Le moins que l'on puisse dire est que les formules ne manquent pas pour dire en français que l'on tue quelqu'un en l'envoyant ou en l'expédiant quelque part !
On peut en effet "Envoyer à la morgue", "Envoyer ad patres", "Envoyer au cimetière" ou "Envoyer au royaume des morts".
Ou utiliser les idiotismes religieux "Envoyer au ciel", "Envoyer au paradis" ou "Envoyer au purgatoire".
Ainsi que toutes leurs variantes avec le verbe "Expédier" : "Expédier à la morgue", "Expédier ad patres", "Expédier au cimetière", "Expédier au royaume des morts", "Expédier au ciel", "Expédier au paradis" et "Expédier au purgatoire"
Ce substantif masculin polysémique peut avoir différentes significations, puisqu'il désigne tout à la fois :
un instrument :
un instrument en forme de demi-cercle gradué, utilisé en géométrie pour mesurer ou rapporter des angles et construire des figures géométriques.
par analogie : un instrument de mesure en forme de carré, dont le centre est évidé, dont les bords intérieurs présentent des graduations à l'échelle des plans à établir, et qui est utilisé, en dessin industriel, pour la transcription topographique des points de triangulation ("rapporteur de coordonnées") :
Les rapporteurs utilisés par les élèves sont la plupart du temps gradués en degrés, mais il existe plusieurs variantes : certains ont une double graduation (en degrés et en radians, ou en degrés et en grades), certains forment un disque complet alors que d'autres ne sont que des demi-disques.
Le rapporteur trigonométrique est un instrument de mesure matérialisant le cercle trigonométrique et fournissant une correspondance degrés-radians.
Dans l'artisanat et l'industrie on utilise plus volontiers des rapporteurs métalliques composés d'un secteur circulaire associé à une règle pivotante et un dispositif de blocage.
Dans le domaine maritime on utilise un rapporteur nautique.
ou une personne :
dans le domaine politique : un député ou sénateur, désigné au sein d'une commission d'étude, afin d'analyser un projet de loi ou une proposition.
Ce "rapporteur parlementaire" présente en séance publique son point de vue, ses observations et ses amendements.
ou : un écolier ou une personne, qui rapporte à un adulte ou à un supérieur hiérarchique, les agissements cachés d'une autre personne.
On utilise également les substantifs masculins de délateur, de dénonciateur ou de mouchard (registre argotique).
Un écolier et son maître, dans les années 1960
Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et Le Robert
Curaçao (ku-ra-so) est l'une des quatre possessions néerlandaises situées dans le Nouveau-Monde, avec Aruba,les Pays-Bas caribéens et Sint Maarten (Saint-Martin), déjà conquis de haute lutte !
Ce gigantesque territoire de 444 km2 (Paris en couvre 105 et Marseille 240) est l'une des îles Sous-le-Vent, aux Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes :
à 41 km à l'Ouest de Bonaire,
à 66 km au Nord du Venezuela,
et à 78 km à l'Est d'Aruba.
Les trois îles sont quelquefois désignées sous le sigle "Îles ABC" (Aruba, Bonaire, Curaçao).
Les îles ABC (Aruba, Bonaire, Curaçao)
Curaçao est un État autonome au sein du royaume des Pays-Bas, depuis la dissolution de la fédération des Antilles néerlandaises le 10 octobre 2010.
Et il compte 165 000 habitants, dont environ 100 000 dans sa capitale Willemstad.
La liqueur de Curaçao
Soyons honnête, ce superbe nom de "Curaçao" est souvent davantage connu pour la liqueur d'orange homonyme, qui titre de 20° à 40° et entre dans la composition de nombreux cocktails, dont le célèbre "Blue lagoon" ("Lagon bleu").
Et est parfois utilisée en cuisine, que ce soit dans la composition des crêpes Suzette ou afin d'aromatiser les soufflés et les fruits rafraîchis.
Le Curaçao provient de la macération d’écorce d’orange et est à l'origine un alcool incolore. Dès le XVIe siècle, les colons espagnols apportèrent sur l’île la bigarade, une variété de petites oranges. Mais celles-ci devenant amères sous le climat chaud et sec de l'île, la culture n’en était pas très prisée. Pourtant, l’écorce de ces oranges présentait l'intéressante particularité d'être extrêmement parfumée et de contenir des essences uniques, se révélant lors de leur macération dans de l'alcool neutre. Et c’est de cette caractéristique de l’orange de Curaçao qu’est né cet alcool au goût citronné si particulier.
On connaît surtout le Curaçao bleu, mais il peut revêtir différentes couleurs, telles que l'orange, l'ambré, le vert ou le rouge. Chacune de ces teintes correspond naturellement à de puissants colorants alimentaires, le bleu brillant provenant du E133, qui possède la particularité de... colorer l'urine !
Pourquoi le Curaçao est-il bleu ?
C'est sa couleur bleue qui lui donne ce côté unique et intrigant. Et c’est en grande partie grâce à cette couleur bleue que le Curaçao est devenu si populaire. En effet, avant d’être teinté, le Curaçao était un alcool incolore de qualité, mais passant plutôt inaperçu à une époque ou la consommation principale d’alcool se résumait à la bière. L’idée surprenante de colorer le Curaçao permit d’en faire un ingrédient amusant pour les cocktails. Cette couleur saute en effet immédiatement aux yeux et permet de créer des alcools reconnaissables entre tous.
Sources : wikipedia.org, www.lamaisonduvin.fr et www.spiritueuxmagazine.com
Le laquais, portant livrée aux armes de son maître, annonçait la visite de personnes au domicile et accompagnait son employeur à l'extérieur, se juchant notamment à l'arrière du carrosse.
On dit par exemple : "Du temps de sa splendeur, le comte avait à sa disposition de nombreux laquais dans chacune de ses résidences".
Des fennecs, en captivitéDes fennecs, en captivité
Ce petit renard de la famille des canidés vit dans le désert du Sahara et la péninsule du Sinaï.
Avec ses oreilles caractéristiques, il est la plus petite espèce de sa famille. Sa fourrure, ses oreilles et sa fonction rénale sont adaptées aux conditions physiques du désert : températures extrêmes et pénurie d’eau.
Ses oreilles lui servent également de système de ventilation et de refroidissement du sang, l'aidant à résister aux températures élevées et au climat extrême du désert.
Le terme "Fennec" vient de l'arabe et signifie "Renard".
Caractéristiques physiques
Le fennec a de très longues oreilles (pouvant mesurer jusqu'à 10 centimètres), un nez assez long, de longues moustaches et une queue relativement longue, plate et touffue.
Son surnom de "Renard de poche" lui vient naturellement de sa toute petite taille. C'est en effet le plus petit des canidés existant sur Terre, puisqu'il ne mesure que de 20 à 40 cm de long, auxquel s'ajoute une queue de 18 à 30 cm.
Son poids moyen est de 1,7 kg contre 6 kg pour la plupart des autres espèces de renard. Et sa hauteur moyenne est d'environ 20 cm, et environ 35 cmlorsque l'on y ajoute les oreilles. Le fennec a un pelage allant du brun pâle à presque blanc et ressemble beaucoup au renard nain auquel il est apparenté, hormis ses oreilles dressées, chacune aussi grande que la face.
Comportement
La nuit, les longues oreilles du fennec lui permettent d'entendre les plus petits bruits que font ses proies, ce qui lui permet de ne pas faire de longues recherches dans le désert. Le fennec est un redoutable chasseur, rusé et véloce. Il est parfaitement adapté au climat aride, ses oreilles très vascularisées et très grandes comparées à celles des autres espèces de renard sont des éléments refroidisseurs. Les poils sous ses pattes lui permettent de ne pas glisser sur le sable et d'approcher ses proies en silence. Le jour, dans le désert, la température du sable est de 70 °C à la surface. Mais le fennec peut creuser jusqu'à deux mètres de profondeur, ramenant ainsi la température aux environs de 30 °C. La surface plantaire du fennec est couverte de poils épais qui le protègent de la chaleur du sable.
Un fennec, en plein désert
Le fennec creuse très rapidement et, quand il est poursuivi, se cache dans le sable. Le fennec dort généralement le jour et sort la nuit chercher sa nourriture. Lorsqu'un vent de sable se lève, les petits fennecs cherchent un abri auprès de leurs parents qui les dissimulent parfois sous leur longue queue touffue.
Cri
Comme le renard, le fennec glapit ou jappe, c'est-à-dire qu'il pousse des petits cris ou grognements successifs.
Un fennec, au sortir de son terrier
Régime alimentaire
Le fennec est omnivore. Il se nourrit essentiellement de souris, de petits oiseaux, de lézards ou d'insectes, et complète ce régime avec des fruits. Le fennec s'abreuve parfois à des points d'eau, bien que cela ne lui semble pas indispensable ! La capacité des fennecs à se passer de boire pour des durées indéterminées résulte en effet de leur adaptation à leur habitat désertique et de leur régime alimentaire, certains insectes figurant à son menu étant constitués de 70 % d'eau. De plus, le système rénal du fennec concentre les urines, ce qui a pour effet une élimination maximale de déchets pour un minimum de perte.
Reproduction
Le fennec est monogame et les couples restent unis toute la vie. La saison de reproduction a lieu entre janvier et février. La femelle donne naissance à une portée de 2 à 5 petits entre mars et avril, après 50 à 53 jours de gestation. Les petits sont aveugles à la naissance et ouvrent les yeux au bout de 2 semaines. Ils commencent à jouer dans la tanière à 4 semaines et sortent jouer dehors après 5 semaines. Les deux parents s'occupent d'eux. Les jeunes atteignent la maturité sexuelle entre 6 et 9 mois, lorsqu'ils atteignent leur taille adulte. La longévité est de 10 ans dans la nature.
On ne connaît pas de prédateurs au fennec bien qu'il puisse y en avoir ; sa tanière, son pelage de couleur sable et son ouïe très fine l'aident à s'en protéger8. Seul l'homme peut, en le capturant, devenir un prédateur.
Habitat et répartition
L'habitat du fennec est un terrier, creusé dans le sable ou dans de petites grottes, et tapissé d'un ensemble de matériaux moelleux tels que fourrure ou plumes.
Le fennec habite les déserts du Nord de l'Afrique et jusqu'à l'Arabie saoudite. Et l'on trouve la plupart des fennecs en Algérie. .
Les populations de fennecs sont stables au Sahara, hormis dans certaines zones du Maroc où il a disparu.
L'espèce n'est pas menacée actuellement d'extinction, mais elle pourrait le devenir. Car si la vente des jeunes fennecs aux Européens amateurs d'exotisme est désormais interdite, il s'agit toujours d'un animal de compagnie recherché et autorisé en Amérique du Nord et Japon !
Souvenir personnel
Très jeune adhérent du WWF dès 1970, je me souviens avoir été choqué lorsque j'étais enfant, au tout début des années 1970, à Conflans Sainte-Honorine (78), d'apprendre que des voisins venait d'entrer en possession d'un fennec, qu'ils logeaient dans leur pavillon... Mais n'avoir jamais bien évidemment jamais pu ne serait-ce qu'entrapercevoir celui-ci, qui - bien fait pour eux ! - leur menaient une vie impossible la nuit, durant laquelle il était redoutablement turbulent, pour dormir et se cacher toute la journée durant !
Ce qui les a - fort heureusement, à mon sens - amené à s'en débarrasser rapidement, au profit d'une association de protection des animaux.
La locution adverbiale en forme d'idiotisme textile et vestimentaire "À la botte" appartient au registre familier.
Et elle signifie : être sous la domination de (quelqu'un), à la disposition de, au service de, sous l'emprise de, aux ordres de ;tout dévoué à ; constamment prêt à obéir.
On dit par exemple : "Comme souvent, ce Premier ministre est à la botte du président".
Ou : "Mon patron a des chefs de service à sa botte".
Sources : www.languefrancaise.net et wiktionary.org
"Un conflit asymétrique" et "Une guerre asymétrique" sont deux locutions nominales relevant du vocabulaire et du jargon militaire.
Et elles désignent :
un conflit armé ouune guerre opposant des belligérants de taille très différente,
et notamment : un conflit armé ouune guerre opposant une armée régulière constituée à des forces irrégulières(de type guérilla) ou à une force non conventionnelle (groupe terroriste, mafia).
"Spationaute", le terme français est un terme général souvent utilisé en Europe.
Les spationautes étaient choisis initialement parmi les pilotes militaires. Les critères de recrutement ont évolué par la suite et, si une bonne condition physique est toujours nécessaire, l'accent est désormais mis sur l'équilibre psychologique, la compétence technique ou scientifique selon le poste occupé et la capacité à s'exprimer dans les langues des principales nations spatiales (anglais, russe).
Le premier homme à être allé dans l'espace est le soviétique Youri Gagarine en 1961.
Le cosmonaute soviétique Youri Gagarine, premier homme dans l'espace, le 12 avril 1961
Et la soviétique Valentina Terechkova fut la première femme, en 1963.
La cosmonaute soviétique Valentina Tereshkova, première femme dans l'espace, le 16 juin 1963
Mais séjourner dans l'espace reste encore un privilège rare puisque après plus de cinquante années d'activité spatiale, en juillet 2015, seules 543 personnes (dont 56 femmes) avaient participé à une mission spatiale, dont 12 ont marché sur Lune, entre 1969 et 1972.
L'équipage états-unien d'Apollo XI, en juiillet 1969 : Neil Armstrong (à gauche) et Buzz Aldrin (à droite), les deux premiers hommes à avoir marché sur la lune, et Michael Collins (debout)
Terminologie
Les premiers vols spatiaux ont eu lieu durant la guerre froide opposant l'Union soviétique (devenue la Russie) et les États-Unis d'Amérique. Les Soviétiques, premiers à envoyer des hommes dans l'espace, désignèrent tout d'abord leurs voyageurs comme des "cosmonautes", mais dans le contexte de la guerre froide, les États-Unis d'Amérique lorsqu'ils envoyèrent leur premier homme dans l'espace quelques années plus tard, préférèrent le nommer différemment.
Ce conflit larvé a eu des répercussions indirectes en imposant le recours à des appellations différentes pour désigner la même activité : "astronaute" états-unien contre "cosmonaute" soviétique" (puis russe).
Par effet d'entraînement, des termes différents ont été utilisés par les journalistes pour distinguer les astronautes des principales nations spatiales. Mais sans grand souci de cohérence, puisque les ressortissants de plusieurs dizaines de nations ont volé sans appellation bien précise avec un tel système de désignation et que d'autres ont été successivement "cosmonaute" (avec les soviétiques puis les russes) et "astronaute" (avec les états-uniens).
À ce propos, en 2008 le linguiste Frédéric Allinne posait la question : "Comment appellera-t-on en français un astronaute suédois ? Ou un cosmonaute rwandais ? Nul ne sait. [...] Certains ont propagé l'idée qu'il faudrait employer des termes différents selon la nationalité de l'homme de l'espace : astronaute pour un citoyen des États-Unis, cosmonaute pour un Russe, spationaute pour un Européen et taïkonaute pour un Chinois. Ce serait le seul exemple dans toute la langue française d'un nom de métier adapté à la nationalité du professionnel ! Un danseur, un cuisinier ou un architecte ne changent pas de nom selon leur pays d'origine. Pas davantage dans le sport - haut lieu du chauvinisme, pourtant. En français journalistique, un patineur et un nageur restent un patineur et un nageur quelle que soit leur nationalité.
[...] Les professionnels francophones de l'information et leur public sont donc invités à renoncer à cette idée reçue absurde selon laquelle il faudrait employer des mots différents pour qualifier les cosmonautes ou astronautes des différents pays du monde. Cette lubie est d'autant plus sidérante que la navigation spatiale ne connaît ni frontières ni contours territoriaux d'aucune sorte".
"Astronaute"
C'est le terme le plus ancien en français (1927) et systématiquement utilisé jusqu'à l'apparition du terme concurrent "cosmonaute" en 1961.
Le mot "astronaute" associe les mots grecs "astron" qui signifie "étoile" et "nautes" voulant dire "navigateur".
Le terme a étéinventé quelques années plus tôt par l'écrivain français J.-H. Rosny aîné (auteur de "La guerre du feu", en 1911). L'adjectif "astronautique" est déjà utilisé dans son roman "Les navigateurs de l'infini" publié en 1925. Et le pionnier de l'astronautique française André Hirsch raconte dans une interview le déroulement de la première réunion du Comité pour la promotion des voyages dans l’espace : "En 1927, à la première réunion du comité, nous avions la chance d'avoir parmi nous le président de l'Académie Goncourt qui s'appelait J.-H. Rosny aîné. Robert Esnault-Pelterie avait proposé pour cette science nouvelle, qu'il fallait bien tout de même baptiser, le nom de "sidération" par parallèle avec l'"aviation". Mais nous avons trouvé le titre un peu ridicule et, après avoir proposé le mot "cosmonautique", J.-H. Rosny aîné a proposé le mot "astronautique", qui a été adopté à l'unanimité et qui, on peut le dire, a fait le tour du monde. Dans le monde entier, aujourd'hui, cette recherche, cette science nouvelle, s'appelle l'astronautique".
En anglais, la NASA choisit d'utiliser le mot "astronaut" pour la première fois en décembre 1958 alors qu'elle recrute les premiers candidats au voyage dans l'espace. La NASA l'applique à tout membre d'équipage à bord d'un véhicule spatial de la NASA à destination de l'orbite terrestre ou au-delà. L'agence utilise également ce terme pour les personnes sélectionnées pour rejoindre son corps d'astronautes.
L'Agence spatiale européenne utilise également ce terme pour les membres de son corps d'astronautes.
De plus, "astronaute" est le terme officiellement privilégié par l'administration française depuis 2017.
"Cosmonaute"
Le mot désignait anciennement un astronaute employé par l'Agence spatiale fédérale russe. Dans ce sens, il fut utilisé pour la première fois en français en 1961 pour la mission de Youri Gagarine.
Il s'agit d'un terme anglicisé provenant du russe "kosmonavt", issu des mots grecs ancien "kosmos" qui signifie "univers" et "nautes", signifiant "navigateur" dans l'espace, dans le contexte d'un programme spatial russe.
Le cosmonaute Sergueï Krikalev, surnommé "le dernier soviétique", car parti le 18 mai 1991 sur le vol Soyouz TM-12 en tant que citoyen de l'Union soviétique, et revenu sur Terre le 25 mars 1992 en tant que citoyen russe, l'URSS ayant été entre-temps dissoute, le 25 décembre 1991 !Trois cosmonautes russes
Les dictionnaires usuels et spécialisés associent souvent ce concept à l'ancien régime soviétique, compte tenu du fait que le premier cosmonaute a pris part à une mission spatiale effectuée à cette époque.
Le terme "cosmonaute" peut également désigner, dans un contexte plus large, toute personne qui voyage à bord d'un vaisseau spatial, quel que soit le pays responsable de la mission impliquée.
Les mots "cosmonaute" et "astronaute" sont synonymes dans toutes les langues, et leur utilisation est souvent influencée par des raisons politiques. Le 14 mars 1995 lors de la mission Soyouz TM-21, l'astronaute Norman Thagard est devenu le premier états-unien à aller dans l'espace à bord d'un lanceur russe, devenant ainsi le premier "cosmonaute états-unien".
Au premier rang, à gauche : Norman Thagard, premier "astronaute" états-unien devenu "cosmonaute", parti dans l'espace le 14 mars1995, avec une fusée russe Soyouz et revenu sur Terre, le 7 juillet 1995, à bord d'une navette spatiale états-unienne
"Spationaute"
Il s'agit d'un mot français issu du latin "spatium" signifiant "espace" et du grec "nautes" pour "navigateur".
Le terme est utilisé dans le cadre du programme Hermès proposé par le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) et par la Cité de l'espace, qui en fait usage dans le cadre de ses activités de "tourisme spatial" à Toulouse (31).
Mais contrairement à une idée répandue, ce terme ne désigne pas de manière spécifique un astronaute français.
Les 10 spationautes/astronautes français
Et, après avoir favorisé le mot "spationaute", l'administration française privilégie officiellement le terme "astronaute" depuis 2017.
Au Canada, l'OQLF (Office Québécois de la Langue Française), reconnait "spationaute" comme synonyme d'"astronaute" et de "cosmonaute", "astronaute" demeurant le terme le plus utilisé.
"Taïkonaute"
Ce terme est une francisation du chinois "taikongren", signifiant littéralement "personne/navigateur de l'espace" (de "taikong", "espace" ou "cosmos", et "ren", "personne"). C'est le nom parfois employé dans les médias pour désigner spécifiquement les voyageurs spatiaux chinois.
Mais les professionnels sinophones du secteur spatial, désignent leurs astronautes par le terme "yuhangyuan", signifiant littéralement "navigateur de l’univers" (de "yu", "univers", "hang", "naviguer", et "yuan", "membre").
Ce qui concourt à ne pas préconiser l'emploi du néologisme "taïkonaute".
Trois (taïkonautes)/astronautes chinois
"Vyomanaute"
Ce terme désigne un astronaute indien travaillant pour un programme spatial indien, du sanskrit"vyoma" signifiant "ciel".
Au même titre que le terme "taïkonaute", l'usage de ce néologisme est critiqué par certains linguistes, qui font valoir "l'absurdité de prétendre imposer à la langue française la surcharge inouïe de désigner une même activité professionnelle par un nom différent selon la nationalité de qui exerce la profession ou pratique l'activité" (lire plus haut).
La tenue des futurs (wyomanautes)/astonautes indiens, dévoilée en 2018
On l'ignore souvent, mais ce substantif masculin du langage courant est un anglicisme(d'où le pluriel en "als" et non en "aux") désignant, selon le contexte :
un concert donné en public ou de façon privée, par un soliste.
On dit par exemple : "Le violoniste virtuose français Renaud Capuçon donnait hier soir un récital à New York".
Une pianiste soliste donnant un récital de piano
Franz Liszt est connu pour avoir été le précurseur du récital.
Il a lui-même utilisé ce terme de "Récital", venant de l'anglais "Recital" (récitation, déclamation), à partir de 1840, afin de qualifier ses concerts. Mais il a parfois utilisé les termes de "Soliloque musical" ou de "Monologue pianistique".
Le musicien hongrois Franz Lisztn, compositeur, transcripteur et pianiste virtuose (22 octobre 1811 - 31 juillet 1886), père de la technique pianistique moderne et du récital
Les concerts payants existaient déjà ; ainsi, Beethoven, qui était un remarquable pianiste à la technique impressionnante, était extrêmement demandé et somptueusement payé. Mais il ne fit que trois tournées dans sa vie.
Franz Liszt est quant à lui le premier à avoir eu l'idée de jouer par coeur tout un programme devant une salle d'anonymes payants, à garder en tête ce que l'on appelle aujourd'hui un répertoire (qui allait de Bach à Chopin), à placer son piano de telle sorte que le couvercle renvoie le son vers la salle, et tout cela en étant seul sur scène. Il jouait parfois sur deux pianos différents, parce qu'il en cassait fréquemment les cordes, mais aussi pour qu'on pût admirer ses deux profils. Ainsi, en inventant le récital moderne, Liszt a aussi inventé la célébrité. Car ses tournées et ses concerts déclenchèrent un engouement inédit du public, de véritables délires populaires.
Et le récital est désormais un passage obligé pour tout virtuose désireux de faire connaître son art.
une séance artistique donnée par un seul interprète, dans la chanson, consistant à proposer un spectacle composé d'une sélection de chansons (un "récital de chansons"),
une séance artistique donnée par un seul interprète, dans la poésie, consistant à proposer un spectacle composé d'une sélection de poésies (un "récital de poésie"),
un spectacle consacré à un seul genre (un "récital de guitare" ou un "récital de danse"),
ou : une prestation exceptionnelle ; une série d'actes remarquables.
On l'utilise notamment dans le domaine du football, afin de qualifier les exploits de certains joueurs.
On dit par exemple : "Lionel Messi nous a encore offert hier soir un récital avec un nouveau doublé".
Le joueur de football argentin Lionel Messi, auteur d'un énième récital, le 13 février 2021, avec un superbe doublé portant le FC Barcelone vers un 12e succès consécutif en Liga contre Alavés pour la 23e journée du championnat d'Espagne
Sources : Le Robert, wikipedia.org et www.larousse.fr