre : après avoir descendu le "sac à procès" pour l’audience, le procureur (ou l"avocat) pouvait plaider devant la cour et en sortir les pièces nécessaires à sa plaidoirie.
    • et de nos jours, au sens figuré, dans le registre familier : dire tout ce qu’on a à dire, tout ce que l’on a sur le coeur.

On dit par exemple :"Mon épouse a vidé son sac dimanche, et dit à sa soeur ce qu'elle pensait vraiment de cette situation".

Sources : wiktionary.org et www.juritravail.com

"Juteux" et "Un juteux".

Attention : l'adjectif et le substantif n'ont absolument rien à voir l'un avec l'autre !

  • "Juteux" est en effet un adjectif qualifiant :

Un fruit juteux

    • au sens propre, dans le langage courant : un aliment ayant beaucoup de jus, comme par exemple de nombreux fruits, ou rendant beucoup de jus après cuisson, certaines viandes.

On dit par exemple : "Goûte-moi donc ces abricots, comme ils sont bien juteux !".

De la viande juteuse

    • et au sens figuré, dans le registre familier :
      • une grande abondance, spécialement en argent.

On l'utilise notamment pour qualifier une activité lucrative, rémunératrice, qui rapporte beaucoup.

On dit par exemple : "Le trafic d'animaux protégés est, avec le trafic d'armes, l'un des plus juteux".

      • ce qui réjouit parce que croustillant, amusant, grivois.

On dit par exemple : "Aujourd'hui encore, Le Canard enchaîné publie de juteuses révélations sur cette affaire".

Un adjudant français

  • tandis que "Un juteux" est un mot masculin du registre argotique appartenant au vocabulaire militaire.

Et qui désigne "Un adjudant".

On dit par exemple : "Attention : le juteux arrive !".

Depuis 1972, le grade d'adjudant est le troisième dans la hiérarchie des sous-officiers, après ceux de major et d'adjudant-chef.

Et il s'écrit "Adj" en abrégé.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, wikipedia.org et wiktionary.org

"Un compte à rebours".

Cette locution nominale masculine désigne un décompte du temps restant avant un événement donné.

Il peut s'agir par exemple :

  • du nombre de jours restants avant un événement tel que les Jeux Olympiques ou un scrutin électoral,
  • du nombre de minustes restantes avant l'annonce des estimations d'un scrutin électoral ou du passage au 1er janvier de l'année suivante,
  • ou du nombre de secondes restantes avant le déclenchement d'une explosion, le départ d'une course ou le lancement d'une fusée.

"Croustillant".

Cet adjectif du langage courant qualifie :

  • au sens propre, dans le domaine culinaire : ce qui croustille, ce qui craque sous la dent, ce qui est croquant.

On dit par exemple : "Ce pain est croustillant à souhait".

Du pain croustillant

  • ou, au sens figuré :
    • ce qui est amusant, léger,

On dit par exemple : "C'est un récit charmant : aussi plaisant que croustillant".

    • ce qui suscite l'intérêt, par son caractère licencieux, libre, osé, grivois.

On dit par exemple : "Le livre révèle quelques détails croustillants".

    • ou : ce qui excite les appétits sensuels ; est appétissant, donne envie d'être dévoré.

On dit par exemple : "Regarde un peu ce corps croustillant !".

Une fille croustillante, penchée sur le bastingage d'un bateauUn garçon "croustillant", assis sur un tronc, au bord de la mer

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Un restaurant".

Ce substantif masculin du langage courant provient du verbe "Restaurer", qui signifiait au XIIe siècle : remettre en état, remettre debout.

Le mot "Restaurant" prend, dès le début du XVIe siècle, une signification alimentaire pour désigner un "aliment reconstituant".

Au milieu du XVIIe siècle, le "Restaurant" désigne plus spécifiquement un "bouillon restaurant fait de jus de viande concentré" puis, à partir du milieu du XVIIIe siècle, le lieu qui en assure la vente.

De nos jours, "Un restaurant" désigne donc :

Une serveuse de restaurant effectuant son service
Une serveuse de restaurant effectuant son service
  • un établissement commercial, où l'on sert des plats préparés - généralement élaborés par un "chef cuisinier" - ainsi que des boissons, à consommer sur place, contre paiement.
Un serveur de restaurant effectuant son service
Un serveur de restaurant effectuant son service
  • ou, dans certaines boulangeries du Sud de la France : un pain de 400 g, de forme allongée, plus large, plus court et plus lourd que la "Baguette" (qui ne pèse que 250 g) .

Des "Restaurants", pains de 400 gr (contre 250 gr pour une baguette) vendus dans le Sud de la France

Source : wiktionary.org et wikipedia.org

"La pulvérulence".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne :

  • l'état de ce qui est réduit en poudre ou en très fines particules,
De la farine de blé
De la farine de blé
  • par métonymie, au pluriel : de fines particules,
  • par analogie : l'état de ce qui est perçu comme étant pulvérisé ou en poudre,

"Tomber en poussière"

  • le caractère poussiéreux, l'état d'une chose couverte de poussière,

Un livre couvert de poussière

  • et, dans le domaine médical : l'état des narines se caractérisant par une sécheresse de la muqueuse et l'accumulation de poussières sur les poils, observé lors d'affections fébriles graves ("pulvérence des narines" ou "pulvérence nasale").Source : www.cnrtl.fr

"Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Cette formule, souvent employée par nos dirigeants ou hommes politiques, constitue à mes yeux, une sorte d'idéal malheureusement rarement atteint.

Très peu, en effet, ont l'honnêteté et le courage d'annoncer par avance des mesures susceptibles de heurter leur personnel ou leur électorat.

Puis la capacité de mener à bien les tâches qu'ils se sont assignées, d'atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés et de tenir les promesses effectuées.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

"Un solécisme".

Ce substantif masculin désigne une erreur de langage enfreignant les règles de la syntaxe.

Comme par exemple : "Habiter SUR Paris" (au lieu de "Habiter À Paris) ou "Si je SERAIS grand" (au lieu de "Si J'ÉTAIS grand").

Le mot dérive de "Soles", l’ancien nom de la ville de Mezitli (Turquie), appelée "Pompéiopolis" à l'époque romano-byzantine, une cité grecque de Cilicie en Anatolie, dont les habitants étaient réputés mal parler le grec.

"One, two, three, viva l'Algérie" !

Cette étrange locution interjective mélange des mots dans trois langues - "One, two, three" en anglais ("un, deux, trois"), "viva" en espagnol ("vive), et "l'Algérie" en français, généralement prononcé avec l'accent algérien (avec le "r" roulé).

Il s'agit du slogan scandé par les supporteurs de l'équipe d'Algérie de football. Mais qui est également utilisé dans d'autres disciplines, ainsi que dans des contextes non sportifs.

Il semble n'exister aucune certitude historique concernant l'origine de ce slogan et plusieurs théories circulent sans que l’on sache véritablement d’où vient ce chant, qui remonterait aux années 1970.

Je ne prendrais donc pas la peine de reprendre ici ce que des dizaines de sites ou vidéos présents sur la toile répètent déjà.

Sources : wikipedia.org