"La malignité".

Ce substantif féminin relève du registre soutenu.

Et il désigne, selon le contexte :

  • la tendance à faire le mal, à essayer de nuire en secret, en se servant des ressources de l'intelligence et de l'imaginatione ; la malveillance, la perfidie,

On dit par exemple : "Je me suis toujours méfié de la malignité de ce dirigeant".

  • ou : le caractère dangereux et insidieux d'une affection et sa tendance à s'aggraver.

En particulier, le caractère cancéreux d'une tumeur.

On dit par exemple : "Il s'agit malheureusement d'un cancer dont la malignité est particulièrement redoutable".

Source : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"De mise", "Être de mise" ou "Ne pas être de mise".

La locution adjectivale "De mise" est invariable et elle relève de nos jours du langage soutenu.

Elle signifie :

  • au sens propre : admissible, convenable dans telle ou telle situation ; conforme aux usages habituels admis dans le milieu, l’environnement ou le contexte dont il est question.

On dit par exemple : "Ces propos ne sont pas de mise dans une telle situation".

  • et au sens figuré : d'actualité.

On dit par exemple : "L'imprudence est de mise en cette période troublée".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

 

"Encorné".

Cet adjectif possède des significations différentes en fonction du niveau de langue utilisé.

Il peut en effet tout aussi bien signifier :

  • dans le registre soutenu : qui possède des cornes,

On dit par exemple : "Un diable encorné brandissait une longue fourche".

Un diable "encorné"

  • que, dans le langage courant : blessé par des cornes, tranpercer, éventrer.

On dit par exemple : "Le matador s'est fait encorner par un jeune taureau".

Un matador encorné par un taureau

Source : www.larousse.fr

"Une savate" ou "La savate".

  • "Une savate" est un substantif féminin désignant, dans le registre familier : un vieux soulier, très usé ; une vieille chaussure ou une vieille pantoufle.
  • On dit par exemple : "Tu as vu qu'il y avait une savate qui traînait dehors ?".

Un combat de boxe française

 

Pourquoi dire : "MMA" (Mixed Martial Arts) et auparavant "Freefight" ?

Et pas simplement, en français : "Arts martiaux mixtes" et "Combat libre" !

Il s'agit d'un sport de combat complet, associant pugilat et lutte au corps à corps.

Les deux combattants peuvent utiliser de nombreuses techniques ; selon les fédérations, sont autorisées les techniques de percussion telles que coups de pied, de poing, de genou et de coude, mais aussi les techniques de corps à corps debout, de projections et de soumission et quelquefois des techniques particulières de percussion au sol.

Un combat d'arts martiaux mixtes ("MMA" pour "Mixed Martial Arts"), anciennement appelé "Combat libre" ("Freefight")

Source : wikipedia.org

"Être cousu d'or".

"Être cousu d'or".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire relève du langage courant.

Et elle signifie au sens figuré : être très riche.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être riche" ou "Être très riche" en français.

"Une fièvre de cheval".

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical relève du registre familier.

Et elle désigne au sens figuré : avoir une température corporelle extrêmement élevée, avoisinant les 40 degrés centigrades ; la température normale se situant entre 36,2 °C et 37,7 °C environ.

Source : www.microlife.fr

"Un galopin".

J'aime beaucoup ce substantif masculin qui relève du langage courant ainsi que du registre désuet.

Il désigne :

  • principalement : un enfant espiègle, effronté ; un garnement, un chenapan,

On dit par exemple : "Ces galopins ont toujours une mauvais blague en préparation".

  • mais également : un verre de bière d'une contenance d'environ 12,5 cl.

On dit par exemple : "Patron : un galopin !".

Un galopin de bièreUn galopin de bière

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr

"Qui a bu boira".

Ce proverbe relève du langage courant.

Et il signifie :

  • au sens propre : que l'ivrognerie est un défaut dont on il est très difficile de se corriger.
  • et par extension, au sens figuré : que l'on parvient rarement à se défaire d'une habitude fortement enracinée.

On ne peut pratiquement jamais se débarrasser totalement de certains défauts persistants.

On dit par exemple : "Je ne sais pas si je vais embaucher ce garçon : j'ai appris qu'il avait déjà été renvoyé deux fois pour s'être battu. Et, comme on dit : qui a bu boira".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Un magasin outlet" ou "Un outlet" ?

Un centre de marques réunissant des magasins d'usine

Par ellipse de la locution nominale anglaise : "Factory outlet".

Et pas, en français : "Un magasin d'usine" !

C'est à dire : un magasin qui vend directement des produits du fabricant au consommateur. Le but est d'écouler des surstocks, fins de série et articles de second choix ou présentant des défauts.

Le tout premier magasin d'usine en France a été répertorié à Troyes (10) en 1936. À l'origine l'accès de ces magasins était réservé aux employés du fabricant, auxquels celui-ci vendait à prix réduit des produits comportant de légers défauts qu'il aurait dû jeter. Une solution qui satisfaisait tout le monde.

Dans les années 1950 et 1960, le concept de magasin d'usine se développe et de nombreux magasins ouvrent à côté des sites de production. La clientèle est élargie à l'entourage des ouvriers.

C'est à partir des années 1970 que les magasins d'usine sont ouverts au grand public, avant de se développer à partir des années 1980, en particulier autour de la ville de Troyes (10).

McArthur Glenn, à Troyes (13) : un centre de marques réunissant des magasins d'usine
McArthur Glenn, à Troyes (13) : un centre de marques réunissant des magasins d'usine

Source : wikipedia.org

"Retenir son souffle".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : s’arrêter temporairement et volontairement de respirer.On dit par exemple : "J'ai retenu mon souffle le temps que les policiers s'élognent".
  • et au sens figuré : attendre sans rien dire, tout en étant impatient, anxieux ou angoissé.

On dit par exemple : "Ce soir les amateurs de football retiennent leur souffle, dans l'attente du résultat de cette demi-finale de Coupe du monde".