"Une année bissextile" ou "Un an bissextil"

Ces deux locutions nominales parfaitement synonymes désignent : une année de 366 jours (au lieu de 365), revenant tous les 4 ans et dont le mois de février comporte 29 jours (au lieu de 28).

Font exception à cette règle : les années dont le millésime est divisible par 100 mais non par 400. Ainsi, 1600 et 2000 étaient des années bissextiles, puisqu'elles étaient divisibles par 100 et par 400. Mais 1700, 1800 et 1900 ne l’ont pas été, puisqu'elles étaient bien divisibles par 100 mais pas par 400.

Le principe de l'année bissextile consiste donc à ajouter un jour (le 29 février) tous les 4 ans, sauf 3 fois tous les 400 ans.

2020 est une année bissextile et les prochaines seront donc 2024 et 2028.

Les années bissextiles ont été instaurées à partir de 1582, lors de la mise en place du calendrier grégorien.

Et cela afin de compenser la différence de temps entre l'année calendaire (365 jours) et l'année solaire, c'est-à-dire le temps pris par la Terre pour effectuer une révolution complète autour du Soleil, qui est de 365,2422 jours. Un jour surnuméraire est donc ajouté régulièrement pour que la moyenne de la durée des années calendaires soit la plus proche possible de l'année solaire. Sans cette correction, la date des saisons se décalerait progressivement dans le calendrier.

Sources : www.larousse.fr, www.futura-sciences.com et wikipedia.org

On ne dit pas : "Santé publique France s'est positionné là-dessus" !

La journaliste française Jade Partouche

Comme l'a déclaré la journaliste française Jade partouche, le 30 juillet 2020, dans l'émission "Le Club Le Chatelier, de la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Santé publique France A PRIS POSITION À CE SUJET" !

À l'instar de l'Académie française, en effet, je réprouve totalement l'utilisation du verbe "Positionner" en dehors de certains domaines précis (technique, militaire… Par exemple "Positionner une batterie", pour "Mettre en position"), aussi bien au sens propre ("Placer") que pronominal figuré ("Prendre position" pour "Se positionner).

Et cela même si le Larousse considère que ce verbe du langage courant signifie, selon le contexte :

  • se placer en un lieu, à un rang précis, déterminé ("Le tireur s'est positionné en haut de cet immeuble"  ou "Je me suis positionné entre le troisième et le quatrième").
  • ou : se situer, se définir par rapport à quelqu'un, quelque chose ("Le Premier ministre s'est positionné à ce sujet").

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Caresser dans le sens du poil".

Cette locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie : flatter une personne, en dire du bien, lui faire plaisir, ne pas la contrarier. Le tout, naturellement, dans le but d’obtenir sa confiance.

On dit par exemple : "Comme toujours avant les élections, le gouvernement va caresser dans le sens du poil ses soutiens habituels".

Sources : wiktionary.org et www.languefrancaise.net

On ne dit pas : "Il va pas s'excuser à toute la France entière" ni "Vous qui faisez les médias" !

L'ancien conseiller sportif français Gilles Favard

Comme l'a déclaré le 20 juillet 2020, l'ancien conseiller sportif du FC Nantes, Gilles Favard, dans l'émission vespérale "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Il NE va pas s'excuser AUPRÈS de la France entière" !

Et : "Vous qui FAITES les médias" !

Ou plutôt : "Vous qui TRAVAILLEZ dans les ORGANES D'INFORMATION" !

Pour cet immonde charabia et parce qu'il ne sait pas parler correctement le français, assassinant systématiquement notre langue lors de la plupart de ses interventions, il mérite mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

 

"Appuyer sur le champignon" ou "Écraser le champignon" et "Champignon au plancher" ou "Pied au plancher".

Ces étranges locutions, qui relèvent du registre familier, sont utilisées depuis le début du XXe siècle.

Et elles trouvent leur origine dans la forme des pédales d'accélérateur des premières automobiles.

Dans celles-ci en effet, lesdites pédales étaient constituées - non pas comme aujourd'hui d'une plaque plus ou moins recourbée - mais d'une tige métallique droite surmontée d'une demi-boule, l'ensemble ressemblant fortement... à un champignon.

Le pédalier automobile actuel
Le pédalier automobile actuel

Ainsi :

  • "Appuyer sur le champignon" et "Écraser le champignon" sont des locutions verbales en forme d'idiotisme botanique signifiant :
    • au sens propre, lorsque l'on est au volant d'un véhicule automobile : appuyer sur l'accélérateur, accélérer, aller plus vite.

On dit par exemple : "Il va falloir appuyer sur le champignon si tu veux pouvoir dormir à Nice (06) ce soir !".

    • et au sens figuré : faire avancer les choses plus vite.

On dit par exemple : "Le président souhaite que son ministre appuie sur le champignon afin que les effets de sa réforme se fassent sentir rapidement".

Conduire "pied au plancher"

  • et "Champignon au plancher" ou "Pied au plancher" sont des locutions adverbiales en forme d'idiotisme architectural (pour les deux), d'idiotisme botanique (pour la première) et d'idiotisme corporel (pour la seconde), qui signifient toutes deux : extrêmement vite, à la vitesse maximale.

Atteindre ladite vitesse nécessite en effet d'appuyer à fond sur le champignon/accélérateur.

Et lorsque celui-ci est complètement enfoncé, en butée proche du plancher du véhicule, on conduit le "champignon au plancher" et - par conséquent - le "pied au plancher".

CQFD

On dit par exemple : "Mon voisin s'est tué au volant : il roulait champignon au plancher sur une route de montagne".

Ou : "Sitôt leur forfait accompli, les cambrioleurs ont démarré pied au plancher".

Sources : wiktionary.org, www.expressio.fr et www.notrefamille.com

"Le rocher de Sisyphe" et "Un travail de Sisyphe" ou "Une oeuvre de Sisyphe".

Le rocher de Sisyphe

Ces différentes locutions nominales du registre soutenu désignent, selon le contexte :

  • une tâche interminable et ardu, qui n’en finit pas de durer, qu'il faut toujours recommencer, pour un résultat nul ou incertain,
  • une difficulté morale ou intellectuelle très éprouvante, insurmontable,
  • une situation psychique extrêmement pénible, caractérisée par l'ennui, la tristesse, le découragement, le désespoir, un sentiment d'absurdité.

On dit par exemple : "C'est le rocher de Sisyphe : plus on évacue d'eau de cette cave, plus il en arrive !".

Le rocher de Sisyphe

Ces formules trouvent leur origine dans la mythologie grecque et plus précisément dans le chant XI de l'Odyssée d'Homère :

Pour avoir osé les défier, Sisyphe avait déclenché la colère des dieux de l’Olympe.

En guise de châtiment, ces derniers l'avaient condamné à rouler perpétuellement devant lui un énorme rocher jusqu'en haut d'une montagne, d'où il retombait sans cesse. Et que le pauvre Sisyphe devait donc éternellement remonter, encore et encore.

Sources : www.linternaute.fr et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "C'est le teenage movie par excellence" ?

Comme l'a déclaré la chroniqueuse cinéma de la chaîne de télévision publique française franceinfo, le 29 juillet 2020.

Et pas : "C'est le FILM D'ADOLESCENTS par excellence" ou  "C'est le FILM POUR ADOLESCENTS par excellence"!

Et même : "IL S'AGIT DU FILM D'ADOLESCENTS par excellence" ou "IL S'AGIT DU FILM POUR ADOLESCENTS par excellence" !

Voire, si l'on ne souhaite pas hausser son niveau de langue et rester dans le registre familier, utiliser les apocopes : "FILM D'ADOS" ou "FILM POUR ADOS".

La locution nominale anglaise "Teenage movie" (ou "Teen movie", par apocope) désigne un genre cinématographique majoritairement américain ayant à la fois l'adolescence comme sujet et les adolescents comme personnages et public.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Enthousiaste, la jeune femme - qui adore les sportifs - s'agite et tressaute en cadence sur les gredins" !

Mais bien sûr : "Enthousiaste, la jeune femme - qui adore les sportifs - s'agite et tressaute en cadence sur les grAdins" !

Il s'agit naturellement d'une coquille.

À moins bien sûr que l'on n'évoque la jeune Zahia. !

"Sessile".

Cet adjectif peu connu nous vient du latin "Sessilis" ("Sur quoi on peut s'asseoir").

Et il se dit :

  • de tout organe inséré directement sur l'axe et dépourvu de pédoncule, tel que certains polypes,
  • d'un animal caractérisé par sa fixation à un support, tel que le corail,
  • ou de ce qui possède une large base d'implantation, en particulier une tumeur.

Source : www.larousse.fr

"La scanssion".

Ce substantif féminin désigne :

  • au sens propre, en matière de poésie :
    • l'action de scander des vers, en poésie,
    • ainsi que le résultat de cette action,
  • par extension : le fait de rythmer, de marquer fortement la cadence, d'un air, d'un chant, d'un mouvement, etc.
  • au sens figuré : toute expression (de la pensée, des sentiments, etc.) où les temps forts sont régulièrement et fortement marqués,
  • et enfin : un trouble de la prononciation consistant à détacher les syllabes de chaque mot comme l'on fait en scandant un vers.

Source : www.cnrtl.fr

"Avoir la dent dure".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie,au sens figuré : être acerbe, cinglant, sévère dans son jugement, ses critiques, ses propos ou ses réparties ; manquer d'indulgence, de tact.

On dit par exemple : "Je sais que j'ai la dent dure avec les journalistes et hommes politiques français, dans beaucoup de mes articles de J'aime les mots, mais leur façon de s'exprimer me désespère souvent".

Sources : wiktionary.org, dictionnaire.reverso.net, www.larousse.fr et la-conjugaison.nouvelobs.com