Ces deux expressions du langage courant signifient "être enchanté, ravi ; dans un état de grand contentement, dans un transport de joie si intense que l'on semble extasié".
On dit par exemple : "J'étais aux anges lorsque j'ai appris que ma fille était reçue à son concours".
Attention cependant : l'idiotisme animalier "Être aux oiseaux" n'est utilisé que par nos amis québecois et jamais en France.
Cette expression du langage courant désigne un coup violent, habile et imprévu.
Elle a pris avec le temps une connotation de coup déloyal ou pernicieux, qui n'existait pas à l'origine.
Dans son sens premier et d’escrime, il s’agit en effet d’un coup porté à l’arrière du genou ou de la cuisse, rendu célèbre par Guy 1er Chabot de Saint-Gelais, deuxième baron Jarnac (1514-6 août 1584).
Ce gentilhomme français est passé à la postérité grâce à sa célèbre botte, qui lui permit de vaincre en duel, François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraye, lors d'un duel judiciaire, le 10 juillet en 1547, devant le château de Saint-Germain-en-Laye (78).
Ces deux locutions nominales en forme d'idiotismes militaires désignent : un pompier et des pompiers.
Les pompiers sont en effet des personnes principalement entraînées à combattre le feu.
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Mais les pompiers sont également aptes à offrir une gamme de secours de diverses natures (inondations, accidents, sauvetages, secours et assistance à personnes, etc.) ; leur mission principale étant de protéger les personnes, les biens et l'environnement.
Il est assez logique de les qualifier de "Soldats" lorsque l'on sait qu'ils ont une origine directement militaire.
L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)
Le 1er juillet 1810, en effet, alors que Paris célèbre le mariage de l’archiduchesse Marie-Louise avec Napoléon Ier, le bal donné par l’ambassadeur d’Autriche en l’honneur des nouveaux époux tourne à la catastrophe : la salle de bal, mince construction de bois élevée dans le jardin de la résidence, s’embrase, faisant de nombreuses victimes.
L'incendie du 1er juillet 1810 qui décida Napoléon 1er a créer le corps militaire des sapeurs-pompiers de Paris (75)
Furieux de l’inefficacité des secours, Napoléon prend des sanctions et crée, par décret du18 septembre 1811, le Bataillon de sapeurs chargé des pompes à incendie de la Ville de Paris. La capitale est ainsi dotée d’une particularité unique au monde, qui subsiste encore aujourd’hui : un corps de pompiers militaires.
Les sapeurs-pompiers de la ville de Paris (Image d'Épinal)
En créant les sapeurs pompiers de la Ville de Paris en 1811, Napoléon sanctionne un échec : celui des gardes-pompes civils créés en 1716, lorsqu'un ancien comédien, Dumouriez du Perrier, avait alors obtenu du Régent la direction générale d’un service de 32 hommes.
La décision de l’empereur crée une triple ambivalence : le nouveau corps est militaire, mais il est placé sous les ordres du préfet de police ; pour former la nouvelle unité, Napoléon délègue une partie des sapeurs du Génie, chargés de la protection des palais impériaux, mais ne s’oppose pas à la réintégration d’une partie des anciens gardes-pompes civils ; enfin ce corps militaire n’est voué qu’à des missions pacifiques.
Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)Des pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris)
Après l’annexion des communes voisines de Paris en 1860, Napoléon III transforme le bataillon en régiment en 1866. Sa compétence est étendue à l’ensemble du département de la Seine en 1939 et le régiment est transformé en brigade en 1968 : l’actuelle BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris).
Celle-ci participe chaque année au défilé du 14 juillet, sur les Champs-Élysées.
Les pompiers de la BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2017La BSPP (Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris) défilant sur les Champs-Élysées, le 14 juillet 2013
Il s'agit des différents surnoms du joueur de rugby à XV international français, Sébastien Chabal, né le 8 décembre 1977.
Son style de jeu ainsi que son physique atypique lui ont valu la plupart de ces surnoms.
"L'animal", "L'anesthésiste", "Attila", "Cartouche" (un gros placage, en rugby, dans le registre familier) ou "Hannibal Lecter".
Certains de ces surnoms relèvent de pays spécifiques :
Outre-Manche, Sébastien Chabal est ainsi surnommé "Seabass", ce qui se prononce "si-basse" et signifie "Le loup de mer" en anglais. Mais ce qui constitue également un calembour assez plaisant, basé sur l'homophonie avec l'apocope anglophone de son prénom, "Sebas" (si-basse) pour "Sebastian" (si-bastiane),
en Nouvelle-Zélande : "Caveman" ("L'homme des cavernes" en anglais),
et en Australie : "BOB", un rétroacronyme en forme de prénom, signifiant "Beast Of Balmain" ("La bête de Balmain"), en référence au club de Balmain Rugby Football Club (Nouvelle galles du Sud) (Australie), pour lequel il effectua une pige d'un match, en février 2012.
J'adore cette interjection, qui relève tout à la fois du registre désuet et du registre familier.
Exprimant la surprise, la contrariété, l'agacement ou l'impatience, ce juron constitue, depuis environ un siècle et demi, une amplification de la forme "Saperlotte !" (également utilisée sous les variantes "Sacrelote !", "Saprelotte !", ou "P'rlotte !") ; elle-même dérivée de la formule "Sapristi !".
On dit par exemple : "Saperlipopette ! J'étais pourtant certain d'avoir laissé mes lunettes sur la table du salon !".
J'adore cette expression très imagée du registre vulgaire qui signifie, au sens figuré : avoir des poils pubiens qui dépassent de la culotte ou du maillot.
"Avoir le foin qui dépasse de la charette"
Sur un thème contigu je vous recommande la lecture de mes autres articles :
Cette interjection, qui marque la surprise, la contrariété, l'agacement ou l'impatience, est en réalité une déformation de la formule "Sacristi", utilisée afin de ne pas blasphémer ouvertement.