Ce chapitre rassemble l’ensemble de mes articles consacrés aux difficultés de la langue française.
Et ce, depuis les problèmes d’orthographe ou de prononciation, jusqu’aux ambiguïtés résultant de l’homophonie, de l’homographie, de la polysémie ou de la paronymie, en passant par les acronymes, aphérèses, apocopes, ellipses, homophonographes, sigles ou syncopes.
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Cette locution nominale masculine désigne la nouvelle couleur "hexadécimal #7c6d66" marron terne servant de base au camouflage des véhicules de combat français depuis 2019.
Elle remplace l'ancienne couleur camouflage, combiné de vert, de noir et de marron utilisée depuis 1991.
Des études sur la visibilité des engins récemment menées par l’armée de terre, ont en effet révéler qu'il fallait 16% de temps en plus pour détecter à l'oeil nu le "Brun terre de France". Et il est encore plus difficile à repérer par les appareils à infrarouge, les jumelles vision nocturne ou les caméras thermiques. Un avantage non négligeable dans les champs de bataille moderne où les combats se font souvent à distance.
Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.
Et elles signifient respectivement :
"Avoir la vie dure" :
au sens propre : être difficile à tuer ou être très résistant.
On dit par exemple : "Ce soldat avait la vie dure : transpercé de toutes parts, le pauvre respirait encore".
et au sens figuré :perdurer, avoir du mal à disparaître, durer plus longtemps que prévu.
On dit par exemple : "Les habitudes ont la vie dure : il va s'écouler du temps avant que les gens ne changent leur façon de faire".
et "Mener la vie dure" : tourmenter au quotidien, harceler avec constance ; traiter avec brutalité, durement, malmener, se montrer dur avec, maltraiter.
On dit par exemple : "Mon arrivée n'a pas été bien acceptée : mes collègues m'ont mené la vie dure".
Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et langue-francaise.tv5monde.com
Ces trois locutions verbales relèvent du registre familier.
Et elles signifient respectivement, ausens figuré :
"Être bien luné" : être de bonne humeur, bien,disposé.
On dit par exemple : "Tu as de la chance : ton père est bien luné aujourd'hui, tu ne risques pas d'être trop sévèrement puni".
"Être mal luné" : être de mauvaise humeur, mal disposé.
On dit par exemple : "Mon patron a reçu une mauvaise nouvelle ce matin : il est mal luné".
et "Être dans la lune" ou "Être dans les nuages" : être perdu dans ses pensées, coupé du monde environnant, déconnecté de la réalité ou ne pensant à rien ; immobile, le regard fixe.
On dit par exemple : "Regarde ton frère : encore dans la lune ; il pourrait pleuvoir qu'il ne s'en rendrait pas compte !".
Ou : "Mon fils est souvent dans les nuages à l'école et il oublie de noter les devoirs à faire".
Sources : Le Robert, wiktionary.org, www.larousse.fr et www.linternaute.fr
Tous ces superbes mots relèvent du registre soutenu.
Et ils dérivent du grec ancien "iris" qui signifie arc-en-ciel.
le substantif féminin "L'iridescence" désigne : la propriété de certaines surfaces qui semblent changer de couleur selon l'angle de vue ou d'illumination.
On parle également de "Goniochromisme", un substantif masculin construit à partir des mots grecs "gonio" signifiant "angle" et de "chroma" désignant la "couleur".
Il en est par exemple ainsi des bulles de savon, des ailes de certains papillons, du plumage de certains oiseaux, de la coquille de certains coquillages ou de certains minéraux.
L'iridescence est souvent créée par coloration structurelle (microstructures qui interfèrent avec la lumière) ou par le phénomène optique de diffraction. Elle est souvent confondue avec l'irisation (voir plus bas), l'iridescence étant un terme plus spécifiquement réservé à la diffraction et l'irisation à l'interférence
On dit par exemple : "L'iridescence de ces montagnes est merveilleusement belle".
l'adjectif "Iridescent" ou "Iridescente" signifie : brillant(e), chatoyant(e), avec des reflets irisés, c'est à dire dotés des couleurs, des nuances de l'arc-en-ciel.
On parle par exemple de "nuages iridescents".
le verbe "Iriser" signifie : faire briller, faire chatoyer.
On dit par exemple : "Les reflets du soleil irisent merveilleusement la surface de l'eau de lac".
les substantifs masculins "Irisage" et "Irisement", ainsi que le substantif féminin "Irisation" désignent : l'action d'iriser ou le résultat de cette action.
On dit par exemple : "L'irisage de ces vitraux est superbe", "L'irisement de ces nuages est splendide" ou "L'irisation de ce flacon est éblouissante".
Et pas siplement, en français : "L'intoxication alcoolique aiguë" ou "L'alcoolisation massive", encore appelée '"API (Alcoolisation Ponctuelle Importante)".
Cette pratique, malheureusement de plus en plus répandue chez les jeunes depuis quelques années, consiste à consommer massivement de l'alcool dans un temps très court, dans le but d'atteindre l'ivresse le plus rapidement possible.
J'adore cette jolie locution interjective qui relève du registre soutenu.
Ne trouvez-vous pas, en effet, qu'il s'agit là d'une délicieuse façon de dire "Peu m'importe" ?
À l'apostrophe rageuse "Tu vas la dégager ta caisse pourrie espèce de gros con, où tu veux qu'j'appelle leskeufs !", on peut ainsi répondre "Peu me chaut mon brave, il se trouve que je j'appartiens moi-même à la maréchaussée et qu'il ne me déplairait nullement de converser avec quelques collègues".
La forme conjuguée "chaut" correspond à la troisième personne du singulier du verbe "chaloir".
Relevant aujourd'hui du registre désuet, ce verbe nous vient du latin "calere" ("être chaud", "désirer").
En sorte que la formule "Peu me chaut" signifie littéralement "Cela ne me fait ni chaud ni froid".
Cette locution nominale masculine relève du jargon et vocabulaire politique.
Elle désigne en effet, depuis quelques années, au sens figuré : les principaux responsables des grands partis politiques.
Elle est apparue au début des années 2010, parmi les attachés de presse de l'UMPet du PS, en remplacement des termes "baron", pour les gaullistes, et "éléphant" pour les socialistes.
On dit par exemple : "Les chefs à plumes de la Macronie sont inquiets après la déroute de leurs candidats aux législatives".
Cette formule fait naturellement référence aux peuples amérindiens qui ont utilisé des coiffes en plumes, notamment d'aigles, comme éléments décoratifs ou comme signe distinctif du rang social.
Les plumes avaient en outre des vertus magico-médicales ce qui donnait à cette coiffure une importance accrue. Chaque tribu avait son propre modèle de coiffure avec sa propre méthode pour les confectionner. Elles pouvaient leur attribuer un rôle culturel différent. Les coiffes de guerre (ou "bonnets de guerre") sont des couvre-chefs à plumes traditionnellement portées par les chefs masculins des nations indiennes des plaines américaines qui ont gagné une place de grand respect dans leur tribu.
À l'origine, elles étaient parfois portées au combat, mais sont maintenant principalement utilisées pour les cérémonies. Dans les communautés amérindiennes et des Premières Nations qui possèdent traditionnellement ces insignes, elles sont considérées comme des objets d'une grande importance spirituelle et politique, qui ne doivent être portés que par ceux qui en ont gagné le droit et l'honneur grâce à la reconnaissance formelle de leur peuple.
Les parures en plume d'aigles sont les plus prisées des parures d'Amérique du Nord. Elles sont si populaires qu'aux États-Unis seuls les Amérindiens ont le droit de détenir des plumes d'aigle, du fait que ces parures sont jugées essentielles au maintien de leur culture alors que les aigles sont des espèces strictement protégées. Ces parures peuvent être très simples, constituées d'une simple plume ou très complexes comme celle des Sioux ou des Arapahos. Elles étaient utilisées tant à la guerre que lors des conseils et cérémonies religieuses.
Il semble que les premiers Nord-Amérindiens à avoir utilisé des parures complexes soient les Crows. Les Pieds-Noirs les adoptèrent au début du XIXe siècle, mais leurs plumes d'aigle sont dressées circulairement et verticalement tout autour de la tête. Le chef Pawnee nommé Petalesharo en portait une en 1821, les Cheyennes vers 1830 au moins et les Sioux au milieu du XIXe siècle.
De nos jours, Ces coiffures sont toujours utilisées lors des pow-wows.