"Ne rien vouloir entendre".

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : ne pas tenir compte d’une demande ou d'une remarque, feindre de l'ignorer, refuser de l'entendre.

L'expression "Faire la sourde oreille" a presque exactement la même signification.

Et sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux expressions "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" et "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".

"Sur-le-champ".

Cette locution adverbiale en forme d'idiotisme militaire relève du langage courant.

Elle daterait du XVe siècle et elle  signifiait à l'origine : ici même, à l'endroit où l'on se trouve, en référence au "champ de bataille".

De nos jours, elle signifie, au sens figuré :

On dit par exemple : "Il a été arrêté sur-le-champ".

Ou : "Nous avons pris des mesures sur-le-champ".

  • mais également : sans préparation.

On dit par exemple : "Il a harangué la foule sur-le-champ".

Ou : "Le ministre a répondu sur-le-champ à ces attaques".

Source : wiktionary.org

 

"Se mettre la rate au court-bouillon".

Se mettre la rate au court-bouillon

Cette expression du langage familier en forme d'idiotisme alimentaire et d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : être contrarié, s'inquiéter, se faire du souci inutilement, sans raison.

Elle est assez proche des idiotismes corporels "Se biler", "Se faire de la bile", "Se faire du mauvais sang" et "Se faire un sang d'encre".

Il existe en effet de nombreuses autres façons de dire "S'inquiéter" en français.

Cette expression fait référence au court-bouillon, qui est un liquide de cuisson.

Et bien que remontant sans doute à l'Antiquité, elle semble ne dater, sous cette forme, que du XXe siècle.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.cnews.fr

"Un cornichon".

Un cornichon

Ce substantif masculin désigne :

Des cornichons encore sur pied
Des cornichons encore sur pied
  • au sens propre, dans le langage courant : une plante herbacée annuelle de la famille des cucurbitacées, cultivée pour ses fruits, récoltés avant maturité et confits dans le vinaigre, consommés principalement comme condiment.
Des cornichons, à peine cueillis
Des cornichons, à peine cueillis

Un bocal de cornichons au vinaigre

Le cornichon est de la même espèce que le "Concombre", dont il partage du reste le nom scientifique (Cucumis sativus).

  • et au sens figuré, dans le registre familier : une personne peu intelligente.

On dit par exemple : "Ce grand cornichon de Kevin a encore fait des siennes".

Source : wikipedia.org

"Une logorrhée".

Ce substantif féminin du registre soutenu, que l'on a souvent du mal à orthographier, désigne :

  • au sens propre : une diarrhée verbale, ou incontinence verbale ; un trouble du langage caractérisé par un besoin irrésistible de parler.
  • et au sens figuré : un long discours creux ; du verbiage, un flux de paroles inutiles et incohérentes, un blabla prétentieux pour présenter des banalités ou une analyse plus ou moins cohérente et fondée.

Source : wiktionary.org

"Mettre les pieds dans le plat".

Cette locution verbale du registre familier qui doit interloquer nos amis étrangers signifie, au sens figuré : commettre une bévue grossière, une gaffe, une bourde, un grave impair, créant ainsi une situation embarrassante.

Par exemple :

  • en abordant une question délicate avec une franchise brutale,
  • en abordant un sujet délicat sans détour,
  • en commettant une indiscrétion impardonnable,
  • en évoquant gauchement un sujet épineux,
  • en parlant sans ménagement,
  • en disant une chose brutalement, par mégarde et manque de tact.

Sources : lemondedufrancais.com, www.linternaute.fr, www.expressio.fr

"Dans les coulisses", "Dans la coulisse" ou "Se tenir dans la coulisse".

"Une coulisse" est un substantif féminin polysémique du langage courant désignant de nombreux objets ou pièces techniques sur lesquels je ne m'étendrai pas ici aujourd'hui.

L'un d'entre eux est un châssis de toile mobiles portant les décors d'un théâtre, situé sur les côtés de la scène.

Les coulisses d'un théâtre
Les coulisses d'un théâtre

"Dans les coulisses" et "Dans la coulisse" sont par conséquent des locutions adverbiales et "Se tenir dans la coulisse" une locution verbale du langage courant évoquant, par métonymie :

  • au sens propre :
    • la partie d'un théâtre, sur les côtés et à l'arrière d'une scène, cachée au public par les décors.

On dit par exemple : "Certains acteurs - même parmi les plus grands - ont tellement le trac, qu'ils sont pris de nausée sitôt qu'ils mettent les pieds dans les coulisses d'un théâtre".

Les coulisses de l'opéra Garnier
Les coulisses de l'opéra Garnier
    • ou : le monde du théâtre.

On dit par exemple : "Cet enfant de la balle a été élevé dans les coulisses de la Comédie française.

  • et au sens figuré : la partie d’un système invisible de l’extérieur, l'aspect dissimulé ou marginal d'une entité ou d'une organisation.

On dit par exemple : "Nous allons vous faire pénétrer dans la coulisse de l'équipe de France de football".

Ou : "Les coulisses du palais Bourbon et du palais du Luxembourg - qui abritent respectivement l'Assemblée nationale et le Sénat de la République française - recèlent bien des surprises".

Source : www.cnrtl.fr

"Les ors de la République" et "Les ors du pouvoir".

Les ors de la république : la salle des conférences du palais du Luxembourg (Sénat)

Ces deux locutions nominales masculines sont souvent utilisées par les journalistes, politologues et historiens, afin de désigner :

Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
Les ors de la république : le palais du Luxembourg (Sénat)
  • au sens propre : les caissons des plafonds et autres éléments de décoration dorés ornant les palais abritant les institutions de la République Française (palais de l’Élysée, palais Bourbon, palais du Luxembourg, hôtel de Matignon, etc.).
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
Les ors de la république : le palais de l'Élysée
  • et au sens figuré : le pouvoir politique national, en France.
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée
Les ors de la république : le salon des ambassadeurs du palais de l'Élysée

Sources : wikipedia.org

"La tension est palpable".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : la tension est mesurable au toucher.
  • et au sens figuré (idiotisme médical) : la tension est montée et elle est notable, tangible.

Cette formule est fréquemment utilisée par les journalistes commentant en direct un événement ; en particulier lors d'une fin de rencontre sportive ou de manifestation.

Pour les chaînes d'information en continu qui se délectent des violences urbaines dont elles font leurs choux gras des heures durant, repassant à l'envi les mêmes images savamment cadrées, la phrase "La tension est palpable" est naturellement synonyme de bonnes images en perspective.

En perspective

Cette locution adverbiale du langage courant signifie :

  • au sens propre : relativement éloigné, mais à la portée de la vue.

On dit par exemple : "Depuis le toit-terrasse, on voit Paris en perspective".

Ou : "Dans ce tableau, on aperçoit la campagne romaine en perspective".

  • et au sens figuré : dans l'avenir ; en projet, en vue, dans les prévisions de quelqu'un.

On dit par exemple : "Cet excellent premier semestre nous laisse entrevoir une bonne année en perspective".

Ou : "Mon frère a en perspective de créer sa propre société".

Source : wiktionary.org

"Être allergique à quelque chose".

Cette locution verbale signifie :

  • au sens propre : être victime d'une allergie, ce qui se se traduit par une réaction anormale et spécifique de l'organisme au contact d'une substance étrangère ("allergène") qui n'entraîne pas de trouble chez la plupart des sujets.

On dit par exemple : "Ma fille est allergique au gluten".

  • et au sens figuré, dans le registre familier : qui manifeste une incompatibilité avec quelque chose, qui éprouve un sentiment d'aversion pour quelque chose.

On dit par exemple : "Je suis devenu allergique aux émissions de Cyril Hanouna".

Source : www.cnrtl.fr

"Une tribu" et "Un tribut".

Ces deux mots parfaitement homophones ont naturellement des significations radicalement différentes :

  • "Une tribu" est un substantif féminin du langage courant désignant :
    • au sens propre :
      • dans l'Antiquité : une division du peuple (juif, grec, romain).

On parle par exemple des "douze tribus d'Israël", issues de chacun des douze fils de Jacob.

      • dans les sociétés pré-industrielles : un groupe social et politique fondé sur une parenté ethnique réelle ou supposée.
    • au sens figuré et de façon ironique : un groupe nombreux ; une famille nombreuse et, notamment, une famille recomposée.

On utilise également pour cela le substantif féminin "Une smala", qui nous vient de l'arabe et qui désigne au sens propre : l'ensemble de la maison d'un chef arabe, avec ses tentes, ses serviteurs, ses troupeaux et ses équipages. Et au sens familier : une famille nombreuse et encombrante.

  • et "Un tribut" est un substantif masculin du langage courant désignant :
    • une contribution forcée, imposée par un État à un autre.
    • une contribution payée à une autorité, un pouvoir.
    • et dans le registre soutenu : un dommage, un sacrifice, une perte subis du fait de quelque chose ou pour quelque chose.

On dit par exemple : "Les pompiers de new york ont payé un lourd tribut le 11 septembre 2001".

Source : wiktionary.org