"Un pétrin" ou "Le pétrin".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant :
    • dans le registre désuet : un coffre de bois au fond parfois arrondi, fermé d'un couvercle à charnières, et dans lequel le boulanger pétrissait autrefois manuellement la pâte à pain.

Pétrir

On dit également "Une huche" ou "Une maie".

Un pétrin ancien en chêne massif
Un pétrin ancien en chêne massif
Un pétrin ancien en merisier
Un pétrin ancien en merisier
    • ou, plus récemment : un appareil industriel composé d'une cuve (d'abord en bois puis métallique) parfois fixe, parfois rotative, et de bras actionnés mécaniquement, utilisé pour pétrir la pâte à pain ou pour malaxer d'autres produits.

Un ancien pétrin de boulangerUn pétrin mécanique de boulanger

Un pétrin-mélangeur professionnel de boulanger
Un pétrin-mélangeur professionnel
Un pétrin à spirale
Un pétrin à spirale
  • et au sens figuré, dans le registre familier : une situation difficile, inextricable, très embarrassante, pénible, d'où il semble impossible de sortir.

On dit par exemple : "Avec cette crise économique je me retrouve dans le pétrin".

Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fr et Le Robert

Que veut dire "La MACIF" ?

Nouveau logotype de la MACIF (Mutuelle d'Assurance des Commerçants et Industriels de France) depuis juin 2006

Tout le monde connaît naturellement le nom de cette mutuelle d'assurance française, créée le 30 avril 1960 et dont le siège est situé à Niort (79).

Mais rares sont ceux qui connaissent la signification de l'acronyme de cette SGAM (Société de Groupe d'Assurance Mutuelle : Mutuelle d'Assurance des Commerçants et Industriels de France et des cadres et des salariés de l'industrie et du commerce.

Avec 9 000 collaborateurs, 450 agences, 5,7 millions de sociétaires et adhérents, et 6,24 millions de véhicules assurés, la Macif a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros.

Sources : wikipedia.org et www.macif.fr

Ancien logotype de la MACIF (Mutuelle d'Assurance des Commerçants et Industriels de France) jusqu'en juin 2006
Ancien logotype de la MACIF  jusqu'en juin 2006

"À un moment donné".

Cette locution adverbiale relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • dans le langage courant : "À un certain moment", "En un temps déterminé".

On dit par exemple :  "Les ruines de Pompéi nous permettent de connaître en détails la vie des Romains à un moment donné".

  • et dans le registre familier : "Tout à coup", "Soudain".

On dit par exemple : "À un moment donné on a entendu des rafales de mitraillette".

Sources : www.academie-francaise.fr et wiktionary.org

"Des culs-de-bouteille".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme corporel désigne :

  • au sens propre : le fond d’une bouteille, sa partie inférieure.
  • et au sens figuré :
    • en verrerie : une vitre étalée en disque dont la partie centrale plus épaisse est réalisée par soufflage en couronne,
    • ou, dans le registre familier : des lunettes aux verres très épais,

Des lunettes "culs-de-bouteilles"

On dit par exemple : "Le pauvre, avec ses culs-de-bouteille, je ne sais pas trop ce qu'il voit".

Source : wiktionary.orgE

"Frisquet" ou "Faire frisquet"

Un temps frisquet

"Frisquet" est un adjectif ou un adverbe relevant du registre familier et signifiant :

  • au sens propre : un peu frais ou assez froid.

On dit par exemple : "Il y a un petit vent frisquet aujourd'hui" (adjectif).

Ou : "Il fait frisquet ce matin : couvre toi bien" (adverbe).

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

  • et au sens figuré : dénué de chaleur humaine, peu chaleureux, réservé, plutôt froid.

On dit par exemple : "L'accueil a été plutôt frisquet, mais il faut dire que nous avions réveillé tout l'hôtel" (adjectif).

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "C'est la robe qui la correspond" !

L'émission de la chaîne de télévision française M6 "La robe de ma vie"

Mais bien évidemment : "C'est la robe qui LUI correspond" !

"Lui" est en effet un pronom atone masculin et féminin, objet indirect d'un verbe.

Même s'il s'agit d'une femme et d'une robe, elle lui corresond.

 

"Prendre la plume".

Prendre la plume

Cette jolie locution verbale signifie, au sens figuré : se mettre à écrire.

On dit par exemple : "J'ai pris la plume pour demander à mon oncle s'il pourrait me dépanner financièrement".

La plume désigne ici, par métonymie, l'instrument d'écriture.

Mais la formule s'applique indifféremment à celui qui écrit à la machine ou à l'ordinateur.

"Un marronnier".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un arbre dont on compte une quinzaine d'espèces d'arbres et arbustes caducs, réparties dans toutes les zones tempérées du globe.

Le marronnier d'Inde est très répandu dans les parcs publics et le long des avenues en Europe comme en Amérique du Nord.

Un marronnier

  • et au sens figuré, dans le jargon journalistique et dans le registre familier : un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.

Les sujets abordés dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres.

Parmi les marronniers les plus courants, on peut citer les articles concernant les soldes, le changement d'heure d'été ou d'hiver, le marché de l'immobilier, les départs en vacances, la rentrée scolaire, les fêtes de fin d'année, la météo ou encore les embouteillages.

On peut également citer les "serpents de mer", sujets non saisonniers mais néanmoins régulièrement traités, sur des thèmes sociétaux, historiques (au gré des innombrables commémorations possibles), scientifiques, etc.

Ainsi par exemple des thèmes de la franc-maçonnerie ou du marché de l'immobilier, souvent aux premières loges dans la presse hebdomadaire française.

Un serpent de mer de la presse hebdomadaire française : les francs-maçons

Source : wiktionary.org

"L'Art nouveau" et "L'Art déco".

Ces deux périodes artistiques majeures sont malheureusement souvent confondues.

Le style Art nouveau

  • "L'Art nouveau" est une formule utilisée, à partir de la fin du XIXe siècle, pour qualifier la création architecturale et décorative avant-gardiste.

Cette expression est liée au marchand d'art, collectionneur, critique d'art et mécène français d'origine allemande Samuel Bing (1838-1905).

Principal négociant en art japonais, Bing prend conscience, lors d'une visite à la villa d'Henry Van de Velde à Bruxelles (Belgique), de l'importance du renouveau artistique en cours.

Après d'importants travaux, Il choisit de transformer "l'hôtel Bing", au 22 de la rue de Provence, à Paris (75), en un grand espace d'exposition-vente qu'il inaugure le 28 décembre 1895. Et qu'il rebaptise "Maison de l'Art nouveau" après le succès de son exposition d'octobre 1895 intitulée "L'Art nouveau" ; un nom sans doute inspiré à Bing par des articles parus dans la revue belge L'Art moderne, fondée en 1881.

Ce lieu est à l'origine du nom du mouvement Art nouveau, qui va être international et se manifester sous différentes formes de styles. Cette période va marquer une rupture avec les créations antérieures, les artistes privilégiant les lignes sinueuses, les courbes et les formes organiques.

Le style Art nouveauLe style Art nouveau

Le style Art nouveau

 

 

Le style Art nouveau

Tout le monde connaît, ne serait-ce que grâce aux films, les extraordinaires accès de stations de métro parisiennes conçus au tout début du XXe siècle par l'architecte Art nouveau Hector Guimard :

Un accès de station de métro parisienne conçue au tout début du XXe siècle par l'architecte Art nouveau Hector GuimardUn accès de station de métro parisienne conçue au tout début du XXe siècle par l'architecte Art nouveau Hector Guimard

Un accès de station de métro parisienne conçue au tout début du XXe siècle par l'architecte Art nouveau Hector GuimardUn accès de station de métro parisienne conçue au tout début du XXe siècle par l'architecte Art nouveau Hector Guimard

Ce style créera de nombreuses polémiques, avant que l'on ne revienne à plus de simplicité avec la période Art déco.

  • et "L'Art déco" est un mouvement artistique né dans les années 1910, principalement au lendemain de la Première Guerre mondiale (1918) et qui prit son plein épanouissement au cours des années 1920 avant de décliner lentement à partir des années 1930, pour prendre fin avec la Seconde Guerre mondiale (1939).

Il s'agit du premier mouvement d'architecture-décoration de portée mondiale.

Le style Art déco tire son nom de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925. "Art déco" est donc l'apocope de "Arts décoratifs", et concerne l'architecture et plus spécialement l'architecture intérieure avec ses tapisseries, vitraux, peintures et sculptures ornementales, son ébénisterie, l'emploi de la céramique et de l'orfèvrerie.

Le style Art décoLe style Art déco

Le style Art décoLe style Art déco

Le style Art décoLe style Art déco

 

 

Le design peut y être associé, ainsi que la mode vestimentaire et la typographie des signalisations et des réclames, affiches et les enseignes.

Les styles typographique Art nouveau et Art Déco

Le style Art décoLe style Art déco

Le style Art déco prend son essor avant la Première Guerre mondiale contre les volutes et formes organiques de l'Art nouveau.

Il consiste en un retour à la rigueur classique : symétrie, ordres classiques (souvent très stylisés), pierre de taille (sans aucun effet pittoresque).

Le décor, en général encore très présent, n'a plus la liberté des années 1900 ; il est sévèrement encadré par ses créateurs et son dessin s'inspire de la géométrisation cubiste. Ordre, couleur et géométrie : l'essentiel du vocabulaire Art déco est posé. Vocabulaire prenant des formes différentes selon les régions, selon les architectes et leurs clients, son unité stylistique tient à l'emploi de la géométrie, dont les fins sont essentiellement décoratives, et non structurelles.

Créé en Belgique, l'Art déco est le premier style à avoir eu une diffusion mondiale, touchant ensuite la France, le Portugal, l'Espagne, l'Afrique du Nord, et tous les pays anglo-saxons (Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde, Philippines, etc.), ainsi que les villes principales du Viêt Nam pour le mouvement initial, plusieurs villes chinoises telles Shanghai et encore Hong Kong, ou bien le Japon.

Sources : wikipedia.org et mr-expert.com

"On se les gèle" ou "Se les geler".

"Se cailler" c'est à dire "Avoir très froid"

Cette locution verbale en forme d'ellipse ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elle relève du registre argotique et signifie : avoir très froid.

Concrètement, ce que l'on sous-entend que l'on se gèle, ce sont :

  • ou les fesses ("le cul", "les meules", "les miches").

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Avoir très froid" ou "Faire très froid".

"Pour ce faire" et "Pour se faire".

Ces deux locutions verbales homophones ne doivent surtout pas être confondues puisqu'elles ont des significations radicalement différentes :

  • "Pour ce faire" relève en effet du registre soutenu et signifie : "À cette fin", "Pour faire cela", "Dans ce but" ou "Pour parvenir à un tel résultat".

On dit par exemple : "Ne te fais pas surprendre par les températures à Montréal, en hiver. Pour ce faire, emmène ce que tu as de plus chaud et en quantité".

  • tandis que "Pour se faire" relève du langage courant et signifie : "Pour pouvoir être".

On dit par exemple : "C'est connu, les vedettes arrivent toujours en retard pour se faire désirer".

Source : www.lalanguefrancaise.com

"La ville du quart d'heure".

Paris, la ville du quart d'heure

Cette formule désigne un modèle idéal d'une ville où tous les services essentiels sont à une distance d'un quart d'heure à pied ou à vélo.

  • Les origines du concept de "Ville du quart d'heure"

Ce concept propose une organisation urbaine permettant à tout habitant d'accéder à ses besoins essentiels de vie en 15 minutes de marche ou à vélo à partir de son domicile.

Il a été souvent décrit comme un "retour à un mode de vie local". Le concept de la ville en 15 minutes est basé sur les travaux antérieurs du planificateur américain Clarence Perry, dans les années 1900 : "l' unité de quartier".

Plus tard, une défenseure plus connue fut Jane Jacobs et son livre historique - La mort et la vie des grandes villes américaines.

Et le scientifique franco-colombien Carlos Moreno a donné un nouvel élan au concept.

La Maire de Paris, Anne Hidalgo l'a adopté en janvier 2020.

Paris, la ville du quart d'heure

Et le réseaux mondial des villes pour le climat, le C40 Cities Climate Leadership Group, en mai 2020, en réponse à la crise climatique et aux effets urbains de la crise de la pandémie COVID-19. Celle-ci a en effet accéléré le désir de vivre dans des villes, villages et quartiers fonctionnels et à taille humaine.

  • Le concept de "Vville du quart d'heure"

La ville du quart d'heure est une proposition de développement d'une ville polycentrique, où la vie en proximité assure une mixité fonctionnelle en développant les interactions sociales, économiques et culturelles.

Ce concept est basé sur un modèle ontologique de la ville pour répondre à leurs besoins à partir de six catégories de fonctions sociales : habiter, travailler, s'approvisionner, se soigner, s'éduquer, s'épanouir.

Elle est guidée par trois idées majeures :

      • un nouveau rythme à la ville pour réduire les déplacements pendulaires, longs et pénalisant la qualité de vie,
      • utiliser les lieux existants pour les diversifier en accueillant différents usage,
      • et renforcer les nouvelles urbanités par l'attachement des gens à leur quartier.

La ville du quart d'heure est également connue sous le nom de "communauté complète"» ou de "quartiers accessibles à pied".

Source : wikipedia.org